Zabou the terrible

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Mot-clé - François

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samedi, mai 7 2016

Un chemin d'Assise (qui se fait debout)

Si je parle plus souvent ici de la via Francigena (d'ailleurs, il faudrait que je mette à jour la page ad hoc), je me suis aussi lancée l'année dernière avec des jeunes adultes du diocèse sur le chemin d'Assise dans un projet co-organisé avec un commentateur régulier de ce blogue (l'auteur des DiMails pour ne pas le nommer qui en a déjà parlé dans un récent commentaire). Les inscriptions 2016 sont lancées ici : jeunes cathos 92

Mais qu'est-ce que le Chemin d'Assise allez-vous me dire ? 

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782227487178.jpg

Ce livre donne quelques précisions : non pas tant sur les étapes qu'on trouve par ailleurs sur le site dédié, à propos de ce chemin de randonnée au tracé récent, qui relie la première communauté franciscaine en France - Vézelay - à la patrie du poverello - Assise, mais sur ce qui s'y vit. 

Bien évidemment, comme tout chemin de pèlerinage, qu'il s'agisse du Camino ou d'un autre, les effets personnels sont différents puisque les motivations le sont également. 

Pourtant, il est des données communes, même quand c'est la surprise qui préside au départ comme ici : "Tu ne veux pas marcher vers Assise ?" de quelqu'un qui ne s'affirme pas si catholique que cela ! Le dépouillement, le départ, les questions profondes qui remontent... Et puis la marche dans la nature, cette mouvance indescriptiblement contemplative qui étreint le coeur du pèlerin et qui, en le plongeant dans la Création, le fait plonger toujours plus profondément en lui-même - d'aucuns diraient "en Dieu" et ce ne serait pas faux. N'y a-t-il pas d'ailleurs en cela quelque chose d'un esprit profondément franciscain, de cet émerveillement qui faisait s'exclamer au pauvre d'Assise son fameux cantique des créatures : "Loué sois-Tu mon Seigneur pour toutes les créatures" ! 

Ici s'écrivent et se disent aussi les rencontres, ces rencontres de pèlerinage, si précieuses, si anodines en apparence et pourtant tellement profondes, ces rencontres d'homme à homme, simples et vraies, sans fioritures ni jeux, d'où surgissent ces étincelles de vie et de joie où l'on distingue souvent la présence de Celui qui est le Chemin. 

Pour en lire plus, c'est Chemin d'Assise - l'aventure intérieure d'Olivier Lemire, en co-édition Bayard et éditions franciscaines. (>>)

 

En bonus pour ceux du diocèse... vous venez marcher avec nous ? 

samedi, octobre 3 2015

Fioretti de Laudato si (4/6)

        Le temps passe et je n'ai pas pris le temps de remettre en forme mes quelques notes sur l'encyclique du pape. Voici, à l'instar des autres chapitres, quelques citations de la 4ème partie, intitulée "écologie intégrale". Evidemment, c'est le lieu du martèlement du fameux "tout est lié" mais c'est surtout le lieu de sa réalisation concrète : j'aime particulièrement ainsi, alors qu'on pourrait avoir un simple discours sur la création, que le pape ose balayer de nombreux sujets et aille jusqu'à se préoccuper d'urbanisme et finalement en élargissant de tous nos problèmes si liés à la non-mixité sociale et à l'individualisme.  En remettant Dieu et l'homme à leur juste place... "Tout est lié" : reste à le vivre ! 

"Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n'y a pas deux crises séparées, l'une envirennementale et l'autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-envirennementale. Les possibiltiés de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature." (§139) 

"D'une manière plus directe, {la préservation des richesses culturelles de l'humanité} exige qu'on fasse attention aux cultures locales, lorsqu'on analyse les questions en rapport avec l'environnement, en faisant dialoguer le langage scientifique et technique avec le langage populaire. C'est la culture, non seulement dnas le sens des monuments du passé mais surtout dans son sens vivant, dynamique et participatif, qui ne peut pas être exclue lorsqu'on repense la relation de l'être humain avec l'environnement." (§143) 

"si les limites de l'environnement sont compensées dans chaque personne qui se sent inclue dans un réseau de communion et d'appartenance. De cette façon, n'importe quel endroit cesse d'être un enfer et devient le cadre d'une vie digne." (§148) 

"L'acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune ; tandis qu'une logique de domination sur son propre corps, à en prendre soin et à en respecter les significations, est essentiel pour une vraie écologie humaine." (§155)

"C'est pourquoi, il ne suffit plus de dire que nous devons nous préoccuper des générations futures. Il est nécessaire de réaliser que ce qui est en jeu, c'est notre propre dignité. Nous sommes, nous-mêmes, les premiers à avoir intérêt à laisser une planète habitable à l'humanité qui nous succédera. C'est un drame pour nous-mêmes, parce que cela met en crise le sens de notre propre passage sur cette terre." (§160) 

lundi, août 31 2015

Foretti de Laudato si (3/6)

       Dans ce troisième chapitre de l'encyclique intitulé "La racine humaine de la crise écologique", c'est une belle série de crochets et d'uppercuts bien sentis que le pape François propose. De quoi non seulement tous se sentir responsables - sans défaitisme - mais aussi et surtout de quoi nous interroger sur ce qu'il nomme, et ce avec beaucoup plus de justesse que le mot technologie, la technocratie. De quoi réfléchir à la racine, pour agir... Comme précédemment, quelques citations glanées à la lecture. 

 

"On a tendance à croire que 'tout accroissement de puissance est en soi 'progrès', un degré plus haut de sécurité, d'utilité, de bien-être, de force vitale, de plénitude des valeurs' <Romano Guardini>, comme si la réalité, le bien et la vérité surgissaient spontanément du pouvoir technologique et économique lui-même. Le fait est que 'l'homme moderne n'a pas reçu l'éducation nécessaire pour faire un bon usage de son pouvoir', parce que l'immense progrès technologique n'a pas été accompagné d'un développement de l'être humain en responsabilité, en valeurs, en conscience." (§105) 

"Aujourd'hui le paradigme technocratique est devenu tellement dominant qu'il est très difficile de faire abstraction de ses ressources, et il est encore plus difficile de les utiliser sans être dominé par leur logique." (§108)

"La culture écologique ne peut pas se réduire à une série de réponses urgentes et partielles aux problèmes qui sont en train d'apparaître par rapport à la dégradation de l'environnement, à l'épuisement des réserves naturelles et à la pollution. Elle devrait être un regard différent, une pensée, une politique, un programme éducatif, un style de vie et une spiritualité qui constituerait une résistance face à l'avancée du paradigme technocratique." (§111)

"La façon correcte d'interpréter le concept d'être humain comme 'seigneur' de l'univers est plutôt celle de le considérer comme administrateur responsable." (§116)

"On oublie que la valeur inaliénable de l'être humain va bien au-delà de son degré de développement. Du reste, quand la technique ignore les grands principes éthiques, elle finit par considérer comme légitime n'importe quelle pratique. Comme nous l'avons vu dans ce chapitre, la technique séparée de l'éthique sera difficilement capable d'autolimiter son propre pouvoir." (§136)

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mercredi, août 26 2015

Des coups de fil du pape François

On sait bien que le pape François donne parfois des coups de fil inattendus....

Quelle ne fut pas ma surprise ce jour de m'apercevoir à la maison diocésaine que tout y était prêt pour les recevoir ?!?! ;-) 

 

François à la maison dio

 

jeudi, août 6 2015

Fioretti de Laudato si (2/6)

          Dans ce deuxième chapitre de l'encyclique, intitulé "L'Evangile de la création", le pape nous offre une belle réflexion sur notre situation de croyant au sein de notre "maison commune" : en retraçant les rapports de l'homme et de la création dans l'histoire du salut, il attire notre regard sur des points parfois trop oubliés (... en tout cas par moi !) de la Parole de Dieu qui invitent à mieux contempler la Création, à mieux regarder le monde. Plein d'audace et de réalisme, j'ai trouvé ce chapitre particulièrement nourrissant et stimulant pour notre prière comme pour notre action responsable (en lien avec la doctrine sociale de l'Eglise, notamment)... voici quelques fioretti que j'en relève, parmi tant d'autres.  

https://lh3.googleusercontent.com/IMzSZlMu3HzShUMYGI4nII0K0d-P-v04pz5JA2sbOGPEH5CZES-IX8TF4KzAVd-pyd_Cl3FVxSMDyU8=w1062-h406

 

 

"Pour la tradition judéo-chrétienne, dire 'création', c'est signifier plus que 'nature', parce qu'il y a un rapport avec un projet de l'amour de Dieu dans lequel chaque créature a une valeur et une signification [...] comme une réalité illuminée par l'amour qui nous appelle à une communion universelle." (§ 76) 

 

"La nouveauté qualitative qui implique le surgissement d'un être personnel dans l'univers matériel suppose une action directe de Dieu, un appel particulier à la vie et à la relation d'un Tu avec un autre tu. A partir des récits bibliques, nous considérons l'être humain comme un sujet, qui ne peut jamais être réduit à la catégorie d'objet." (§ 81) 

 

 

"Chaque créature a une fonction et [...] aucune n'est superflue. Tout l'univers matériel est un langage de l'amour de Dieu, de sa tendresse démesurée envers nous. Le sol, l'eau, les montagnes, tout est caresse de Dieu." (§ 84) 

 

 

"D'où la conviction que, créés par le même Père, nous et tous les êtres de l'univers, sommes unis par des liens invisibles, et formons une sorte de famille universelle, une communion sublime qui nous pousse à un respect sacré, tendre et humble." (§ 89) 

 

 

" Tout est lié. Il faut donc une préoccupation pour l'environnement unie à un amour sincère envers les êtres humains, et à un engagements constant pour les problèmes de la société." (§ 91) 

 

Comme des frères

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Courant juillet, j'ai expérimenté la marche en groupe lors de six jours avec les jeunes adultes de mon diocèse sur le chemin d'Assise. Nouveauté pour moi que cette marche en groupe : j'ai déjà marché parfois avec des amis et je marche le plus souvent seule. 

C'est... différent, ne serait-ce que parce que, contrairement aux amis, on ne se choisit pas : on se rencontre ; ne serait-ce aussi que parce qu'il y a la vie en communauté avec ses joies et ses concessions évidentes. Mais, plus que tout cela qui s'expérimente n'importe où ailleurs, j'ai découvert lors de cette marche quelque chose de l'ordre d'une école de fraternité. 

Fraternité : ce mot si galvaudé à force de sonner dans notre devise républicaine comme  le troisième terme un peu oublié, comme quelque chose de passé, voire de dépassé, sans force et sans âme alors que ce mot est tout sauf insipide. 

Partir avec des chrétiens, c'est se rappeler que nous sommes enfants d'un même Père. Cela se vit avant tout dans la prière, partagée, et non dite chacun dans son coin, ce qui est souvent le cas quand on part en solitaire - bien qu'on cherche souvent à s'agréger à la prière de telle ou telle communauté au passage, évidemment. 

Et c'est dans cette prière que renaît ce ferment profond d'une même filialité, où se puise cette fraternité vraie. Elle en découle, profondément et, au cours de cette marche, nous avons pu la goûter. Valeur indépassable de la prière commune ! 

Alors quand, au retour, on commence à lire l'encyclique Laudato si et que l'on voit l'analyse du pape François sur le fameux cantique des créatures comme un appel à sortir de toute forme de domination pour entrer dans un rapport de fraternité, y compris avec la nature dans laquelle on a marché, justement... 

.... On se rappelle alors que l'auteur de ce cantique des créatures est un certain saint François d'Assise, on sourit en pensant qu'on a marché avec ces frères-là sur le chemin... d'Assise ! Coïncidence, vraiment ? ;) 

 

mardi, août 4 2015

Fioretti de Laudato si (1/6)

Parmi les lectures estivales se trouve évidemment l'encyclique du pape François Laudato si que, oui, je n'ai pas encore lue ! On en trouve des résumés et des critiques à peu près partout sur la toile... et pourtant, j'avoue que je me laisse agréablement surprendre par les propos percutants et profonds de celle-ci, décalant certainement notre propre centre de gravité occidentalo-centré sur ces questions écologiques. Et cela est bon. 

Alors, plus que parler, plus que résumer et plus que commenter, je laisserai ici comme des fioretticoncept si lié au saint patron de notre pape, des étincelles ayant illuminé et fait pétiller ma lecture, bref des citations de quelques phrases au fil de ma propre lecture critique et méditative, en guise de partage.  Il y a 6 chapitres, donc il y aura 6 billets avec la particularité que ce premier "vaudra" pour introduction et premier chapitre ("Ce qui se passe dans notre maison") !  

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"Le monde est plus qu'un problème à résoudre, il est un mystère joyeux que nous contemplons dans la joie et dans la louange" (§12) 

"L'objectif [...] est d'oser transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde." (§19)

"Il semble que nous prétendions substituer à une beauté, irremplaçable et irrécupérable, une autre créée par nous." (§34)  

"Si nous tenons compte du fait que l'être humain est aussi une créature de ce monde, qui a le droit de vivre et d'être heureux, et qui de plus a une dignité éminente, nous ne pouvons pas ne pas prendre en considération les effets de la dégradation de l'environnement, du modèle actuel de développement et la culture du déchet, sur la vie des personnes." (§43)

"A cela s'ajoutent les dynamiques des moyens de communication sociale et du monde digital, qui, en devenant omniprésentes, ne favorisent pas le développement d'une capacité de vivre avec sagesse, de penser en profondeur, d'aimer en générosité. Les grands sages du passé, dans ce contexte, auraient couru le risque de voir s'éteindre leur sagesse au milieu du bruit de l'information qui devient divertissement. Cela exige de nous un effort pour que ces moyens de communication se traduisent par un nouveau développement culturel de l'humanité, et non par une détérioration de sa richesse la plus profonde. La vraie sagesse, fruit de la réflexion, du dialogue et de la rencontre généreuse entre les personnes, ne s'obtient pas par une pure accumulation de données qui finissent par saturer et obnubiler, comme une espèce de pollution mentale." (§47) 

"Nous avons besoin de renforcer la conscience que nous sommes une seule famille humaine. Il n'y a pas de frontières ni de barrière politiques ou sociales qui nous permettent de nous isoler, et pour cela même il n'y a pas non plus de place pour la globalisation de l'indifférence." (§52) 

 

jeudi, janvier 22 2015

Un grain de sel

Lu sur Facebook ce matin... 

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Parce qu'il est des fautes de frappe qui tombent... si bien ! :) 

 

vendredi, décembre 26 2014

Tendre Noël !

 

« Dieu qui nous regarde avec des yeux pleins d’affection, qui accepte notre misère, Dieu amoureux de notre petitesse. En cette sainte nuit, tandis que nous contemplons l’Enfant Jésus qui vient de naître et d’être déposé dans une mangeoire, nous sommes invités à réfléchir. Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ? Est-ce que je me laisse rejoindre par lui, est-ce que je me laisse embrasser, ou bien est-ce que je l’empêche de s’approcher ? ‘‘Mais je cherche le Seigneur’’ – pourrions-nous rétorquer. Toutefois, la chose la plus importante n’est pas de le chercher, mais plutôt de faire en sorte que ce soit lui qui me trouve et qui me caresse avec amour. Voici la question que nous pose l’Enfant par sa seule présence : est-ce que je permets à Dieu de m’aimer ? »

Pape François, homélie de la messe de la Nuit de Noël 2014

 

Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ?

… Très belle, très juste question… !

Quand on regarde des scènes de Nativité, des tableaux, des crèches, on est souvent pris de tendresse : c’est mignon, c’est beau et c’est pour le Christ qu’on ressent cette tendresse.

 

 

 

Mais comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ? La question du pape me reste dans le cœur :

Quand je pense à tout ce qu’il y a à préparer avant Noël au lieu de me tourner vers l’immense don que Dieu nous fait,

Quand je me fais ma petite vision personnelle de Dieu, que je l’enferme dans mes limites,

Quand je pense à « moi » en y mettant plein de majuscules, emplie de mes préoccupations,

Quand je regarde les autres, leurs manières de faire ceci et cela en jugeant sans aimer…

… La liste est infinie :

Comment accueillir la tendresse de Dieu si mon cœur est plein de lui-même ?
Comment accueillir la tendresse de Dieu si je ne reconnais pas mon propre péché, ma propre fragilité ?

Comment accueillir la tendresse de Dieu si je ne laisse pas ma vie tout entière s’emplir de simplicité ?

 

Devant la fragilité de l’enfant de la crèche, les beaux propos ne peuvent que se taire, inutiles,

Les mensonges, les remparts bien bâtis pour protéger nos blessures, également : qu’en a à faire un nouveau-né ?

A genoux : non comme posture à se donner mais comme un appel à l’ouverture du cœur, à sa simplicité ;

A genoux : c’est se mettre à la hauteur du Nouveau Né et donc, si curieusement, accepter de se mettre à la hauteur d’un Dieu qui s’abaisse en s’abaissant devant Lui ;

A genoux : c’est, justement, laisser la possibilité de se laisser très tendrement toucher par la petite main de l’être tout fragile, qui vient juste pour te dire « je t’aime »,

Caresse de l’enfant qui ne sait encore que babiller.

 

A vous tous, chers lecteurs, un tendre Noël :

que la venue du Seigneur en notre chair illumine vos jours de Sa clarté !

 

jeudi, juillet 31 2014

Angelus du 27 juillet - Lire l’Évangile, c’est trouver Jésus et avoir cette joie chrétienne, qui est un don du Saint-Esprit

 

A défaut de partir en Terre Sainte, je suis allée à Rome avec trois autres futurs ex-pèlerins pour prier pour la paix. Dimanche dernier, nous avons participé à la prière de l’Angelus sur la place Saint Pierre.

 

 

 

C’était très beau et l’enseignement du Saint Père particulièrement fort et touchant.

 

Lire la suite...

lundi, juillet 21 2014

Ici comme là et là-bas #prayforpeace


Le pèlerin ne peut être qu'instrument de paix : il marche, il prie comme il peut, il cause et rencontre. 

Il n'a rien que ce qu'il est - et les quelques pauvres affaires qu'il porte en son sac - et sa fatigue. 

Inconnu marchant dans l'inconnu, il n'apporte ni haine, ni ferment de division : 

Car le pèlerin est formidablement désarmé. 

Il n'attend rien, il reçoit tout et apprend à entrer dans une attitude de gratitude. 



Bien souvent, en quittant une maison où j'avais été si bien accueillie sur ce chemin, j'ai pensé à l'Evangile et à ce que le Seigneur demandait à ses disciples de faire... alors, je susurrais en partant un  : "que la paix soit sur cette maison". 


Un soir, dans un hébergement en famille, il y avait cette prière affichée dans la chambre qui m'était prêtée 

Alors que je portais particulièrement en mon coeur de prier pour la paix lors de mon pèlerinage, cela m'a touchée : 


Seigneur, que la paix soit sur ce monde, 

en ces temps où les conflits éclatent partout, où elle semble éteinte, éloignée, bannie de tant de pays, 

Seigneur, que Ta paix vienne ! 

Qu'elle vienne vite, habite et règne dans les coeurs ! 

Et aide-moi aussi à savoir la faire en moi pour qu'elle rayonne autour et commence ici ! 


"Que le Dieu de la paix suscite en tous un authentique désir de dialogue et de réconciliation. La violence ne peut être vaincue par la violence. La violence ne peut être vaincue que par la paix. Prions en silence pour demander la paix. Tous en silence" 

(pape François, à l'Angelus de ce dimanche 20 juillet 2014) 


mardi, octobre 29 2013

Pour une pastorale du gâteau bien dodu

"Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »"

J.-C. alias le Fils de Dieu en St Luc

Sans doute parce que nous sommes catholiques ET Français, ce qui donne deux bonnes (ou mauvaises) raisons d'aimer râler, on critique souvent la dite "pastorale de l'enfouissement" datée d'il y a quelques dizaines d'années.


En écoutant l'Evangile ce matin à la messe, je me disais que ce qui comptait, ce n'était finalement pas la place où l'on mettait les choses. Parlons en termes de gâteau pour être plus clair et parce que c'est meilleur : finalement, qu'on mette un truc tout en dessous ou tout au dessus du gâteau, ça ne change pas grand-chose. 


Parce que sincèrement, un machin enfoui, bah il reste enfoui et on ne le voit pas ou il se mélange et se dénature, mais la pastorale du saupoudrage façon sucre glace ne vaut pas mieux : juste un machin légèrement sucré qui fait joli mais qui ne va pas en profondeur et ne change rien au gâteau à la fin ! 


Bref, si on lit le texte, on voit bien que ce n'est ni une pastorale de l'enfouissement ni une pastorale du saupoudrage que le Christ nous demande mais bien une pastorale du Levain. 


Preuve de l'importance du levain, une mienne amie a même donné un nom à son levain (Dobby pour ceux que ça intéresse) parce qu'il lui sert pour tout, ou presque.  Parce que c'est triste un plat sans levain, tout plat et sans relief ! 


Et Christ nous demande d'être ainsi comme du levain dans le monde : pour que notre présence ôte toute platitude, change les choses, les fasse gonfler, les rende belles et joyeuses… comme un gâteau qui a été agi par du levain et qui est bien plus appétissant ainsi. 


Parce qu'il y a un chrétien quelque part, le monde doit être rendu plus beau, plus haut, plus tourné vers le Bien et vers le Seigneur. 


Mais toutefois pour cela, ce n'est pas sur nos propres forces qu'il faut compter, sinon on en viendrait justement rapidement à la question du "comment mettre le levain quelque part ?" ou au "où est-ce le mieux ?" alors que le Seigneur nous demande juste d'être ainsi… Et le pape François, dans son homélie de ce matin, donnait bien la clef : "L’Esprit travaille comme la levure." (Cf. http://www.news.va/fr/news/le-pape-francois-et-lesperance-chretienne )


A nous d'apprendre plus à Le laisser agir où nous sommes, dans les profondeurs du gâteau, à son milieu ou à sa surface ! 



dimanche, septembre 22 2013

Les JMJ, histoire de coeur

Puisque j'ai écrit un petit quelque chose sur les JMJ pour le bulletin paroissial de chez moi, je vous le partage ici aussi car j'en ai finalement peu parlé. Alors voici une simple histoire de coeur…  ;-) 

Des JMJ au cœur 

« Ma maison est petite mais mon cœur est immense ! » : c’est par ces mots que ma famille d’accueil m’a saluée dans la favela des Alagados à Salvador de Bahia. Là-bas, nous, Français, avons dû apprendre à nous laisser faire, à nous laisser accueillir par des personnes d’une extrême pauvreté : le ton était donné et c’était grand. 

« Pour avoir accès au peuple brésilien, il faut entrer par la porte de son cœur immense » disait le pape François et nous avons pu comprendre un peu mieux pourquoi c’est la statue du Christ Rédempteur qui domine Rio : ces JMJ étaient placées sous le signe du Cœur, offert à chacun d’entre nous. 

Car le Brésil, c’est la chaleur, c’est la joie si grande qu’elle éclate de partout jusque dans les églises où nous, Européens timides, demeurons si surpris de les voir applaudir le Christ, dans Sa Parole et dans Son Eucharistie : idée folle et pourtant tellement signifiante ! On applaudit le discours de quelqu’un qu’on aime et, eux, ils applaudissent l’Amour. 

Il y aurait tant à dire : des cœur à cœur personnels avec le Christ, des sourires, des baignades et des chants qui en disaient long sur les cœurs de plus en plus ouverts et heureux des jeunes de notre diocèse et puis, bien sûr tous ces moments de communion si intenses lors des célébrations sur Copacabana. La joie de la Foi, donnée, vécue, prête à être transmise. 

« Allez, sans peur, pour servir ! » tels étaient les points de l’homélie finale du pape François. Comme si, plongés un peu mieux dans Son Amour, nous pouvions repartir, envoyés avec cœur, c’est-à-dire avec courage et amour. 

samedi, septembre 21 2013

21 septembre - saint Matthieu et un certain regard


Nous fêtons aujourd'hui 21 septembre l'apôtre Matthieu. Dans l'office des lectures est proposée l'homélie de saint Bède le Vénérable d'où est tirée la devise de notre pape François "miserando atque eligendo". 


"Il le vit non pas tant avec les yeux du corps qu'avec le regard intérieur de sa miséricorde. - Il vit le publicain, et parce qu'il le vit d'un regard qui prend pitié et qui choisit, il lui dit : "Suis-moi", c'est-à-dire imite-moi. En lui demandant de le suivre, il l'invitait moins à marcher derrière lui qu'à vivre comme lui." 
(St Bède le Vénérable)

Il est certes exigeant mais qu'il est beau, doux et bon de se savoir, pour chacun d'entre nous, regardé ainsi, pris en pitié et choisi ! 
Invitation à vivre comme Lui et donc à regarder aussi comme Lui ! 

mercredi, septembre 11 2013

C’était un 7 septembre

Que sont-ils venus voir ? 

Rien ou presque rien 

Il faisait sombre et, au fond, il y avait cette lumière

Et, surtout, ce petit bout de pain. 


À l’heure où les armes veulent parler, 

À l’heure où l’enjeu économique tue l’humain, 

À l’heure où l’on s’empresse d’afficher des chartes au lieu de, simplement, aimer. 


Comme tant d’autres à travers le monde, 

Samedi soir, pour quelques minutes, 

Je me suis agenouillée, j’ai prié. 


J’ai prié pour cette paix au loin, 

J’ai prié pour cette paix tout proche :  

J’ai pensé à ce que j’avais vu, déjà, en trois jours dans mon collège de pauvreté, de violences, de manques d’amour : pour eux aussi, parce que c’est urgent, j’ai prié ; 

J’ai demandé pardon pour toutes les fois où moi non plus je ne suis pas ferment d’unité. 


Parce qu’on a beau faire, 

Mes mains, tes mains, 

Ton cœur, mon cœur, 

Et même toute la bonne volonté conjuguée 

N’y suffisent pas, à la paix. 


À l’heure où l’urgence est de l’apprendre, la paix

De faire la paix en soi, autour de soi 

De prier pour celle qui est au loin, 

Il y avait et il y a une heure à prendre devant Lui, 

Pour qu’Il nous la donne et nous aide à la faire :  

Et c’est pour cela que tous ceux-là étaient là. 


Parce qu’il n’y a que la faiblesse de l’Amour pour changer le monde, 

Et qu’ils ont la faiblesse eux de croire, que nous avons cette force de croire, qu’elle est dans ce morceau de pain. 



mercredi, septembre 4 2013

Important samedi 7 septembre prochain

vendredi, août 2 2013

Paroles papales


Avant de revenir sur les JMJ de manière plus personnelle (... même si c'est encore bien chaud et que cela sera sans doute après mon retour du Camino !), voici un petit listing des paroles que le pape François nous a plus particulièrement adressées lors des JMJ. 

Il a prononcé énormément de discours, homélies & co donc je ne retiendrai que certains à partir de la cérémonie de bienvenue. 

Bref, un truc pratique et de la lecture spirituelle choc pour les jours à venir tant pour vous que pour mon usage personnel. 

... et tout son voyage disponible sur le site du Vatican, sur la page dédiée aux JMJ 2013

Bonne lecture et bonne mission à chacun d'entre nous ! :-) 

mercredi, juillet 10 2013

« Je voulais vous dire un mot et ce mot, c’est la joie »

 

"La joie n’est pas l’ivresse d’un moment : c’est autre chose ! 

La vraie joie ne vient pas des choses, du fait que l’on possède, non ! 

Elle naît de la rencontre, de la relation avec les autres, elle naît du fait de se sentir accepté, compris, aimé, et du fait d’accepter, de comprendre et d’aimer ; et ceci non pas pour un moment, mais parce que l’autre est une personne. 

La joie naît de la gratuité d’une rencontre ! C’est de s’entendre dire : « Tu es important pour moi », pas nécessairement avec des paroles. C’est beau… Et c’est précisément cela que Dieu nous fait comprendre."

 

Pape François samedi dernier

(http://www.zenit.org/fr/articles/soyez-transparents-avec-votre-confesseur )

 

vendredi, juin 7 2013

Enseignants, le pape nous parle !


Aujourd'hui, le pape a reçu des élèves, enseignants et familles d'instituts jésuites italiens et libanais. Voici, prises dans le Vatican Information Service du jour ses paroles concernant les enseignants, belles et fortes ! 

"Et ne vous découragez jamais face aux enjeux de l'école. Eduquer n'est pas un métier mais une attitude et un mode d'être. Pour enseigner il faut sortir de soi et être au milieu des jeunes qu'on accompagne au long de leur croissance. 

Enseignez donc et voyez en cela la beauté et la bonté de la création et de l'homme qui sont marqués du sceau du Créateur. 

Mais soyez surtout des témoins de ce que vous transmettez, des connaissances et des valeurs, accompagnées d'une cohérence de vie personnelle. Sans celle ci il est impossible d'éduquer... 

L'école doit être un catalyseur et un lieu de convergence pour former et aider les jeunes à devenir adultes, des adultes simples, compétents et honnêtes qui sachent aimer et répondre aux attentes de Dieu dans la société comme dans le travail. 

Trouvez aussi de nouvelles formes d'éducation en fonction des lieux, des temps et des personnes. Le Seigneur sera toujours à vos côtés, vous relèvera des échecs et vous poussera à grandir et à agir avec magnanimité". 

Au boulot !
"Dieu, viens à mon aide" !
:-) 


lundi, mai 13 2013

Un point, c’est pas tout ! J’t’en pose des questions ?

 

Les réactions de la presse à l’attitude du pape François en faveur de la vie, forcément, ça fait sourire…

 

 

Cette vision-là des choses encore plus, forcément…

 

Ca fait sourire parce que… ce n’est pas surprenant !

 

Ce qui finit par l’être plus, c’est cette manière un peu trop fréquente dans la presse d’y voir un refus d’« avancée » sur le plan des mœurs.

Alors que cette attitude, elle pourrait peut-être, si ce n’est pas un gros mot,  

  questionner ?

 

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