Zabou the terrible

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Pour un halo à l’eau

On peut suivre via Facebook aussi !

https://medias.podcastics.com/podcastics/episodes/1505/artwork/pour-un-halo-a-leau-inspi.jpg.37b9f28552364b7acf2d57dbc8cef2a1.jpg

A écouter en podcast sur : https://www.podcastics.com/podcast/episode/pour-un-halo-à-leau-54076/ 

 

            Dans les symboles de l’Esprit Saint, il y a l’eau. J’ai déjà parlé ici de la rosée du matin et de l’eau du baptême… moins des fleuves d’eau vive, de l’eau s’écoulant du côté du Christ ou encore de l’eau promise par Jésus à la Samaritaine… il y aurait tant à en dire ! Plus prosaïquement, hier en fin de journée, après une journée passée tout entière derrière un écran comme beaucoup d’entre vous, je suis sortie faire quelques courses et il s’est mis à pleuvoir : me prendre l’averse sur la tête m’a curieusement fait du bien : comme un rappel de mon humanité à sentir mes cheveux mouillés ou encore ces gouttelettes ruisseler le long de mon visage. J’en ai bêtement souri : il en faut peu quand on a passé une journée trop numérique !  

 

            L’eau qui mouille le corps est certes sans doute encore plus sensible quand nous prenons notre douche mais cela a pour le coup une fonction précise, et elle est aussi vitale quand on s’en désaltère… contrairement aux flots d’eau qui semblent moins utiles et dont le ressac est aussi salé que la mer : nos larmes. On pleure plus ou moins facilement mais certains mystiques avaient, paraît-il, le don des larmes, voire le demandait. On peut pleurer sur soi-même ou sur nos péchés mais le plus souvent c’est parce que nous sommes émus, touchés, par la situation d’un autre. Les larmes s’écoulent alors comme le signe extérieur d’un cœur compatissant, d’un cœur qui sait se faire proche de la misère de l’autre. 

 

            Le flux lacrymal peut être intarissable ou ténu : il n’empêche qu’il vient changer et transformer notre regard très concrètement par l’eau qui s’insinue devant nos yeux. J’aime à croire que, parfois, nous voyons mieux à travers un rideau de larmes, à travers un regard comme tout embué, parce que nous aimons alors l’autre et que sa misère vient résonner à l’intérieur de la nôtre. Les larmes ne guérissent pas et ne peuvent aider directement mais je crois que leur écoulement est vital car elles sont alors aussi symboles de vie et d’amour. 

Comme une eau venant désinfecter, un peu, toutes les indifférences de notre monde ; 

Comme une eau venant vivifier toutes nos tentatives de fraternité. 

 

P.S. : Pour ce thème, on lira avec bonheur le livre de Xavier Loppinet, Pleurer sans pourquoi dont une recension est disponible sur le site de la NRT -> https://www.nrt.be/fr/recensions/pleurer-sans-pourquoi-quand-dieu-donne-les-larmes-13694 

 

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://www.zabou-the-terrible.fr/trackback/2071

Fil des commentaires de ce billet