Zabou the terrible

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Scribe

 
 

Certains se chargent si bien de l’écriture du pouvoir qu’on en oublie, tant par réaction que par paresse, le doux et profond pouvoir de l’écriture. Ce pouvoir qui, à travers fines pattes de mouches, ratures et pâtés, traverse les siècles et vient nous rejoindre, comme une lettre arrivée à destination, enfin. Joie, bonheur, profondeur de l’écriture manuscrite que l’on ne cessera jamais de clamer malgré ses imbéciles contempteurs qui ne savent y lire qu’une ridicule perte de temps.

 

Il y a une émotion indicible à prendre un manuscrit dans ses mains, tremblantes. L’écriture. Quelques traits seulement mais combien plus pour l’amateur de romans, pour l’ami à travers les âges de l’auteur, et puis, simplement, pour celui qui, un jour, un soir, a déjà peiné devant la page blanche, biffant, récrivant sans cesse, pestant contre sa plume si misérable.  Et là, admirer un Grand.

 

Je suis tombée amoureuse de ces pages que je voyais pour la première fois, de ces lignes tracées par une plume qui m’est chère. Pourtant la question demeure et je ne sais encore si je travaillerai sur ce texte l’an prochain. Ce que je sais, c’est que je rends grâce pour l’émerveillement qui m'a saisie grâce à ce manuscrit, le premier que je touchais et lisais vraiment, qu'on me confiait sans crainte. Comme si une secrète complicité indéfectible se liait entre un certain J.-K. et moi, après tant d’années.  

 

Signature de Huÿsmans

 

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