Il est bien tard, plus de minuit,

J’ai tout coupé, tout éteint.

Plus de musique, plus de bruit superfétatoire.

Pas un passant, personne à la maison :

Je suis seule, dans le silence.

J’écoute ce silence, l'oreille aux aguets,

Et c’est juste très beau.

Respirations silencieuses d’un monde qui sommeille,

Au rythme calme des poitrines apaisées.

Une dernière oreille tendue…

Je m’en vais, dans la paix, les rejoindre.