En même temps, je comprends : il est difficile de ne pas tomber dans la caricature lorsqu’on parle d’un sujet aussi délicat qui implique la vie humaine. Et même deux vies à chaque fois. Il est tellement facile de vitupérer, de préférer la formule bien faite, et, du côté des contra, le « moi, j’suis contre » au « moi je suis pour la vie » accompagné d’un doux sourire d’humanité.

 

Mais, comment, sur un mur et non face à une personne, pouvoir avant tout écouter puis expliquer avec douceur, avec humanité, avec humilité qu’il existe d’autres possibilités ?

 

Comment exposer que la posture dite pro-life n’est pas « c’est pas bien pan-pan fe-fesses ! Tu seras châtiée ! » mais qu’elle veut dire que la vie est don, que la vie est précieuse, qu’on doit l’admirer, la préserver, la respecter. Que cette posture n’est en aucun cas jugement d’un être mais qu’elle cherche à proposer d’autres possibilités à un acte irrémédiable.

 

Oh, bien sûr, pour le dire, pour le vivre, il y a des initiatives comme la Marche pour la vie, comme le Foyer El Paso, et tant d’autres… Mais cela ne change rien  à ces postures caricaturales qui font du mal à tous et qui ne font que se heurter au mur, à la porte fermée de nos incompréhensions réciproques.

 

J’en ai eu la preuve cette semaine en lisant, perdue au milieu d’insipides débats cette toute petite mais si terrible inscription :

 

 

A toi que je ne connais pas mais dont le message perdu au milieu des querelles idéologiques m’a complètement bouleversée…

 

Puisses-tu savoir que tu es aimée, infiniment ;

Puisses-tu te sentir vivre et redevenir vivante aussi bien extérieurement qu’intérieurement !

Je ne sais pas en Qui tu crois, ni même si tu crois mais puisses-tu découvrir ce Dieu qui est miséricorde, et croire qu’Il est Amour, rien qu’Amour et que « tu as du prix à ses yeux », et qu’il t’aime, toi !

Qu’Il souhaite ta vie !  

Enfin, puisses-tu rencontrer des gens qui t’aimeront, qui prendront soin de toi et qui t’aideront à te reconstruire pleinement.

 

Je sais que tu ne liras pas cela, que mes mots de ce soir sont pauvres, sont vains, si vains… 

Qu’ils résonnent toutefois comme une prière d’espérance pour toi au cœur de Dieu !

A Toi Seigneur et à vous mes lecteurs, je la confie.