Zabou the terrible

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Tag - Evénements cathos

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jeudi, octobre 29 2009

Ceci est un billet inintéressant


Croix de Taizé

 

Oui. Et zut si ça ne vous plaît pas, je me sens d’humeur très autoritaire ce jour (et le premier qui dit que je ne suis pas crédible…).

 

Bref, tout ça pour vous dire que demain je pars à Taizé (comment ??? Vous ne connaissez pas ? Rattrapage possible par là : http://www.taize.fr mais c’est encore mieux en y faisant un tour soi-même, au cœur de la Bourgogne).

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’à mes heures pas perdues du tout, j’anime une équipe de p’tits jeunes qui cherchent Dieu, lycéens de l’enseignement public et qu’ils se rendent 4 jours là-bas avec le reste de l’aumônerie.

 

Dans ce lieu de rencontres, de silence, de chants et de paix (oui, Taizé, c’est tout cela à la fois et le pire c’est que cela fonctionne). Alors, en tant qu’animatrice, je m’en vais les rejoindre deux jours, partager avec eux cette belle expérience de descente au plus profond de soi qui permet d’y rencontrer ensuite les autres.

Un sacristain, ça sonne les cloches

Mais comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, outre mon p’tit frère (qui fait aussi partie de mes p’tits jeunes : le pauvre), j’y croiserai également une partie des sacristains : lui, elle et lui !

 

Ainsi qu'une gente demoiselle normande (encore une !) que, dans la sacristie, on aime beaucoup lire : elle !

 

Bon, après ce moment « ma vie, mes joies et mes rencontres.com », je file retourner travailler, c’est qu’il y en a qui bossent voyez-vous ! ;-)


...Exaudi orationem meam et clamor meus ad Te veniat... Tu Deus in aeternum permanes, in aeternum permanes... 

dimanche, octobre 25 2009

Peaux d’vaches ?

 Image Hosted by ImageShack.us

« L’Église, elle est vachement riche ! »

 

Grief souvent, si souvent, entendu d’une Église qui ne vivrait pas ce qu’elle proclame. Qui annoncerait un Messie de pauvreté là où elle ne ferait que prospérer sur le dos de fidèles vaches-à-lait. « Meuh » disent les chœurs de l’extérieur, beuglant en chœur, proches d’une ruade si inutile pour ébranler plus une vieille dame déjà bien remuée.

 

Meuh donc ? Meuh non surtout.

Je le savais mais, ces deux derniers jours, j’ai pu le voir, j’ai pu le vivre et il me faut donc l’écrire.

 

Passant 2 jours à la maison de la CEF (i.e. la grande organisation qui gère toute l’Église de France dans à peu près tous les domaines), bel immeuble, pratique, mais pas extravaguant non plus, j’ai réunionné avec  quelques autres ruminants aussi calmes que moi. Notre rumination à nous est faite à base de Parole de Dieu : c’est de suite plus calme[1] dans la panse (parfois moins doux que de s’énerver pour rien, il est vrai).

 

Bref. On préparait quelque chose pour des p’tits jeunes : un rasso national à Paris pour plusieurs centaines de robes blanches venues de toute la France, dont vous entendrez certainement parler sur ce blogue de temps à autre. C’est plein de travail mais c’est super, non ? Eh bien, pour une manifestation comme celle-ci, qui sera si importante, au sein de l’Église même et concernant des jeunes à son service, il n’y a possibilité d’aucune aide financière au niveau national.

 

Aucune, vous avez bien lu. Et notre budget doit être équilibré. Deux heures passées à retourner le problème dans tous les sens pourtant, sans faire tomber le moindre centime de la besace. Rien. Aucune aide financière, aucune aide matérielle ou humaine supplémentaire…. Rien. Et l’on me parle après de la richesse de l’Église avec ironie ?

 

Assez désespérant, je dois dire.

 

Cependant, en levant les yeux, j’ai vu ces dix regards… J’ai vu ces dix paires de bras aux manches qui ne demandent qu’à être retroussées… J’ai vu ces dix personnes motivées pour organiser.

 

Et J’ai compris à cet instant qu’elle était là, la richesse de l’Église.

Et pas planquée en plus, cette vache de richesse, même s’il reste une vague histoire d’étable là-dedans… !  

 



[1] ‘tention, j’ai pas dit que la Parole de Dieu, c’était d’la bonne ! Quoique…

vendredi, octobre 16 2009

Le Sel de la Parole



Il a une voix qui résonne, une parole salée, érodée et vivifiée tout à la fois par les multiples années auprès de ce peuple auquel il s’est senti envoyé : ceux de la rue, les petits, les loubards.


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mercredi, octobre 7 2009

Si le Seigneur ne bâtit la maison...


Tous, je les connais.

 

Un an déjà de passé ensemble… Mais notre compagnie mutuelle nous plaisait bien : on a donc ressigné de part et d’autre pour un an. Alors, ce soir, il était temps de les retrouver.

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dimanche, septembre 13 2009

Fidélité


Sr Huguette de La Garanderie

Fidélité, mot galvaudé

Fidélité, image de l’impossible ?

Hier, des rides, des fauteuils roulants, des gens impotents. D’autres encore valides, presque pimpantes mais sur lesquelles se sent tout de même le poids des années.

 

Et parmi cette foule disparate d’une maison de retraite religieuse, quelques-unes de fêtées, dont le regard s’éclairait d’une lueur bien particulière. Parmi ces fêtées, la doyenne d’âge et de profession « qui ne fait pas son âge », « qui court encore à travers toute la maison » : ma grande tante.

 

70 ans de profession religieuse… l’impossible ?

70 ans de fidélité à son Seigneur… sans en avoir jamais dissimulé les difficultés, les moments de doute, d’apparent échec et pourtant une certitude profonde d’avoir vécu, de vivre bien sur sa route à elle qui rejoint toutes les autres à sa destination finale.

 

Debout, le sourire aux lèvres, la voix ferme, elle a renouvelé hier ses vœux, ces conseils évangéliques que l’on juge partout si dépassés. Et j’ai été émue de la voir affirmer encore hier son engagement « pour toujours », pour demain dont elle ne sait de quoi il sera fait.

 

Dans ce monde où tout semble parfois mouvant, où l’on a peur, à vous qui fêtez aujourd’hui vos 93 ans, ma tante, merci pour la fabuleuse image d’engagement sans idéalisation d’un état, pour l’exemple de confiance, que vous nous donnez, que vous me donnez.

 


jeudi, septembre 10 2009

Comment dit-on pardon en breton ?

 

Aucune idée. Mais j’ai cru en apercevoir quelques dimensions.

 

Une chouette basilique granitique avec une source miraculeuse.

La basilique du Folgoët, encore

 

Des bannières bien alignées, bien rangées, bien nettoyées…

Mise en place de la procession

 

… portées par des gens costumés, des plus grands aux plus petits (même si l’on est vraiment grand dans la mesure où l’on est petit, comme chacun sait)

Pardon à tous ?

 

Puis une statue avec laquelle on processionne.

Notre-Dame de Folgoët

 

Bref, ça donne tout ça :

 

Patronez nous

 

vendredi, août 28 2009

Saint Aug'

 
 
 

« Renouvelle, Seigneur, dans ton Église, l’esprit dont tu as comblé l’évêque saint Augustin, pour que, remplis de ce même esprit, nous n’ayons soif que de Toi, source de la vraie sagesse, et ne cherchions que Toi, auteur de l’éternel amour » (oraison de la St Augustin)

 

C’est la saint Augustin ! Et j’aime bien Augustin, moi (et pas seulement parce que je l’ai casé dans la conclusion de mon mémoire à deux reprises, non, non, ne commencez pas à faire du mauvais esprit, je vous prie !). Avant, c’était pour moi le bel auteur si doué mais si éloigné des Confessions puis, le jour où j’ai vraiment poussé la porte de ce livre non plus seulement avec mes yeux mais avec mon cœur, je me suis rendue compte que c’était un pauv’type, donc un type proche de moi. Alors, je me suis mise à l’apprécier, à le goûter et on est devenu potes. 

 

Franchement, quand on lit un machin pareil : « Je t’ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j’étais au dehors, et c’est dehors que je te cherchais ». Ouais, ben ça, c’est tout à fait moi, souvent, il a tout juste !

 

Et puis, il y a aussi la légende qui concerne le Chercheur. Oui, parce que ce saint, il aimait se poser plein de problèmes, plein de questions qui dépassaient sa p’tite tête, tellement que ça devait même lui donner des maux de crâne. Enfin, là, je suppose. Il paraît qu’un jour, se promenant en méditant le mystère de la Trinité (… que d’ailleurs, il explique super bien pour un mystère !) sur la plage (y a pire !), il a vu un enfant en train de jouer. Mais cet enfant ne bâtissait pas un château, il tentait de transférer l’eau de la mer dans un trou creusé dans le sable avec une cuillère ! Augustin, intrigué, lui demande  ce qu’il fait et s’il pense vraiment qu’il va réussir à mettre toute l’eau de la mer dans son trou. L’enfant lui répond : « Et toi, Augustin, crois-tu vraiment que tu pourras mettre tout le mystère de Dieu dans ta tête ? » Et vlan, une bonne dose d’humilité réaliste, une ! J’aime bien me souvenir, souvent, de cette légende. Ce qui n’empêche pas de marcher, de chercher, de bouger… en toute humilité.

 

mardi, juin 2 2009

Quand les retraités font l'una(-anima)nimité !

 
 

Vous savez cette sensation que la vie déborde, excède, nos pauvres mots ? C’est ce qui me saisit après cette fête de Pentecôte, incapable que je suis de poser des mots sur cette Joie profonde qui m’habite. Un Beau, très beau, week-end

 

Que retenir ? Que retenir entre la joie des moments partagés, l’émotion profonde ressentie à plusieurs moments, cette prière qui nous portait sans cesse, la douceur d’être dans un lieu que j’aime, ces sourires, ces « oui » pleins de foi à la confirmation de l’automne prochain… ? Je l’ignore, tant ça fuse !

 

Ce week-end, j’ai vu des choses fabuleuses.

Du sourire éclatant de l’ado splénétique en temps normal,

Du lever (volontaire !) pour aller aux Laudes à 6h30 de celui qui se lève à 11h d’habitude, pour… eh oui, encore plus fou… prier.

Des réflexions profondes de ceux qui craignent de se livrer, car un peu serait déjà trop : une parole libre, sans crainte du regard de l’autre, donc vraie.

Des temps de prière au silence d’une densité loquace.

Des conversations en marchant avec un tel ou une telle, belles, justes, étonnamment profondes.

 

Pépites de vie que j’ai admirées ; douceur des regards et des rires.

 

Une demande bouleversante. Un « veux-tu… », certes, encore une fois, mais où le lien du sang se mêle au spirituel. Quand le frère deviendra filleul. Puis, quand on sait… c’est d’une Beauté à en chialer. Touchée. (Non, je ne veux pas de mouchoirs, merci)

 

Puis, après le départ de tous ces jeunes, « mes » petiots, mes schtroumpfs préférés, prendre le temps.

Prendre le temps de la prière, et communautaire, et solitaire,

Prendre le temps de l’aération neuronale en bords de Loire,

Prendre le temps de l’admiration,

Prendre ce temps, si essentiel, de l’accompagnement pour toujours remettre Dieu au centre, pour mieux aimer, dans la Joie.

 

Parler dans l’action de grâce commune.

Par des paroles fortes : « c’est vrai ? » Ouch, fou !

Pour aller plus loin, cum Sancto Spiritu !

 

lundi, juin 1 2009

Télégr-âme

 
Suis bien rentrée - stop
Tout s'est très bien passé - stop
Sourire aux lèvres bien accroché pour les schtroumpfs - stop
Sur moi aussi - stop
 
Vais me coucher, suis crevée : c'est qu'le vent souffle parfois trop fort
Alors, marcher avec lui ! - go (to bed notamment)
 
 

samedi, mai 30 2009

Retraite de conf' 2009

 
St Benoît sur Loire
 
Parce que je n'en ai pas le temps du tout,
J'emmène 15 schtroumpfs en retraite de confirmation ce week-end.
 
Pour découvrir l'Inconnu d'la Trinité,
Pour prier, pour rire, pour chanter,
Pour découvrir que la prière de l'Eglise, même la méga-belle complexe des moines, rejoint la nôtre,
Pour vivre ensemble trois jours, en chrétiens, tout simplement.
 
Et ce, avec une grande joie !
 
Belle fête de Pentecôte à chacun,
Et à lundi soir !
 

samedi, mai 9 2009

Verba : Veni Sancte Spiritus !

 
 

Quelques mots à la plume jetés sur le papier

Rien de bien ambitieux, juste quelques mots priés

Quelques mots d’engagement, quelques mots face au Verbe

Pour celui qui, dans quelques heures, deviendra mon filleul

 

Ecrire bien différemment de ce que je peux faire en ce moment : stylo plume et liberté débridée de celui-ci, pour courir plus loin, ensemble ! L’un à côté du Rhône, l’autre à côté de la Seine, mais qu’importe ?

 

A dimanche, tous !

 
 
Primatiale St Jean de Lyon
 

dimanche, mai 3 2009

+ Dimanche des vocations 2009

 
Un appel à servir ? ;)
 

J’ai souvent entendu qu’il fallait « prier pour » les vocations, que, tous, nous étions concernés par cette prière. Je crois que c’est vrai et même très important.

Mais, à l’occasion, on peut oublier d’être tous concernés par les vocations même et non pas seulement par la « prière pour ».

 

Tous. Quelque soit notre état de vie.

 

Pfiou, regain d’adrénaline soudain, moi, moi, moi ?

Oui, toi, toi, toi.

 

J’aime à penser que le dimanche des vocations est celui de l’ouverture du cœur.

 

Que chacun, au fond de celui-ci, a un appel, un appel à être, un appel à aimer plus fort, plus loin. Et qui redit : « Mon enfant, je veux ton pauvre cœur. […] Aime-moi tel que tu es. N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu n’aimeras jamais ! »

 

Et que ce jour, nous devons particulièrement prendre le temps de l’écouter cet appel, justement, dans toute leur diversité, le temps d’enlever les grésillements causés par la vie bruyante par une écoute vraie : pas une prière miraculeuse, mais une prière qui engage notre être.

 

Les vocations, pas à distance, mais en nous, pour nous, chacun étant appelé.

Et appelé à répondre dans cette fameuse Confiance !

Pour grandir, dans cette belle folie de l’Amour.  

 

mercredi, avril 29 2009

Y a de ces jours quand même !

 
 NoteAlléluia, alléluia Note
 
Heureux qui entend la voix du Seigneur, et lui ouvre sa porte :
il a trouvé son bonheur et sa joie.
 
 NoteAlléluia. Note
 
Parce qu'aujourd'hui fut une action de grâce ! Sourire
 

lundi, avril 13 2009

Officiellement à tous

 
Il est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia !
 
Joyeuses Pâques à tous !
 
... depuis la Normandie..
.. au coin du feu....
... y fait pas très beau comme toujours...
... la clé 3G n'est pas gégé...
... j'avance pas (je ne dirai pas quoi : mot interdit)...
 
Mais c'est Pâques
ET
les vacances !
Clin d'oeil
 
A bintôt !
 

samedi, avril 11 2009

Nuit de Pâques 2009 : Surrexit Christus, alléluia !

 
Vigile Pascale 1998. Parce que.
 

Le feu, la flamme nouvelle, le vent…

Tout se répand, passe de l’un à l’autre

Et la lumière, petit à petit, grandit.

On chuchote : Lumen Christi ?

Et les voix montent, s’élèvent…

Ecoutent l’Exultet :

« Qu'exulte de joie dans le ciel la multitude des anges ! Chantez, serviteurs de Dieu, et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi ! »

Oh… c’est donc valable pour nous aussi ?

« Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d'une lumière éclatante, car il t'a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit ! […]Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange, Dieu invisible, Père tout puissant, et de chanter ton Fils bien-aimé, Jésus Christ notre Seigneur. »

Oui, qu’exulte de joie la terre entière !

Nous réécoutons la longue histoire du Salut, des premiers temps à la venue du Christ. Comme nos Pères, nous suivons la marche des Hébreux et traversons, pour aller plus loin.

Et dans la foulée, nous ne savons plus chanter, nous ne savons plus que reprendre le chant des anges à Noël : Gloria. Gloria in excelsis Deo ! Et les cloches, revenues, sonnent, chantent et tintinnabulent jusqu’à plus soif leur joie.

La Joie est à son comble quand nous entonnons ce chant contenu en nos coeurs depuis 40 jours, cet Alléluia que j’aime tant chanter. Il explose dans l’allégresse pour fêter cette bonne nouvelle : le Christ est ressuscité !  Alléluia !

Baptêmes. Premières communions. Après le feu, l’eau. Des sourires, quelques larmes. Après la parole, le pain. La joie dans les cœurs.

Je suis rentrée, seule, à travers les sombres rues de ma banlieue.

J’avais envie de réveiller ces gens qui dormaient pour leur dire ma joie.

Je me suis contentée de rentrer en chantonnant à voix basse.

Le sourire aux lèvres, il ne restait plus qu’à prier encore :

« Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très Saint, le sacrifice du soir de cette flamme que l'Eglise t'offre par nos mains ; permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin en cette nuit et qu'il joigne sa clarté à celle des étoiles. Qu'il brûle encore quand ce lèvera l'astre du matin, celui qui ne connaît pas de couchant, le Christ ressuscité revenu des enfers, qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix. Garde ton peuple, nous t'en prions, ô notre Père, dans la joie de ces fêtes pascales.»

En route, désormais, sur les pas du Ressuscité !

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, ALLELUIA !

 

+ Samedi Saint

 
                                
              +                
                                
 
Chut, silence, ténèbres.
 
Je me suis aperçue d'une chose.
Ce matin, pour me vêtir, j'ai attrapé un blanc chemisier, et, pour avoir chaud alors que j'écrivais quelques phrases sur "l'hybridité ou l'esthétique du mélange" (sous-sous-partie de mémoire pour les intéressés), récupéré une polaire noire.
 
Noir sur blanc. Ou blanc sous le noir.
Acte liturgique ?
Déjà, le blanc perce à travers les noires ténèbres...
 
Cette nuit sera celle de la Lumière et de la Joie.
 

vendredi, avril 10 2009

+ Vendredi Saint : éloquence

 
 
Le silence étourdissant de la Croix, seul.
 

jeudi, avril 9 2009

+ Jeudi Saint

 

« Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. »

 
 

Rien à dire, juste à vivre, comme Lui.

Juste l’espace d’un  « je t’aime »

Jamais assez vrai, jamais assez accordé.

Parfois chuchoté, parfois pas tout beau comme il devrait être,

Ou plutôt comme on rêverait qu’il soit : une invitation.

 « Je t’aime » à vivre en actes, dons, paroles, attitudes, mais aussi dans mes fautes, mes infidélités, mes faiblesses : un « je t’aime » vraiment de tout notre être, jusqu’au bout.  

Jusqu’au bout impossible si tu n’es avec nous.

Seigneur, -tantum ergo sacramentum et je suis si petite !- viens !

Seigneur, viens combler ma pauvreté.

(illustration : Le Lavement des pieds d'Arcabas)

 

dimanche, avril 5 2009

Bénédiction teintée de rouge

 
 
 

« Dieu votre Père, le Père de toute miséricorde, vous a donné dans la passion de son Fils la plus belle preuve de son amour : qu’il vous aide maintenant à découvrir, à son service et à celui de vos frères, jusqu’où va le don de sa Grâce. »

Extrait de la bénédiction solennelle du dimanche des Rameaux et de la Passion

Vraiment, ça me fascine.

Vraiment, ça me fait vivre.

Sainte Semaine à tous !

 

samedi, avril 4 2009

Attention mesdames et messieurs, dans un instant

Ca va commencer.

Les équipes liturgiques s’activent,

Les prêtres préparent leurs homélies,

Les fidèles scrutent les horaires des célébrations.

Moi, responsable des servants, je me réjouis de cette Semaine que j’aime

Et, comme chaque année, que j’appréhende aussi.

Non seulement pour moi : tiendrai-je le choc ?

Mais surtout, surtout, pour tous ces petits dont j’ai la charge.

Expliquer, répéter, vivre :

Des heures de répétition et de célébration s’ouvrent.

Pour que chaque geste fasse sens,

Aller au-delà du rituel.

Guider pas à pas dans cette Sainte Semaine.

Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ?

Avec eux, expliquer, narrer, admirer.

Donner du sens, faire grandir,

Simplement vivre,

Et pleinement cette semaine

Pour  découvrir

Cette insondable folie d’Amour,

Cette Bonne Nouvelle qu’elle nous apporte.

Proclamer un Messie crucifié, scandale,

Proclamer un Christ ressuscité, c’est notre Foi.

Seigneur, je me confie en Toi.

 

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