Zabou the terrible

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Santons mais pas sans teint


La crèche, c’est toujours un joyeux bazar, surtout quand c'est moi qui l'organise ! 

 

 

 

Elle est grande, bizarrement installée pour éviter les atteintes d’un roux félidé mais, surtout, constituée de toute une humanité « santonnée ».

  

Dedans, il y a des scènes improbables. Ou, peut-être, pas tant que ça. Des personnages dans des situations étranges, parfois visiblement absurdes, mais finalement peut-être un peu comme toi, un peu comme moi…

 


Il s’appelle Pierre. Il est pêcheur. Seulement, cette année, les conditions climatiques ne jouent pas en sa faveur : le lac est tout gelé. Lui, il n’est pas très malin, il ne sait pas bien quoi faire car il ne sait rien faire d’autre que cela : pêcher.

Mais il est fidèle alors il vient malgré tout : il tente même d’attraper les lapins qui se jouent de lui et, bien sûr, il reviendra bredouille chez lui. Attendre le dégel ? Il attend plutôt Celui qui le connaît si bien qu’il saura se servir de ce talent : « marche à ma suite, je ferai de toi un pêcheur d’hommes ».

Conversion, reconversion… il laissera là sa canne, ou ses filets, et Le suivra. Mais là, il L’attend déjà…


 Elle s’appelle Marthe. Elle, elle est du genre à trimer tout le temps : sa vie, c’est service aux autres du matin au soir et, les jours fastes, aussi du soir au matin. Elle aimerait bien faire comprendre à ceux qui l’entourent combien elle les aime : elle est même prête à faire la lessive dans l’eau la plus gelée, sans plainte aucune. Par amour, un amour vrai qui s’écrit amour gratuit : mais elle n’a pas encore compris cela. Il viendra lui dire, plus tard, à cette soucieuse du service : « Marthe, Marthe, tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire ». Mais son cœur aimant est déjà disponible pour une Rencontre qui la bouleversera…

 


Don Camillo et Peppone : les meilleurs pires ennemis, irréconciliables jusque là. Quoi de commun entre eux ? « Le loup habitera avec l’agneau ; et la panthère se couchera avec le chevreau » : l’un baptisera le fils de l’autre, en Lui ! Et de leur joutes fraternelles résonneront finalement des accents d’humanité, grâce à une Bonne Nouvelle née dans cette humilité dont ils partagent tous deux le même souci. Réconciliation attendue autour d’un berceau…Il y a en a un qui en chante déjà "Alléluia" devant d'ailleurs ! 

 

 

Eux... Alors, eux, ils n’ont juste pas encore découvert Celui qui sera au cœur de leur vie ! C’est dire s’ils L’attendent ! 


C’est jour de marché. Ils se demandent « hé, il paraît qu’il y a un petiot qui est né dans des conditions déplorables ! Dans une mangeoire !!! On lui apporte à manger ? ». Le petiot ne boit encore que du lait et eux sont mus par un élan de générosité. Ils sont surtout loin de se douter qu’Il leur donnera Sa vie en Pain véritable, en pain de Vie. Mais, déjà, comme nous tous, c’est dans leurs occupations quotidiennes que, au pied de la crèche, ils sont appelés. 



Il s’appelle P., ou peut-être L., ou peut-être A., ou peut-être M., ou peut-être même I. Enfin, son prénom commence par une lettre de l’alphabet quoi.

Il est pèlerin : il marche. Sauf qu’il n’a pas encore de but de pèlerinage… il a soif, drôlement soif. Oh bien sûr, il est à côté d’un puits mais cela ne suffit pas à combler sa soif, cette soif-là. Il sent bien qu’elle est d’un autre ordre, qu’il existe autre chose, une eau vive, qu’il pressent déjà jaillissante.

Il partira sur les chemins – d’aucuns préciseraient « du monde » mais ce sera plutôt sur son chemin à lui – à la rencontre du Christ : il y a découvrira Son empreinte en chacun de ses frères, il y a découvrira Dieu au plus profond de lui-même. Mais là, dans l’humilité de la crèche, c’est un Dieu fait homme qu’il découvrira et qui ouvrira sa marche. 


Eux, et d’autres avec, et d’autres avant et d’autres ensuite : tous, toute une humanité vous dis-je.

 

Tous, le Christ viendra les bouleverser mais ils ne le savent peut-être même pas encore.

Mais, tous, ils sont déjà disponibles, d’une manière ou d’une autre, à Celui qui les dépasse ;

Car, tous, ils ont déjà accepté d’être mis en marche : sans trop savoir pourquoi, sans savoir pour qui : il n’y a, il n’y aura que deux jeunes parents, un bœuf, un âne, un nouveau-né dans une mangeoire. Rien de visiblement extraordinaire.

 

Tous, oui ; et nous ?

Dans nos occupations les plus communes comme les plus incongrues, nous laissons-nous mettre en marche ?

Par quoi ou par Qui sommes-nous (é)mus ?

 

Christ de la crèche, Christ aimant(ant) de l’humanité

Rencontre d’un Dieu qui se fait petit, faible, homme et d’une humanité qui attend intensément son Sauveur ;

Rencontre qui ne se prépare jamais assez tant elle n’existe que dans la simplicité, que dans l’humilité : dans la vérité de nos vies ;

Rencontre ineffable d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

 

 

 

D’une rencontre genoux à terre, adorant ce Petit-là ;

Pour des genoux qui se relèveront ensuite et se mettront en marche, à nouveau, pour porter au cœur de chaque vie, proche ou lointaine, une folle Espérance : Noël.

 

Commentaires

1. Le jeudi, décembre 22 2011, 09:58 par Henri

C'est avec joie qu'Il appréciera cette belle crèche pour venir chez toi. Sainte et joyeuse Nativité. Bises

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