De l’extérieur, l’instrument de musique fonctionne : il sonne, résonne, et joue, tintinnabulant aux oreilles de son entourage avec force. Mais, de manière quasi-imperceptible, le temps passe sur lui, les jeux innombrables aussi et il perd peu à peu son harmonie et sa justesse : ce qui faisait sa beauté profonde. Le constant est alors simple même s’il surprend ceux qui n’y sont pas habitués et qui n’y entendent rien : il a besoin d’être réaccordé.

 

                L’être humain est un peu pareil… Il court, elle court (toute la journée et parfois plus !), animant, bossant, causant, lisant, priant (mais pas assez). Il croit aller bien, il a le smile aux lèvres mais, petit à petit, celui-ci diminue, les yeux s’emplissent de cernes et il peine à retrouver sa tonalité, la justesse et la paix. Une retraite, c’est le raccord du cœur profond à Celui qui lui donne son harmonie, divine.

 

                Alors, je pars me réaccorder et me faire réaccorder, à l’aide du diapason purifiant du silence et d’offices monastiques portant l’âme à l’élévation. À vendredi.