Zabou the terrible

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Eux et toi

 

 

 

Il y a eux… et puis, il y a lui.

 

Une semaine qu’il est là, qu’il n’est pas comme les autres avec cette histoire chargée qu’il traîne ; une semaine qu’il dérange, qu’il n’est sans doute pas ici à sa place, qu’il faut essayer, qu’il faut tenir, qu’il faut punir mais pas trop pour éviter l’ingérable explosion, qu’il faut faire son cours un œil en permanence sur lui, qu’il faut parfois lutter jusqu’à l’opposition physique autour d’une porte, qu’il faut laisser se dire des grossièretés, qu’on sent son passé lourd… et en même temps, que, dans le fond, il n’est qu’un gosse qui a vécu des choses pas adaptées à son âge.

 

En résumé, côte professoral :

Une semaine de galère ;

Une semaine d’une usure psychologique jamais encore vécue jusque là ;

Une semaine à apprendre à me jeter dans la confiance en mon Sauveur un peu plus ;

Une semaine de découverte d’une humanité si jeune, si fragile et pourtant si… blessée.

 

De ma part, des mots discrets, ici et là, pour le confier à la prière des uns, à la prière des autres.

Je n’ai aucune autre arme ou plutôt, aucun autre moyen pédagogique : je n’ai que la confiance et l’amour qui me fait croire à la force du regard bienveillant et exigeant.

 

Ce matin, encore une fois trop tôt, à cinq minutes de la fin de mon cours, en le regardant s’enfermer dans sa capuche et sa cagoule une n-ième fois, sans prise, je lui ai doucement souri : il n’a pas idée de combien il est porté par la prière de nombreuses personnes…

De combien il est aimé, malgré…

De combien il est aimé, tout court.

 

 

Commentaires

1. Le jeudi, janvier 16 2014, 23:39 par Firenze

Merci, pour lui, pour nous, pour faire grandir notre humanité: la sienne et la nôtre.
Si seulement il savait combien il est aimé...

2. Le lundi, juin 23 2014, 18:02 par Cha

Bravo pour ce beau texte et pour ce que tu vis.
J'ai aussi demandé de prier pour des élèves en grande difficulté, et ceux que j'avais tant de mal, moi, à aimer ... mais je n'ai pas encore réussi, à ce point, à les savoir aimés. Ton billet m'y fait repenser à nouveaux frais, merci !

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