Zabou the terrible

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Sahagun au lit

 

NdZ : ce qui est décrit ici date de lundi soir et je suis en train de me soigner, donc pas de mail empli d’inquiétudes : ce n’est pas grave, ça demande juste un traitement efficace et du repos, merci ! :-)

 

 

 

Arriver malade,

Pour une arrivée claquée,

Se mettre au lit sitôt, être énervée.

Mais pourquoi tout cela ?

 

Avoir mal au crâne à en chialer,

En cracher ses poumons,

Se dire que demain risque de signer son retour à la maison,

Être énervée encore de se sentir complètement incapable de prier les Vêpres,

Ne plus sentir une once d’énergie en soi,

Mais faire rouler dans son cœur et comme dans ses mains

Ces intentions, toutes ces intentions confiées,

Ces toutes légères pétillantes de joie et ces très lourdes qui font mal,

Entre deux fragments de psaumes connus du cœur :

Mais zut à la fin, quelle piteuse prière,

Et dire que je ne peux leur offrir que celle-ci…

 

M’endormir un peu, me réveiller,

Aller en quête de médicaments,

Toujours agacée,

Croiser un regard d’amitié pèlerine,

En sourire et prendre un thé avec.

 

Repartir me coucher,

Tremblante de fièvre,

Seule – vraiment ? – en terre étrangère,

 

Incapable de rien,

Envie de rien,

Même pas et peut-être surtout pas de prier,

 

Ne pas aimer me sentir si faible, si démunie,

Mais tendre quand même ma main vers toi,

En m’endormant  et Te susurrer mon je T’aime, un peu particulier,  

Un dans le genre « si Tu avais pu m’éviter ça, ç’aurait été cool, là, je suis super énervée d’être malade ; oui, oui, je sais que c’est de l’orgueil de me croire si forte, mais ça m’énerve cette histoire, tellement que j’ai même envie de Te faire la gu****…. et d'ailleurs, je Te la fais, regarde, je n'arrive pas à prier ! Mais bon, je T’aime quand même »,

Et croire quand même à la fécondité de ces prières tombées dans nos bas-fonds d’humanité,

Qu’Il vient chercher, recueillir,

En essuyant nos larmes avec tendresse par les attentions, les mains et les soins de nos frères.

 

Commentaires

1. Le mercredi, mai 8 2013, 23:01 par Marie coulon

Allons allons, courage! Mon mari a frôlé la gangrène, on s'est disputés comme des idiots, toute la sagrada familia menée par le pater familias ( incroyant mais ému et sans cesse égaré parmi le thym et la bruyère, parce qu'il récitait du Rimbaud tout seul dans le ciel bleu) sur ce chemin que nous avons entrepris par portions...Mais nous avons avancé.. D'ailleurs, vous le savez, personne n'est seul, sous les étoiles.. Allez tiens, je vais prier pour vous, que j'ai découverte sur votre blog ( moi qui ne comprends encore rien à internet, peu aux blogs et peu aux tweets ..j'ai finalement avancé ..moi aussi.).

bisou Zabou et bonne route,
Marie Coulon
2. Le jeudi, mai 9 2013, 13:53 par Zabou

@ Marie : :-D !!!! (Et merci du p'tit mot !)

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