Zabou the terrible

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lundi, février 25 2013

écoute et vis !

 

 

 

J’ai retenu de l’évangile de ce w-e une phrase. Ou non, finalement, encore moins, deux mots, deux simples mots parce que je suis prof et donc feignasse comme chacun sait[1]. Deux mots donc : « écoutez-Le »

 

J’aime bien l’entendre en écho de l’acclamation à la fin de l’Evangile : « Acclamons la Parole de Dieu »  « Louange à Toi Seigneur Jésus ».

 

Parce que, sincèrement quel est mon degré d’écoute en dehors des mouches qui volent ?

Est-ce que je considère bien toujours que c’est Dieu qui me parle à travers ce qui est lu, à travers ce qui est proclamé ?

Qu’Il a un mot pour moi, là, maintenant, tout de suite ?

Chez moi, ce n’est pas gagné.

 

Je crois que, bien souvent, j’oublie que ces mots me sont adressés ;

Je crois que, trop souvent, j’oublie cet essentiel :

Que l’Evangile n’est pas fait pour être lu 

Mais qu’il est fait pour être vécu.

 

Ecouter ne saurait alors se limiter à une écoute partielle et passive[2]

Ecouter devient accueillir, laisser agir pour réagir ;

Ecouter devient alors non plus limite mais apprentissage pour L’imiter, ouverture d’un espace non pas simplement typographique mais d’un espace de vie.

 

Et donc invitation à une écoute encore plus large, plus vaste, celle du frère connu ou inconnu par qui Sa parole pourra encore me rejoindre, dans l’improviste de la vie :

Que me dis-Tu, Seigneur ?

 

Ca m’a rappelé aussi le si beau prologue de la Règle de saint Benoît :

« écoute, ô mon fils, les préceptes du maître et prête l’oreille de ton cœur ! »[3]

 

Ecoute du Silence où Sa parole saura s’égrener en quelques décibels inaudibles mais tombés au plus profond du cœur ;

Invitation à la disponibilité de notre cœur, de notre âme, à chaque instant ;

Pour transformer – parce qu’Il est là – d’une majuscule nos rencontres, en autant de transfigurations.

 

 



[1] #autotroll.

[2] comme celle de mes élèves de 16h30 à 17h30 par exemple.

[3] 1ère phrase du prologue de la RB : « Obsculta, o fili, praecepta magistri, et inclina aurem cordis tui »

jeudi, février 14 2013

Entrée en Carême

Ce qui compte, c'est ce que tu mettras à l'intérieur. 


vendredi, avril 6 2012

Via Crucis - Per crucem et passionem Tuam

 

 


En portant cette croix, en chemin,

Je n’ai pu m’empêcher de m’arrêter,

Et d’appuyer quelques instants, pesamment,

Mon front dessus.

 

Mots et sentiments mêlés de cette prière :

Entre « pardon » ;

Entre « merci » ;

Entre « je T’aime »…

 

Mots impuissants face à l’Amour livré ;

Un simple genou face à une croix,

Les deux plantés en terre, ne partageant que cela.

 

Simplicité de l’espace,

De l’espace de l’amour ainsi dessiné

Passer, de la terre au ciel, de la Mort à la Vie ;

En une clef, en une croix : donné.

 

mercredi, mars 14 2012

"Béni sois-tu pour l'autre voix qui sait ton Nom, qui vient de toi.."

 

Hymne de Didier Rimaud proposée pour le Carême dans la liturgie des Heures…

Hymne que j’ai entendue à de nombreuses reprises, mais sans jamais l’écouter vraiment.

Hymne que, soudain, je découvre.

 

Hymne que je ne chante pas, que je ne chanterai pas,

Mais hymne dont je fais rouler doucement, tout doucement, les mots, les phrases, dans ma prière, ce soir,

Et dont chacun se prend à me parler,

Et dont chacun se met à me faire prier... 

 

 

 

 

« Dieu au-delà de tout crée

Nous ne pouvions que t'appeler

L'Inconnaissable !

Béni sois-tu pour l'autre voix

Qui sait ton Nom, qui vient de toi

Et donne à notre humanité

De rendre Grâce !

 

 

Toi que nul homme n'a pu voir,

Nous te voyons prendre ta part

De nos souffrances.

Béni sois-tu d'avoir montré

Sur le Visage bien aimé

Du Christ offert à nos regards

Ta gloire immense !

 

 

Toi que nul homme n’entendit,

Nous t'écoutons, Parole enfouie

Là où nous sommes !

Béni sois-tu d'avoir semé

Dans l'univers à consacrer

Des mots qui parlent aujourd'hui

Et nous façonnent !

 

 

Toi que nul homme n'a touché,

Nous t'avons pris : l'Arbre est dressé

En pleine terre

Béni sois-tu d'avoir remis

Entre les mains des plus petits

Ce corps où rien ne peut cacher

Ton cœur de Père ! »

 

Didier Rimaud, s.j. 


jeudi, mars 1 2012

Slalom ? Shalom !


En région parisienne, ce sont actuellement les vacances d'hiver pour beaucoup (pas pour les agrégatifs... soupir !) et cela se ressent rien qu'en se promenant dans les rues : 

(Slalom spécial parisien ?)

Hier, moi qui vous parle, j'ai même surpris les poubelles de ma fac en train de chercher à se faire la malle : 

(prise en flag' !) 

Au-delà du sourire provoqué, les vacances questionnent notre désir d'ailleurs, notre désir d'autre chose, surtout en Carême. 


Comment est-ce que j'aime ce quotidien souvent grisâtre ? 

Comment est-ce que je vis ce quotidien bizarre, tourmenté, qui m'est donné ? 

Ce quotidien laborieux, ce quotidien pénible - de la révision forcée de mon côté, d'autre chose qui l'est très certainement aussi de votre côté, 

Ce quotidien des peines et des joies, des sourires et des larmes, ce quotidien de ceux qui m'entourent, de ceux qui me sont chers, que je ne comprends pas, voire que je ne comprendrai jamais. 


Je me dis que ces jours, justement, ne sont peut-être pas là pour les diluer dans un désir d'ailleurs et de fuite quand on reste chez soi, mais qu'ils nous sont donnés pour les illuminer de l'intérieur ;


Dans le slalom des rues parcourues et des personnes rencontrées, 

Dans la descente parfois effrénée de nos vies qui comprend quelques bosses, 

Dans le tremplin des amitiés - y compris ce grand tremplin de celle avec le Christ ! - 



Jours à accueillir ici et maintenant, 

Dans leur incommunicable rugosité, 

Mais dans cette grâce de Dieu chaque jour donnée, 

Pour participer à y mettre, à y vivre, Sa paix. 

lundi, février 27 2012

Si tu veux suivre Dieu, n'oublie jamais qu'il y a une histoire de soif


Le Carême, c'est pour une meilleure suite de Dieu, non ? 

Il y a un prêtre de ma paroisse qui l'a sans doute bien compris en me prêtant mardi gras dernier une BD un peu, euh... un peu... enfin, au titre surprenant. 

Je crains qu'il n'ait un peu trop perçu mon caractère latent de "pèlerin(e)"... à moins que ce ne soit de "chameau". 

Trêve de plaisanteries, j'ai bien souvent souri en lisant ces dessins croquant quelques traits dans lesquels on ne peut que retrouver des situations assez familières (hélas ?) dans notre cathosphère. 

Et puis, finalement, au début du Carême, ce n'était pas si mal de vérifier quelques points essentiels de la check-list de notre suite de Dieu : 

Dans le pardon


Dans l'humilité du quotidien. 


Après, il y a bien sûr pour moi les écrits de l'agrégation au cours de ce carême.

 Et je dois dire à ce propos, ayant les six premiers livres des Fables à mon programme, qu'une image m'a surprise... vous croyez que je peux en parler comme suite potentielle du "Loup et de l'agneau" dans une dissertation ? 

A votre avis ? 



Yves Guézou, Si tu veux suivre Dieu, attache bien ton chameau, Presses de la Renaissance

vendredi, février 24 2012

Tu fais quoi pour le Carême ?

 

Je suis une catholique ordinaro-ordinaire. En plus, préparant un concours, je ne suis pas du tout en mesure de gravir l’Everest : ma vie elle est actuellement dans l’humble tâche quotidienne, chaque jour renouvelée.

 

Mon carême, il est donc tout simple, pas dans de flamboyantes résolutions que je ne saurais tenir, il est dans la suite de mon chemin, en prenant soin de rendre plus transparents les coins et recoins de ma vie avec le Seigneur qui se ternissent.

 

Une idée parmi d’autres qui m’est venue, une toute petite idée, c’est de prolonger le silence le matin, de préserver d’une manière toute particulière ce temps de l’éveil de la journée : 

De ne pas me précipiter - le 1er œil à peine ouvert et mon signe de croix matutinal esquissé  - sur mes mails, sur l’ordinateur ou sur un quelconque appareil créant du bruit mais choisir de me taire, et d’écouter.

 

De soigner cette qualité, cette densité du silence tout autour de moi. 

D'écouter le silence du matin, pour mieux écouter le Christ me parler au cœur de tous les bruits de la journée.

 

En bonus, quelques paroles tirées de l’excellent petit bouquin de fr. François de Sainte Marie, Conseils pour la vie intérieure dans son chapitre sur le silence justement – attention, c’est un carme qui parle, hein, donc ça se sent mais ça se veut invitation pour tous.

 

 

 

 


o   « Le silence permet à l’âme, dans la mesure où il contribue à la dépouiller davantage des apparences sensibles, de saisir plus purement ce qui est au-delà des apparences. »

 

o   « Les âmes vraiment intérieures détestent le bruit, elles rayonnent la paix et l’harmonie sur tout ce qu’elles touchent, elles glissent, apportent tous leurs soins à ouvrir ou fermer une porte. »

 

o   « Que les âmes fassent silence, suggère sainte Thérèse d’Avila. Peu à peu, elles percevront un murmure léger que les bruits de ce monde couvraient jusque-là. »

 

o   « C’est du reste à tous les chrétiens que l’apôtre saint Jacques propose l’ascèse de la langue, nullement nuisible à la santé et tellement profitable à l’âme. »

 

 

mercredi, février 22 2012

Vibrations de Carême


 

 

Tiens, des ondes sur google !

C’est pour le Carême ?

 

Ah non ? C’est pourtant une bonne image de mes/nos relations avec le Christ !

(Ce qui est dommage, c’est qu’à l’inverse, Lui, il est toujours au top ! Mais Il a une telle ampleur qu’Il sait même venir nous rechercher quand on est tout en bas !)

 

Et les boutons en dessous correspondent à ce que ces 40 jours nous proposent de vivre :  ça vaut le coup d’y cliquer !

 

Une recherche de Dieu renouvelée

parce que c’est une vraie chance, une vraie Grâce, que nous avons ! :-)  


mardi, avril 19 2011

Vacances sanctifiantes

Choisir son lieu de villégiature pour le début de la Semaine Sainte relève de tout un art... 

- Trouvé et lu en descendant de la cathédrale du Puy - 

dimanche, mars 20 2011

Clique, vis et vois !

 

J’aime particulièrement les textes de ce 2ème dimanche de Carême. Tous, de la 1ère lecture à l’Evangile, ils viennent me toucher à leur façon : ils sont de ceux qui, actuellement, viennent systématiquement frapper à la porte de mon cœur, alors que d’autres me trouvent plus froide, plus habituée, un peu blasée même peut-être, avant qu’un jour, je l’espère, ils viennent se et me ranimer.

 

         La transfiguration, en particulier, ça m’a toujours semblé curieux. Tous les ans, je la redécouvre, je l’écoute, je la déguste puis la rumine : pourtant elle m’interroge toujours car je ne la comprends pas vraiment. Cette année, je ne sais pas pourquoi, j’ai songé avec amusement à cet encart découvert hier sur ma boîte gmail :

 

Jésus aurait-il donc cliqué sur le lien pour être transfiguré ?


J’ai du mal à imaginer tant Jésus super-héros doté d’un pouvoir d’invisibilité, que Jésus qui paraitrait seulement pour triompher d’une manière visible, éclatante, indiscutable. Pas le genre du garçon, du Seigneur de la Maison : on y cultive l’humilité et la liberté de Père en Fils. Spécialité maison et c’est encore meilleur les deux mêlées.

 

             Le clic pour devenir visible, je le lis plutôt non pas du côté du Christ mais du mien, pour apprendre à Le voir : mon chemin de Carême et, même, mon chemin de vie. Dieu là, présent, mais que je ne sais pas toujours apercevoir. Une quête. Pas dans l’immédiateté du clic et de l’internet mais dans le chargement parfois long d’une fenêtre lumineuse, le réseau étant encombré par mes diverses résistances et frayeurs.

 

C’est un clic de rien, un Carême de pas grand-chose mais il s’agit tout de même de laisser apparaître le Christ au travers de notre regard sur le monde, sur nos frères, sur notre vie. C’est un clic-conversion dont la lenteur flagrante me fait parfois pester contre moi-même.

 

C’est un clic-transfiguration. Pour qu’à mon tour, une hypothétique journée, un printemps, je sache lever les yeux avec tellement d’amour que, partout, je ne saurais plus voir que « Jésus seul ».

 

vendredi, mars 11 2011

Marcher dans la lumière de Sa Joie


 

           « Ecoutez-les : tous, tant qu’ils sont, ils disent à l’envi que les temps sont mauvais, et qu’ils sont fatigués, et qu’ils sont occupés, et qu’ils n’ont le temps de rien, et qu’ils n’ont le cœur à rien. Et ce disant, ils sont eux-mêmes ennuyeux à souhait, et ils décuplent l’ennui du monde, si tant est qu’il soit réel. Car les temps ne sont laids qu’à cause qu’ils les ont enlaidis eux-mêmes, et ils ne sont dans l’ennui, en toutes sortes d’ennuis factices et chimériques qu’à cause des complications, et des contradictions, et de l’inconstance de leur propre cœur qui les y a jetés et qui a construit tous ces inconvénients de toute pièce.

 

Mais toi, par principe, par bienséance, et quoi qu’il en soit par ailleurs, dis à plaisir que le monde est beau, et que tu n’éprouves aucune fatigue, et que tu as tout le temps devant toi, et que tu as le cœur à l’ouvrage. Ce disant, ce faisant, tu sortiras moins de l’ordinaire que tu ne les aideras à en sortir eux-mêmes. Dis à plaisir qu’il fait beau, non par esprit de contrariété ni sur le fonds de ton propre plaisir (sans doute en éprouves-tu et en recherches-tu moins qu’eux), mais pour œuvrer, si modestement que ce soit, à la construction de la joie d’être au monde. »

 

Fr. François Cassingena-Trévedy, Etincelles III, p. 249-250

 

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