
Tag - La Sorbonne c est plus fort que toi
samedi, août 8 2009
Hab' ich mein Herz in Heidelberg verloren ?
Par Zabou le samedi, août 8 2009, 22:44

lundi, juin 22 2009
C'est fait : soutenance M1 over.
Par Zabou le lundi, juin 22 2009, 23:11

jeudi, mai 28 2009
Quand on voit c'qu'on voit
Par Zabou le jeudi, mai 28 2009, 10:58

mardi, mai 26 2009
Observations de la bête en veille de partiel de grec
Par Zabou le mardi, mai 26 2009, 20:55
dimanche, mai 17 2009
Lettreuse sum, ergo sum ?
Par Zabou le dimanche, mai 17 2009, 19:48

(source : PHDcomics)
samedi, mai 16 2009
Réflexions d'une "échevelée"
Par Zabou le samedi, mai 16 2009, 14:25
Nietzsche : ce n’est pas sans dessein intérieur que j’ai posté cette dernière citation. C’est qu’elle a fait « pouic-pouic » (copyright certains membres de la B-loge !) en moi quand nous en avons discuté en cours hier. Ce n’est pas que je me sente vraiment à rebours de la société, quelconque « intello maudite », loin de là, c’est qu’il est difficile, parfois, souvent, de se faire entendre quand on est une petite masterante obscure rédigeant son mémoire. D’expliquer ce qui est important pour moi dans une matière aussi inutile-inactuelle-futile-passionnante <rayez les mentions inutiles> que la littérature française.
Parce que j’en ai plus qu’assez que tout soit vu au prisme du profit immédiat, qu’il soit celui du diplôme à obtenir, ou celui plus subtil encore –et peut-être de ce fait plus perfide- du mémoire en lui-même. « Tu en es à autant de pages ? Sur 60 ? Oh, bientôt fini alors ! ». Au-delà de la simple précision que c’est « environ 60 » mais non 60, je ne puis plus supporter sans rien dire ces remarques, alors, voilà, je l’affirme : le nombre de pages, je m’en fous. Oui, je m’en fous. Et ne prenez pas ces airs de vierge effarouchée quand je vous le dis !
Oui, je serais heureuse (et un peu fière, oui, je l’admets aussi, même si ce n’est qu’un petit travail de rien du tout par rapport à ceux de nos maîtres) si ce mémoire me rapporte une note convenable et une moyenne en conséquence, je serais hypocrite de le nier, mais ce n’est absolument pas ce qui m’importe le plus. Du moment que je satisfais aux simples conditions pour continuer ma route à l’échelon supérieur, cela me suffit. Ce qui m’importe vraiment, c’est de faire un vrai mémoire, un petit travail de recherche à ma mesure, mon tout premier, et non une pseudo moitié de mémoire inintéressante et abêtissante, arrêtée dans son développement et sa réflexion parce que j’aurais enfin accompli le minimum syndical.
Un mémoire, en tout cas pour ma part, on y met de soi. D’ailleurs, en général, tout naît d’une question que l’on se pose face à un texte aimé. Comment supporter alors d’interrompre une réflexion parce que, hop fini, on balance tout ? Comment supporter de rendre quelque chose qui serait médiocre à nos yeux même ? Sans aucun sens du fini, de la réflexion, de relecture et de re-travail ? C’est une question d’honnêteté intellectuelle, avec soi-même d’abord, avant même de penser à celui qui subira la lecture de nos éventuels ubuesques délires. Il ne s’agit alors pas d’aller vite, de laisser courir les lettres à tout va le long des pages pour les remplir. Il s’agit d’aimer, passionnément.
Il s’agit d’arriver à la « philologie » que je considère dans son acception étymologique si noble et de la contempler d’une aussi belle façon que Nietzsche. De prendre le temps, simplement et consciencieusement, d’apprendre à lire et à « bien lire » dans ces terrains si mouvants de la connaissance : « lentement, avec profondeur, égards et précautions ». Pour, un jour, « bien » écrire ?
mercredi, mai 13 2009
Apocalypse now !
Par Zabou le mercredi, mai 13 2009, 18:27

lundi, mai 11 2009
Mon pote Aristote
Par Zabou le lundi, mai 11 2009, 22:39

Je viens de m’apercevoir en préparant un cours particulier sur Andromaque combien je citais Aristote tout le temps cette année. Rares sont les cours ou les tutorats où je m’en abstiens : pour mes tutorés comme pour mes deux élèves, je vais devenir miss Aristote, c’est certain si ce n'est déjà le cas (à moins que ce ne soit miss Huysmans, pour d'autres mais évidentes raisons !).
Et que dire de mon introduction de mémoire et de la « sentence thomiste d’inspiration aristotélicienne » qui en guide pour une bonne part le cheminement ? Que dire des deux références à De l’âme qui émaillent déjà ma rédaction ?
Pourtant, je ne suis pas du tout spécialiste d’Aristote.
Effrayant, non ?
Pourquoi donc une telle obsession ?
Je me fais, encore une fois, très peur.
jeudi, mai 7 2009
Et maintenant, notre page de pub...
Par Zabou le jeudi, mai 7 2009, 20:26
Laurence Vallage et Isabelle Payen de La Garanderie
Tutrices en littérature
Organisent une sortie au spectacle théâtral :
Jacques le Fataliste
De Denis Diderot
Adaptation d’Eric Herbette
Mise en scène de Vincent Auvet
le jeudi 28 mai à 19h
au Théâtre Darius Milhaud,
80 Allée Darius Milhaud
75019 Paris
Les étudiants intéressés peuvent s’inscrire auprès du Service Culturel de l’université Paris-Sorbonne
lundi, mai 4 2009
Philosorbonnons
Par Zabou le lundi, mai 4 2009, 23:42

jeudi, avril 30 2009
Et le titre mondial est attribué à...
Par Zabou le jeudi, avril 30 2009, 22:15

dimanche, avril 26 2009
Compte rendu de lecture
Par Zabou le dimanche, avril 26 2009, 13:32
Compte rendu de lecture :
Tarzan : une lecture métaphorique de la relation étudiant – directeur de mémoire en master 1 de Lettres Modernes
Voir ici l'article de Melle Maggy J., dite ESU dont il sera question dans ce compte rendu.
Mademoiselle ESU nous offre là un bel ouvrage, dénotant sans nul doute un intérêt brûlant dans l'affaire (on rappellera qu'elle-même effectue actuellement un travail de recherche en master 1 de littérature comparée sous la direction de, de... euh, son nom m'échappe). La démarche est claire, on suit bien sa pensée même si quelques détails nous échappent parfois à cause du mode souvent allusif de l'auteur : nous comprenons qu'elle ne souhaite attirer sur son dos les foudres Mâgistrâles mais il faut être conséquent avec le sérieux d'une étude universitaire, vouée certainement au plus grand avenir.
Son choix est d'aller à contre-courant des Normes Lettreuses avec une étude proposant une structure binaire (bouh !), choix surprenant mais porté par une allégresse formidable de la plume et l'on adhère, quand même. (Bon, je dis ça pour pas qu'elle m'agresse en fait).
Argumenté, son propos est éclairant mais nous ne pouvons nier le caractère de parti-pris et d'absence de sources précises pour certains de vos propos : que vous apprend donc votre directeur, mademoiselle ? Où sont les notes de bas de page ? Et la bibliographie ? Et les petites cap'... Et les petites majuscules ? Concernant le parti-pris, pourquoi ces deux cas visiblement choisis aux antipodes ?
Pourtant, il suffit d'écouter... et l'on se sent entraîné dans la folle ronde propre aux masterants : folie, désespoir, folie, enthousiasme, folie, rage, folie. C'est tragique mais tellement sublime !
Je dois arrêter là ce maigre compte rendu car "La préparation du mémoire représente la partie essentielle du travail dans l’année de master ; c’est aussi la spécificité de l’initiation à la recherche." (Maison des Fous) et autre chose mobilise donc mon esprit de jeune masterante sinon vais me faire tancer par mon directeur.
Mais, surtout, souvenez-vous de TOUT lire métaphoriquement.
Et vice et versa.
samedi, avril 18 2009
Hier midi
Par Zabou le samedi, avril 18 2009, 14:34
Hier midi donc (oui, je répète le titre parce que certains ne suivaient pas, ne dites pas le contraire, je vous ai vus), mes grands-parents m’ont invitée au resto alors que nous rentrions de Normandie. Je suis sûre que vous êtes heureux de l’apprendre.
Le problème actuel de la Zabou, c’est que, ô surprise, vous ne vous en seriez pas doutés à la lecture de ce blogue, elle est actuellement passée en mode « rédaction de mémoire », un mode qui ne s’enclenche pas automatiquement mais délicat à passer sur « off » une fois que le cran est passé. Ce qui ne veut pas dire que ça rédige beaucoup mais que ça pense, un peu, ou parfois pas du tout, là-haut. En tout cas, ce qui est clair, c’est que l’intellect est à l’ouest. Alors, quand il l’était déjà un peu initialement…
Bref. Il y avait du monde, plein de monde. Et Zabou, seule, commença à avoir une terrible envie de rigoler, à la stupeur de ses grands-parents -gens comme il faut, pas de bruit, pas de désordre, insupportable d’avoir une terrible petite-fille !-, et à avoir une démangeaison insupportable. Il me fallait dégainer mon exemplaire d’À vau-l’eau pour déclamer ces quelques lignes :
Et M. Martinet s’arrêta sur le palier, devant une porte à tambour vert. Là sonnaient de grands bruits d’assiettes sur un bourdonnement ininterrompu de voix ; puis la porte s’ouvrit et, en même temps qu’un violent hourvari, des gens en chapeau se précipitèrent dans l’escalier et ! battant la rampe avec leurs cannes.
M. Folantin et son camarade se garèrent, puis ils poussèrent à leur tour la porte et s’introduisirent dans une salle de billard. M. Folantin, pris à la gorge, recula. Cette pièce était noyée dans une épaisse fumée de tabac, traversée par des coups de queues ; M. Martinet entraîna son invité dans une autre pièce, où la buée était peut-être plus intense encore, et çà et là, dans des chants de pipes bouchées, dans des écroulements de dominos, dans des éclats de rire, des corps passaient presque invisibles, devinés seulement par le déplacement de vapeur qu’ils opéraient. M. Folantin resta là, aliuri, cherchant à tâtons une chaise.
M. Martinet l’avait quitté. Vaguement, dans un nuage, M. Folantin l’aperçut, sortant d’une porte. Il faut attendre un peu, dit M. Martinet, toutes les tables sont pleines ; oh, ce ne sera pas long !
Une demi-heure s’écoula. M. Folantin eût donné bien des choses pour n’avoir jamais mis le pied dans cet estaminet, où l’on pouvait fumer, mais où l’on ne se nourrissait pas. De temps à autre, M. Martinet s’échappait et allait s’assurer que les sièges étaient toujours occupés. Il y a deux messieurs qui en sont au fromage, dit-il d’un air satisfait, j’ai retenu leurs places.
Une autre demi-heure s’écoula. M. Folantin se demanda s’il ne ferait pas bien de se diriger vers l’escalier tandis que son compagnon guettait les tables. Enfin, M. Martinet revint, lui annonça le départ des deux fromages et ils pénétrèrent dans une troisième pièce où ils s’assirent, serrés comme des harengs dans une caque.
Sur la nappe tiède, dans les éclaboussures de sauce, dans les mies de pain, on leur jeta des assiettes, et l’on servit un bœuf coriace et résistant, des légumes fades, un rosbif dont les chairs élastiques pliaient sous le couteau, une salade et du dessert. Cette salle rappela à M. Folantin le réfectoire d’une pension, mais d’une pension mal tenue, où on laisse brailler à table. Il n’y manquait vraiment que les timbales au fond rougi par l’abondance, et l’assiette retournée pour étaler sur une place moins sale les pruneaux ou les confitures.
Certes, la pâture et le vin étaient misérables, mais ce qui était plus misérable que la piâture et plus misérable que le vin, c’était la compagnie au milieu de laquelle on mâchait ; c’étaient les maigres servantes qui apportaient les plats, des femmes sèches, aux traits accentués et sévères, aux yeux hostiles. Une complète impuissance vous venait, en les regardant ; on se sentait surveillé et l’on mangeait, découragé, avec ménagement, n’osant laisser les tirants et les peaux, de peur d’une semonce, appréhendant de reprendre d’un plat, sous ces yeux qui jaugeaient votre faim et vous la refoulaient au fond du ventre.
Bon, je n’ai pas lu à voix haute mais ricanais consciencieusement : le mémoire nuit gravement à la santé. Finalement, cela a tardé mais je peux vous le dire : j’ai bien mangé.
mercredi, avril 15 2009
100ème ndbdp !
Par Zabou le mercredi, avril 15 2009, 15:53
- It has long been known == I haven’t bothered to check the references.
-It is known == I believe.
-It is believed == I think.
-It is generally believed == My colleagues and I think.
-There has been some discussion == Nobody agrees with me.
-It can be shown == Take my word for it.
-It is proven == It agrees with something mathematical.
-Of great theoretical importance == I find it interesting.
-Of great practical importance == This justifies my employment.
-Of great historical importance == This ought to make me famous.
-Some samples were chosen for study == The others didn't make sense.
-Typical results are shown == The best results are shown.
-Correct within order of magnitude == Wrong.
-The values were obtained empirically == The values were obtained by accident.
-The results are inconclusive == The results seem to disprove my hypothesis.
-Additional work is required == Someone else can work on the details.
-It might be argued that == I have a good answer to this objection.
jeudi, avril 9 2009
A la une !
Par Zabou le jeudi, avril 9 2009, 07:15

Que ce pauvre exercice, plein de trous et anxieux,
Espère farouchement que pendant qu'ils planchent,
Ils ne le froisseront, les tutorés hargneux...
Plein de subtilités, il est passif et veule,
Lui naguère si blanc, est raturé et laid,
L'un use de son stylo comme il ferait d'un(e) meule,
L'autre plie le papier pour qu'il puisse voler...
La tutrice est semblable au prince du français
Qui hante la grammaire, rit des difficultés,
Envoyée aux plus jeunes afin de les guider,
Son sens de l'humour leur fait tout apprécier !
lundi, mars 23 2009
J'ai une question
Par Zabou le lundi, mars 23 2009, 00:50
jeudi, mars 19 2009
Parce que
Par Zabou le jeudi, mars 19 2009, 13:02
lundi, mars 16 2009
Pensée du jour
Par Zabou le lundi, mars 16 2009, 16:31
jeudi, mars 12 2009
Carte postale d'AG
Par Zabou le jeudi, mars 12 2009, 22:47

Chère maman, cher papa,
Je vais bien et il fait même à peu près beau.
Aujourd’hui, je suis partie en excursion dans ce qu’on appelle une âgée. Je sais pas pourquoi on appelle ça une âgée, il y a plein de jeunes comme moi ! Ils étaient même sans adultes pour les encadrer, vous vous rendez compte ? C’est pas bien, je suis sûre que vous les auriez grondés.
Mais en fait, c’était rigolo, parce qu’ils m’appelaient tous « camarade » : j’ai eu l’impression de me faire plein de nouveaux copains ! « Camarade Zabou », ça sonne bien, non ?
Parfois, je comprenais pas tout ce qu’ils racontaient : ils parlaient fort dans le micro, ils gesticulaient là, devant, sur la scène et les autres râlaient. Ils utilisaient plein de mots difficiles. Je crois qu’il y avait quelques gros mots… Désolée, ne grondez pas les maîtres, ils n’y sont pour rien. Il y en a un qui a dit que le gouvernement nous, attendez voir, je sais plus trop, an culhey je crois. Je ne sais pas ce que ça veut dire, c’est peut-être le nom d’un ministre, mais j’ai trouvé le mot rigolo. J’espère que vous m’expliquerez !
Et puis, sur les murs du théâtre tout rond, y avait des drôles d’inscription dans des langues qui ressemblaient à Harry Potter. Je crois que celle-ci y figure d’ailleurs : « Pacem summa tenent ».
Après on a été raccompagné par de gentils messieurs en armure. Ils étaient grands ! Et forts ! (maman, y en a même un qui m’a fait un sourire de prince charmant !) Mais tous tout en bleu : ils étaient malades ?
Voilà, c’était une excursion bien amusante, je vous remercie de me laisser aller au « Sorbonnard luna park » avec mes copains, on s’éclate comme des fous !
Gros bisous du front,
Camarade Zabou
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