Nuit sur le chemin

 

On aura beau faire, une goutte d’eau fera toujours déborder, un soir, une nuit, un vase déjà trop rempli. Et, par fatigue accumulée, l’on vitupèrera.

 

On aura beau râler, notre brin de colère exténuée ne sera jamais rien dans l’immensité d’un amour si proche qui, pourtant, nous dépasse. Et l’on se prendra à espérer.

 

Alors, que ce soit la lourde grisaille, le pesant brouillard ou même la nuit noire, il fera beau croire.