J’aime les messes de midi.

 

Je l’ai déjà écrit, je le dis souvent à qui veut l’entendre et le note à nouveau ici.

 

La messe de midi, c’est Dieu qui se rend présent en plein cœur de la journée, milieu, pilier de celle-ci. La messe de midi, c’est celle qui ramène notre existence à ses priorités.

 

                Ce midi, j’ai eu la chance et la joie de vivre une messe un peu exceptionnelle, dans un lieu qui ne l’était pas moins.

 

                Au cœur d’une journée de réunion, une demi-douzaine d’évêques, quelques prêtres, un diacre et même pas une poignée de nous, laïcs, dans l’assemblée. Un sourire joyeux de l’archevêque qui présidait accompagna une invitation à entourer l’autel, nous aussi : nous tous, « serviteurs de la liturgie » pour fermer, pour former un cercle.

 

                Autour de ce cercle, il y avait une multitude de vocations et de missions : il y avait des évêques, il y avait des prêtres, il y avait un diacre, il y avait des laïcs, consacrés ou non. Et, au centre de ce cercle, au milieu de cette symphonie où l’on percevait l’accord secret d’une profonde unité, Dieu se rendait présent.

 

                J’ai bien aimé, j'ai même beaucoup aimé, cette façon que nous avions tous de prier, de nous taire ou de parler, de nous placer, selon notre état de vie mais tous ensemble réunis autour d’une même table. Cette façon de dire en silence et à notre façon propre ces trois mots qui bouleversent une vie à Celui qui nous en fait don à chaque instant, ces trois mots qu’on ne peut dire qu’en balbutiant : je T’aime.