Zabou the terrible

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Lecture estivale #5 : et Madeleine, bien sûr

 

Je la cite ici ou là sur mon blogue ou sur les réseaux sociaux mais j’aime surtout la lire : je parle de Madeleine Delbrêl (1904-1964) dont le procès de béatification est en cours. Elle est pour moi une grande figure « inspirante », d’une actualité détonnante et pertinente.

 

Forcément, je ne pouvais qu’aller lire Madeleine Delbrêl, poète, assistante sociale et mystique, cette nouvelle biographie faite par les pères Gilles François et Bernard Pitaud, bien nécessaire après la première écrite par Christine de Boismarmin, une des équipières de Madeleine certes, mais rédigée voici trente ans.

 

Littéraire de formation et de goût, je ne suis pas une grande lectrice de biographies : j’ai tendance à préférer me plonger dans les écrits mêmes de la personne. C’est a fortiori le cas pour Madeleine à la plume si agile (ça pourrait être son épithète homérique !) : ses écrits et ses poèmes sont forts, denses et profonds. Je n’ai que 3 volumes de ses Œuvres complètes toujours en cours de publication mais je vais souvent piocher dedans tant Madeleine a une vision profondément christocentrique de la vie. Et ça, c’est essentiel pour nous chrétiens : tant pour comprendre sa vie et son œuvre que pour nous en inspirer. Rien n’a de sens dans la vie de Madeleine sans le Christ et sans l’Évangile : cela ne devrait-il pas être le cas pour chaque chrétien ?

 

Toutefois, même si je ne peux donc cacher ma préférence pour ses propres écrits, cette biographie a l’immense mérite de me faire découvrir toute une période de notre histoire ecclésiale que je connais assez mal : les années 1930/40/50 en particulier. Avec la fameuse « crise » des prêtres ouvriers et, en même temps, l’immense désir missionnaire qui animait une partie de la France – l’a-t-on encore ? –, le marxisme omniprésent et le concile de Vatican ii en préparation : cela permet de mieux comprendre le monde dans lequel Madeleine a évolué, ainsi que sa pensée. Du coup, on conçoit mieux les différences mais aussi les points de convergence que la vie de Madeleine peut avoir avec notre propre monde et ce qui l’anime présentement. Personnellement, je reste marquée, comme toujours, par sa présence chrétienne réelle au sein d’une mairie marxiste : belle voie à suivre quand on est professeur dans l’enseignement public et dans un pays touché par ce qu’on nomme à grands cris la « sécularisation » ?

 


 

P.S. : il y aura un colloque pour le cinquantenaire de sa mort à la Catho de Paris en octobre. Plus d’infos par là >>

 

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