Après une semaine de présentation éprouvante, il faut bien
en revenir aux fondamentaux. Dont acte.
« Dans une boulangerie.
- Bonjour, je souhaiterais 2
sandwichs jambon-beurre dont un sans beurre.
- Bien sûr, mais lequel ? »
Ce moment de légèreté hilarant (au moins !)
vous était offert par un bonbon qui colle aux dents et que la fille de
dentistes que je suis ne devrait pas consommer.
Puisque je souhaite tester la fonction des billets programmés, Puisque Anne-Priscille révise son code de la route, Puisque je me demande ce que vous en pensez :
Jeudi prochain, je passe un examen qui montrera, peut-être, mon niveau d'allemand. Mais ce n'est pas tout !
Voilà en effet tout ce que je pourrai faire APRES une éventuelle réussite selon la brochure.
Après avoir réussi cet examen, vous pouvez par exemple
être en mesure de comprendre les informations essentielles des conversations, des annonces publiques et des messages radio, même dans les détails,
comprendre précisément les principales informations des articles de journaux, des statistiques et des descriptions se rapportant à la vie quotidienne,
rédiger des messages cohérents, privés ou informels, comme des lettres ou des e-mails,
participer à une simple conversation sur un sujet qui vous intéresse personnellement, donner votre avis en quelques mots et réagir de manière appropriée à l’opinion de votre interlocuteur,
faire le récit d’une situation de la vie quotidienne, soumettre une proposition ou convenir de quelque chose.
Ah ben quelle chance ! Je me demandais bien ce que j'allais pouvoir faire après...
Puisque j'ai trouvé un cybercafé avant de me rendre à une prière de Taizé, j'en profite pour partager une page culturelle. En effet, ici, j'ai pu découvrir que ma chère collèguen'avait rien inventé en gravant pour la postérité de médiévales histoires sur les tables d'une certaine université. (Voui, je cafte). A Heidelberg se trouve une curiosité locale très importante : une prison pour étudiants !
L'entrée.
Pourquoi donc ? Car les étudiants d'ici avaient trouvé moyen d'avoir leur propre juridiction ! Et il fut de bon ton durant tout le XIXème siècle - et ce jusqu'en 1914, date de fermeture de la prison - d'avoir fait un tour par le cachot pendant ses études. On pouvait y jouer aux cartes, y manger... et y boire, assister aux cours en passant par une porte menant à l'université et, surtout, décorer tous les murs !!!
Comment s'y rendre ? Il suffisait d'un peu d'imagination : tapage nocturne, jouer avec le képi d'un policier ou, le grand jeu de l'époque, libérer porcs et porcinets dans les rues de la ville ! Que d'amusement ! Sur les murs, on peut lire des détournements de poèmes, de chansons, des signatures, des dessins ou encore des indications très importantes.
Quel luxe en ces lieux !!!
Tout cela parce que les étudiants furent toujours des anges ! Non ?
En bibliothèque, à trop regarder ma voisin d'en face terriblement, affreusement, sérieuse, je commençais à désespérer sec sur le doc de ma future soutenance qui s'obstinait à vouloir demeurer trop blanc. Et puis, tout à coup, venue de Pluton, je crus entendre une voix et voir la GP elle-même en train de passer ma soutenance. Prenant mon clavier pour ne rien perdre de l'oracle ainsi révélé, je notais ses précieuses paroles, si riches de sens.
Soutenance
Om !
Mouvement 1 : Raisons qui ont conduit au mémoire (légitimité) :
Ce matin, le soleil du jour, l'air particulier de la matinée, le café pré-tutorat... bref, la surprise du quotidien me conduisit à parler "catho" avec un jeune Mauritanien musulman à qui je devais faire cours. <Hé nan, j'ai pas fait exprès hein !> Le sieur ne comprenant rien à son cours sur "l'Europe baroque" par manque de culture religieuse, il me demanda de lui expliquer les 7 sacrements et d'autres petites choses sur l'Eglise...
Donc un peu de "culture religieuse" pour le jeune homme, hop ! Où j'appris que "le parrain, le marin, vous disiez.. que c'étaient ceux qui permettaient de guider le croyant" ?
-Ben ouais, dans l'fond, les deux, ça dépend seulement des circonstances.
Mais, que diable, nous étions là pour l'expression française ! Aussi, je lui proposai de regarder ses notes de ce cours-là pour reprendre le vocabulaire avec lui. Et là, j'eus une immense révélation :
Jésus est venu pour la Rédemption des pêchers !
Oui, felix culpa...
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, ça me donne la pêche de tels fruits !
Tarzan : une lecture métaphorique de la relation étudiant – directeur de mémoire en master 1 de Lettres Modernes
Voir ici l'article de Melle Maggy J., dite ESU dont il sera question dans ce compte rendu.
Mademoiselle ESU nous offre là un bel ouvrage, dénotant sans nul doute un intérêt brûlant dans l'affaire (on rappellera qu'elle-même effectue actuellement un travail de recherche en master 1 de littérature comparée sous la direction de, de... euh, son nom m'échappe). La démarche est claire, on suit bien sa pensée même si quelques détails nous échappent parfois à cause du mode souvent allusif de l'auteur : nous comprenons qu'elle ne souhaite attirer sur son dos les foudres Mâgistrâles mais il faut être conséquent avec le sérieux d'une étude universitaire, vouée certainement au plus grand avenir.
Son choix est d'aller à contre-courant des Normes Lettreuses avec une étude proposant une structure binaire (bouh !), choix surprenant mais porté par une allégresse formidable de la plume et l'on adhère, quand même. (Bon, je dis ça pour pas qu'elle m'agresse en fait).
Argumenté, son propos est éclairant mais nous ne pouvons nier le caractère de parti-pris et d'absence de sources précises pour certains de vos propos : que vous apprend donc votre directeur, mademoiselle ? Où sont les notes de bas de page ? Et la bibliographie ? Et les petites cap'... Et les petites majuscules ? Concernant le parti-pris, pourquoi ces deux cas visiblement choisis aux antipodes ?
Pourtant, il suffit d'écouter... et l'on se sent entraîné dans la folle ronde propre aux masterants : folie, désespoir, folie, enthousiasme, folie, rage, folie. C'est tragique mais tellement sublime !
Je dois arrêter là ce maigre compte rendu car "La préparation du mémoire représente la partie essentielle du travail dans l’année de master ; c’est aussi la spécificité de l’initiation à la recherche." (Maison des Fous) et autre chose mobilise donc mon esprit de jeune masterante sinon vais me faire tancer par mon directeur.
Mais, surtout, souvenez-vous de TOUT lire métaphoriquement.