Quelques jours avant, l’on se passait la nouvelle.

Mercredi soir ? Mercredi soir.

 

C’est que la terre avait tremblé avec fracas loin, bien loin, de chez nous. Mais pas si loin que cela, du côté humain : elle avait frappé comme un coup de tonnerre, à deux pas.

 

La catastrophe surgit brusquement, même estompée par l'absence de télé, et nous laisse désemparés.

Pris entre le désir d’aider, de partir au loin, et cette certitude indéfectible que notre place est ici, bien là, vraiment à deux pas… Que faire ? Choisir entre résignation et douloureuse impuissance ?

 

Il faut alors inventer… Et pourquoi pas ce chemin d’une humanité orante vers et pour l’humanité souffrante ?

Ad Te, Domine...

 

Pauvres en prière rejoignant par leur cœur les pauvres en… tout, exceptées leurs vies, miraculeusement sauvées mais si endommagées : meurtries en leur corps et plus souvent encore en leur cœur.

 

Mercredi soir.  

Aumônerie et paroisse, ensemble.

Dans l’union des cœurs aimants et aimés, rejoindre ceux de là-bas.

Ne pas comprendre, mais se tenir là, face à Celui qui peut tout.

Ne pas pouvoir faire grand-chose de nos dix doigts, mais simplement les joindre et aimer ;

Aimer avec impuissance, aimer avec force, et le leur dire.