Zabou the terrible

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dimanche, septembre 25 2011

De la chasteté sur Fesses-book

  

Non, désolée, ici, il ne s’agira pas de parler de fesses, de sexe ou d’autres histoires sises sous la ceinture. Il ne s’agira pas non plus de parler de continence sexuelle.

 

Encore moins in parce qu’encore moins croustillant[1], il va simplement s’agir de parler ici de chasteté. De chasteté comme vertu pour chaque homme, valable quel que soit notre état de vie, de ce conseil évangélique que chacun est invité à vivre comme recherche de justesse dans sa relation à l’autre.

 

« La vertu de chasteté ne se borne pas à éviter les fautes indiquées : elle a aussi des exigences positives et plus hautes. C’est une vertu qui marque toute la personnalité dans son comportement tant intérieur qu’extérieur. » Persona humana (1975), §11.

 


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vendredi, septembre 23 2011

Quand filialiser, ça veut dire Unifier...

 

 

 

« Il est clair que [le Christ] veut que nous soyons un avec Lui comme il est un avec son Père. Il nous demande d’accepter de nous perdre en Lui pour nous perdre en Dieu. Par ailleurs, nous savons qu’en nous "perdant" en Lui, nous devenons fils, en Lui et par Lui.

 

A mesure que nous nous "perdons" en Dieu, nous nous personnalisons à la manière des personnes divines. Bien plus, nous nous personnalisons dans la mesure où nous nous divinisons. Et entre nous, qui devenons de plus en plus participants de la nature divine, et Dieu, l’amour grandit jusqu’à nous transformer en Lui, en nous faisant de plus en plus personnes.

 

C’est précisément cette relation d’Amour qui est la marque propre du christianisme. »

 

In Yves Raguin, Chemins de la contemplation – éléments de vie spirituelle, coll. « Christus », p. 14

 

jeudi, septembre 22 2011

Amen-rissage en douceur

 


Je n’étais pas bien loin,

Mais cela ne voulait pas dire que je n’avais aucun chemin à faire.

J’étais toute proche, proche de chacun,  

Mais cela ne voulait pas dire que je n’étais pas ailleurs.

 

Retraite, Re-traire, se retirer

Temps de pause…

Difficile de faire comprendre ce drôle de temps à qui ne connaît pas,  

Ce temps où l’on ne fait rien - enfin, pas grand chose,

Mais où l’on est incroyablement occupé.

 

Difficile à dire et à décrire tant il ne s’y passe rien en apparence, et tant dans les profondeurs :

C’est que, ce temps qui se prend à la foi(s) hors et dans le temps, il touche au plus intime de nous.

 

Une retraite, c’est un temps de re-création pour le sale gamin que nous sommes trop souvent, portant nos égratignures et les blessures infligées à l’autre comme autant de piteux trophées.

Mais une retraite, ce n’est pas une fuite face à celles-ci, c’est plutôt chercher la paix en les regardant toutes avec le regard du Seigneur, et, surtout, Le laisser nous regarder... Avec Amour. 

 

Une retraite, c’est jouer le jeu de la transparence de l’amour dans les opacités de nos vies

Une retraite, c’est accepter ces règles du jeu un peu folles où se perdre, c’est (tout) gagner, dans le jeu ineffable et fabuleux qui s’appelle la Vie.  

 

Ce sont simplement quelques heures privilégiées de disponibilité pour laisser le Seigneur nous modeler, nous travailler, dans un cœur à cœur désiré, un peu plus soutenu, un peu plus voulu.

C’est Le laisser dénouer peu à peu tous les nœuds bloqués de nos vies, pour que la corde file et ose aller au large, un peu plus, chaque fois plus, toujours plus.

 

Une retraite, en fait, c’est hyperactif à l’intérieur…

… Pour que cela se vive à l’extérieur !

 

dimanche, septembre 18 2011

Sur le Camino 2011 : Dax → Sorde l’Abbaye

 

D’après mes griffonnages du 5 septembre 2011

 

Ouvrir l’Evangile selon St Jean.

Lire « Au commencement » et sourire…

 

 

 

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vendredi, septembre 16 2011

Lectures d’été : « La vie devant soi » ou la braise incandescente de l’amour

 Aujourd’hui, j’hésite mais je voudrais vous parler d’un livre un peu particulier… d’une histoire de fils… Bon, disons-le tout net : moi aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une histoire de vrais fils de putes.

 

En fait, sous cette accroche choquante[1] je voudrais surtout vous parler d’un livre qui narre une magnifique histoire d’amour. Ce livre, ce n’est pas une sortie récente mais celui qui obtint le Goncourt 1975 : La Vie devant soi d’Emile Ajar – Romain Gary, que je n’avais jamais ouvert.

 

C’est l’histoire tragique de pauvres mômes nés suite à une passade de leurs mères prostituées, et mis en pension chez Madame Rosa, elle-même une ancienne bien connue du métier, trop vieille pour « se défendre avec son cul »[2]. Rien de bien joyeux a priori, une vie à la limite de la clandestinité, dans un milieu fangeux et méprisé.

 

Pourtant, à lire cette histoire, qui est surtout celle du héros, Mohammed, on se prend à sourire. Sourire des réflexions de gosse, pas si bêtes, pleines de finesse et si bien (d)écrites par Ajar, mais encore plus sourire de la tendresse qui se dessine page après page dans un univers si grossier et si humainement drôle.  

 

Plongé dans le monde de la prostitution qui est celui du sexe sans l’amour, Momo pose, se pose et nous pose à nous aussi cette question essentielle : « Est-ce qu’on peut vivre sans amour ? ». C’est la question centrale du livre, l’unique question en réalité tant elle est vitale. Et il vit pour y répondre.

 

Momo, il aime la vie, puis il aime Madame Rosa, de tout son petit cœur. Et Madame Rosa, elle, elle le protège, elle l’aime, même quand ses mandats n’arrivent pas. C’est l’amitié entre un jeune Musulman et une vieille Juive, l’amour impensable et incroyable, maternel et filial, qui fleurit à travers tous les travestissements et toutes les pauvretés de l’humanité. C’est l’Amour qui, seul, résiste jusqu’à la fin et est « capable de tout, croit tout, endure tout »[3].

 

A la fin si rocambolesque succèdent ces derniers mots, sonnant comme une réponse finale, même au sein des dernières notes d’humour : « il faut aimer ».

 

Je ne sais pas si c’est parce que je l’ai lu sur le Camino et qu’il reposait à côté de ma Bible mais j’avais en écho du St Jean : « Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. » Bizarre, non ? 

 



[1] Faites pas genre, je vous ai vus le lever votre sourcil !

[2] Je cite, hein…

[3] Alors là, je cite aussi, mais, ô indice, c’est un autre Livre. 

Bloguilles et fioretti du Camino 2011 – Retour à Dax !

 

Notules à partir mon carnet de notes perso du 4 septembre

 

Arrivée à Dax, après la messe paroissiale de ce matin qui fut suivie de la bénédiction des pèlerins reçue entourée de quelques amis : cela était bien doux. 

Pour la 1ère fois depuis que j’ai commencé le Camino, je marcherai seule… mais pas vraiment, en réalité. 

Je sais que nombreux sont les pèlerins dans le sud de la France, que j’en rencontrerai plusieurs et, surtout, je sais que ce chemin est vraiment un chemin où l’on ne se sent pas, où l’on n’est pas, seule mais où l’on a au contraire la fabuleuse sensation d’être partie prenante de la foule de pèlerins à l’avoir parcouru depuis des siècles et de celle qui le parcourra encore ensuite. 

Nous sommes membres d’une histoire de foi où chacun effectue pourtant son propre chemin, dans celui façonné par les autres et par Dieu.

 

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Installée, je ressors chercher de quoi dîner dans un kebab repéré en arrivant. Je ne vous dis pas le kebab : dans une galette pas industrielle, avec de la viande qui n’était pas l’ordinaire toute grasse non plus et, outre le classique « salade-tomate-oignon »[1], avec des olives et du piment ! Un kebab méridional quoi… Mais ce qui était encore plus remarquable, ce fut cet échange inattendu avec le tenancier, pourtant aussi clairement musulman que j'étais visiblement catholique :

- Je vous ai vue tout à l’heure avec votre sac : vous êtes pèlerine. Vous êtes la bienvenue, venez prendre le thé avec nous.

Hospitalité offerte, fraternité toute simple du pèlerin.

 

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Chapelle de la maison dio. Tabernacle illuminé d’une bien curieuse façon mais, dans le silence de la nuit qui tombe doucement, c’est très beau…

Comme une lueur brûlante d’amour, comme un cœur, seul éclairé, seul battant dans cette vaste maison qui s’endort.

 

 

 

Te rendre grâce et Te confier ce pèlerinage,

Tous ceux que je porte dans ma prière,

Ainsi que moi-même, humble pèlerine sur le Chemin.

 

Paix du cœur profond, Joie du Christ :

Que je sache Le vivre pour Le transmettre,

Amen, e ultreïa !

 

 


[1] Que celui qui pense qu’un autre ordre est possible soit déclaré anathème !

jeudi, septembre 15 2011

Les Disciples avec quelques autres aussi

 

François Bessonnet, pardon, s.u. père François en a fait une excellente recension sur son blogue alors je ne vais pas recommencer tellement il y dit tout très bien : allez lire en cliquant là -> Toutes les mauvaises raisons de lire "Les Disciples" 

 

Mais, moi, je vous donne simplement, tout humblement, tout bêtement un conseil d’amie :


Courez acheter et lire Les Disciples 

de mister Edmond Prochain et de dame Elvine !

 

Un vrai « stage » pour apprendre à ouvrir, à lire La Bible différemment et en sourire jusqu’aux cieux (où sa splendeur est chantée par la voix des tout-petits qui aiment bien la B.D. : j’suis presque sûre que même le Boss en rigole d’ailleurs)


 

mercredi, septembre 14 2011

« Ils ricanent et hochent la tête » - Croix honteuse, croix glorieuse !

 

Des lettres au Verbe,

Du simple ridicule à la Folie la plus entière ;

Celle de la Croix que nous fêtons aujourd’hui, celle de l’Amour entier.

 

Laisser sonner quelques beaux mots pour entendre,

Pour méditer quelques résonnances semblant si accordées,

Au bois de la Croix, 

A l’Homme, à Dieu, donné.

 



« Je suis un homme ridicule. Maintenant, ils disent que je suis fou. Ce serait une promotion, s’ils ne me trouvaient pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant, je ne me fâche plus, maintenant, je les aime tous, et même quand ils se moquent de moi – c’est surtout là, peut-être, que je les aime le plus. Je me moquerais bien avec eux, pas de moi-même, non, mais en les aimant, si je n’étais pas si triste quand je les vois. Si triste, parce qu’ils ne connaissent pas la vérité. »

 

incipit de Dostoïevski, Le Rêve d’un homme ridicule

mardi, septembre 13 2011

Vatican vertigo

  Habemus papam ! Je ne me prends pas pour le cardinal protodiacre mais je parle bien évidemment du récent film de Nanni Moretti.

 « Brillant, peut-être mais peu priant » ; « beau film et drôle en plus malgré ses longueurs » : je souscris complètement aux analyses de Mgr Bernard Podvin d’une part (à lire ici)  et du P. Emmanuel Pic d’autre part (à lire par là).

 J’ai admiré, j’ai souri, j’ai ri tout en trouvant les traits parfois un peu forcés et l’absence de prière beaucoup trop flagrante : manque de réalisme certain. (Bon, avouons-le, je suis ceci étant complètement fan du match de volley cardinalice !)

 

Habemus papam : je n’aime pas non plus que le film se termine par le retrait du pape, par le début d’une vacance puis ce titre apparaissant immédiatement sur l’écran, suggérant que le seul pape possible, le seul pape régnant déjà dans un monde empli de vacuité et de psittacisme théâtral, c’est le vide…

 

Et pourtant, pourtant, j’ai été touchée par ce pape qui ne veut pas l’être incarné à l’écran par un immense Michel Piccoli.

 Parce qu’au-delà de ce monde moderne qui évacue la question de Dieu, au-delà de ce Dieu qui semble si absent ici, c’est un homme qui est présent et il a toute son importance, y compris pour nous, croyants, qui visionnons ce film.

 Le cardinal Melville, c’est un homme qui reçoit, comme chacun d’entre nous, une mission, une vocation… Charge immense : les autres cardinaux n’aimeraient pas être à sa place et cela se comprend !

 

Mais il n’y a pas que la charge pontificale qui peut sembler écrasante : chacun d’entre nous, pour accueillir une mission, pouvons nous sentir comme ce pape, d’abord écrasé, puis fuyant ce qui est demandé.


Oubliant que ce qui est demandé est aussi donné…

 « Da quod jubes ; jube quod vis :

Donne ce que Tu commandes ; commande ce que Tu veux. » (Saint Augustin)

Cela est suggéré dans le film mais comme noyé par le frou-frou des cappa magna se frottant aux envolées lyriques du psychanalyste ayant un grain alors qu’il s’agit de l’essentiel.

 

On dit que le pape a une salle des pleurs à côté de la chapelle Sixtine quand il accepte sa charge… Cela a dû arriver à plusieurs cardinaux de pleurer en s’habillant pour la première fois tout de blanc mais ils ont prié, ils ont dit oui et ont alors avancé, confiants, pour répondre à l’appel qui leur était lancé. Parce qu’ils savaient que ce n’était pas sur leurs propres forces qu’ils allaient devoir et pouvoir s’appuyer.

 

Finalement, en forçant trop les traits d’un monde d’où la Transcendance semble en exil  – et a fortiori, ce Quelqu’un en qui nous croyons – le film de Nanni Moretti a, au-delà du réel plaisir esthétique qu’il nous offre, le mérite de nous renvoyer, chacun, à notre condition de pécheurs indignes et incapables, certes, mais pécheurs pardonnés et rendus capables de tout en Celui qui nous appelle. 

 

vendredi, septembre 9 2011

Le Camino pour les nuls

..., ou, plutôt, le Camino en quelques panneaux 

ESSENTIELS-ON-VOUS-DIT ! 

On notera : 

  • Que Jésus et Marie n'ont pas de pieds : le must pour éviter les ampoules !!!! 
  • que, si Jésus est en pantalon, Marie est en jupe... Et on s'identifie spirituellement à qui quand on marche en short, hein, je vous le demande ? 
  • Que Marie ne porte pas de sac (l'avantage d'être conçue sans péchés : trop forte !) mais que Jésus porte quant à lui un bon gros sac de pèlerin (tout le poids de nos péchés ?)
  • Que marcher est une attitude spirituelle cautionnée par la plus haute sphère : bref, on peut continuer... et on a même le droit de s'en amuser ! ;-)  

On notera... 

euh... 

hum... les vaches... 

les oiseaux qui font cui cui cui, l'Amour tout ça... 

Ben, c'est aussi cela le Chemin de St Jacques ! 

Retour de marche pèlerine...


r
 

Un retour de pèlerinage, c’est toujours un peu ça…

 

 

Ils ont dit : « Tu es devenu fou à cause de Celui que tu aimes. »

J’ai dit : « La saveur de la vie n’est que pour les fous. »

 

 

Yâfi ‘î, Raoudh al rayâhin

      cité en épigraphe de La Vie devant soi, Emile Ajar

 

dimanche, septembre 4 2011

Camino 2011 go !

Amis lecteurs, je pars marcher comme chaque année quelques jours sur le chemin de St. Jacques.  Mon programme durant ces journées ? 
Marcher, prier, aimer et le vivre par mes pieds ! 
Bon l'idée, en fait, c'est que ne soit pas seulement par les pieds mais mine de rien, c'est drôlement pratique les pieds pour avancer vous savez... Avec vous tous, à bientôt, E ultreia ! 

samedi, septembre 3 2011

Seigneur, ouvre mes lèvres

 

Verset du psaume 50 commençant le premier office du jour : « Seigneur, ouvre mes lèvres »

Tracer alors une petite croix sur ma bouche, tout doucement, posément, dans le brouillard matinal.

 

Seigneur, ouvre mes lèvres !

Ce n’est pas un vœu pieux : c’est une prière exigeante.

 

Demander à Dieu d’ouvrir mes lèvres, c’est Lui demander d’être Celui qui agit à la source de mes paroles.

C’est Le prier au réveil, Lui demander d’éveiller ces mots que je prononcerai tout au long de ma journée.

C’est m’engager justement à placer tous ces mots, au pouvoir si fort, sous Son regard ; à ne les choisir qu’en Lui.

 

Seigneur, ouvre mes lèvres…

Prononcer pareille phrase, c’est prier au commencement de la journée :

 

Seigneur, donne-moi de prononcer des paroles de Vie aujourd’hui, c’est-à-dire des paroles qui font grandir, qui font vivre, cet Autre, en face de moi : des paroles d’Amour.

Ne permets pas que des paroles sortent de ma bouche déjà armées, ferments de haine et de division, mais fais plutôt qu’elles ne cherchent pas à blesser mon frère en appuyant sur ses plaies que je connais.

 

Seigneur, que jamais je n’asservisse ce formidable outil de la parole que tu m’as donné à des fins personnelles et encore moins pour manipuler les autres par de beaux et bons mots brillants, mais vides.

 

Seigneur, donne-moi au matin le don d’une parole vraie

Pour que ma parole soit au service de Ta Parole.

 Je T’en prie Seigneur, ouvre mes lèvres, chaque matin,

Et ma bouche publiera Ta louange, toute ma vie.

 

jeudi, septembre 1 2011

Note de service - Nouveauté




Avis à tous les Facebookmaniacs et autres cathogeeks, petite nouveauté de la rentrée... 
 
... la création d'une page Facebook liée à ce blogue pour suivre son activité et tous ses billets directement sur votre fil Facebook : elle est pas belle la vie ? 

C'est par là que cela se passe : Zabou-the-terrible
(puis en haut à droite mais vous connaissez la technique !)

mercredi, août 31 2011

« Si tu savais le don de Dieu… »

 

« Si tu savais le don de Dieu… »

Moi, je vous le dis tout net : je ne sais pas le don de Dieu.

Il est immensité, ce don ;

Il est folie, ce don, folie si grande que ma pauvre vie sera bien insuffisante pour le comprendre mais n’aura pourtant de cesse de le recevoir et de l’accueillir, au mieux ou le moins mal possible.

Parce que je sais, parce que je crois qu’il est Vie, ce don.

Mais le « savoir »… ? Mais le « connaître » ?

 

 

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Vitamine pour septembre, et pour la suite !


Parce que ça fait du bien de le relire…

Mais surtout ça fait du bien de le redire, de le revivre, d’en vivre et revivre tous les jours ! 


 

« Et c’est alors que j’ai entendu : « Je t’aime ». Ca alors ! J’te jure que j’ai failli tomber en pâmoison ! Ce Je t’aime, je ne l’ai pas entendu dans le creux de l’oreille, c’était beaucoup plus fort que ça : je l’ai entendu par l’esprit, par le cœur. Une tendresse infinie qui serait montée comme une mer intérieure pour t’immerger. Et j’ai compris que c’était Dieu qui m’avait submergée et subjuguée. Là, tu ressens un sentiment océanique, et tu ressors en île, tout éclaboussé de bonheur. Alors a commencé entre lui et moi une grande histoire d’amour.

 

Depuis que je connais Dieu, j’ai beaucoup changé. Oh ! de l’extérieur, je n’ai pris que quelques centimètres, mais j’ai peuplé mon royaume intérieur de plusieurs milliers de sujets d’intérêt, et je suis bien décidée à ne pas en rester là ! Voilà, voilà : avant, je n’étais qu’un petit bout de femme de rien du tout ; maintenant, je suis une créature unique, parmi des milliers de milliers. C’est une sacrée métamorphose qui est à la portée de tout le monde, à une condition : aimer et se sentir aimé. Pour de vrai, et pour toujours. »

 

Tiré, bien sûr, de Jade et les sacrés mystères de la vie de François Garagnon.

 

mercredi, août 24 2011

JMJ – Et si je devais rapporter un souvenir…

 

Si je devais rapporter un souvenir des JMJ… ? Question impossible : ma malle est pleine et je rentre tout juste, sans avoir eu le temps de trier le superflu de l’essentiel, et réciproquement.

 

Je peux vous narrer de folles journées, rire de moments épiques, m’émerveiller de l’amitié en toute vérité, ou de la joie partagée à des milliers et milliers de personnes… Je peux sourire si fort encore en repensant à la richesse des moments vécus et aux germes qu’ils constituent pour la suite. Je peux réfléchir aux paroles reçues, si marquantes, et au « comment » les incarner dans ma propre vie.

 

Tout cela est juste, tout cela est beau et vrai.  Mais il y a, avant tout pour moi, ce silence goûté et regoûté qui fut l’assaisonnement des ces JMJ.

 

Vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse en tant que responsable de groupe, c’est inévitablement s’exposer à les vivre mal, ou à moitié, tête baissée sur son groupe, ses soucis (ses maladies, ses engueulades), sa course contre le temps… Bref, encore plus mal que n’importe quel autre jeune, déjà pris et surpris devant la multitude des propositions.

 

Difficile de se poser, on court, on est fatigué… Et c’est peut-être pour cela que, de ces JMJ, je retiens avant tout (mais pas seulement, hein…) un silence essentiel, parlant.

Petits silences pendant les messes, après des paroles fortes ou après l’Eucharistie.

Silence de l’adoration eucharistique dans une église du centre ville de Madrid le vendredi, en plein cœur de la journée.

Silence d’une autre adoration samedi soir, entre deux rafales de tempête à Cuatro vientos. Avec un Ave verum corpus qui me donna le frisson par sa beauté et ce silence qui suivit, si dense, à plus d’un million de personnes.

 

Ce qui se vivait dans ces silences, c’était le contrepoint nécessaire pour goûter à tout le reste ; les « blancs » qui permettaient d’écouter la partition puis de la jouer ; les « espaces » qui permettaient aux mots de se distinguer, de se vivre.

 

Ce qui se disait dans ces silences, c’était le Christ : ce qui me donnait de Le voir ensuite dans mon frère, quel qu’il soit, et dans ce moment joyeux plein de cris où Il était aussi présent.

C’était l’Essentiel, Celui qui nous réunissait tous ici…

 

Mardi matin, je suis allée à la messe de semaine dans ma paroisse. Passer d’une messe à 1.5 millions de personnes à une messe à 10 personnes fait un drôle d’effet…

 

Mais j’avais un immense sourire aux lèvres qui n’était pas seulement du aux questions enthousiastes des Anciens de ma paroisse sur les JMJ : c’était simplement qu’il y avait le même Essentiel qui se donnait, qui se vivait…

Le Christ, présent, toujours agissant, au cœur le plus profond de nos vies, pour vivre de Lui. 

Alegria !  

mardi, août 9 2011

JMJ, c'est mythique, en mieux !

   +    

=> "Les JMJ, un site de rencontre(s) !"

A lire sur sacristains.fr 

jeudi, août 4 2011

Ecrire, un tison ardent sur la langue

 

« Ainsi, avec tout le passé et tout le présent qui affluent en moi, je roule mes flots de la montagne à la mer lointaine.

 

En moi ? Non. Dieu est mon seigneur. Une foule de satellites tournent autour de moi mais moi et les miens nous tournons autour de la grande Vérité centrale, solaire, immuable et lumineuse à jamais dans un firmament que rien ne contient.

 

Le tison ardent est sur ma langue. […]

 

Tandis que j’écris, je pâlis, je tressaille au grincement de ma plume, ma couvée d’aigles fous me dévore et je voudrais renier mon audace ; mais un gantelet de fer serre ma main dans un étau et trace chaque lettre malgré moi. Je voudrais jeter bas ce Dionysos qui chevauche mes reins ; mes pensées m’écrasent et je gémis. Des champs lointains m’arrive la chanson du moissonneur tandis que je défaille, prisonnier dans cette cellule. La fièvre court en moi comme une lave. »

 

Herman Melville, Mardi

 

mercredi, août 3 2011

« La France, pays de mission » : pour nous tous, ici comme là !

croisement inattendu de vies à la rencontre du Christ

 

Je n’aime pas le jeunisme, particulièrement dans l’Eglise catholique. Si je trouve bon que chaque tranche d’âge puisse se retrouver périodiquement pour grandir et vivre leur Foi avec les problématiques propres au moment de leur vie, je trouve important que tout le monde soit réuni pour prier ensemble, surtout pour la messe. Par définition, je ne vais donc pas là où « c’est cool parce qu’il y a des jeunes », je vais simplement à la messe paroissiale tant je trouve belle et tellement importante cette diversité du peuple de Dieu. Richesse infinie que nos pauvretés et nos dons partagés !


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