Zabou the terrible

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Mot-clé - Coups de gueule

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vendredi, janvier 14 2011

Ce n'est pas péché que le porter

Même à côté d'une pomme ! 

Et vous, avez-vous le vôtre ? 

Sinon, c'est par ici !!! 

jeudi, décembre 23 2010

Aussi proche qu'est l'Occident de l'Orient ?

Ce sont les vacances alors je "m'informe" plus que d'habitude et il m'arrive même d'allumer la télé pour regarder le fameux "J.T." (fait rare !). Et alors ? Alors l'on parle de la neige qui nous bloque, de la neige qui gêne les départs en vacances... C'est le rôle des actualités de nous dire cela mais j'ai un peu le coeur triste : qu'en est-il de nos frères chrétiens d'Orient et de leurs conditions dramatiques de vie à quelques jours de cette immense fête qu'est Noël pour nous chrétiens ? 

Je ne peux pas dire grand chose car je ne saurais que trop mal le faire mais une certitude m'habite : IL NE FAUT PAS LES OUBLIER ! A nous qui avons la chance de célébrer Noël dans de bonnes conditions (malgré la neige), pourrions-nous oublier ceux qui risquent leur vie pour fêter, simplement, un Dieu si pauvre mais si aimant qu'il se fait Enfant ? 

Je vous indique ici un lien vers un blogue consacré à cette question des Eglises d'Orient, proposant une bonne revue de presse pour suivre leur actualité : blogue églises d'Orient. L'AED (Aide à l'Eglise en détresse) vous propose quant à elle plusieurs manières de les soutenir (cliquez sur leur logo ) : 

Enfin mon évêque, Mgr Gérard Daucourt, propose une initiative toute simple dans son message de Noël, initiative que je retranscris ici tant elle demande peu de moyens, si ce n'est un petit signe et un peu de notre coeur dans la prière :

 

En ce qui concerne les chrétiens d'Irak et du Moyen-Orient, je propose que nous leur manifestions publiquement notre soutien par un petit signe permanent. Il s'agit d'un autocollant à apposer sur les voitures ou en d'autres endroits. Il portera l'inscription : LIBERTÉ ET JUSTICE POUR LES CHRETIENS DU MOYEN-ORIENT ! JE LES SOUTIENS. Cet autocollant est disponible dans les paroisses et à l'évêché.

 

Au Moyen-Orient, les chrétiens ont peu de possibilité d'avoir des signes chrétiens visibles (à part leurs églises). Beaucoup cependant suspendent une petite croix (comme celle d'un chapelet) au rétroviseur de leur voiture. Je propose aussi que nous fassions de même par solidarité et pour nous rappeler de prier pour eux et pour les chrétiens persécutés.

 

 

+ Gérard Daucourt

    Evêque de Nanterre

vendredi, avril 23 2010

Responsable

Etre responsable de groupe. D’aucuns voient ça comme un titre honorifique ; les mieux informés savent en quoi cela consiste réellement : un service, comme un autre… plutôt même un peu plus lourd.  

 

Comme responsable, j’apprends vite les petites et grandes histoires des uns et des autres, ignorées le plus souvent de la foule. Il me faut garder la discrétion, et tenter d’agir en conséquence, sous la forme la plus adéquate, la plus juste.

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vendredi, avril 16 2010

Bien s'aimer


            Ce soir, je ne sais trop pourquoi, j’ai eu envie d’ouvrir un vieux bouquin ; un vieux livre qui ne se trouve jamais bien loin de ma table de nuit parce qu’il accompagna un moment de ma vie, et d’y relire ce que le p. Varillon racontait sur l’Église. Envie incongrue s’il en est, non ?

 

L’Église n’est pas une institution qui va régir de l’extérieur la vie des chrétiens, comme une organisation qui a ses règles, ses lois, son programme auxquels il s’agirait de souscrire avant d’entrer. L’Église est ce qui nous transmet la vie divine, ce qui nous la communique aussi bien que ce qui la règle. Notre vie a besoin d’être à la fois animée, dynamisée et réglée. S’il n’y a pas de règles, le dynamisme pur risque de conduire aux pires aberrations. À l’inverse, là où il n’y a que règles, lois, disciplines, sans aucune vie, aucun élan, c’est du pur juridisme qui ne répond à aucun de nos besoins profonds. L’essentiel, c’est la vie, c’est la source. Or la source est le Christ. […]

 

            L’amour seul unit et unifie. Il faut toujours commencer par la justice, car l’amour est chimérique s’il ne s’épanouit pas sur le fondement de la justice. Mais la justice peut maintenir séparés ; il y aura respect mutuel mais il n’y aura pas communication ou communion réciproque. Il n’y a pas de communauté authentique si le ciment n’en est pas l’amour.

 

François Varillon, s.j. Joie de croire, joie de vivre

 

jeudi, avril 1 2010

Ne pas se taire

 

C’était il y a désormais quelques semaines.

 

Je me souviens être entrée dans son bureau pour un amical salut, de passage dans le coin, et ce que je vis me troubla : il fulminait. Oh, pas qu’un peu mais l’on aurait presque cru la caricature des cartoons, vous savez tout rouge avec la fumée qui sort par-dessus la tête.

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dimanche, janvier 3 2010

Tibère-ville




L’Epiphanie, c’est le surgissement d’une présence dans nos vies, c’est une manifestation soudaine qui vient illuminer notre existence. J’aime cette fête qui me dit à moi, jeune chercheuse, que je me dois d’être toujours disponible, tendue vers les signes, petits et grands, qui viennent manifester au creux de ma vie une présence divine.

 

C’est aussi ce jour que se développe cette année une polémique dans l’un de mes diocèses de villégiature, un petit diocèse sympathique de l’ouest. Une histoire somme toute assez banale, assez humaine, de bras de fer entre un curé et son évêque. Le problème est que le tout-internet-catholique s’en empare, pour l’ériger en fer de lance d’une n-ième bataille entre tradis et progressistes, entre esprit de conquête et de reconquête de part et d’autre. Les uns râlent sans fin contre leur évêque, les autres veulent mettre à pied un curé désobéissant : cool.


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jeudi, novembre 19 2009

C'est reparti obstinément pour un tour de ronde !

Hier soir, grâce au lien Facebook d’un ami, je tombe là-dessus :

http://www.fabula.org/actualites/article34288.php Très très intéressant (vous allez me dire en même temps, c’est normal, c’est sur Fabula : c’est vrai).

 

Je n’ai pas envie de faire de la politique à deux sous mais je sens qu’on va encore faire passer dans les médias cette histoire comme une sale révolte de gauchos, de profs et d’étudiants feignasses qui n’ont pas envie de travailler et qui feraient mieux de travailler plutôt que de réfléchir. Parce que c’est là que le bât blesse : réfléchir, un truc qui n’est pas toujours très in.

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lundi, novembre 16 2009

Dernier soir sur terre

             Un autre dimanche soir. Il est tard. Les honnêtes gens dorment paisiblement, tandis que certains veillent, achevant leur tâche dans le silence apaisant de la fin de soirée. Tout à coup, au loin, les sirènes. Une, puis deux, puis trois, faisant sonner vers le ciel leurs lugubres élancements. Au loin… puis plus si loin… là ? Au coin de ma rue ?  

 

Elles passent devant chez moi, dans cette petite rue si tranquille, et s’arrêtent à l’autre bout. Elles résonnent, véhicules à l’arrêt, encore plus sinistrement. Soudain, un hurlement déchire l’atmosphère, empli d’un désespoir que je perçois à cette distance. Puis, plus rien. Plus rien, si ce ne sont elles, encore, toujours. Enfin le silence, avant que les moteurs ne fassent vrombir l’atmosphère à nouveau. Le bruit s’éloigne, plus rien.

 

            Le lendemain, j’apprendrai qu’un homme, un voisin, s’est donné la mort à quelques pas de chez moi, devant sa femme. Il venait de perdre son emploi et n’a pas supporté cela : personne dans notre rue, si petite, où tout le monde se connaît, ne le savait.

 

            Une rue tranquille, ordinaire… Et une histoire si… classique, ordinaire ? Je n’ai pas à dire grand-chose, je ne sais même pas s’il faut en parler car comment en parler avec justesse ? Mais un homme s’est donné la mort et j’en suis profondément troublée. Est-ce si ordinaire ? Choisir la mort, pour arrêter le désespoir de nos misères humaines, choisir la mort, pour arrêter le tourbillon de nos vies étriquées qui nous emporte parfois si loin de ce qui nous est essentiel, choisir de quitter la vie, cette vie que j’aime… Puis-je m’y habituer ?

 

            Un suicide sonne un constat d’échec d’une vie et même de la vie tout court : il coupe de leur source plusieurs existences, souffrantes. Et, souvent, personne n’y peut rien : terrible impuissance, terrible colère.

 

Impuissante, moi aussi, je n’y vois qu’une piqûre de rappel pour toujours témoigner de cette folle espérance qui est en moi, au quotidien, même dans les rues les plus tranquilles. Témoin, au plus proche de chez moi car personne ne sait ce qui s’y trame vraiment. Ouverture de mes yeux, dans la confiance, ouverture de mon cœur au maximum… Tenter d’ajouter, par ma vie, une goutte de cette paix qui manque tant, même – et peut-être surtout – dans ces coins des Hauts-de-Seine que l’on croit sans problèmes, si "tranquilles".

 

dimanche, octobre 25 2009

Peaux d’vaches ?

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« L’Église, elle est vachement riche ! »

 

Grief souvent, si souvent, entendu d’une Église qui ne vivrait pas ce qu’elle proclame. Qui annoncerait un Messie de pauvreté là où elle ne ferait que prospérer sur le dos de fidèles vaches-à-lait. « Meuh » disent les chœurs de l’extérieur, beuglant en chœur, proches d’une ruade si inutile pour ébranler plus une vieille dame déjà bien remuée.

 

Meuh donc ? Meuh non surtout.

Je le savais mais, ces deux derniers jours, j’ai pu le voir, j’ai pu le vivre et il me faut donc l’écrire.

 

Passant 2 jours à la maison de la CEF (i.e. la grande organisation qui gère toute l’Église de France dans à peu près tous les domaines), bel immeuble, pratique, mais pas extravaguant non plus, j’ai réunionné avec  quelques autres ruminants aussi calmes que moi. Notre rumination à nous est faite à base de Parole de Dieu : c’est de suite plus calme[1] dans la panse (parfois moins doux que de s’énerver pour rien, il est vrai).

 

Bref. On préparait quelque chose pour des p’tits jeunes : un rasso national à Paris pour plusieurs centaines de robes blanches venues de toute la France, dont vous entendrez certainement parler sur ce blogue de temps à autre. C’est plein de travail mais c’est super, non ? Eh bien, pour une manifestation comme celle-ci, qui sera si importante, au sein de l’Église même et concernant des jeunes à son service, il n’y a possibilité d’aucune aide financière au niveau national.

 

Aucune, vous avez bien lu. Et notre budget doit être équilibré. Deux heures passées à retourner le problème dans tous les sens pourtant, sans faire tomber le moindre centime de la besace. Rien. Aucune aide financière, aucune aide matérielle ou humaine supplémentaire…. Rien. Et l’on me parle après de la richesse de l’Église avec ironie ?

 

Assez désespérant, je dois dire.

 

Cependant, en levant les yeux, j’ai vu ces dix regards… J’ai vu ces dix paires de bras aux manches qui ne demandent qu’à être retroussées… J’ai vu ces dix personnes motivées pour organiser.

 

Et J’ai compris à cet instant qu’elle était là, la richesse de l’Église.

Et pas planquée en plus, cette vache de richesse, même s’il reste une vague histoire d’étable là-dedans… !  

 



[1] ‘tention, j’ai pas dit que la Parole de Dieu, c’était d’la bonne ! Quoique…

vendredi, octobre 16 2009

Le Sel de la Parole



Il a une voix qui résonne, une parole salée, érodée et vivifiée tout à la fois par les multiples années auprès de ce peuple auquel il s’est senti envoyé : ceux de la rue, les petits, les loubards.


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vendredi, septembre 25 2009

Qui jettera la pierre ?

croix soleil levant

                J’en ai marre de ces pseudo-débats sur le rôle de la femme… surtout en liturgie. Où les tensions théoriques sont plus présentes que l’expérience, que le vécu. Alors, puisque quelqu’un en plaisantant sur le questionnant billet « où sont les femmes ? » des sacristains en faisait la remarque : « pourquoi pas un prochain billet sur la liturgie écrit par une femme ? », je le fais, de façon un peu lointaine, et chez moi encore.  Parce que c’est brûlant comme le montrent les commentaires du pourtant beau billet du P. Emmanuel Pic, je parle, et pas dans une optique de combat mais dans celle d’un témoignage : celui d’une « fille servante d’autel ».


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lundi, septembre 21 2009

Brève brève


Et voilà, la loose dans un cyber du quartier. Ploum, ploum.

J'ai bataillé une matinée contre les bureaux fermés, contre ceux qui fermeront-dans-10-minutes-alors-non-on-peut-pas-vous-accueillir, contre ceux qui ouvriront-demain-peut-être, contre les portes-de-bureaux-réelles-ou-humaines à qui j'ai osé sourire : ouh, malédiction, que n'as-tu osé faire là, jeune Zabou ! Une réussite pour plusieurs échecs : j'attends le round de l'après-midi désormais qui devrait être musclé, avant celui de demain matin pour lequel il me faudra être en forme. Être sorbonnard, c'est boxer tout son mois de septembre.

Bon, pour être honnête... j'ai causé de Compostelle avec une prof rencontrée, j'ai rigolé (un peu jaune) avec des petits camarades croisés. Et là, j'attends avec mon café, tranquille, la vue sur le Panthéon.

En fait, y a pire quand même !

samedi, juin 6 2009

Lalala !!!

 
J'ai conclu !!!!!
Sourire
 

jeudi, mai 28 2009

Quand on voit c'qu'on voit

 
Sur les murs de la Sorbonne
 
Sur les murs de la Sorbonne, mai 2009.
 

samedi, mai 16 2009

Réflexions d'une "échevelée"

 

                Nietzsche : ce n’est pas sans dessein intérieur que j’ai posté cette dernière citation. C’est qu’elle a fait « pouic-pouic » (copyright certains membres de la B-loge !) en moi quand nous en avons discuté en cours hier. Ce n’est pas que je me sente vraiment à rebours de la société, quelconque « intello maudite », loin de là, c’est qu’il est difficile, parfois, souvent, de se faire entendre quand on est une petite masterante obscure rédigeant son mémoire. D’expliquer ce qui est important pour moi dans une matière aussi inutile-inactuelle-futile-passionnante <rayez les mentions inutiles> que la littérature française.

 

                Parce que j’en ai plus qu’assez que tout soit vu au prisme du profit immédiat, qu’il soit celui du diplôme à obtenir, ou celui plus subtil encore –et peut-être de ce fait plus perfide- du mémoire en lui-même. « Tu en es à autant de pages ? Sur 60 ? Oh, bientôt fini alors ! ». Au-delà de la simple précision que c’est « environ 60 » mais non 60, je ne puis plus supporter sans rien dire ces remarques, alors, voilà, je l’affirme : le nombre de pages, je m’en fous. Oui, je m’en fous. Et ne prenez pas ces airs de vierge effarouchée quand je vous le dis !

 

Oui, je serais heureuse (et un peu fière, oui, je l’admets aussi, même si ce n’est qu’un petit travail de rien du tout par rapport à ceux de nos maîtres) si ce mémoire me rapporte une note convenable et une moyenne en conséquence, je serais hypocrite de le nier, mais ce n’est absolument pas ce qui m’importe le plus. Du moment que je satisfais aux simples conditions pour continuer ma route à l’échelon supérieur, cela me suffit. Ce qui m’importe vraiment, c’est de faire un vrai mémoire, un petit travail de recherche à ma mesure, mon tout premier, et non une pseudo moitié de mémoire inintéressante et abêtissante, arrêtée dans son développement et sa réflexion parce que j’aurais enfin accompli le minimum syndical.

 

                Un mémoire, en tout cas pour ma part, on y met de soi. D’ailleurs, en général, tout naît d’une question que l’on se pose face à un texte aimé. Comment supporter alors d’interrompre une réflexion parce que, hop fini, on balance tout ? Comment supporter de rendre quelque chose qui serait médiocre à nos yeux même ? Sans aucun sens du fini, de la réflexion, de relecture et de re-travail ? C’est une question d’honnêteté intellectuelle, avec soi-même d’abord, avant même de penser à celui qui subira la lecture de nos éventuels ubuesques délires. Il ne s’agit alors pas d’aller vite, de laisser courir les lettres à tout va le long des pages pour les remplir. Il s’agit d’aimer, passionnément.

 

Il s’agit d’arriver à la « philologie » que je considère dans son acception étymologique si noble et de la contempler d’une aussi belle façon que Nietzsche. De prendre le temps, simplement et consciencieusement, d’apprendre à lire et à « bien lire » dans ces terrains si mouvants de la connaissance : « lentement, avec profondeur, égards et précautions ». Pour, un jour, « bien » écrire ?

 

 

mercredi, mars 11 2009

Bonne Nuit Froide BNF

J’écris ce billet emprisonnée et cherchant l’issue, dans la Grande BNF. Rez-de-jardin, le coin des chercheurs de 21 à 101 ans pour ceux qui ne connaissent pas. De grandes salles et un « club des Lettres » où le seul plaisir du lieu fait doubler le tarif du cappuccino.

Ca se présente comment ?

Oh, des tables à perte de vue, des rangées de livre, des livres sur les tables, et à chaque place, un chercheur : la foule étant innombrable, les sexes et les âges sont variés. Pourtant dans ce microcosme où l’engeance humaine dite intellectuelle grouille, l’on sent une solitude infinie sous ces voûtes de béton armé, à l’ombre de la verrière aux oiseaux dessinés, censés faire rêver et élever les cœurs dans cette cathédrale sans âme !

La recherche est aride, solitaire, prise de tête mais passion : on le sait, c’est un fait. Mais pourquoi ces mines défaites ? Pourquoi ces têtes de taulards malheureux et désespérés alors que vous avez normalement pleinement choisi de faire ce travail pour lequel vous cherchez sans cesse ?

Journée peu productive ? Soucis indicibles ? Je ne peux le croire pour chacun : la tristesse et non la joie règne céans et l’on pourrait vous croire morts alors que vous travaillez souvent à rendre vivants les mo(r)ts. Quelle responsabilité que la vôtre, la nôtre ! Et vous avez peur des vivants vos voisins ?

Dans ces lieux où être en master 1 est le minimum syndical requis, l’on pourrait croire tout aseptisé pour ces âmes « bien nées » mais non : cela pue la charogne et la Vacuité Infinie tout à la fois. Et tous ces cerveaux sont bien pleins ! Et bien plus que le mien ! Et j’admire ! Mais je doute des cœurs et je retiens le mien qui a sans cesse envie de crier : réveillez-vous ! Réveillez-vous, ô vous qui dormez !

Parfois, allant chercher un livre au comptoir, je rêve de jeter un frisbee au-dessus de toutes ces têtes. Je rêve de gens heureux -ou non, plutôt joyeux car le bonheur plénier n'est point pour ici bas- cherchant, même quand ce n’est pas marrant. Je rêve de personnes osant le farfelu, la légèreté, l’inattendu, dans le quotidien aride de la Recherche.

Je ne fais simplement que rêver à ceux qui seraient sérieux sans se prendre au sérieux.

J’en connais, certains…

Je suis définitivement une candide à mauvais esprit mais je suis sûre d'une chose : « ils » ne m’auront pas.

 

samedi, janvier 24 2009

It's a robots world

 
 

Aujourd’hui, comme hier, j’ai vécu dans un monde de robots, me heurtant à la molle impuissance de l’humain face à la machine : j’ai eu peur. Très peur, même.

Mais où crier ? Partout, il n’y a que disques pour vous répondre !

- Si truc-bidule…. Faites le 1. (je ne sais où appuyer pour dire tout mon désarroi)

- Un conseiller vous répondra prochainement. Le temps d’attente est d’une minute (cela fait 10 minutes que tu me le dis, sais-tu ?)

J’ai vaincu après quatre heures de rude combat sur la chose et grâce à une défaillance temporaire de la machine mais je ne peux m’empêcher de m’interroger sur ce qui adviendra une prochaine fois.

Comment réserver des places pour un groupe dans un train où il reste des places deviendra prochainement un problème insoluble. Il faudra alors remplacer mes jeunes par des machines ?

Flippant.  

samedi, novembre 15 2008

Sic transit gloria mundi

            Ce soir est le soir du coup de gueule. Oui, c’est ainsi. Pour une expression qui résume beaucoup de choses : masterisation des concours de l’enseignement. Elle ne veut rien dire, est un affreux néologisme, mais se ramifie et se perd en des myriades de conséquences, auxquelles on ne songe même pas encore toutes.

            Je ne saurais en parler avec autant de talent que Marc Hersant, dont je vous invite à lire sur Fabula l’excellent article intitulé :« Le ministère de l’ignorance nationale ». Tout y est dit, ou presque. Et ce presque me tient également à cœur : il s’agit de passion. La littérature, pourquoi faire ? Je repense à l’ouvrage d’Antoine Compagnon -sa leçon inaugurale au collège de France-, je repense à ces quelques mots de Roland Barthes : « La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer. »

Une passion. De celles qui poussent à faire des choses inconvenables, inconvenantes. De celles qui tombent volontiers dans le domaine religieux, quand elles s’accompagnent d’une quête métaphysique vitale. Et là, c’est à Bloy que je pense :

« La désuète et poussiéreuse idée d’une Vocation irrésistible n’est pas accueillie sous la coupole surbaissée de son [leur] crâne où ne peuvent être admises que des pensées rampantes et similitudinaires. »

            J’ai encore un peu de temps avant d’entrer, si Dieu veut, dans la [qui-se-veut] Bien pensante Congrégation des professeurs, alors je profite de ce temps de répit pour critiquer avant que je ne sois pistée et censurée, comme on nous le promet par là et bien que je sois vacataire de cette même fonction publique. Oui, l’an prochain, je ferai, ne vous en déplaise, un master II recherche et, quoique cela soit peu élégant dans la bouche d’une demoiselle, Messieurs du ministère, je vous emmerde.

 

jeudi, janvier 17 2008

Les pieds dans l’plat

On cause beaucoup dans le catho-world de la messe célébrée par le pape en la chapelle Sixtine dimanche dernier, dans un sens pour le moins inhabituel. Ah sujet brûlant ! Je sens vos dents d’aiguiser et se préparer à mordre cette pauvre Zabou –qui, bien que terrible, n’a rien demandé- à la vilipender avec ardeur selon ce qu’elle dira mais… vous pouvez ranger vos armes, tel n’est pas mon propos ici et ceux qui me connaissent savent très bien ce que j’en puis penser.

Ce que je déplore, ce sont des remarques que j’ai pu lire ici ou là où le vocabulaire employé me fait grincer des dents (entre les pieds et les dents, vous remarquerez que c’est mon corps dans son ensemble qui participe à mon indignation) : « Le pape célèbre enfin face à Dieu ! » ou encore « il ne tourne plus le dos à Dieu ! ». Ah bon ? Alors, v’là t’y pas que le pape, quand il célèbre habituellement, il est tout moche pas beau et le méchant tourne le dos à Dieu ! Eh bien… Je croyais, peut-être naïvement, que le Seigneur, il se pointait en catimini, et était là dans le pain et le vin lors de la consécration !

Et alors… c’est toute l’assemblée qui est tournée vers le Seigneur durant la messe –prêtre compris. Pas de « dos à » ! (et encore je me limite à la présence sacramentelle car on pourrait rajouter quelques mots sur la parole de Dieu, sur le prêtre et sur l’assemblée ! Points sur lesquels il y aurait fort à dire !)

Et voilà comment oublier et rabaisser la Foi chrétienne au nom d’une querelle idéologique… L’Essentiel, vous connaissez ?

 

samedi, novembre 3 2007

La phrase du jour (2 nov. 2007)

 
"Alors, Marie-Madeleine, c'est... euh, une femme pécheresse, euh..
Enfin, avec le Da Vinci Code, vous connaissez tout ça maintenant, ahahah"
Mme C. L., prof de TD de littérature
 
Ah-ah-ah... Que vous êtes marrante, ah-ah-ah !
Dîtes-moi, quand est-ce que vous aurez d'autres ambitions culturelles pour vos étudiants ? De vraies ambitions ? Genre La Bible au lieu d'un simple roman pas si bien écrit ? Et après, l'on dit les étudiants peu cultivés... Grenouille
 
Désolée pour ce petit coup de gueule mais quand le système éducatif français poussera-t-il enfin ses étudiants vers le haut ?
 

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