Zabou the terrible

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Faibles forts


Je m’attendais ce matin à écouter la si belle 1ère lecture du jour (Is XI, 1-10) que j’apprécie tant. Raté : le prêtre choisit de célébrer la messe votive pour les malades et les handicapés.

 

Au lieu de prier avec les textes attendus, j’ai dû en écouter d’autres qui se répondaient et me laisser surprendre par eux. Et, parce que les circonstances le voulaient, me laisser toucher et porter par eux : clin-Dieu…

 

« Mais il m'a déclaré :

« Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »

Je n'hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. C'est pourquoi j'accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort. »

 

Paroles de folie ; paroles de Foi ! 

 

Nous faisons tous, un jour ou l’autre, l’expérience de la faiblesse,

Chez l’autre, mais aussi en nous ;

Expérience de l’inquiétude, expérience de l’angoisse,

De se sentir dépassé, sans pouvoir faire ce que l’on avait prévu ; 

C’est la maladie ; c’est la blessure ;

C’est la faiblesse insupportable.

 

Et c’est le moment favorable pour se confier et se reconfier à Dieu

C’est le moment non de la résignation mais de l’accueil en une confiance renouvelée :

Le moment, souvent craintif, souvent dans le noir, du « que vivrai-je ? Je ne sais… mais avec Toi, mon Dieu ; avec Toi ».

 

Ce matin, cette messe si priante,

C’était le moment de prier pour tous les malades de ma paroisse, puis pour tous ceux que je connais, mais aussi pour chaque être humain, si vulnérable…  

Et donc pour moi, aussi :

Que Sa Force donne chaque jour sa mesure dans ma faiblesse !

 

C’est cette présence du Christ que nous nous préparons à accueillir par cet Avent,

De ce Christ si petit, si vulnérable, qui n’aura d’autre force que celle de l’Amour

Qui nous dira qu’il n’y en a pas de plus forte que celle-ci, si admirablement faible,

Dans l’humilité de la crèche à laquelle répondra la souffrance de la croix.

 

Dans ce temps de l’Attente, dans ce temps de l’Avènement,

Que Sa Force résonne dans notre faible humanité

Dans notre faible mais belle humanité,

Qu’il n’a pas dédaigné de prendre pour nous illuminer,

Et, surtout, pour nous sauver.

 

Commentaires

1. Le jeudi, décembre 1 2011, 15:25 par daniel

merveilleuses paroles de paul qui marquent les âmes que je préfère aux magistères objets de longues homélies

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