Dire sans ire
Par Zabou le dimanche, février 14 2010, 00:23 - Lien permanent

Il arrive que les mots, nos mots, soient trop petits, trop faibles, et échouent face aux expériences les plus fortes, fondatrices de notre être. En cet endroit où mystique et poète se savent frères, confrontés à une même impuissance face à cet Indicible qu’il s’agit de dire, quand même.
Écrire, dire…
Se dire ici, là où l’on se connaît le moins et où l’on serait en réalité plus vrai ?
Là où la raison achoppe, se perdre, pour mieux se trouver ?
Difficulté de l’écriture, difficulté de la parole amenée par une question impromptue mais si bien vue.
Exercice délicat du funambule sur la corde raide de la Parole qui dit ce qu’il sait être tellement insuffisant. Par les mots, vouloir ou plutôt devoir, rendre compte d’un au-delà des mots : quel vaste programme !
Tentative...
Et ouverture d’un espace où le vent souffle terriblement fort, sans nulle direction prévisible. Récit d’une expérience qui fut avis de tempête.
Ouverture d’une zone où l’on ne confie qu’à demi-mots ce qui est si brûlant que les teintes en semblent gommées. Surexposition de lumière qui estompe et brouille toute limite humaine à nos paysages intérieurs.
Ouverture, enfin, d’un simple moment où la pudeur s’éloigne quelques instants pour prononcer et confier dans le cœur-à-cœur fraternel quelques mots où l’amour ne saurait être qu’au centre. Évidence !
Commentaires
Mihi placet
(C'est très pascalien comme billet ^^)
Mémorable sans doute :p
On en revient toujours à des histoires de mémoire, ma parole !