Zabou the terrible

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« Seigneur, quand est-ce que nous T’avons-vu ? »

 

Ils ne sont pour la plupart pas bien grands,

Ils chahutent, et souvent.

Et puis, ils sont tous tellement différents !

 

Dans un groupe de cinquante, chaque proposition nouvelle est particulièrement un défi, tant le risque que certains passent à côté est grand, immense.

Pourtant, il faut avancer.

Pourtant, il faut proposer, sans jamais se lasser :

C’est rien de moins que la découverte du Christ, d’un Dieu qui est les aime, eux, personnellement, qui est en jeu.

J’aime croire que je sers ainsi, un peu, leur bonheur.

  

Et moi, la responsable de ces jeunes bruyants, j’aime le silence.

 

J’aime le silence.

Celui de mes veilles studieuses ;

Celui de mes marches en solitaire ;

Et, surtout, celui de mes pauvres oraisons.

Il me travaille, il m’écorche même parfois, mais j’en sais la valeur incommensurable.

Et, aujourd’hui, j’avais décidé de partager ce trésor avec mon groupe de servants d’autel.

 

C’est pourquoi, à presque cinquante jeunes, nous sommes allés dans la chapelle du St Sacrement.

Un peu tassés, assis par terre, nous avons fait silence, puis avons écouté l’Evangile :

 

Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? »

Et le Roi leur répondra : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. »

 

Toujours en silence,

Nous avons fermé les yeux,

Nous avons prié, en silence,

Sur quelques accords de guitare.

Chacun parlant avec Dieu, dans le secret de son cœur,

En présence de ses frères : c’était assez irréellement beau.

C’était simple mais l’Essentiel était là.

 

Et l’Evangile nous provoquait :

Et toi ? Et moi ?

Sais-je reconnaître le Christ dans les autres ?

Et toi ? Et moi ?

Servant ici… et ailleurs ?

Et toi ? Et moi ?

Comment puis-je dire, comment puis-je vivre le Christ ?

 

Quand chacun se sentait prêt, il allait allumer un petit lumignon et le poser dans l’église.

Comme un engagement ; toujours en silence.

 

Ensemble et non plus seules, ces bougies éclairaient l’église encore plongée dans l’obscurité.

 

Et, de nos lumières assemblées, nous avons formé un mot qui avait tout à voir avec l’Evangile de ce dimanche ; 

Un mot tout simple ; un mot qui est notre devise : 

On y lisait une réponse lumineuse à nos questions.

 

Commentaires

1. Le dimanche, novembre 20 2011, 09:26 par Vianney +

Finalement, le voici, cet article ;)
C'est beau !

2. Le dimanche, novembre 20 2011, 18:50 par Nitt

C'est un article qui se lit en silence, comme en écho à celui dont tu nous parles, depuis lequel tu nous parles.
Et c'est un bel article.

3. Le lundi, novembre 21 2011, 00:16 par Tigreek

Faut que j'arrête de pleurer, ça risque d'éteindre les bougies...

4. Le lundi, novembre 21 2011, 08:12 par Anne-Claire

Leur faire goûter le silence, le vrai, celui dans lequel Tout se dit...A eux qui sont du matin au soir dans un bruit permanent et rassurant aussi sans doute...un vrai défi, un beau cadeau.

5. Le mardi, novembre 22 2011, 20:14 par Isabelle

Anne-Claire: +1
"Chacun parlant avec Dieu, dans le secret de son cœur,
En présence de ses frères : c’était assez irréellement beau."... ;-)
Je me tais...

6. Le samedi, novembre 26 2011, 00:53 par Zabou

:-) 

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