Tag - La Sorbonne c est plus fort que toi
lundi, mars 23 2009
J'ai une question
Par Zabou le lundi, mars 23 2009, 00:50
jeudi, mars 19 2009
Parce que
Par Zabou le jeudi, mars 19 2009, 13:02
lundi, mars 16 2009
Pensée du jour
Par Zabou le lundi, mars 16 2009, 16:31
jeudi, mars 12 2009
Carte postale d'AG
Par Zabou le jeudi, mars 12 2009, 22:47

Chère maman, cher papa,
Je vais bien et il fait même à peu près beau.
Aujourd’hui, je suis partie en excursion dans ce qu’on appelle une âgée. Je sais pas pourquoi on appelle ça une âgée, il y a plein de jeunes comme moi ! Ils étaient même sans adultes pour les encadrer, vous vous rendez compte ? C’est pas bien, je suis sûre que vous les auriez grondés.
Mais en fait, c’était rigolo, parce qu’ils m’appelaient tous « camarade » : j’ai eu l’impression de me faire plein de nouveaux copains ! « Camarade Zabou », ça sonne bien, non ?
Parfois, je comprenais pas tout ce qu’ils racontaient : ils parlaient fort dans le micro, ils gesticulaient là, devant, sur la scène et les autres râlaient. Ils utilisaient plein de mots difficiles. Je crois qu’il y avait quelques gros mots… Désolée, ne grondez pas les maîtres, ils n’y sont pour rien. Il y en a un qui a dit que le gouvernement nous, attendez voir, je sais plus trop, an culhey je crois. Je ne sais pas ce que ça veut dire, c’est peut-être le nom d’un ministre, mais j’ai trouvé le mot rigolo. J’espère que vous m’expliquerez !
Et puis, sur les murs du théâtre tout rond, y avait des drôles d’inscription dans des langues qui ressemblaient à Harry Potter. Je crois que celle-ci y figure d’ailleurs : « Pacem summa tenent ».
Après on a été raccompagné par de gentils messieurs en armure. Ils étaient grands ! Et forts ! (maman, y en a même un qui m’a fait un sourire de prince charmant !) Mais tous tout en bleu : ils étaient malades ?
Voilà, c’était une excursion bien amusante, je vous remercie de me laisser aller au « Sorbonnard luna park » avec mes copains, on s’éclate comme des fous !
Gros bisous du front,
Camarade Zabou
jeudi, mars 5 2009
De l'art problématique
Par Zabou le jeudi, mars 5 2009, 11:02
Voilà.
Un jour, j’ai pris un texte que j’aimais, sans problème.
Et l’on m’a dit –alors je me suis dit- qu’il fallait que je lui pose et que je me pose un problème. Ca m’a posé de sacrés problèmes pour le trouver ce problème, et pire pour l’expliquer ! Non pour le guérir en l’explicitant mais pour expliquer pourquoi je trouvais que c’était un problème. Après, il ne restait plus qu’à résoudre ce problème, ce qui va encore me poser plein de problèmes.
Je crois que je suis folle, à moins que je ne sois déjà à rebours du sens. Ca vous pose un problème ?
samedi, février 21 2009
Plans sur la comète
Par Zabou le samedi, février 21 2009, 10:01

Que ce soit ici ou ailleurs, ces derniers temps ont révélé en creux la sourde faiblesse du masterant : ses problèmes, son goût du travail, ses aridités… Bref, sa passion. Ici ou ailleurs, on a vu des nuits noires devenir blanches pour de sombres histoires de plan qui visent pourtant à éclaircir un problème : des prises de tête que l’on ne peut comprendre si l’on ne saisit pas tout ce que l’on met de soi dans un travail de ce genre.
Faire un plan, ce n’est pas s’asseoir à son bureau et commencer à écrire. Ce n’est pas non plus simplement savoir compter jusqu’à 3 en chiffres arabes et romains ou réciter son alphabet jusqu’à la lettre c. D’ailleurs, ce n’est pas simplement non plus le temps passé à son bureau ou en bibliothèque à lire, à annoter… Qui compte cela ?
Ce travail qui se forge, jour après jour, par le biais de nos esprits, de nos mots, de nos mains.
Passer une étape, dans la lutte permanente, aussi bien dans le « ça va pas » que dans le « je suis enthousiaste », avec autant d’ardeur et de conviction.
Puis la joie de regarder toutes ces pages : c’est moi ?
Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout cela.
Ou si, peut-être pour une simple et bête raison : parce que j’aime ça.
jeudi, février 19 2009
Un vent de fronde...
Par Zabou le jeudi, février 19 2009, 15:02
« Un vent de fronde
S’est levé ce matin
Je crois qu’il gronde
Contre le… »
Ah vous êtes là ? Hum, pardon, je me prenais à chantonner une vieille histoire. D’ailleurs, c’est pas mal une vieille histoire, vous savez, La Princesse de Clèves, quand on la lit, c’est toujours un peu la même chose et jamais pareil, sauf qu’en public c’est plus visible.

Y en a des qui bullent (on ne donnera pas de nom) :

Y en a des qui lisent (Y a même des stars qui lisent, ça arrive, aussi, eh oui !) :

Y en a des qui font de la musique ensuite pour égayer la place de la Sorbonne et tenter de dérider ce vieil Auguste qui ne décrocha pas même l’ombre d’un sourire, malgré son prénom clownesque : pff ! Quel triste sire celui-là !
Plus sérieusement, pourquoi ces lectures publiques un peu partout en France ? C’est cela les nouvelles du front princess-palement, je vous donne donc copie du document écrit par des professeurs de Paris III à ce sujet :
"L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle !"
Nicolas Sarkozy, 23 février 2007, Lyon
"Il est toutefois significatif et triste de voir un président considérer un monde où l'on demanderait à la guichetière ce qu'elle pense de La Princesse de Clèves come un repoussoir absurde et kafkaïen - alors que cela pourrat au contraire constituer la visée inspiratrice d'un monde possible éminemment désirable."
Yves Citton, Lire, Interpréter, Actualiser. Pourquoi les études littéraires ?, Paris, Ed. Amsterdam, 2007, p. 223
- Parce que nous désirons un monde possible où nous pourrions, aussi, parler de La Princesse de Clèves, de quelques autres textes, et pourquoi pas d'art et de cinéma avec nos concitoyens quelle que soit la fonction qu'ils exercent.
- Parce que nous sommes persuadés que la lecture d'un texte littéraire prépare à affronter le monde, professionnel ou personnel.
- Parce que nous croyons que sans la complexité,la réflexion et la culture la démocratie est morte.
- Parce que nous croyons que l'Université est et doit être le lieu de la beauté et non de la performance, de la pensée et non de la rentabilité, de la rencontre avec la différence - culturelle ou historique, et non de la répétition du même,
- Parce que nous voulons témoigner de ce que notre métier d'étudiants et d'enseignants n'est pas seulement de professionnaliser et d'être professionnalisés mais aussi de lire et de donner à lire,
- Parce que nous sommes en grève pour en témoigner.
Rejoignez le clan des lecteurs un peu partout en France !
mardi, février 17 2009
Juste un détail
Par Zabou le mardi, février 17 2009, 00:29

jeudi, février 12 2009
Clèves for rêveurs
Par Zabou le jeudi, février 12 2009, 08:12
Maggy en a déjà parlé sur son blog mais le mouvement prend de l’ampleur : pourquoi ne participeriez-vous pas à une lecture près de chez vous ? Demandez-le programme !
Lu sur Fabula :
Des enseignants-chercheurs, personnels biatoss et étudiants de Paris3 et d'ailleurs, mobilisés et en grève proposent le lundi 16 février à partir de 15h une lecture marathon de La Princesse de Clèves, devant le Panthéon, place du Panthéon, Paris. Nous nous relaierons et inviterons le public à nous relayer pour lire à haute voix le roman de Madame La Fayette jusqu'à ce que mort (de la Princesse) s'en suive. Ainsi contribuerons-nous, après d'autres, à la divulgation d'un texte dont la subtilité a récemment souffert de discours moins subtils et témoignerons-nous d'une des réalités de notre métier d'universitaire : prendre le temps de lire et de donner à lire. Tout lecteur volontaire est évidemment bienvenu.D'autres lectures publiques du roman vont avoir lieu en France : une lecture marathon est organisée par le Comité Lafayette du pays d'Aix, tandis qu'à Grenoble, jeudi 12 février, aura lieu une lecture commentaire du roman à l'Université Stendhal. Les amours de la Princesse et du Prince de Nemours seront-ils bientôt lues sur toutes les places de France et d'Europe ? N'hésitez pas à signaler vos initiatives locales à Fabula.
Si vous êtes parisien, vous avez également pu participer à une représentation exceptionnelle de Cyrano de Bergerac :
MERCREDI 11 février Université Paris 12. Sur le parvis, 15 heures, en cas de beau temps, répétition publique d'une scène de la nouvelle pièce en création Cyrano avec nous, par la troupe des Nez rouges. Venez nombreux avec votre nez. Répétez votre réplique. Invitez les visiteurs de la journée « portes grandes ouvertes » à former un jury et que la meilleure prestation reçoive un cyrano d'or ! Si le temps le permet des œuvres nouvelles du sieur Molière et de Dame la Fayette seront mises en lecture. Un concours de ballade est aussi prévu.
Cyrano avec nous!
En variant le ton, par exemple tenez :
Agressif : Moi, Madame, j'aurais fait ces décrets,
Il faudrait sur le champ que je les retirasse !
Pratique : votre réforme en loterie,
Assurément, Madame, ce n'est pas le gros lot.
Gracieux : Aimez-vous à ce point les patrons
Que maternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leur petites pattes.
Campagnard : La Hèlèru ? c'est-i donc une loi ? Que non.
Queuque méchant navet, un mauvais champignon.
Curieux : De quoi sert cette réforme amère?
D'attrape-gros-nigauds ou de cache-misère !
Chirurgien : voulez-vous un sirop ? un clystère
Pour avaler cette pilule amère?
Nenni ! une ablation et des plus vivement !
Prévoyant : les milliards aux banquiers, c'est un pocker menteur !
La seule relance qui dure sera la formation !
Humaniste : professionnaliser certes !
Pourtant civiliser n'est pas mauvais non plus !
Culturel : La princesse de Clèves n'est pas
Une danseuse, non plus qu' une hôtesse bling-bling.[…]
Anticapitaliste : l'université n'est
Pas une péhèmeu. Le savoir à la fac
Ne se débite pas comme au supermarché
Les barquettes sous vide en tête des gondoles
Nous voulons des élus et pas des pédégés,
Enseignants et chercheurs, en chefs de vente zélés
Refuseront toujours de se voir transformés. […]
Il vous plante, il nous plante, il se plante. Qu'il respecte les facs !
Prévenant : Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en arrière sur le sol.
Simone ou Valérie, regardez le mouvement
Retrouvez la raison, quand il est encor temps,
De peur de lire bientôt les cinq lettres qui forment
Le triste mot de Sotte ou le mot de Cambronne.
J’apprécie grandement toutes ces initiatives, qui reflètent sans doute au mieux cette bande de fainéants qui ne produisent rien (ah, ah, ah… rire jaune), intelligentes, fines et pleines d’humour.
Mais au fait, que se passe-t-il ? Si vous n’êtes au courant de rien, regardez au moins cela pour le goût du théâtre dont chacun semble s’emplir dans nos universités actuellement !
mardi, février 10 2009
Ma foi...
Par Zabou le mardi, février 10 2009, 23:03
Avec ses terres brûlées au vent, ses landes de pierre, ses vastes étendues, ses lacs, lochs et ses mers, on pouvait bien se douter que l’Ecosse, loin d’ouvrir seulement à un quelconque "imaginaire celtique" ou encore à un bête tilleul menthe, ouvrait aux sens la possibilité d’un accès à l’esprit. Voilà donc ce que je me propose de vous faire découvrir ici dans un rapide exposé : l’Ecosse spirituelle. En trois parties, cela va de soi, et en images.
I Découverte de l’altérité : accueil ou peur ?
La première étape de tout voyage est la découverte (ah, je note ce topos, ça servira pour mon futur tutorat de "littérature des voyages". Ou peut-être tout ce billet, histoire de regarder leur tête). Encore plus que chez nous, nous voilà confrontés à l'altérité, passionnante et délicate à la fois (pensez donc ! Ces gens-là parlent anglais !).
Cette découverte, il convient de la faire, nez au vent, au gré des rues...
Super !
Babel ou vraie Pentecôte ? Il y a plein de langues différentes sur la vitrine !
On dirait qu'il y a même une affiche en français ! Ils ont des méthodes d'Evangélisation de oufs ces Ecossais. Je m'approche.
Hum, en réalité, toutes les affiches font peur et donnent envie de prendre ses jambes à son cou. Si cette dernière est encore assez douce, les autres nous représentent un Dieu père fouettard, peu compatible avec le Dieu auquel je crois, celui des chrétiens. Qui sont ces gens ?
Brr... Il fait froid d'un coup.
Et pour lutter contre le froid, il faut... manger ! (Ah, quelle superbe transition que voilà Zabou, splen-dide !)
II Les Nourritures spirituelles.
Y a-t-il besoin de commenter cette photo si parlante ? De la nourriture pour l'âme ! Dans un café !
Qui oserait encore dire qu'il manque à notre monde un supplément d'âme ?
(-Moi m'dame, moi !
-La ferme)
J'en suis restée coite.
Du coup, histoire de ne pas me laisser abattre, j'ai commandé un chocolat chaud aux chamallows.
Heureusement car je n'étais pas au bout de mes suprises, dans mes pérégrinations sur cette terre celtiquement et conceptuellement spirituelle.
III L’Ecosse, nouvel Eden.
L'Ecosse, ce n'était rien de moins que le Jardin de l'Espérance !
En route pour un nouvel Eden ?
vendredi, février 6 2009
Microclimat en microcosme
Par Zabou le vendredi, février 6 2009, 01:07

dimanche, février 1 2009
Histoires de mémoire
Par Zabou le dimanche, février 1 2009, 06:53
mercredi, janvier 21 2009
Histoire de mémoires - le making of
Par Zabou le mercredi, janvier 21 2009, 21:57
lundi, janvier 19 2009
Au passage...
Par Zabou le lundi, janvier 19 2009, 14:15
samedi, janvier 17 2009
Bientôt sur vos écrans
Par Zabou le samedi, janvier 17 2009, 23:48
vendredi, janvier 16 2009
Le der des der du 1er semestre de M1 ou tenter de transformer l’Essai ?
Par Zabou le vendredi, janvier 16 2009, 01:58
Z’avez tous été adorables, alors je vous raconte mon partiel.
(Pff… 16h – 20h, ils ont de ces idées quand même ! Je suis sûre qu’ils ont des contrats avec les types qui gèrent les machines à café !)
Installation. Concentration. Distribution.
Merdum, deux sujets tentants, indécision. Que prendre ?
Entre Lubac et Yourcenar, mon cœur balance terriblement. Le célèbre théologien d’une part, la romancière de L’œuvre au noir de l’autre, qui est un sacré bouquin quand même, bien qu’il n’appartienne pas à mon top ten. Euh, bon, si je regardais les contenus, plutôt, les idées éventuelles qui me viennent au lieu de méditer rêveusement sur les auteurs des citations ? Peuh, rien pour me décider, je regarde si une pièce ne traîne pas dans le coin pour tirer ça à pile ou face et puis je me dis que j’aurais un peu l’air ridicule surtout que les autres se sont déjà mis au travail visiblement.
Je ne trouve décidemment pas mes petits camarades très joueurs cette année, c’est bien dommage.
Après ces considérations hautement philosophiques, je me dis qu’il faudrait peut-être me bouger. Allez, quel est le sujet le plus exaltant ? Le deuxième ? Allez, c’est parti pour le deux, Mânes de Marguerite (non, pas toi Maggy !), soyez avec moi !
Je remplis mon brouillon avec des flèches dans tous les sens et des exclamations péremptoires pour ponctuer l’ensemble comme à mon habitude. Je lorgne vers ma voisine qui a un brouillon déjà bien organisé, ça me déprime complètement, je reprends donc mes schémas bordéliques d’idées. Par miracle, elles finissent par se ranger toutes seules comme des grandes, ah les bonnes filles.
Alors hop, c’est parti pour la rédaction. J’écris, je noircis des pages, des pages (oh tiens le prof vient de passer une tête par la porte pour nous dire coucou, c’est bien gentil. Vous ne voudriez pas nous apporter un p’tit café s’il vous plaît ? Non ? Bon tant pis), encore des pages et toujours des pages. C’est bien ça le problème de la littérature comparée, à mon sens, on peut tellement parler de tout qu’il est parfois difficile de s’arrêter en pleine envolée. Et puis, j’ai mal à la main à force moi, c’est pas humain de nous laisser seulement 4h pour rédiger un essai. (Oui, j’étais d’humeur revendicatrice ce jour) On a à peine le temps de rêvasser, c’est nul.
Ouille, plus que 8 minutes, ma conclusion n’est pas faite. Allez, vite, à l’arrache et une belle citation de Jaccottet pour finir. Hop, relecture rapide. On rend tout ça et vive les vacances l’intersemestre ! On ne râle pas : j’ai VRAIMENT des choses à y faire pour une fois.
Et puis, j’ai vraiment besoin de changer d’air, aussi.
Comment ? Ah le sujet, vous le voulez ? Bon, alors le voilà :
mardi, janvier 13 2009
Sorbolympique
Par Zabou le mardi, janvier 13 2009, 18:44
On imagine souvent les sorbonnards comme des intellos de première classe -ou qui se donnent à voir comme tels, surtout !-, avalant café sur café en discutant ferme dans leur vieille cour saint Jacques toute pourrie (cour Cujas pour les Anciens qui passeraient et ne connaîtraient pas ce nom) ou dans la belle cour d’honneur avec la chapelle hélas en restauration mais les statues si mélancoliques de Hugo et de Pasteur et la fameuse Fête du Lendit en toile de fond.
Qu’on les pense feignasses ou sportifs de l’intellect, difficiles en tout cas de les imaginer grands athlètes, au-delà de la course pour attraper le train le matin (pensez donc, ils ont lu toute la nuit ces petits !) ou de celle, délicate, des 3 étages à la pause pour être le premier à la dive machine à café. Pourtant, ils se situent dans une glorieuse lignée, celle des nobles esprits olympiques qui, avec tant d’autres, planent dans la Sorbonne. Tout au moins, c’est ce que nous apprend une plaque sise galerie Sorbon : c’est dans notre chère université que Pierre de Coubertin annonça son projet de rénovation des Jeux Olympiques et qu’eut lieu le 1er Congrès olympique, en juin 1894, pour proclamer leur rénovation officielle. Beau, non ?
Nous pourrions aller chercher encore plus de liens, bien qu’un peu plus lointains, à l’Institut Néo-hellénique de la Sorbonne, créé en ces lieux en 1919 comme le sait chaque étudiant perpétuant une tradition bientôt séculaire en commettant la folie d’étudier le grec moderne. En effet, il s’agit du lieu initiateur du démotique (comprendre, le grec moderne actuellement parlé en Grèce) pour le monde entier puisque l’usage de cette langue populaire était déconsidéré et posait de graves problèmes politiques en Grèce. Ainsi, les correspondances entre savants en France et savants en Grèce étaient extrêmement nombreuses et Costis Palamas, l’auteur de l’Hymne olympique en était un, lui qu’on qualifiait d’Hugo hellénique ! Voici son Hymne dans sa traduction officielle française donc, toujours joué actuellement :
Esprit antique et éternel, créateur auguste
De la beauté, de la grandeur et de la vérité
Descends ici, brille comme l’éclair,
Dans la gloire de la terre et de ton ciel
Dans la course et la lutte et le poids
Des nobles jeux éclaire l’élan,
Prépare la couronne faite de la branche immortelle,
Et donne au corps la force de l’acier et la dignité
Les campagnes, les monts, les mers brillent autour de toi,
Comme un grand temple fait de pourpre et de blancheur,
Et dans le temple ici accourent tous les peuples pour se prosterner devant toi,
Esprit antique et fidèle.
mardi, janvier 6 2009
Un de passé
Par Zabou le mardi, janvier 6 2009, 19:37

jeudi, janvier 1 2009
Picobilan 2008
Par Zabou le jeudi, janvier 1 2009, 23:44
N.B. : ce billet devait être publié hier-au-soir mais des circonstances indépendantes de ma volonté m’ont conduite à ne le poster qu’aujourd’hui. Donc considérez, dans votre grande bonté, que ce qui suit est publié le 31 décembre 2008.
Il paraît qu’c’est la tradition de faire un billet-bilan à la fin de l’année.
Mouais.
Bon.
Alors, allez, je vais en faire un, mais en y mettant un élément seulement par mois, tiré de ma propre vie. Ce sera bien suffisant.
Janvier :
L’année commence de façon accélérée : messe télé dans ma paroisse pour l’Epiphanie à vivre mais aussi à organiser en tant que membre du staff liturgique. Vivent les réunions à répétition (… qui donnent le ton à l’année ?) mais surtout les conflits de personnes à gérer qui me donnent parfois plus l’impression d’être la DRH d’une entreprise où les gens ne s’entendent pas qu’une simple servante de l’Evangile, pour et avec les autres. Un très beau résultat néanmoins. Et tout s’apaise.
Je passe le reste du mois à me reposer de tout cela (oui, oui, même durant les partiels. Enfin, presque…)
Février :
A la fin du mois, j’encadre un stage ski/judo. Enfilant ma casquette d’animatrice, je propose souvent des jeux lors des « temps morts » de la journée et des liens se créent rapidement avec les jeunes. Ils me remercieront par une embuscade de boules de neige lors de la sortie au village. Ah les p’tits cons…
Mars :
Je réussi mon auto-défi lors d’un oral en faisant exploser de rire le prof lors de ma conclusion.
- C’était à mon intention votre conclusion, non ?
- Mais non pas du tout qu’est ce qui vous fait croire ça ? dis-je avec un sourire mi-charmeur mi-entendu.
Bref, je m’amuse toujours autant dans ces études.
Avril :
Vive la jeunesse ! Tel est le mot d’ordre du mois !
J’emmène 23 jeunes en pèlerinage à Rome entièrement préparé « maison » durant 4 jours pleins : rude charge, fatigue extrême mais que de joie(s) ! Bon, moralité, ils veulent faire plein de sorties. J’ai des jeunes vraiment affreux : pour la peine, en punition préventive, ce sera le Mont saint Michel en 2009. Non mais !
Je passe la dernière partie de mon BAFA, « approfondissement découverte de Paris » : mixé par manque d’effectifs avec une session «approfondissement Hip-hop » dans le neuf-trois, j’y ai l’occasion de me balader en toge romaine dans les arènes de Lutèce mais aussi d’entendre à l'heure des au-revoir un très très beau compliment : « Salut Isa, Des filles comme toi, j’avais des a priori, j’ai pas l’occasion d’en croiser beaucoup mais avec toi, j’ai vraiment bien gol-ri »
Mai :
J’emmène Félix au vert : pauvre petit qui en avait tant besoin...
Juin :
Je suis licenciée ès lettres. Ce n’est certes qu’un papier sans grande valeur. Pour moi, il a valeur de confirmation d’un choix fait trois ans plus tôt. Et, oui, je l’avoue : j’en suis fière.
Juillet :
Volontariat au Maroc. Que dire quand il s’agit de vivre ? Les mots restent étrangement muets mais l’expérience ne cesse de parler au plus profond du cœur.
Août :
Farniente, notamment dans la froide Bretagne. Je joue au ballon prisonnier contre mon frère et ma sœur pour leur démontrer que, non, ce n’est pas parce que je lis des bouquins incompréhensibles que je suis une larve. Faudrait pas voir à me provoquer.
Septembre :
Un mois de transition, un vrai mois de marche. J’y apprends ceci étant enfin à la jeune Maggy à être polie : depuis, son directeur de mémoire ne veut plus lui répondre, on se demande bien pourquoi.
Octobre :
Je découvre le master. Les séminaires. C’est complètement irréel mais… qu’est-ce que j’aime ça !
Novembre :
Deux phrases de deux miens maîtres à penser me laissent dubitatives.
Mon directeur de recherche qui compare l’activité de recherche à une pataugeoire.
Mon père spirituel, lui, me lance, dans un élan d’un lyrisme magique : « Poursuis Huysmans, c’est un chemin que Dieu a suivi ! »
Oui, certes…
Je remarque finalement que, dans les deux cas, il y a surtout encouragement à persévérer !
Décembre :
Je me rends compte que le master, c’est ‘achement et fabuleusement MYSTIQUE.
Parce qu’on y est dans l’entre-deux, entre la licence-des-gamins et le master 2-c'est-classe...
... Euh, je crois surtout que je suis fatiguée.
Mais, quelle belle année !
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