Zabou the terrible

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - Liturgie

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi, avril 2 2015

Avoir part avec Lui - Semaine Sainte 2015

 

Rameaux qui nous font entrer dans la Semaine Sainte en nous proposant d’entendre une première fois tout le récit de la Passion du Christ ;

Mercredi saint, veille du Triduum, ce sommet de l’année liturgique où, en quelques heures, nous parcourons pas à pas la Passion du Seigneur, heure par heure, avec Lui.

 

Ce qui est terrible, c’est qu’on connaît très bien l’histoire…

 

Dimanche, j’ai repensé à ce fameux petit jeu vidéo, Run Jesus qui nous fait parcourir de manière très trop extrêmement rapide la vie du Christ : si vous ne le connaissez pas, c’est par là : http://runjesus.com  

 

Bref, dans ce jeu, quand on perd, bam, c’est la croix et le Game over.

http://img15.hostingpics.net/pics/332151Capturedcran20150401235150.png

 

Dans le fond, les jours qui viennent, on va rappeler que c’est pareil : la croix, la mort, c’est radical.

Les jours qui viennent, c’est un peu comme un jeu vidéo raté… Au lieu d’être actifs, on va être passifs…

La passion, c’est de toute façon un peu ça étymologiquement parlant : et pourtant rien d’inutile !

Et rien de contraire à la liberté, bien au contraire !

 

L’avantage de ces jours, c’est :

De nous rappeler jusqu’où va la suprême liberté de l’homme vers le mal,

De nous rappeler jusqu’où va la suprême liberté de Dieu – qui a nom Amour - vers le Bien.

 

L’avantage de ces jours, c’est :

De ne pas nous complaire au jeu vidéo se terminant par un Game Over mais à passer de ce « game over » à son anagramme « Rêve ! A ! OMG ! » (OMG = Oh my God pour les pas assez geeks).

De nous inviter à une vraie traversée des apparences : marcher résolument à la suite du Christ et avec Lui,

Pour gagner, tout gagner, au-delà de nos morts et de nos croix quotidiennes,

Pour un plus de vie et de joie.

 

lundi, février 2 2015

Fête de la Présentation de Jésus au Temple

Laudes en solitaire, un café brûlant sur le bureau, en contemplant le jour doucement se lever ; 

Sortie éreintante mais si belle au Louvre avec mes piou-piou de 6èmes si "inhabitués", si émerveillés ; 

Vêpres de la fête, priées dans la simplicité avec un grand ami prêtre ; 

Messe lumineuse, dans tous les sens du terme ; 

Soirée crêpes à dimension inhabituelle avec des amis. 

 

http://www.lexilogos.com/images/cierges.jpg

 

Est-il besoin d'autre chose pour chanter avec Syméon : 

"Car mes yeux ont vu le Salut

Que tu préparais à la face des peuples ; 

Lumière qui se révèle aux nations...

Aux nations, à chacun de nous, en fait, 

Y compris dans l'ordinaire des jours mais où, l'esprit peut-être rendu plus aux aguets par la fête liturgique, nous chercons à mieux capter la Lumière... 

Lumière que Tu nous offres, 

Pour que nous l'offrions  à notre tour ; 

Merci Seigneur. 

mercredi, janvier 28 2015

Silence et justesse de ton

http://www.liturgiecatholique.fr/local/cache-vignettes/L162xH135/arton876-78f16.jpg

 

Enterrement ce jour,

Deuxième en une semaine :

Il est des temps plus joyeux…

Mais cette fois d’un voisin.

 

Temps des témoignages au début,

Temps privilégié aussi pour connaître, pour prier,

Pour celui qu’on ne connaissait que par des discussions – certes parfois longues et belles – dans l’escalier.

Beaux témoignages justes, nombreux et touchants de la famille, profondément remuée par ce décès brusque, soudain, l’ayant laissée désemparée.

Et puis, à la fin, un témoignage d’un collègue du défunt…

D’un collègue peu habituel dans une église :

Athée, anticlérical, politisé et autres choses ayant de l’affinité.

 

Il ne s’agit pas de critiquer les athées, les anticléricaux, ni les francs-maçons ;

Comme tant d’autres, j’en fréquente au quotidien, j’en ai jusque dans ma propre famille et, en fait, j’ai beau ne partager aucunement leurs opinions, je les aime bien, je les aime tout court même, car je crois foncièrement que la différence est richesse ;

Mais il est question ici d’opportunité, de lieu, de temps.

 

Quand un témoignage se transforme en tribune politique,

Quand un témoignage se transforme en critique virulente de la religion,

Quelque chose de l’ordre d’un malaise s’installe.

Quand un témoignage, lu à l’ambon, clame notamment « ne laissons pas les religions prendre le pouvoir », alors qu’il est ici, devant, le corps d’un homme et devant une famille ayant choisi des funérailles chrétiennes pour l’un des leurs,

Il y a quelque chose qui ne résonne pas juste :

Maladresse ?

Malaise, mal-être.

 

Dans ce discours, le mot « laïcité » cachait un anticléricalisme crasse : c’était le droit de cet homme…

… Mais ce n’était pas le lieu, ni le temps de clamer ceci.

Et à l’heure où la « laïcité » a tendance à être mise à toutes les sauces, il serait bon dans le fond, elle qui dit si souvent aux religions de rester chez elles (c’est un autre débat !), qu’elle apprenne à respecter ces lieux, ces espaces, ces temps qui leur sont propres.

 

Pourquoi vouloir créer du conflit un jour où il est seulement question de prière ?

Pourquoi dire sa haine à peine masquée de la religion chrétienne par des mots que nous entendons déjà si souvent ailleurs dans nos vies ?

Convaincre des adeptes ? Laissez-moi rire !

 

A ce même ambon, ensuite, j’ai proclamé la Parole de Dieu qui parlait d’Espérance ;

Et puis, le prêtre qui célébrait a fait de même avec l’Évangile.

En proclamant ces mots auxquels je crois et que je voulais dire de la part du Seigneur notamment à la pauvre mère du disparu, j’avais le cœur encore plein de ce malaise.

 

Mais je suis restée sur ce mot d’Espérance, sur ce doux mot-là ;

Ce doux mot qui allait plus loin que les silences figés, pétrifiants, glacés d’une assemblée peu habituée à prier,

Ce doux mot qui allait surtout plus loin que la mort,

Ce doux mot qui porte, en germe, tout un monde pacifié en lui. 

En Lui. 

samedi, novembre 1 2014

En marchant du 1 au 2

 

Fête des saints, et lendemain fête des défunts ;

Il est trop facile d'expliquer en caricaturant « fête des vivants puis fête des morts » ;

Qui sait ?

Je ne sais… mais j’ose les espérer tous vivants auprès de Dieu, ceux que j’ai aimés ou pas assez ;

Et j’ose croire au révolutionnaire appel au bonheur des béatitudes ;

Et j’ose croire à notre commun et fol appel à la sainteté…

En fait, cet appel, j’ai toujours eu le désir d’y répondre : il me fait rêver, il me fait prier pour qu’Il m’en donne Sa grâce et que je sache la et en vivre.

 

Fête des saints, et lendemain fête des défunts ;

 

En quatre mots, je crois :

commémoration, 

prière, 

appel, 

universel. 

 

Avec eux tous qui nous ont précédés,

Contempler Sa mort pour entrer en Sa vie ;

Contempler Sa vie pour entrer en Sa mort ;

Sa mort qui, seule, ouvre à la Vie,

Pour vraiment vivre et Vivre vraiment.

 


(Tableau d'Arcabas)


dimanche, septembre 14 2014

Ô croix sublime folie

 

 

Il y a ces croix réalistes, où le Christ est représenté souffrant,

Où l’on peut lire dans les ravins de Son visage l’horreur de la douleur insoutenable.

 

Il y a ces croix stylisées, où le Christ a déjà les bras levés, comme tendus vers la Résurrection,

Où l’on peut lire Sa gloire, l’à-venir, le triomphe sur la mort : la Vie.

 

Il y a ces croix où il n’y a rien que le bois, telle l’empreinte d’un corps,

Où l’on peut contempler, longuement, le « signe indélébile de Son Amour ».

 

 

Il y a toutes ces croix,

Et puis il y a nos croix…

Nos croix petites et grandes, celles du quotidien et les exceptionnelles,

Ces croix qu’on n’a pas à rechercher mais qui arrivent à chacun, à sa mesure ;

Ces croix qui nous font mal, qui sont rugueuses, blessantes et lourdes. 

 

Mais, toutes, Il les a déjà portées ; 

Mais en toutes, en regardant dans le même temps Sa croix, on sait qu’on a un compagnon, un frère ; un Dieu fait homme qui a aussi connu cela, ce qui le rend tout proche : on peut alors tout Lui dire, tout Lui confier car Il n’est pas un Dieu lointain et éthéré ; Il sait.

Alors toutes nos croix, on peut les mettre dans la perspective de la Sienne,

 

Dans Ta croix qui inscrit aussi un « plus », de Vie,

Dans Ta croix qui est croisement du monde et du ciel, pont que l’on a à laisser se réaliser en nous,

Dans Ta croix, nous recevons la vie, Ta vie ;  

Donne-nous, donne-moi, de savoir vivre ce mystère de la croix,

De nous y donner aussi avec et par Amour, comme on peut, même chancelant de souffrance, même tombant sous le poids de cette croix,

Parce qu’au-delà est l’horizon de la vie.

 

 

 

 

 

vendredi, août 22 2014

Et maintenant notre page de psaume

 

Certains erraient dans le désert sur des chemins perdus,

Sans trouver de ville où s’établir :

Ils souffraient la faim et la soif,

Ils sentaient leur âme défaillir.

 

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,

Et lui les a tirés de la détresse :

Il les conduit sur le bon chemin,

Les mène vers une ville où s’établir.

 

Extrait du psaume 106 offert par la liturgie en cette fête de Marie Reine

 

 

 

 

Certains jours, les psaumes – celui de la messe ou ceux des offices – sonnent comme un J.T.,

Mais un J.T. sans voyeurisme, un J.T. du simple fait :

La souffrance, l’errance et, en même temps, parce qu’ils sont d’un peuple croyant, une incroyable, une invincible confiance.

Parce que la liturgie ne nous met en réalité pas à part mais nous plonge toujours dans l’actualité, dans celle qui a nom éternité, on a le cœur peut-être plus à même d’écouter, d’entendre résonner ce qui bat au cœur du monde, et, sans doute, alors, de prier…

 

Comment, en priant ce psaume, n’avoir pas à l’esprit ces intentions ?

Pour tous les persécutés, notamment nos frères d’Irak ;

Pour que, criant leur détresse, ils gardent confiance ;

Cette confiance en Lui pour laquelle ils sont persécutés et qui, en même temps, est leur Salut ;

Pour que nous sachions être les instruments du Seigneur, pour les aider dans tout ce qui est en notre pouvoir ;

Et surtout, pour que nous ne passions pas à autre chose, laissant l’actualité toujours mouvante, celle des J.T., nous submerger mais qu’au contraire, nous sachions toujours plus nous plonger dans l’actualité éternelle du Seigneur ;

Alors, en méditant Sa Parole, nous garderons toutes les pauvretés du monde en nos cœurs,

Comme un apprentissage en vérité du « Tu aimeras » de l’Évangile.

 

 

jeudi, août 14 2014

Pour un Max de charité


"Dieu qui as mis au cœur de saint Maximilien Kolbe un ardent amour pour la Vierge immaculée et un dévouement qui l'a conduit à donner sa vie pour son prochain, accorde-nous, par son intercession, de nous dépenser pour ta gloire dans le service des autres en imitant ton Fils jusqu'à la mort." 


Oraison de la saint Maximilien Kolbe qui sonne comme un court résumé de sa vie. Son amour de la Vierge Marie, d'abord, si fort dans sa vie : depuis sa vision de la Vierge, lui proposant de choisir entre une couronne rouge, celle du martyre, et une blanche, celle de la pureté et lui embrassant les deux, résolument, jusqu'à sa fondation de la "milice de l'Immaculée" et au bout du bout de sa vie. 

Dépense totale et entière de sa vie pour le service de la gloire de Dieu, en tout. 

Mais j'avoue être surtout touchée pour ma part par sa mort : offrir sa vie à la place de celle d'un père de famille à Auschwitz. 


C'est fort en sens, c'est fort en beauté, c'est fort en charité. 


On pourrait facilement dire : Maximilien n'accordait plus aucune valeur à sa vie, c'était un religieux ! Je crois que c'est un peu plus profond que cela. 


Chacun, tous, nous sommes appelés à donner notre vie selon l'état de vie auquel nous sommes appelés : premier don de nous-mêmes, dans l'engagement total de notre être, bien qu'il ne se réalise que progressivement, au fur et à mesure que notre vie s'achemine vers notre mort. 

Une vie n'a jamais plus d'importance qu'une autre et ce serait faux de se dire : c'est par désintérêt et désamour de sa propre vie que Maximilieu a offert sa vie pour un autre le 14 août 1941. 

Non, c'est par Évangile de vie, par Charité, la vraie, celle qui pousse à admettre comme la plus belle qui soit la phrase "il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime". 

Ceux qu'on aime ? C'est-à-dire tous dans l'idéal de vie chrétienne ! 

Mais le père Maximilien a choisi de donner sa vie pour un père de famille, pour quelqu'un qui engendrait lui-même la vie, et la vie, et encore et toujours plus la vie. 

Mort féconde entre toutes, à contempler, car si proche de celle du Christ : 

"Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance." 

jeudi, mai 29 2014

Ascension (et le reste)

 

Douleur d’une disparition sensible,

Arrachement des entrailles quand il va partir,

Celui qui vous a annoncé la Vie.

 

Tristesse d’un cœur chaviré à cette idée,

Et pourtant, promesse du Seigneur :

« Je ne vous laisserai pas orphelins ».

 

Même dans le malheur, choisir d’être disciples,

Ne plus regarder vers ce qui ne sera bientôt plus

Mais rester tout l’être tourné vers cette grande aspiration au Ciel ;

 

Pour écouter la Parole résonner dans le silence,

Pour recevoir l’Esprit Saint venant au secours de notre faiblesse,

Pour entendre l’Invisible te murmurer : « allez »,

Pour se laisser, même là, envoyer.

 

samedi, avril 19 2014

Samedi Saint le jour du monochrome


(Kazimir Malevitch, Carré blanc sur fond blanc


Mort, tombeau, jour de vide, 

Après l'Inadmissible, après l'Insoutenable.


Jour d'attente, jour d'Espérance, 

Vers le jour de Vie, 

Une lueur se dessine, à la limite du perceptible, 

Dans le grand silence des coeurs. 


vendredi, avril 18 2014

Le Nom et le pronom

Silence et nuit, 

Dessus, en surimpression, la dorure et le blanc, 

Comme pour donner, en visuel, la profondeur de ce qui est au plus intime du coeur. 

Tu es là, 

Tu es confiance, 

Tu es pardon, 

Tu es source d'espérance, 

Tu es don, 

Tu es Amour, 

Tu es le Bien-aimé tout autant que le mal-aimé, 

Tu es Celui qui se fait connaître, toujours, et qui est tant méconnu, 

Tu es Vie, 

Tu es... 

Mais ne serait-ce que dire cela, "Tu es", c'est déjà T'enfermer dans ces mots qui ne peuvent Te contenir. 

Je n'en reste qu'à Ta présence ici, 

Je n'en reste qu'à un mot dans ma prière, 

Un mot redit et décliné avec toutes les nuances de sens et de sentiment connues de mon être : 

Toi. 

jeudi, avril 17 2014

Tous cramés !

 

 

 

Si la messe chrismale me touche toujours énormément notamment par son côté profondément diocésain et encore plus en cette année où nous disions un grand « merci » à celui qui fut notre évêque durant 12 ans, j’ai été témoin d’une petite suite à celle-ci cette année.

 

Témoin de la purification, du « cramage », du feu de joie des saintes huiles de l’année passée.

 

Je savais que l’huile, cela brûlait mais jamais encore je n’avais vu de l’huile brûler : cela prend, cela consume et la flamme est belle.

 

Durant le gros quart d’heure qu’il a fallu pour que tout soit consumé, j’ai pensé au Saint Chrême qui, un jour de juillet 1986 puis à nouveau un jour de mai 2000 a oint mon front.

 

Qui a sans doute brûlé aussi bien que celui-là. Qui sentait sans doute aussi bon que celui-là.

 

J’ai pensé au cadeau que j’avais alors reçu : celui de mon baptême, celui de ma confirmation.

 

Mais ai-je brûlé moi aussi ? Est-ce que j’en brûle encore ? Surtout : est-ce que je suis capable, comme ces huiles, de brûler du don qui m’a été fait ?

 

Saurai-je me consumer, pas un quart d’heure mais toute ma vie, de cet Amour reçu ?

 

samedi, décembre 28 2013

Orgueil et vie


Enfants innocents, 

Toujours premières victimes de la folie des hommes ; 

Saints innocents d'hier, 

Comme jeunes innocents d'aujourd'hui, 

Comme ceux retournés à une certaine forme d'innocence dans leur vieil âge d'aujourd'hui. 

Le plus faible, 

Celui qui ne sait se défendre,

Incapable de répondre à la démesure de l'orgueil humain, 

Pensant, croyant mieux tout gérer, 

Voulant promouvoir son "moi", 

Ayant peur de la magistrale faiblesse 

De ceux qui ne peuvent "faire", 

de ceux qui ne savent, de ceux qui ne savent plus qu'aimer. 

Dans l'octave de la Nativité, 

Comme en chemin déjà vers la Croix, 

Les saints Innocents, 

Pas seulement rappel d'un bain de sang, 

Mais appel à l'attention à la Vie. 

dimanche, décembre 1 2013

Aux saveurs d'Avent


En route pour quatre semaines pour mieux nous préparer à la venue du Seigneur ; 

Quatre semaines données pour prendre au sérieux - pour de vrai - la Parole du Seigneur ; 

Quatre semaines pour nous préparer à la venue de l'incroyable force de la pauvreté ; 

Quatre semaines pour aiguiser notre regard afin d'y capter mieux toutes les lumières qui emplissent toutes nos existences - oui, oui, même là, quand la nuit a obscurci le reste ; 

Quatre semaine pour laisser la Joie grandir au plus profond…  ce n'est pas rien ! 


L'Avent, temps de préparation… Comment se préparer au plus juste à cette folie de la Nativité ? 

La prière sous toutes ses formes, le frère, le quotidien et ses imprévus ? 

Il y a sans doute de tout cela sans recette magique mais j'y serai en sus accompagnée pour ma part par cette lecture de saison (bien qu'en retard sur sa parution !) : 




à suivre… 


lundi, novembre 25 2013

Priests & Football tips


Ce billet devait initialement être publié avant la messe de dimanche mais les problèmes avec l'hébergeur de ce blogue ont conduit à une publication quelque peu retardée… 




La semaine dernière, ce fabuleux compte parodique qu'est "Le Pharisien" (likez si ce n'est pas déjà le cas) titrait ainsi : 




MAIS la question reste entière : quid des milliers et des milliers de prêtres n'ayant pas signé la charte ? 


Il était certes facile de lancer une allusion quelque peu grossière, parallèle évident à trouver avec l'Evangile du Christ Roi, du genre : 


"Vous avez vu, tout semblait perdu et là, paf, tout est gagné quand même… 

… ce n'est pas sans rappeler un récent événement sportif, non ? [clin d'oeil appuyé]… 

Eh bien là, c'est pareil en 10 000 fois plus puissant !" 


Mais nos pasteurs sont bien plus fins que cela… 


Alors il y a surtout ces différents versants, exploitables selon le tempérament du prédicateur. Passons-en quelques une en revue : 


#mystiqueauxyeuxlevés : Dieu donnera la victoire à ceux qui l'aiment. (+10 si l'air prophétique est particulièrement réussi / + 20 si la voix se met à trembler) 


#supporterbibliste : "Frères, rendez grâce à Dieu le père" ! (Existe aussi en version charismatique)


#lecteurdelapressesportive : Quand nous critiquons, quand nous médisons - voyons ce qui s'est passé avec l'équipe de France ! - rappelons-nous que "Lui, il n'a rien fait de mal" et tournons-nous vers Sa croix… 


#coachparoissial : Bande de petits rigolos ! Vous croyez vraiment que vous pourrez mener la course de la vie terrestre sans esprit d'équipe ? Regardez l'équipe de France ! Enfin un esprit d'équipe - pour une fois ! Et que vois-je dans notre paroisse ? N'est-ce pas alors nous qui L'injurions un peu plus au lieu de Lui faire confiance ? 


#petitrigoloanglophone : Le règne de Dieu est avant tout un règne d'amour… Sa royauté, c'est celle du service, celle qui se met aux pieds, qui les lave… Et rappelons-nous qu'en anglais, pied se dit "foot"…. Sans mettre les pieds dans le plat, il serait bon en ces temps de ne pas parler que de football mais bien de "foot bowl", de se mettre à laver le pied de notre frère et sérieusement !  [huhuhu] 


#footballeureschatologique : La mort n'est pas tout à fait aussi simple que le coup de sifflet final. Certes, c'est la fin d'un match mais c'est aussi le début d'une éternité… Tandis que la joie d'un match ne dure qu'un temps. Ô vanité des vanités… 


#JMJiste2013 #fandupapevicaireduChrist #fandescitationsquiclaquent (ou #lecteurdesmursFbdeprêtresdudiocèsedeNanterre) : ""Jésus nous offre quelque chose de supérieur à la Coupe du monde ! Quelque chose de supérieur à la Coupe du monde ! Jésus nous offre la possibilité d’une vie féconde, d’une vie heureuse, et il nous offre aussi un avenir avec lui qui n’aura pas de fin, dans la vie éternelle"" (pape François à Copacabana) 




Quoi qu'il en soit, aller au Brésil ne peut être un mauvais moyen pour Le trouver et s'apercevoir qu'Il nous tend toujours les bras, 

foi de JMJiste 2013 ! :-) 


jeudi, mai 16 2013

Préparation à la Pentecôte

 

De haut en bas,  

De bas en haut,

D’un Autre,

Pour jaillir en soi,

Vers les autres.

 

 

 

« Pneumatologie – "L’Esprit Saint viendra sur toi (ép-éleusétai épi sé) et la Puissance du Très Haut fera sur toi de l’ombre" (épiskiasei soi, Lc 1, 35) - "L’Esprit Saint vous fera souvenir (hypomnèsei) de tout ce que je vous ai dit" (Jn 14, 26) – Voici, suggéré par les mots, plus exactement encore par les préfixes, un double mouvement et une double position fondamentale de l’Esprit.

L’Esprit sur-vient et il sous-vient. Il y a, par en-dessus, une épiclèse de l’Esprit, comme il y a, par en-dessous, une "sous-jacence » de l’Esprit. Ou, si l’on préfère, il existe une double épiclèse de l’Esprit : celle qui opère par le haut et celle qui opère par le bas. "L’Esprit du Seigneur est sur moi" (Lc 4, 18). L’esprit du Seigneur est sous moi, aussi.


Il existe une survenance de l’Esprit en vertu de laquelle il est consécration. 

Il existe une souvenance de l’Esprit en vertu de laquelle il est mémoire. »

 

in Fr. François Cassingena-trévedy, étincelles III, p. 300.

 

jeudi, mai 9 2013

Citation de saison, d’Ascension

 

« La foi est une chose grande mais la peur est physique.

 

Je peux avoir une foi solide, mais si je ne bois pas pendant dix jours, j’ai soif. La foi consiste à supporter la soif d’un cœur serein comme une épreuve imposée par Dieu.

 

Jésus, je suis prêt à supporter mille peurs comme ma peur par amour pour vous ; mais j’ai peur. »

 

in Giovanni Guareschi, Le Petit Monde de Don Camillo (p.333)

 

 

… Vous ne trouvez pas qu’il y a un peu de ça, à l’Ascension ?


samedi, mars 30 2013

Les 3 s : Silencieux Samedi Saint

 

Vide…

Jour creux sans liturgie, sans faste, sans rien,  

Avant que ce ne soit le tombeau que Tu laisses vide.

 

Silence,

Prière  dans le jardin à regarder les plantes bourgeonner ;

Tout éteindre et se laisser (em)porter par ce silence.

 

Attente,

D’un monde à ressusciter,

D’un monde déjà sauvé, déjà ressuscité.

 

Vers cette nuit,

Vers la Vie.

 

vendredi, mars 29 2013

Tout est accompli - Vendredi Saint


"Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : « J'ai soif. »

Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit. "
 


Il est terrible de proclamer la mort du Christ... 

Mais "tout est accompli" ; 
Il faut accepter de rester là, 
Devant la souffrance, à ne pas comprendre ; 

Parce que tout est déjà accompli, 
Laisser sa Foi se frotter à la Croix,
Laisser son Espérance se heurter à la pierre du tombeau, 
Laisser sa Charité grandir dans l'aspiration du Don ; 

Et laisser place au silence, 
Pour que l'Ecriture s'accomplisse en nous.  
 

samedi, mars 23 2013

Hos… armes

 

J’ai l’esprit si bizarrement fait que, depuis mon enfance et, sans doute, certaines mélodies de Sanctus hasardeuses, il m’arrive d’entendre lors du chant d’un HOSANNA un vigoureux « aux armes » ! Et, même quand la mélodie ne s’y prête pas, il m’arrive bien souvent d’y songer[1].

 

Je ne vous dis pas ce que je pense alors durant la procession des Rameaux… Transformation d’un cri de joie en cri guerrier ! Si quelqu’un pouvait lire dans mes pensées, j’aurais grave la honte[2]… ! Du buis à l’épée ! Mais après tout, l’on brandit bien les deux !

 

J’y pensais tout à l’heure en remontant l’allée centrale lors de la messe des Rameaux... mais je me disais finalement que ce n’était pas si grave car le Christ venait tout inverser :

 

Il laissait passer nos cris de joie sans s’y attarder, pour s’avancer vers sa Passion, pour aller à la croix, suprême pauvreté ;

Il laissait passer nos cris guerriers comme celui de Pierre défonçant coupant l’oreille du garde pour arriver au plus grand des abandons et à la nudité désarmée ;

Il laissait passer nos cris accusateurs pour ne jamais se départir de Son Amour et de son regard posé sur chacun, même sur celui qui vient de le renier ;

Il laissait passer l’instrument de torture, la croix, pour en faire, pour y dessiner le signe de Son Amour ;

 

Rameaux,

Ouverture d’un temps privilégie, d’une semaine sainte

Pour aller de l’hosanna douteux, mal assuré de nos joies passagères, au cri de victoire suprême, incontestable, né dans la pauvreté mais à la joie éternelle, celui de l’All***ia !

 



[1] On ne se moque pas, svp !

[2] Oui, je sais, je suis justement en train de me donner le bâton pour me faire battre. 

samedi, mars 16 2013

Conclave monastique

 

 

 

J’avais fixé les dates de ma retraite bien avant de savoir qu’il y aurait un conclave à cette période.

Mais, après tout, profiter de cinq jours pleins chez les bénédictins pour prier pour l’Église, pourquoi pas : au contraire, c’était finalement peut-être la manière la plus profonde de m’associer à ce conclave.

 

Prière d’intercession pour les cardinaux lors des offices ;

Messe votive au Saint Esprit le mardi midi pour l’entrée en conclave ;

Un peu à l’écart du monde, nous en vivions finalement au plein diapason.

 

Lire la suite...

- page 2 de 5 -