Il s’appelle A.

Il est un peu plus âgé que moi, il a grave la classe et lui et moi nous connaissons depuis oh… bien longtemps !

 

C’est bien simple, A. est mon cousin[1].

 

À voir nos sourires, l’on comprend qu’ils sont ancrés dans le temps, dans ces étés d’enfance passés si souvent ensemble, dans la complicité des jeux ; puis, en grandissant, dans celle des lectures estivales, qui forgeaient nos esprits et dont nous aimions tant à débattre autour du si aristocratique thé qui nous réunissait tous les jours autour de notre grand-père. Époque passée, mais époque fondatrice que je ne puis évoquer sans tendresse.

 

Sans être toujours l’un près de l’autre, sans proximité particulière, nous ne nous sommes jamais vraiment quittés non plus, nous voyant avec plaisir sans qu’une quelconque contrainte de régularité soit de mise : simple plaisir d’être ensemble.

 

Avec le temps, les discussions gagnaient en profondeur et atteignaient des zones dont la pudeur empêchait souvent de parler en groupe, dans une famille où ce n’était souvent guère in… Et il y a maintenant quelques mois qu’il m’a parlé d’une envie, d’un projet, pour lequel je pouvais faire quelque chose. Je lui ai donné quelques mots, quelques numéros…

 

Et A. s’est mis en route.

Avec courage, avec envie, avec désir.

 

Chemin qui n’est pas tracé tout droit, peu prévu, peu prévisible, mais chemin où la liberté grandit : et c’est beau, simplement très beau.

 

Lors de la Vigile Pascale, A. fera sa 1ère communion : je crois que, pour qui nous verra, nos sourires en diront alors encore un peu plus long que d’ordinaire. Comme une histoire d'action de grâce.

 


[1] Roh, vous pensiez à quoi ?