Zabou the terrible

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Version originale

 

 

 

Souvent, quand on lit un texte latin en première lecture, le nez au ras de la feuille, les mots prennent seuls sens un à un, sans offrir une symphonie d’ensemble. 

 

Il faut alors prendre le temps de relire le texte pour en percevoir les articulations résonnantes, pour en encadrer les connecteurs comme autant de liens, pour en souligner les verbes en guise d’actions saillantes permettant d’organiser les ph(r)ases.

 

Ainsi structuré, le tout s’éclaire soudain d’une lueur nouvelle, celle d’un sens d’ensemble enfin perçu, d’une cohérence nette, bien que parfois inattendue.

 

Et moi, je me dis de temps à autre que la vie spirituelle, elle ressemble un peu à une version de latin. 


Commentaires

1. Le lundi, janvier 16 2012, 07:29 par Corine

:-)
Parfois, la vie tout court aussi.

2. Le lundi, janvier 16 2012, 08:03 par Firenze

Je me souviens de ma dernière année de latin, en 1 ère.
Trop d'options. Un souhait d'arrêter le latin. Une obligation: finir l'année en cours.
Et là, tout s'est embrouillé: plus de travail et une compréhension plus que parcellaire du texte initial avec de nombreuses approximations et contresens.

Ma vie spirituelle a aussi ressemblé à ça parfois.
3. Le lundi, janvier 16 2012, 09:01 par Isabelle

Bien vu! Heureusement que je ne fais plus de version, j'y penserais à chaque fois... comme je pense au billet de David à chaque fois que je cire des chaussures.
;-)
J'avais un prof de latin (en fait celui qui m'a presque tout appris) qui nous interdisait de toucher ni au texte ni à un crayon pendant la première des 4 h de version (et ça semble long!), mais de le lire et le relire en cherchant à repérer la structure d'ensemble avant de s'attaquer aux détails.

4. Le lundi, janvier 16 2012, 12:06 par Firenze

Bizarre mon commentaire précédent!!! Un cadre bleu venu de nulle part!

5. Le lundi, janvier 16 2012, 21:46 par fanfan

Très juste !
Donc une invitation à ne pas se décourager aussi...
- souvenir d'une version un peu coriace... comme j'aimais traduire "facilement", je n'avais pas supporté qu'elle me résiste et, dans un mouvement de colère irrépressible, avais sauvagement lacéré une page du Gaffiot !!! mais je suis sûre que vous traitez mieux le vôtre ou que le sens s'éclaire toujours ! - bon... maintenant j'essaie de rester calme dans les moments d'acédie me disant qu'à la fin tout à la fin on comprendra tout...

6. Le mardi, janvier 17 2012, 21:07 par Arbogasta

Tellement vrai...

7. Le vendredi, janvier 20 2012, 11:16 par Zabou

Parfois la vie tout court aussi, oui, de fait ;-) 

@ Firenze : eh oui... (Pour le cadre bleu, je crois que c'est quand il y a un espace en trop en début de ligne ou quelque chose comme cela)

@ Isabelle : ah, même pas au crayon ??? Parce que pour le dico, nos profs ont tendance à dire pareil mais le crayon, ça permet de souligner, encadrer, entourer, etc., bref de repérer la structure je trouve ! 

et @fanfan et @Arbogasta : sursum corda donc ! :-) 

8. Le mardi, janvier 24 2012, 23:33 par inci

Les versions de latin... toute une poésie, tout un art du soulignement et de l'encerclement, du surlignement et de l'encadrement.
Une amie avait un jour comparé les compositions de Bach à une version latine.
Je pense qu'on peut comparer beaucoup de choses à une version latine. Il m'arrive encore de me demander comment les non initiés ont pu survivre sans version latine ^^

9. Le samedi, janvier 28 2012, 03:35 par Isabelle

Non, rien, rien de rien! Tout juste l'autorisation de chercher un mot ou deux dans le Gaffiot. Il disait que si on se précipitait sur le texte, à vouloir le décortiquer d'emblée, si on lui "imprimait" notre lecture, alors, on le "torturait", on ne le laissait pas parler, on ne le respectait pas. On lui imposait notre manière de voir, on lui faisait dire ce qu'il ne disait pas. De fait, sa méthode a porté ses fruits! Et pourtant, c'est on ne peut plus long, frustrant et angoissant, cette première heure passée à ne rien "faire", mais à écouter, à interroger, à laisser parler.
D'ailleurs, il déconseillait d'écrire sur le texte tout le temps de la version, pour ne pas imposer quoi que ce soit au texte, mais le leisser nous sauter aux yeux.
Je dois aussi ajouter qu'en parallèle, et pour nous permettre de mettre à profit cette heure "non productive", nous avions chaque semaine une liste impressionnante de mots de vocabulaire à apprendre parfaitement et un nombre de pages conséquent de grammaire à savoir par coeur...
Un original, oui, mais je le redis, en latin, c'est lui qui m'a tout appris (j'avais tout de même subi 8 ans de latin avant, oui, oui!...)

10. Le lundi, janvier 30 2012, 22:18 par Zabou

@ inci : ah mais parce que ça existe vraiment dans le vrai monde les gens qui ne font pas de version de latin ??? :-o ! ;-) 

@ Isabelle : ah oui, quand même ! Autant je suis d'accord pour ne pas écrire sur le texte mais le reste : dur, dur, je trouve... 

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