Ce qu'il y a de bien dans certains films, c'est qu'ils accumulent tellement les poncifs qu'on ne saurait tout à fait leur en vouloir puisqu'on en rit bien fort.

Quand la légende de Robin des bois est revisitée par Ridley Scott pour transfigurer le personnage en Sauveur des temps modernes, préfigurateur d'une certaine démocratie contre l'obscurantisme d'un roi tyrannique (bouh, qu'il a une belle tête de méchant le roi Jean !), on se dit que l'on a droit à un vaste canular.

Quand les sentences sont autant de phrases éculées par l'usage, quand la musique se fait dramatiquement angoissante pour souligner la moindre émotion, quand le scénario est merveilleusement prévisible...

Eh bien, l'on comprend que les gentils soient gentils, que les méchants soient méchants et qu'on a définitivement raison (malgré Russel Crowe) de penser c'qu'on pense.