Je pensais écrire un billet et en programmer d'autres pour toute cette semaine : le temps a filé entre mes doigts sans que je puisse le faire. Et me voilà en camp, animatrice et assistante sanitaire, double casquette légère et lourde à la fois. 

Et, semi-planquée dans mon infirmerie, nous en sommes à l'accueil des jeunes. Alors j'attends que chacun vienne me donner qui son traitement, qui ses recommandations spécifiques, qui ses conseils, ses craintes... : il faut découvrir, écouter, ouvrir grand yeux et oreilles avec cette fameuse bienveillance si importante. Avec la spécificité que, pour une fois, je n'encadre pas un camp étiqueté "catho" du tout (dur, dur de mettre de côté certaines "habitudes" de prière en équipe d'animation, de chants... et de trouver du temps pour sa prière propre), mais tout de même un camp dont l'origine m'est particulièrement chère, très appuyée qui plus est sur les valeurs humanistes et chrétiennes. 

Tenter de trouver sa place à soi, aussi, dans cette large équipe d'encadrement adultes si disparate pour ne pas être "que" - ainsi qu'un mien cousin - la petite fille d'un certain disparu. Mais l'être tout de même pour faire vivre, pour que vive son héritage non pas dans un simple acte de mémoire, mais gratuitement, au service de ces petits : pour les faire grandir !