Zabou the terrible

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Tag - Cum Sancto Spiritu !

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samedi, mai 9 2009

Verba : Veni Sancte Spiritus !

 
 

Quelques mots à la plume jetés sur le papier

Rien de bien ambitieux, juste quelques mots priés

Quelques mots d’engagement, quelques mots face au Verbe

Pour celui qui, dans quelques heures, deviendra mon filleul

 

Ecrire bien différemment de ce que je peux faire en ce moment : stylo plume et liberté débridée de celui-ci, pour courir plus loin, ensemble ! L’un à côté du Rhône, l’autre à côté de la Seine, mais qu’importe ?

 

A dimanche, tous !

 
 
Primatiale St Jean de Lyon
 

dimanche, mai 3 2009

+ Dimanche des vocations 2009

 
Un appel à servir ? ;)
 

J’ai souvent entendu qu’il fallait « prier pour » les vocations, que, tous, nous étions concernés par cette prière. Je crois que c’est vrai et même très important.

Mais, à l’occasion, on peut oublier d’être tous concernés par les vocations même et non pas seulement par la « prière pour ».

 

Tous. Quelque soit notre état de vie.

 

Pfiou, regain d’adrénaline soudain, moi, moi, moi ?

Oui, toi, toi, toi.

 

J’aime à penser que le dimanche des vocations est celui de l’ouverture du cœur.

 

Que chacun, au fond de celui-ci, a un appel, un appel à être, un appel à aimer plus fort, plus loin. Et qui redit : « Mon enfant, je veux ton pauvre cœur. […] Aime-moi tel que tu es. N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu n’aimeras jamais ! »

 

Et que ce jour, nous devons particulièrement prendre le temps de l’écouter cet appel, justement, dans toute leur diversité, le temps d’enlever les grésillements causés par la vie bruyante par une écoute vraie : pas une prière miraculeuse, mais une prière qui engage notre être.

 

Les vocations, pas à distance, mais en nous, pour nous, chacun étant appelé.

Et appelé à répondre dans cette fameuse Confiance !

Pour grandir, dans cette belle folie de l’Amour.  

 

mercredi, avril 29 2009

Y a de ces jours quand même !

 
 NoteAlléluia, alléluia Note
 
Heureux qui entend la voix du Seigneur, et lui ouvre sa porte :
il a trouvé son bonheur et sa joie.
 
 NoteAlléluia. Note
 
Parce qu'aujourd'hui fut une action de grâce ! Sourire
 

vendredi, avril 3 2009

Vraiment

 
"Vraiment, il est juste et bon de Te rendre gloire, de T’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu"
 
 
Oui, vraiment.
 
 

vendredi, février 27 2009

En partance...

 
Il est tard et le réveil sonne dans quelques heures.
 
Passer de quelques jours de calme dans la silencieuse beauté chantante d'une abbaye à l'agitation d'une veille de sortie puis à l'encadrement de mes petits monstres préférés : la transition est rude et pourtant, au plus profond, se trouve un lien. Un lien intense et vivant.
 
Avance au large... le thème de notre pèlerinage, comme un fait exprès ?
 
Seul, au plus profond, Dieu, toujours, qui nous fait nous mettre en marche. Quoi de mieux en ce temps de Carême ?
 
C'est parti pour un beau week-end à marcher ensemble, parfois à contre-courant mais qu'importe du moment que le chemin est en avant ? Certains de cette belle route sur laquelle nous "ne craignons aucun mal" car Il est avec nous. Et c'est par Lui, avec Lui et en Lui que nous tâcherons de vivre ces prochains jours.
 
A dimanche.
 
 

jeudi, février 26 2009

Mets mon coeur au large

  
 
"C'est la présence de Dieu qui crée le large, et dans le large, c'est-à-dire dans nos coeurs, est déversé l'amour par l'Esprit Saint qui habite en nous"
 
Saint Augustin
 

mercredi, décembre 10 2008

Encore, encore, toujours

 
 

La fin de semestre arrive. Le ciel est gris. Il fait froid, très froid. Aujourd’hui, il a même neigé. Mon cerveau lui aussi est embrumé, accaparé par les travaux dans divers domaines, par des préparations multiples aussi dans l’extra-universitaire.

 

Oui, je cours, je suis un peu partout, un peu nulle part et surtout fatiguée, je l’admets : les vacances feront du bien.

 

Et là, au cœur du froid, des discussions sans fin, de méditations complexes sur le sexe des anges ou sujets approchants, une demande de là où je ne l’attendais pas. Mail inattendu pour une demande complètement inattendue. Touchée.

 

Se laisser surprendre, encore et toujours. C’qu’on appelle l’inattendu de Dieu, c’est ça ?

 

Alors Antoine, puisque tu me le demandes, c’est d’accord. 

Je serai à tes côtés non comme proche mais bien comme marraine en mai prochain à Lyon. Pour un bout d’chemin ensemble.

 

dimanche, novembre 30 2008

Le gentilhomme de Dieu

 

                Samedi, 13h. Je venais de manger un morceau, vite fait, le cerveau encore embrumé par cette belle matinée de séminaire XIXémiste où je m’étais encore une fois sentie si ignorante. J’étais seule, perdue dans la foule nombreuse qui se pressait déjà pour les achats de Noël. Songeuse, rêveuse, admiratrice des nuages et de la Seine, je me promenais nez au vent.

 

                Les églises parisiennes se prêtent volontiers au flâneur qui aime venir y re-poser son attention sur plus grand que lui. Alors, parcourant la nef d’un pas décidé, admirant au passage le jeu de lumières des vitraux, je me posai dans une petite chapelle que j’aime bien, sac plein de bouquins et de notes éparses à mes pieds, le regard se fermant alors pour s’ouvrir autrement. Pourquoi, comment, paroles ? Qu’importe, c’est une histoire de cœur à cœur et de logoi à Logos.

 

Alors que je m’acheminais vers la sortie tranquillement, on m’appela. Je me retournai et vis un homme, sale et pouilleux, visiblement très malheureux. Je vins m’asseoir près de lui. Premières paroles rudes, frustres, basses, où le désir d’une chair féminine, qui lui manquait, avait sa place… que je remis à la place qui devait être la sienne, calmement mais fermement. Alors, il se mit à parler, d’une voix d’abord geignarde, hachée, accusant le monde de ses maux, en quelques mots. La malchance, la fatalité, un complot ? La voix devenait de plus en plus assurée, cherchant simplement à dire son désespoir, à l’exprimer dans une parole qu’on lui refusait généralement. Je ne faisais qu’être là et écouter, témoin de ce petit logos qui grandissait, se dilatait et éclatait maintenant en des phrases qui ne s’arrêtaient plus. Touchée, profondément remuée, je lui parlai peu : c’était l’écoute qu’il attendait. Pas un jugement, pas un conseil.

 

                Je lui abandonnai ma main quand nous nous quittâmes. Il y déposa, à ma grande surprise, un baisemain digne du plus parfait gentleman.

 

               Comme si accéder à la Parole permettait de faire grandir son Humanité.

 

dimanche, novembre 9 2008

Sillons

 
 

Parler. De la jeunesse chrétienne d’aujourd’hui. En parler ?

 

Jeune catholique je suis. Engagée POUR et surtout AVEC d’autres jeunes chrétiens.

Indigence de ma voix, humble parmi les humbles. Ne parler que du vécu, tenter de le faire vivre et vibrer par le biais de mes cordes vocales. De l’éclairer aussi. Oublier les théories grandiloquentes. Juste la Vie.

 

En face de moi, des yeux qui ont beaucoup vu. Des visages dont les rides constituent autant de marques. Des croyants, eux aussi. Ayant souvent connu la difficile épreuve de voir leurs enfants s’éloigner de la Foi qui les animait. Porteurs d’une douloureuse question, pudiquement cachée : Pourquoi ?

 

Je n’ai pas de réponse toute faite à leur apporter.

Je n’ai que ma jeunesse croyante.

Je n’ai que ma voix, que ma vie, pour leur partager l’immense espérance qui m’entoure et me dépasse.

 

Et puis…

Leur dire que nous ne sommes qu’une Eglise.

Qu’ils y ont toute leur place. Qu’ils ont tant à nous y apporter.

Parce qu’être ouvrier de l’Evangile est travail de toute une vie, sans chômage ni retraite… même s’il faut accepter de  ne pas connaître le résultat de la moisson.

Parce que leurs rides tracent des sillons d’espérance dans lesquels peuvent se construire la fidélité des plus jeunes.

 

Merci, mes aînés, pour vos questions.

Merci pour vos visages, pour vos regards, pour vos sourires, que j’ai regardés plus souvent que mon papier. Avec tant de joie.

 

vendredi, octobre 10 2008

Touchée !

 

 

Ecouter. Parler. Se confier des choses oubliées. Ramener à l’esprit un sourire, un mot, une image du passé.

 

Se regarder.

 

Aborder le présent, aborder les espaces d’avenir.

Se taire, aussi.

 

Une visite du cœur après tant de tribulations de part et d’autre, amicale et, oui disons-le, filiale.

Dis, marraine, on se revoit quand ?

 

vendredi, août 1 2008

Ouvrir des chemins d'espérance

 
église du monastère N-D de l'Atlas
 
"Entre l'avoir et le pouvoir, la foi nous dit, ici et là, qu'il y a place pour un "tiers-monde" inédit, celui de l'ESPERANCE"
 
P. Christian de Chergé
 
 
(Photos : monastère N-D de l'Atlas, Midelt, seul monastère au Maghreb, qui a recueilli les 2 survivants de Tibhirine, dont l'un est décédé la semaine dernière, RIP. De ces hommes qui ont tenu à vivre jusqu'au bout leur vie de présence chrétienne en terre d'Islam reste en vie le fr. Jean-Pierre)
 
 
Respect et hommage.
Joie d'avoir partagé avec eux ma première messe vécue en terre d'Afrique musulmane.
 
 
Parce que l'Espérance est toujours possible,
Parce que "le respect est un regard vers le paysage de l'autre" (Ch. de Chergé)
Parce que chaque jour est chemin possible de lumière avec nos frères musulmans,
Tous en route vers le Dieu unique,
malgré les embûches, nos divergences -qu'il ne faut pas nier- et la violence toujours possible.   
 
 
"Aller vers l'autre et aller vers Dieu, c'est tout un et je ne peux m'en passer. Il y faut la même gratuité. [...] Nous souhaitons ici laisser à Dieu la possibilité de créer entre nous quelque chose de nouveau. Or cela ne peut se faire que dans la prière."
 
Christian de Chergé
 
 
Quelques mots lus et ici partagés qui ont ouvert mon chemin de vie à Midelt...
 
 

dimanche, mai 11 2008

Flap flap flap

 
           Au loin, le doux bruit du vol d'une colombe. Et puis, plus trop loin. Proche, très proche, tout proche même. Si proche que cela commence à brûler, intensément. Tandis que de pauvres petites voix humaines, si faibles et pourtant si touchantes lancent cette mélodie vers le ciel :
 
Veni Sancte Spiritus

Vitrail de st Pierre de Rome

Viens, Esprit-Saint, en nos coeurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos coeurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu'à l'intime
le coeur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Amen.

Là haut !

 
            Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous !
De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
 
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. »
 

Bonne et sainte fête de la Pentecôte à tous !

Sourire

 

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