Zabou the terrible

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Mot-clé - Douceur

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samedi, avril 18 2015

Hyacinthe et Rose

Les données initiales sont simples : elle est dévote, il est coco et athée. Une passion commune, unique : les fleurs. Elle et il ? Les grands-parents de François Morel, qu'il "raconte". 

Un livre sur le pouvoir des fleurs (jaaaaaasmin, lilaaaaaa), façon baba cool ? Que nenni ! Des clefs des champs se trouvent comme semées chez les personnages qui traversent le livre : 

Il y a le curé, leur curé, qui parle des fleurs avec cette abondance qu'on adopte parfois maladroitement quand on aborde un sujet qui nous tient tellement à coeur qu'il nous étreint et qu'on préfère cacher notre émoi, en le noyant sous les informations ou sous une réaction trop brusque ; 

Il y a le jeune narrateur recevant une leçon de vie, de langage amoureux par les fleurs qu'il lui est impossible de retenir... Parce que, sans le coeur, rien n'est juste. 

Les fleurs dégagent leur fragrance au fil des pages et parlent de l'amour qu'il n'est jamais possible de dire pleinement, quel que soit celui qui (é)meut notre vie. 

Un livre plein de tendresse... Merci pour cette douce promenade champêtre à saveur cachée d'Essentiel, David

 

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mardi, mars 24 2015

Le Carême, c'est comme (2015#2)

 

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Le Carême, c'est comme apprendre à mieux distinguer le ciel, à travers tous les contrastes de nos existences. 

 

dimanche, mars 8 2015

Je(u) de regard sous Son regard

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L'onction de Béthanie / Le lavement des pieds  (Rupnik)

 

Regard baissé de celui qui a honte,

Regard dans le vague de l’élève qui rêvasse loin du cours,

Regard étincelant de celui qui a la réponse et qui veut la dire,

Regard pétillant de celui qui a une bonne réplique en stock ou un amour au cœur…

 

Tous ces regards divers, ceux que nous croisons ou offrons chaque jour ; 

Jeux de regards qui nous mettent en relation, avec celui qui est connu, comme celui qui est inconnu,

Regard sensible, regard invisible, regard du cœur…

Ou absence de regard : indifférence ou honte ?

 

Regard, premier rapport au monde :

Qu’est-ce que ou qui est-ce que je regarde ?

Comment est-ce que je regarde ?

 

La semaine dernière, ce fabuleux récit de la transfiguration : « ils ne virent plus que Jésus seul » : regard lumineux sur le Christ ;

Et, cette semaine, voir le Christ chasser les marchands du temple : notre regard… attristé, choqué ?

Et si ce n’était encore qu’une invitation à ne voir plus que Jésus seul plutôt que nos petits intérêts personnels ?

Une invitation à Le regarder Lui, avant tout ?

Lui qui pose sans cesse Son regard sur nous ?

 

Regard du Christ, regard d’amour posé sur nous ;

Regard du priant, levé vers le Christ ;

 

Regard du chrétien : dans le regard d’amour du Christ, longuement contemplé et vécu dans la prière,

Puiser un regard vrai, juste, qui ne se détourne pas, qui ne juge pas, qui n’exclut pas ;

Puiser notre regard dans le Sien, pour regarder le monde, tout le monde ; 

Regarder le monde selon Lui, pour le transfigurer.  

 

mercredi, février 18 2015

Comme un trésor inconnu

 

- Bonjour mes sœurs !

Elles sont quatre, chacune portant le poids de l’âge inscrit sur leur visage mais avec de beaux regards clairs, francs et pétillants.

Il faut passer par la buanderie où traîne une table à repasser pour découvrir le trésor pour qui elles ont tout quitté, leur trésor : un petit oratoire soigneusement entretenu, une lampe brillant devant un tabernacle.

Rien d’ostensible, tout d’essentiel.

 

Elles, ce sont les sœurs qui nous ont accueillis pour un soir lors d’une journée de marche impromptue sur la via Francigena entre Clairvaux et Châteauvillain.

Des religieuses ayant un apostolat bien particulier : l’accueil des familles des prisonniers de la centrale d’en face. Car elles ont la particularité d’avoir un curieux voisinage : la magnifique abbaye fondée par saint Bernard, la terrible prison qui y existe depuis plus de deux siècles.

En face, il y a des murs et des hommes ayant commis des actes atroces.

Chez elles, il y a des familles, les familles de ces hommes, rudement touchées… alors qu’on y pense si peu.

 

Elles, ce sont les sœurs qui ont raconté à deux petits pèlerins chrétiens des anecdotes de vie pleines d’humanité.

Elles, ce sont les sœurs qui ont partagé avec simplicité ce qu’elles côtoient, chaque jour : horreur, détresse et espérance.

Elles, ce sont des sœurs qui nous ont touchés par ce que leurs actes et leurs vies disent de la grâce de Dieu :

Rien d’ostensible, tout d’essentiel.

 

C’est en partageant avec elles le repas, le pain et puis la prière, surtout la prière, en frère et sœur du jour, bréviaires en main et croix autour du cou, aux Complies puis aux Laudes, que nous pouvions reconnaître leur trésor, ce – ou plutôt Celui - qui fait la force et l’unité de leur vie.

 

Sur leur tabernacle, il y avait écrit : Ecce agnus Dei.  

Dans leur tabernacle, Lui. 

Comme pour Le reconnaître, en tous ;

Comme pour Le désigner, à tous.

 

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Icône de leur salle à manger

 

samedi, février 14 2015

Les Ignorants, récit d’une initiation croisée

 

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En ce début de vacances, quelques mots sur une autre B.D. lue récemment : Les Ignorants, récit d’une initiation croisée par Étienne Davodeau.

 

Là encore, l’histoire est simple : d’un côté, le monde de l'auteur, celui de la bande dessinée ; de l’autre celui du vin… « artisanal », d’un amoureux de la vigne. Étienne et Richard se rencontrent, rencontrent leurs vies, leurs univers dans une vraie plongée réciproque et croisée : l’histoire est efficace, tout autant que le dessin, très sobre, qui la double.

 

Ce sont deux univers qui m’attirent sans que je m’y connaisse vraiment et, de manière plus générale, j’aime les passionnés, ceux qui sont capables de se donner à fond : c’est le cas de ces deux-là et c’est vraiment appréciable. Le rythme est lent, comme pour nous faire sentir la nécessité des saisons et de leur succession pour les plus belles maturations. On a presque envie de le lire en dégustant un bon vin ! 

 

C’est un bel album, réussi, vraiment, sur une magnifique idée ! Seulement… je reste tout de même un peu sur ma faim – ou peut-être devrais-je dire sur ma soif ? –. Dès le début, on se doute des chemins empruntés par cette « initiation croisée » : pas de chemins de traverse, des parallèles prévisibles et, moi, j’aime qu’on me surprenne… Peut-être Étienne Davodeau pèche-t-il donc par excès dans sa volonté de nous faire comprendre toute la force de sa découverte : quelques petits éléments auraient pu gagner à n’être qu’esquissés… Mais cela reste un ouvrage charpenté et gouleyant !

 

lundi, février 2 2015

Fête de la Présentation de Jésus au Temple

Laudes en solitaire, un café brûlant sur le bureau, en contemplant le jour doucement se lever ; 

Sortie éreintante mais si belle au Louvre avec mes piou-piou de 6èmes si "inhabitués", si émerveillés ; 

Vêpres de la fête, priées dans la simplicité avec un grand ami prêtre ; 

Messe lumineuse, dans tous les sens du terme ; 

Soirée crêpes à dimension inhabituelle avec des amis. 

 

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Est-il besoin d'autre chose pour chanter avec Syméon : 

"Car mes yeux ont vu le Salut

Que tu préparais à la face des peuples ; 

Lumière qui se révèle aux nations...

Aux nations, à chacun de nous, en fait, 

Y compris dans l'ordinaire des jours mais où, l'esprit peut-être rendu plus aux aguets par la fête liturgique, nous chercons à mieux capter la Lumière... 

Lumière que Tu nous offres, 

Pour que nous l'offrions  à notre tour ; 

Merci Seigneur. 

lundi, janvier 26 2015

Ciels hivernaux contemplatifs

 

J’éprouve une fascination sans réserve pour les couchers de soleil hivernaux :

Lumineux et pleins de contraste, ils sont toujours porte ouverte à la contemplation.

 

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De ces branches dénudées par le froid,

Ce même froid qui transit notre être,

Qui donne l’impression de mordre…

Et qui pourrait bien ne laisser plus que l’essentiel ?

 

Quand l’hiver casse et dépouille,

La tentation est grande de se racornir,

De se replier sur soi pour protéger ce qui reste.

 

Les grands arbres tendus vers le ciel restent invitation à l'inverse :

Rester debout dans l’hiver, pour affronter la nuit qui vient ;

Tendre, mêmes nues, nos mains vers le ciel pour la louange ;

S’étendre au maximum de ce qui nous est donné, sève des jours ;

Être heureux d’être planté en cette terre, puisque c’est Dieu Lui-même qui nous y invite !

 

Et, comme la lanterne du réverbère,

Apprendre à briller,

Apprendre à rayonner d’une lueur qui ne nous appartient pas et nous traverse avec une permanente douceur. 

 

mardi, janvier 6 2015

De bon matin, j’ai rencontré le train ?

 

 

Mosaïque de Rupnik, sanctuaire St Jean-Paul II, Cracovie

 

Au lendemain « des » fêtes, j’ai toujours l’impression d’une gueule de bois généralisée. Non pas que tout le monde ait commis des excès alcoolisés, non pas que Noël soit sur le même plan que le 1er janvier mais il semble que tout le côté magiquement doux qui point à l’approche de Noël se soit estompé. Les gens paraissent fatigués, sans envie et avec si peu de joie. Bonne année ? Vraiment ? Et dire qu’il va falloir s’empiffrer ces galettes dont la première réjouit et qui, passée la quatrième, étouffent leur chrétien…

 

Pourtant, chrétiens, nous sommes dans le temps de Noël jusqu’à la fête liturgique du Baptême du Seigneur.

Pourtant, chrétiens, nous devrions vivre de Noël l’ensemble de notre temps afin de toujours chercher à accueillir et à mettre Dieu au centre pour qu’Il soit notre vie.

 

J’y songeais en ce jour qui rappelle l’Épiphanie, cette manifestation de Dieu à tous les hommes, quoique nous l’ayons fêtée en France le week-end dernier.

J’y songeais dans le métro, en fait. Le métro, ce grand lieu de passage où l’humain semble si peu important pourtant.

 

J’ai regardé.

J’ai vu ce doux et tendre abandon d’une jeune femme sur l’épaule de son bien-aimé.

J’ai vu cette étudiante qui lisait, concentrée, un ouvrage à l’aspect abscons.

J’ai vu cet asiatique en train de manger des abricots secs, le nez en l’air, la musique dans les oreilles.

J’ai vu cet homme déjà âgé en train d’expliquer à une femme plus jeune des bribes sur le Paris historique.

J’ai vu ces jeunes gens en train de rire ensemble.

J’ai vu cette femme à l’air si triste, regardant un texto qui la rendait encore plus mélancolique.

J’ai humé la poésie ordinaire de la vie…

J’ai pris le temps de regarder et j’ai vu de l’humanité.

Des hommes et des femmes pour qui le Seigneur est venu,

Des hommes et des femmes infiniment aimés…

Regard qui réchauffe le cœur à la lueur de la Foi !

 

L’Épiphanie, finalement, elle passe peut-être avant tout par la vue, par le regard, le nôtre.

Après tout, les mages « ont vu se lever Son étoile » pour « venir L’adorer » ;

L’Épiphanie, comme un appel à ne pas rester de bois,

L’Epiphanie, comme un appel à lever la tête,

L’Épiphanie, comme un appel à voir ces étincelles de vie où Dieu se dit.

 

jeudi, juin 19 2014

You've Got/d a mess@ge

 

[Message de service]

  

 

 

Seigneur, je sais,

je suis parfois rarement souvent un peu dure très dure de la feuille à Ton égard,

Et je ne T’entends pas trop.

 

Puis, en plus, je Te l’avoue même si Tu le sais bien, parfois, j’ai pas franchement envie de T’écouter alors je reste les oreilles bien tournées vers les bruits de la surface au lieu de les laisser tournées vers les profondeurs.

 

Mais, Seigneur, Tu sais, c’est pas non plus la peine de m’écrire certains trucs

en majuscules taille 20 gras souligné surligné en jaune

le tout répété plein de fois.

 

… enfin, remarque, peut-être si…

… sans doute, même…

Ouais, bon.

 

… mais bon, quand même, hein, Tu sais, quand Tu nous balances 5 fois la même phrase dans la même journée, on se dit que c’est un peu Toi derrière quand même…

Alors, à la partie de cache-cache, T’as un peu perdu sur ce coup-là.

Voilà, je Tenais à Te le dire.

 

Puis, merci, hein, quand même :

Message tendre bien reçu... 

Et ça fait sacrément du bien :-) 

 

[/fin du message de service]

 

jeudi, avril 10 2014

D’émois de Toi

 

A chaque fois, quand je prends une douche là-bas, je me rappelle des copains, d’une retraite ensemble et de ce délire-là d’imaginer, à chaque fois, les moines en train de suer à la tâche et de nous maudire quand nous avions besoin d’eau chaude ;

A chaque fois que je prends une douche là-bas, je pense à cela et j’explose de rire toute seule sous la douche.

 

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mardi, avril 8 2014

Le Carême, c'est comme... #9

 

Le Carême, c’est comme…

 

… une (bonne) confession !

 

 

 

Il ne nous appartient pas de savoir si l’on fait une bonne confession ou pas ;

Mais il nous appartient de la remettre inconditionnellement sous le regard de Dieu, ou, plus précisément, de remettre toute notre vie sous Son regard pour mieux y distinguer nos manques d’Amour ;

Et il nous appartient aussi d’oser un « bénissez-moi mon père parce que j’ai péché » et de les dire, simplement, ces manques : sans en ôter, sans en ajouter.

 

Et, à peine avons-nous commencé à ouvrir la bouche pour dire ces coins tout vaseux de notre existence, que Dieu nous dit, nous redit, tendrement, qu’Il nous aime. Toujours. Qu’Il nous pardonne, toujours. Qu’Il nous fait confiance, toujours. Et cela est immense !

Le sacrement de Réconciliation, c’est absolument merveilleux en terme d’amour divin, en ce qu’il nous permet de réentendre un « Je t’aime » qu’il est si facile d’oublier.

 

Et le Carême est à l’image de ce sacrement : à peine avons-nous parcouru un pas, que Son Amour, tendrement, nous précède déjà ! 

 

dimanche, février 16 2014

"Go to bed !" dit Dieu

Quelques simples paroles d'invitation à l'abandon mises dans la bouche de Dieu par Péguy : 

"Le sommeil est peut-être ma plus belle création. 

On me dit qu'il y a des hommes 

Qui travaillent bien et qui dorment mal. 

Qui ne dorment pas. Quel manque de confiance en moi ! 

C'est presque plus grave que s'ils travaillaient mal mais dormaient bien. 

Je les plains. Je leur en veux. un peu. Ils ne me font pas confiance. 

Comme l'enfant se couche innocent dans les bras de sa mère, ainsi ils ne se couchent point

Innocents dans les bras de ma Providence. 

Ils gouvernent très bien leurs affaires pendant le jour. 

Ils ne se résignent point à en confier le gouvernement à ma sagesse 

L'espace d'une nuit à m'en confier le gouvernement. 

J'en administre bien d'autres, pauvres gens, je gouverne la création, c'est peut-être plus difficile. 

Vous pourriez peut-être me les remettre l'espace d'une nuit. 

L'espace que vous dormiez

Enfin

Et le lendemain matin vous ne les retrouveriez peut-être pas trop abîmées". 

samedi, février 1 2014

Laisser Son regard plonger en nous

Souvent, j'aimerais savoir plonger tellement mon regard dans le Tien que je saurais voir les autres comme Toi, Tu les vois ; 
comme Toi, Tu les aimes. 


Mais, je ne suis pas Toi et Tes pensées sont bien inaccessibles aux miennes... 
Croire que je vois par Ton regard serait péché, serait orgueil bien mal placé, et, pis que tout, pourrait être blessure profonde pour celui, qui, mal regardé, mal aimé, pourrait s'en prendre à Toi alors que ce n'était que moi. 


Moi (et toi qui me lis aussi d'ailleurs) j'ai d'abord à vivre sous Ton regard, humblement, 
À placer de moi-même mes actions sous celui-ci ; 
Oh, certes, Tu vois tout, Tu sais tout car sinon Tu ne serais pas Dieu mais placer les choses, placer ma vie, sous Ton regard les change pourtant de perspective : parce que Ton Amour, brûlant, vient y rayonner dans les zones les plus sombres, dans cette tourbe de péché où, parfois, je n'ose trop m'aventurer ; 
C'est, alors, d'ailleurs et seulement, que j'apprends un peu Ton regard, que je peux progressivement apprivoiser et me laisser apprivoiser par cette lumière brûlante...
Parce que, si je Te laisse champ libre pour plonger Ton regard en moi, 
Alors, je verrai plus clair 
Alors, j'apprendrai à aimer. 

mardi, décembre 31 2013

J'aime assez qu'Il nous aime comme ça


à tel point qu'Il nous a même donné son Fils ! 


P.S. : et vu qu'Il n'élargit pas encore les journées pour nous laisser pleine liberté, je sais que j'ai des messages de certains d'entre vous qui attendent réponse : les journées furent bien chargées mais... ça vient ! ;-) 


lundi, novembre 11 2013

Parce qu'Il est toujours là


C'est un oratoire, un tout petit oratoire perdu dans la campagne. 

Il y a un calvaire, quelques statues, au détour d'un virage et un tout petit toit pour les protéger. 

J'aime bien y passer quand je me balade dans le coin. 

J'ai souri cette fois-ci en constatant que des fleurs y avaient été placées, qu'une veilleuse y avait été allumée : 

Signe qu'on s'occupait, qu'on aimait l'endroit certes, 

Mais surtout petite flamme de rappel que Dieu est là, tout le temps ; 

Qu'Il nous attend, qu'Il nous appelle. 


Il ne faut parfois pas grand chose pour nous en souvenir : 

Une bougie allumée, 

Un sourire, 

Un beau lieu, 

Une musique qui nous Le rappelle, 

Une main posée sur notre épaule, sur notre tête, 

Un simple et doux moment de prière. 


Tout cela comme autant de flammèches d'un Amour toujours brûlant, toujours pressant… 

Il est là, Il t'attend : et toi, là, passant ? 

Et toi, là, vivant, prendras-tu, perdras-tu, ce moment gratuit avec Lui dans le silence de ton coeur ? 



P.S. En m'approchant, j'ai encore plus souri de voir en dessous de la bougie la petite pub pour un site internet chrétien. Et ça tombait bien, c'était le même jour de lancement d'un autre site lancé par l'Eglise catholique en France : http://jesus.catholique.fr/ 

Parce qu'Il nous attend toujours, même quand on ne L'attend pas et même au détour d'un clic ! 


samedi, octobre 19 2013

Durant une semaine mais pour que ce soit pour la vie


"Mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de coeur" (Matt. 11, 29) 


lundi, août 26 2013

Pour que nos vacances soient payantes sur le long terme



Ne rien faire mais ouvrir grand les narines, les yeux, les oreilles 

Faire silence ou discuter, 

Rire aux éclats, simplement sourire ou être profondément émus, 

Ne rien faire et contempler, 

Selon nos talents écrire, dessiner ou photographier, 

S'assoir, jouer ou partager un simple moment avec des gens aimés, 

Prier, dire et vivre des "je T'aime", louer. 


Marcher au gré du vent et des envies, 

Accepter de ne plus vivre dans l'immédiateté, 

Aspirer la vie par tous les pores de notre peau 

Au détour de ces pas gratuits qui nous mènent sans but visible, 

Dans une attitude simple de disponibilité. 


Vacances, temps de flânerie ; 

Vacances, temps de la contemplation. 

Vacances, temps privilégié de la gratuité. 


Gratuité de l'instant à rapporter, si légère, dans nos bagages, 

Parce que c'est le temps de la respiration, souffle de vie, 

Parce que c'est le temps où l'on réapprend doucement à s'émerveiller, 

Parce qu'il faut bien ces temps de silence pour réentendre doucement, au fond de nos oreilles et de nos coeurs trop occupés, le Seigneur nous murmurer combien Il nous aime. 


jeudi, juin 20 2013

Etincelles marines

 


 

Face à la mer, c’est presque toujours facile de croire en Dieu

Elle nous parle d’immensité, elle nous parle de mouvement ;

Elle nous parle de beauté, elle nous parle d’aventure.

 

Face à la mer, bien souvent, j’entends le ressac me susurrer un vigoureux :

« Avance au large ! »

Qui vient toujours, comme un fait exprès, se poser sur les récifs de ma vie.

 

Je ne puis pourtant cesser de la contempler, de m’interroger :

La vague revient avec son lot de questions renversant mes peurs,

Me faisant regarder au loin…

 

« Avance au large ! »

Face à la mer, bien souvent, j’ai envie de prier.

 

Pourtant la mer est parfois bien loin,

Ayant découvert par son retrait une étendue plane presque désertique,

Qui ne fleure plus bon l’aventure mais la lente, longue et pénible marche,

Celle rendant les jambes et le corps fatigués,

Celle qui semble toujours identique, sans relief.

 

Mais, au loin, il reste la mer,

Elle est là, toujours, comme Lui,

Elle chatouille le sable ainsi que Dieu irrigue nos vies,

Même quand Il semble en marée basse, si loin de nous,

On peut Le contempler dans les reflets étincelants de l’eau qu’Il renvoie au cœur même du désert.

 

Face à la mer, souvent, j’ouvre de grands yeux, je respire l’air vivifiant et surtout je me dis que Dieu m’y parle de la vie.

 

lundi, juin 3 2013

Jeunes et vieux



C’était il y a quinze jours, sept prêtres célébraient une messe de semaine.

Sept prêtres ordonnés la même année, il n’y a pas loin de cinquante ans,

Il y en avait un d’un peu bancal ; d’autres aux allures hésitantes,

Mais, à célébrer ensemble, dans leur âge diversement vécu,

Quand ils levèrent ensemble l’hostie, Vie de leur vie :

Qu’ils étaient beaux à voir !

 

Eux, je les vois souvent arriver à la dérobée, un peu en retard,

Ensemble, cela fait des années qu’ils y sont,

Engagés dans l’Eglise et l’église, ensemble encore,

Souvent, je remarque entre eux de tout petits signes de tendresse,

Et une qualité unique d’attention,

Qui me font sourire aux anges :

Eux aussi ils sont beaux !

 

Elle, de ma propre famille, elle totalise plus de 70 ans donnés à son Seigneur,

Je ne la vois pas souvent et puis, elle parle peu de Lui,

Sauf en quelques phrases qui font mouche…

Comme si sa tâche était de continuer,

Dans l’immense faiblesse du très grand âge,

A transmettre quelques clins-Dieu, égrenés :

Ô Beauté si ancienne et si nouvelle !

 

Bien des fois, je contemple les plus âgés,

Quel que soit leur « état » de vie, choisi ou pas vraiment,

Je cherche à deviner leur vie, leur joie, dans leurs regards,

J’apprends, à discuter avec eux quand je les croise, à lire le sens de leurs rides creusées par le temps,

J’apprends à les regarder autrement,

J’apprends beaucoup et vraiment d’eux, tout simplement.

 

On admire souvent l’élan de la jeunesse, les grands idéaux,

C’est grand et il y faut certainement autant de fougue que de folie consenties ;

Mais, souvent, je m’arrête pour contempler l’allant de l’âge avancé,

Pour ce qu’il vient, malgré les ravins, les gros et petits soucis, 

Me murmurer de poids solide et de fidélité,

Qui se font élans pour aider les plus jeunes à marcher.

 

Bien souvent, je me dis que j’aimerais mieux savoir leur dire merci.

 

vendredi, mars 22 2013

En joyeux compagnons

 

 

 

Larges sourires à s’apercevoir,

Joie de se saluer,  chaleureusement.

 

Paroles murmurées,

Paroles affirmées,

Paroles échangées.

 

Traces de vie,

Traces de Toi,

Sur les cimes et dans les creux

Du quotidien relu, narré, prié.

 

Mots cherchant à Te connaître :

Questions bafouillées,

Coups de gueule et coups de cœur,

Liberté totale de parole,

Et de ton, et de sujets ;

Liberté totale d’écoute.

 

Mots cherchant ensemble le Verbe,

Dans le dia-Logos,

Et ces silences si denses en guise de ponctuation,

Qui T’écoutent et Te disent en même temps.

 

Mots cherchant à Te vivre :

Pardon demandé au détour d’un rdv,

Pardon donné, tête inclinée,

Pardon reçu, toujours si bouleversant de gratuité.

 

Mots cherchant à Te dire :

Quatre mains tendues humblement ensemble le temps d’un Notre Père

Pour redire ensemble leur Essentiel,

Et ce même lien filial qui les unit avant tout.

 

Béni sois-Tu Seigneur,

Pour le don de l’accompagnement spirituel,

Pour sa justesse, pour sa délicatesse,

Pour cette aide qui nous aide tant à marcher,

Un peu moins bancalement, vers Toi,

Et qui nous redit comment Toi, joyeux compagnon des routes de nos jours comme de nos nuits, Tu marches sans cesse avec nous.  

 

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