Petits êtres besogneux et discrets[1], les sacristains forment une caste souvent mal connue en ces temps troublés qui sont les nôtres[2]. En plein milieu de l’église et de l’Église, dans l’ombre mais appréciant faire du bruit en festoyant en sonnant les cloches, voilà qu’ils éprouvèrent, un beau jour, le besoin de se réunir… Parce que, petits êtres besogneux, ils n’en étaient pas moins fils (et filles, oh !) de Dieu, et que mine de rien, c’était pas rien : un choc pareil, ça valait qu’on en koz.

 

            Dîner ensemble ? Dîner ensemble. Se rencontrer en chaire et en os, au-delà de nos pseudonymes : la table, dressée chez Armagilus, faisait plaisir à voir[3]. Différences de chacun, des grandes gueules aux plus réservés[4], de nos sensibilités et horizons divers. Curieux assemblage tout de même sur le papier[5], et, pourtant, cette indéfinissable sensation d’une unité au-delà, profonde, si profonde, qui affleurait sur les sourires de chacun.

 

            Une soirée à causer donc, le temps de prendre ses Marc (dont nous regrettions l’absence) d’histoires de sacristies (en même temps, vous vouliez qu’on parle de quoi d’autre ?) dans lesquelles il faudrait toujours mieux aider smon prochain, où, si l’arrivée d’un Jean-Baptiste équivalait à son retour (annoncé ou pas ?), l’autre allait comptabiliser une année de plus au compteur le lendemain[6]. D’ailleurs, rassurez-vous, on a bien arrosé cela, et le reste aussi d’ailleurs. Où, avec ma clairvoyante voisine d’en face (soutien dans l’épreuve, sœur de labeur, combattante acharnée des réflexions de mauvais goût), nous comptâmes les points d’un de mes voisins de gauche. Qui n’en devint toutefois pas tout rouge, même si certains tentaient d’apprendre à regarder. En résumé, ne cherchez pas à faire l’herméneutique de ce billet mais trouvez-en le juste son de cloche comme nous, nous en avons apprécié la saveur. Voilà.

 

            Bref, brisons là avec intelligence : un chouette moment pour vos sacristains préférés, en espérant que le fruit de nos discussions le soit aussi pour vous… Enfin, quant à toi, c’était vraiment pas la peine de nous en faire une mine chafouine !

 

            Et j’crois que j’vais m’faire virer de la sacristie si je continue avec des billets de ce niveau-là… Ou au moins me faire sonner les cloches. Ding dong dong.

 



[1] dit-on…

[2] Et peut-être même sont-ce les derniers.

[3] Il y avait même une salade de fruits ultra-rafraîchissante. Mais bon, je ne vais pas tout cafter…

[4] Bah, chacun sa manière d’évangéliser quoi !

[5] Oui, je sais, sur le BLOGUE, pas sur le papier, mais rappelez-vous, je suis une lettreuse, j’ai parfois du mal avec le vocabulaire moderne.

[6] Ca se complique, je sais. Mais vous avez encore le droit de lui souhaiter, n’empêche.