Il est amusant de constater que le jour où commencent les grandes Ô soit celui où la neige tombe, fortement et doucement à Paris. Dans ce quartier souvent considéré comme dispensateur entre tous de sagesse, tout se fait calme et feutré, tout se fait silence et majesté, sous l’effet de la neige.

(on balise même les passages !)

Les bruits s’estompent, les couleurs se font plus claires, la circulation se raréfie, les étudiants aussi. Les gloses érudites se réfugient dans les amphithéâtres surchauffés, sans plus traîner.

Devant le hall des amphis

 

Tandis que dehors, dans la tempête, une page blanche semble se préparer… Comme une sous-couche solide sur laquelle, bientôt, il nous faudra écrire, suivant un exemple, non pas d’Hugo cette fois (quoique…) mais un chemin d’incarnation, au dehors, dans le vent.

Bonhomme de Victor Hugo enneigé

En attendant, on prie pour se réchauffer :

 

17 décembre.

O Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité, viens, Seigneur, viens nous sauver !


Kawa sorbonnard


Bon, sans oublier qu’un p’tit café, c’est aussi bien pratique pour se réchauffer : y a vraiment pas incompatibilité !