La métaphore végétale serait-elle de saison ? Je l’ignore mais, en regardant 2009, j’y vois bien des choses et remarque surtout que cela fut une année de taille. Je ne parle évidemment pas de la hauteur mais bien de celle imposée aux arbres pour grandir.

 

La taille qui fait mal, qui nous enlève des morceaux…

La taille qui émonde des branches, de ce cœur partant en multiples rêves fous.

La taille qui blesse, parfois un peu trop profondément.

La taille qui marque la physionomie du végétal, qui en laissa même quelques copeaux, quelques traces ici, parfois.

 

Mais, aux endroits sectionnés, l’on a pu voir la sève couler.

 

La sève comme des larmes, la sève comme du sang…

La sève qui montre l’arbrisseau bien vivant, très vivant.

La sève qui bourgeonne et vient aux endroits des nouvelles pousses

La sève comme vivifiée, qui accueille plus profondément, qui bouillonne à nouveau et finalement plus fortement.

 

L’année fut ce qu’elle fut, douloureuse mais prometteuse : il importe peu d’en donner le détail ici et je m’y suis déjà trop laissée aller au long de l’année, mais, de tout cela, je veux aujourd’hui rendre grâce.

 

Et c’est avec une confiance renouvelée et l’impression réjouissante d’être devenue un peu plus moi que j’attaque cette nouvelle année. Avec vous tous. Et avec, et pour Toi, Là-haut, si proche.