Zabou the terrible

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Saint Aug'

 
 
 

« Renouvelle, Seigneur, dans ton Église, l’esprit dont tu as comblé l’évêque saint Augustin, pour que, remplis de ce même esprit, nous n’ayons soif que de Toi, source de la vraie sagesse, et ne cherchions que Toi, auteur de l’éternel amour » (oraison de la St Augustin)

 

C’est la saint Augustin ! Et j’aime bien Augustin, moi (et pas seulement parce que je l’ai casé dans la conclusion de mon mémoire à deux reprises, non, non, ne commencez pas à faire du mauvais esprit, je vous prie !). Avant, c’était pour moi le bel auteur si doué mais si éloigné des Confessions puis, le jour où j’ai vraiment poussé la porte de ce livre non plus seulement avec mes yeux mais avec mon cœur, je me suis rendue compte que c’était un pauv’type, donc un type proche de moi. Alors, je me suis mise à l’apprécier, à le goûter et on est devenu potes. 

 

Franchement, quand on lit un machin pareil : « Je t’ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j’étais au dehors, et c’est dehors que je te cherchais ». Ouais, ben ça, c’est tout à fait moi, souvent, il a tout juste !

 

Et puis, il y a aussi la légende qui concerne le Chercheur. Oui, parce que ce saint, il aimait se poser plein de problèmes, plein de questions qui dépassaient sa p’tite tête, tellement que ça devait même lui donner des maux de crâne. Enfin, là, je suppose. Il paraît qu’un jour, se promenant en méditant le mystère de la Trinité (… que d’ailleurs, il explique super bien pour un mystère !) sur la plage (y a pire !), il a vu un enfant en train de jouer. Mais cet enfant ne bâtissait pas un château, il tentait de transférer l’eau de la mer dans un trou creusé dans le sable avec une cuillère ! Augustin, intrigué, lui demande  ce qu’il fait et s’il pense vraiment qu’il va réussir à mettre toute l’eau de la mer dans son trou. L’enfant lui répond : « Et toi, Augustin, crois-tu vraiment que tu pourras mettre tout le mystère de Dieu dans ta tête ? » Et vlan, une bonne dose d’humilité réaliste, une ! J’aime bien me souvenir, souvent, de cette légende. Ce qui n’empêche pas de marcher, de chercher, de bouger… en toute humilité.

 

Commentaires

1. Le samedi, août 29 2009, 08:09 par Marc

Ah Augustin, je dois être trop matérialiste car j'ai le souvenir d'une espèce de prise de tête pour une pomme un vrai truc de fou : gentil le bonhomme mais un peu torturé, moi quand je me ballade sur une plage tranquille je vais pas commencer à me poser des questions comme ça juste pour un château de sable...

Pardon, je sors...

2. Le samedi, août 29 2009, 15:30 par Anne-Priscille

Et moi j'en suis à la page 389 des confessions de ce cher (G)gus! Allez, on va en voir le bout !

3. Le lundi, août 31 2009, 09:54 par Zabou

@ Marc : sinon, tu n'aurais pas eu les **sublimes** pages de Rousseau correspondantes (hmm ? On me glisse dans mon oreillette que nous n'aurions pas perdu grand chose). Sinon, oui, mais j'ai tout de même tendance à me prendre la tête aussi alors tu comprends, même là, je l'aime bien !

@ Anne-Priscille : Bravo ! Et après, il faut le relire, bien sûr ! ;-)

4. Le lundi, août 31 2009, 20:24 par Claire

Et bien moi, pas littéraire pour deux sous, je préfère retenir les citations que j'entends... Et Saint Augustin, il en a une pas mal : "Tu nous as faits pour toi Seigneur, et notre coeur est sans repos tant qu'il ne repose en toi".
Ca, c'est vraiment beau !

5. Le mercredi, septembre 2 2009, 01:20 par Zabou

@ Claire : Oui, tout à fait !!!

Saint Augustin a un sens de la formule éclatant, rendant encore mieux, me semble-t-il, en latin. Et j'aime beaucoup cette citation aussi !

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