Zabou the terrible

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L'oraison en voyage

Des routes prévues aux séjours impromptus pour cause de gros changement de programme, 

Changement qui a nom, soyons clairs, cause de guerre, 

Je ne fus ni beaucoup chez moi, ni surtout, à forcer de partager à plusieurs mes lieux de couchage, seule devant ce petit lieu si délimité, 

Ce tout petit coin d'appartement, 

Chez moi — ou un endroit quelconque ailleurs  — mais surtout au calme. 

Oraison... 

Temps avec Toi qui nécessite autant le silence, 

Oh, certes, Tu es toujours avec moi, 

Et je peux, et il est bon, de me dire souvent que Tu es là, 

Et je peux Te bredouiller comme cela quelques mots dans le brouhaha, 

Oh, certes, elle a du prix à Tes yeux cette oraison toute de pauvreté, 

Mais pourrait-on s'en contenter ? 

Mais pourrait-on s'y cantonner ? 

Qu'est-ce qu'un Amour qui ne prend le temps de s'épanouir ? 

Qu'est-ce qu'une prière pour la paix si elle ne prend source et but dans l'Amour ? 

Se poser, se reposer, se retrouver mais surtout Te retrouver, 

T'y chercher et T'y trouver, 

Au plus profond du cœur où, avec Toi, il n'y a jamais vacance, 

Dans ces jours, Il y a l'oraison au gré du temps, 

Et puis il y a ce temps, si unique, de l'oraison, 

Ce n'est pas un voyage de plus ou un voyage autour de ma chambre, 

C'est une plongée plus intérieure qui donne sens, qui donne vie. 

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