Zabou the terrible

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mercredi, août 24 2011

JMJ – Et si je devais rapporter un souvenir…

 

Si je devais rapporter un souvenir des JMJ… ? Question impossible : ma malle est pleine et je rentre tout juste, sans avoir eu le temps de trier le superflu de l’essentiel, et réciproquement.

 

Je peux vous narrer de folles journées, rire de moments épiques, m’émerveiller de l’amitié en toute vérité, ou de la joie partagée à des milliers et milliers de personnes… Je peux sourire si fort encore en repensant à la richesse des moments vécus et aux germes qu’ils constituent pour la suite. Je peux réfléchir aux paroles reçues, si marquantes, et au « comment » les incarner dans ma propre vie.

 

Tout cela est juste, tout cela est beau et vrai.  Mais il y a, avant tout pour moi, ce silence goûté et regoûté qui fut l’assaisonnement des ces JMJ.

 

Vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse en tant que responsable de groupe, c’est inévitablement s’exposer à les vivre mal, ou à moitié, tête baissée sur son groupe, ses soucis (ses maladies, ses engueulades), sa course contre le temps… Bref, encore plus mal que n’importe quel autre jeune, déjà pris et surpris devant la multitude des propositions.

 

Difficile de se poser, on court, on est fatigué… Et c’est peut-être pour cela que, de ces JMJ, je retiens avant tout (mais pas seulement, hein…) un silence essentiel, parlant.

Petits silences pendant les messes, après des paroles fortes ou après l’Eucharistie.

Silence de l’adoration eucharistique dans une église du centre ville de Madrid le vendredi, en plein cœur de la journée.

Silence d’une autre adoration samedi soir, entre deux rafales de tempête à Cuatro vientos. Avec un Ave verum corpus qui me donna le frisson par sa beauté et ce silence qui suivit, si dense, à plus d’un million de personnes.

 

Ce qui se vivait dans ces silences, c’était le contrepoint nécessaire pour goûter à tout le reste ; les « blancs » qui permettaient d’écouter la partition puis de la jouer ; les « espaces » qui permettaient aux mots de se distinguer, de se vivre.

 

Ce qui se disait dans ces silences, c’était le Christ : ce qui me donnait de Le voir ensuite dans mon frère, quel qu’il soit, et dans ce moment joyeux plein de cris où Il était aussi présent.

C’était l’Essentiel, Celui qui nous réunissait tous ici…

 

Mardi matin, je suis allée à la messe de semaine dans ma paroisse. Passer d’une messe à 1.5 millions de personnes à une messe à 10 personnes fait un drôle d’effet…

 

Mais j’avais un immense sourire aux lèvres qui n’était pas seulement du aux questions enthousiastes des Anciens de ma paroisse sur les JMJ : c’était simplement qu’il y avait le même Essentiel qui se donnait, qui se vivait…

Le Christ, présent, toujours agissant, au cœur le plus profond de nos vies, pour vivre de Lui. 

Alegria !  

mercredi, août 3 2011

« La France, pays de mission » : pour nous tous, ici comme là !

croisement inattendu de vies à la rencontre du Christ

 

Je n’aime pas le jeunisme, particulièrement dans l’Eglise catholique. Si je trouve bon que chaque tranche d’âge puisse se retrouver périodiquement pour grandir et vivre leur Foi avec les problématiques propres au moment de leur vie, je trouve important que tout le monde soit réuni pour prier ensemble, surtout pour la messe. Par définition, je ne vais donc pas là où « c’est cool parce qu’il y a des jeunes », je vais simplement à la messe paroissiale tant je trouve belle et tellement importante cette diversité du peuple de Dieu. Richesse infinie que nos pauvretés et nos dons partagés !


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jeudi, juillet 7 2011

J’ai fini ; c’est fini ; elles sont finies mes épreuves ! ; je suis finie.

 

 

 

Chers lecteurs,


Je suis en vacances ! C’est-à-dire que je viens de terminer de passer mes oraux d’agrégation ce jeudi.

 

Je n’ai bien sûr pas encore mes résultats mais, justement, avant ceux-ci (qui arriveront trrrrès vite), je voulais vous remercier. 

 

Le concours de l’agrégation, je pense que c’est un peu difficile à imaginer quand on ne le passe pas soi-même mais c’est un véritable marathon… Un marathon qui s’étend sur une année, même un peu plus, entre parution du programme au B.O. et fin des oraux. Et plusieurs années si on a à le repasser…

 

Le programme est lourd, les épreuves le sont aussi : 6 à l’écrit, dont 2 longues de 7 heures ; 4 à l’oral dont la célèbre « leçon d’agrégation » avec 6h de préparation pour 40 minutes de passage et un entretien. Toutes différentes, toutes exigeantes, toutes éprouvantes.

 

Et il y a peu de postes : impossible de savoir qui l’aura ou non. Des gens méritants ne sont pas admissibles ; des gens méritants ne seront pas admis non plus… c’est ainsi, hélas, règle du jeu.

 

Ce que je sais, au-delà de toutes mes incertitudes, c’est que j’ai tenu jusqu’au bout et que j’en suis heureuse.

 

Et que cela, c’est grâce à vous tous. Au-delà des soutiens matériels et des encouragements prodigués tout au long de l’année par les uns et par les autres, je sais aussi que nombreux sont ceux qui ont prié pour moi. A vous tous qui vous reconnaîtrez, de tout cœur, merci.

 

Hier, j’ai tiré un sujet de leçon vraiment difficile : c’est de me savoir si soutenue par toutes vos prières qui m’a donné envie et la force de me battre pour tirer quelque chose d’un thème problématique. Je me suis sentie portée par cet Amour, cette force que donne la prière. Alors quel que soit le résultat - et c’est pour cela que je vous le dis maintenant - merci pour votre prière, votre soutien, votre amitié.  

 

En sortant de mon dernier oral tout à l’heure, je suis passée rapidement à l’oratoire de St Louis d’Antin, devant le St Sacrement : j’y ai simplement dit merci. Pour moi, certes, mais aussi, vraiment, pour vous tous.

 

Zabou, agrégative en vacances.

 

P.S. : pour finir, vous étudierez l’emploi de « finir » dans le titre de ce billet.

 

vendredi, juin 10 2011

Tu as du prix !

« Tu es beau, sais-tu ? »

 

Avez-vous déjà essayé de dire cela à la personne en face de vous, celle-là même que vous n’avez pas choisie par affinité ?

En vérité, les yeux dans les yeux ? Sans gêne aucune ?

 

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jeudi, mars 24 2011

Comme un enfantement


   

Les mois filent, ou défilent, je ne sais.

Le présent est brumeux et stressant,

Et l’avenir forcément quelque peu angoissant.

 

J’ai pourtant aux commissures des lèvres un improbable sourire,

Une joie née et grandie insensiblement dans les recoins de mon cœur,

Qui affleure au fil des mois, si curieusement profonde,

Qu’elle produit, au-delà de moi, un chant qui bourgeonne à la naissance du printemps.

 

Car ces mois sont tout de même beaux et grandissants…

 

Parce qu’ils dessinent, chaque jour, malgré tout, un peu plus l’empreinte de l’être ;

Qu’ils marquent des chemins pris,

Parcourus alerte ou hésitante selon l’heure,

Mais orientant un peu plus à chaque instant mon pas vers ma vie propre.

 

Mois de croissance, mois qui blessent et font grandir tout ensemble...

 

Pour eux comme pour le reste,

Reçois, Seigneur, en ce jour, ma prière et mes mercis : 

Qu’ils « s’élèvent devant Toi comme l’encens »

Et mes mains aussi, pour l’offrande,

Non seulement du soir mais, avec, de chaque aurore.

 

lundi, février 28 2011

Un quart et un demi ?

  

Si je parle de temps à autre ici ou ailleurs, dans mes joies et dans mes prières, de mes trois filleuls bien-aimés, je ne peux et ne veux oublier que je ne suis pas que marraine mais que je suis aussi moi-même, avant tout, une filleule. C’est seulement en me recevant et en me reconnaissant comme telle que je puis tenter d’être marraine.

 

Bien sûr, il y a ma marraine de confirmation, celle que j’ai choisie dans mon adolescence et que je vois toujours souvent : notre différence d’âge est énorme, notre complicité l’est tout autant. Elle est l’une de celles qui ont jalonné mon parcours de foi, une sans qui je ne serais certainement pas celle que je suis aujourd’hui. Elle m’a appris ce que chrétien voulait dire ; elle m’a appris, simplement mais toujours avec une immense exigence, à servir.

 

Mais il y a aussi toi et puis toi, vous que l’on a choisis pour moi, vous deux que j’ai reçus respectivement comme parrain et marraine, non pour un jour mais bien pour toute la vie, un 13 juillet, dans une petite église de Normandie si joliment ornée de colombages. Mais, aujourd’hui, nous habitons loin les uns des autres…

 

Et pourtant toi… toi qui fêtes aujourd’hui ton demi-siècle alors que j’ai fêté le quart de mien il y a quelques mois ! Amusement des comptes : tu as le double d’âge du mien… cela ne compte-t-il pas ?

 

Si les liens du sang nous unissent, mon parrain, tu sais bien qu’un lien nous lie au-delà  de ceux-ci, si importants soient-ils. Tu le sais comme je le sais et tu me dis souvent « je suis un piètre parrain », ne me laissant jamais le temps de te répondre combien je suis une piètre filleule.

 

Si ce soir, j’ai pris la plume de manière plus privée pour te remercier de nos vies indéfectiblement croisées, même souvent de loin, de bien trop loin, je voulais aussi prendre un clavier plus public pour te dire merci.

 

La qualité d’un parrain ne se mesure pas en cadeaux ou en présence, elle ne se mesure même pas sans doute en grands débats sur la foi, elle se mesure certainement à l’humanité.  

 

Et j’aimerais serrer ce soir ta main calleuse de travailleur de la terre aguerri dans ma main d’étudiante pour te remercier de toute celle que tu m’as toujours apportée. Te dire dans un regard au-delà de notre pudeur respective combien tu comptes pour moi.

 

Et te dire combien je pense tous les jours à toi, surtout en ces jours si difficiles pour toi.

 

mardi, janvier 11 2011

Bon soir

 

Seigneur, la nuit vient et je vais me coucher.

 

Ce soir, je n’ai pas grand-chose à t’offrir.

Je n’ai, en plus, quasiment rien à te dire, tant je ne fais déjà que bavasser.

 

Tu le sais,

Mes journées se passent à noter,

Mes journées se passent à écouter,

Mes journées se passent à parler,

Mes journées se passent à travailler.

 

Rien de spécialement beau, rien de spécialement mauvais non plus : uniformité des jours studieux qui tendent à se ressembler.

 

C’est qu’il paraît qu’il faut se préparer ;

Moins de fantaisie, plus de rigueur.

Et puis des mots, beaucoup.

Beaucoup de mots, sans doute trop.

 

Journées verbeuses où Ton Horizon, celui du Verbe, semble souvent gommé par nos mots abscons, ou même effacé de mes mots qui, gagnant en brillant, perdent leur sapidité, ce sel que Tu donnes.

 

Silence du soir.

 

Silence.

En réalité, je n’ai que cela à Te donner : ce petit silence de rien.

 

Je me tais, m’avance, ouvre mes mains devant cette bougie allumée

Et t’offre ce silence, trop absent de mes journées,

Pour que ce soit Ta Parole, et elle seule, qui y sonne.

 

samedi, janvier 1 2011

2011, dans Ta joie et dans Ta lumière

   

Parce qu’il m’est impossible cette année de faire un classique bilan sans toucher à du trop personnel, mais que 2010, sans être exempte de difficultés et d'opacités fut si grandissante, si riche, si lumineuse ! C'est pourquoi tout simplement, en ce premier jour de l’année, je vous propose de prier avec moi par cette hymne, en action de grâce pour l’année écoulée.

 

Bonne année donc ! Avec et pour vous tous, amis lecteurs, habitués ou de passage aujourd’hui au gré des liens, avec une petite dédicace spéciale pour mon lecteur eudiste à qui je sais cette hymne particulièrement chère :

 

A toi, Dieu, notre louange !

Nous t’acclamons : tu es Seigneur !

A toi, Père éternel,

L’hymne de l’univers.

 

Devant toi se prosternent les archanges,

Les anges et les esprits des ceux ;

Ils te rendent grâce ;

Ils adorent et ils chantent :

 

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,

Dieu de l’univers ;

Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

 

C’est toi que les Apôtres glorifient,

Toi que proclament les prophètes,

Toi dont témoignent les martyrs ;

C’est toi que par le monde entier

L’Eglise annonce et reconnaît.

 

Dieu, nous t’adorons :

Père infiniment saint,

Fils éternel et bien-aimé,

Esprit de puissance et de paix.

 

Christ, le Fils du Dieu vivant,

Le Seigneur de la gloire,

Tu n’as pas craint de prendre chair

Dans le corps d’une vierge

Pour libérer l’humanité captive.

 

Par ta victoire sur la mort,

Tu as ouvert à tout croyant

Les portes du Royaume ;

Tu règnes à la droite du Père ;

Tu viendras pour le jugement.

 

Montre-toi le défenseur et l’ami

Des hommes sauvés par ton sang :

Prends-les avec tous les saints

Dans ta joie et dans ta lumière.

 

jeudi, novembre 25 2010

"Ca signifie créer des liens"

 

C’était encore un soir dans ma rue sans histoire. Devant l’ordinateur, bien au chaud, je sirotais un mug de chocolat devant l’écran en me disant qu’il faudrait tout de même me remettre au travail quand un coup de sonnette vint interrompre ma torpeur procrastinatrice. Je me précipitai : c’était l’une d’elles.

 

Elles, ce sont ces filles que je croise de temps à autre dans la rue depuis six bons mois. Elles traînent là, sans but, discutent, interpellent les passants – parfois pas vraiment gentiment –, pépient, se chamaillent. Assez souvent, leurs sarcasmes pleuvent et je les entends, drôles ou vraiment méchants… mes voisins ne les aiment pas mais se sont habitués à leur présence lancinante. Deux filles visiblement paumées, venues d’on ne sait où et venant on ne sait jamais trop quand.

 

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samedi, novembre 13 2010

A ceux que l’on n’a pas connus

 

Ce billet aurait dû paraître le 11 novembre mais un contretemps m’en a empêchée. Je le publie tout de même aujourd’hui.  

 

 

 

             Il s’appelait Roland, il avait 22 ans. Vous savez les poilus,  et ceux parmi eux « morts au champ d’honneur » on ne sait jamais trop qu’en dire. On hésite entre tristesse et glorification, entre dédain dégoûté de la bêtise, de notre bêtise humaine, des guerres et l’admiration pour des hommes qui ont donné leur vie, gratuitement.

 

Il s’appelait Roland, il avait 22 ans, il était sous-lieutenant. Il est mort le 26 septembre 1915 des suites de ses blessures. Il est cet arrière grand-oncle que je n’ai jamais connu, il est ce vide qui se creusa au cœur de tant de familles lors des guerres mondiales du xxème siècle.

 

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vendredi, octobre 15 2010

En service extraordinaire

« … Reçois le corps du Christ et que Dieu te bénisse…. »

 

Je tendis mes mains et reçus cette patène pleine d’hosties consacrées. Dépassée. Emerveillée. Rendant grâce pour le Pain de Vie que je venais de recevoir et préparant mon cœur à le transmettre à mon tour. Tête légèrement inclinée, écoutant dans mon cœur les paroles de bénédiction et d’envoi du prêtre pour cette mission à nulle autre pareille.

 

Ministre extraordinaire : on n’est rien, on ne fait que passer, que donner. Que transmettre ce que Dieu a d’abord donné, ce que d’autres mains ont consacré et ce que d’autres encore vont recevoir.

 

Moments aussi rares que fabuleux. Non parce que l’on se trouverait ainsi mis en avant, mais au contraire parce que l’on est alors pleinement dépassé par ce que l’on fait.

 

Quand on donne la communion, on est à la fois pleinement là et en même temps, plus tout à fait, tellement il y a à s’effacer derrière le sacrement, derrière Dieu qui vient se rendre présent et se donner ainsi à chacun. Rencontre personnelle, profonde, unique, dans laquelle nous n’avons pas à interposer notre présence humaine et ses interférences : c’est au Patron et à lui seul de faire tout le travail. Ministre, cela veut simplement dire serviteur.

 

Ce qui compte alors, ce n’est pas ma voix disant « le corps du Christ », ou bien mon pouce traçant une légère croix sur le front des enfants, ou même encore mes deux doigts tenant l’hostie, mais bien le Corps du Christ qui est là dans nos mains respectives. Présent.

 

Dans mon cœur, un curieux mélange de sentiments. Tant d’indignité que de dignité : indigne de le porter par mes propres et piètres mérites, rendue digne par cette humanité qu’Il n’a pas craint de venir partager. C’est peut-être pour cela que je sens rarement la fraternité portée à une telle incandescence qu’à ces moments-là : j’en reste émerveillée.

 

Et j’admire les visages et les mains de ceux qui s’avancent…

Le cœur priant, le cœur en action de grâce.

 

« … pour Le porter chaque jour avec amour jusqu’aux extrémités de la terre ».

Amen.

 

samedi, septembre 25 2010

De/Hors saison

Passent les saisons.


 


De l’étendue glaciale de nos consciences,

Aux pluies des jours ternes,


 


Dans la germination lente d’un regard qui s’ouvre un peu, un peu plus, à la lumière et s’achemine d’un côté pour mieux contempler,



Avancer, dans cette confiance avec, pour ou contre tous, que Dieu saura en faire surgir des fleurs à temps. Et surtout à contretemps.


samedi, septembre 11 2010

Benedicamus Domino

            Je n’ai pas vraiment l’habitude de faire ici des « chroniques » de ma grande petite vie mais puisque, comme le dit le poète « on n’a pas tous les jours 25 ans » (oui, je sais, ce n’est pas tout à fait cela, mais c’est l’idée) et que je rentre du Camino (j’y reviendrai prochainement ici), qu’on n’a pas arrêté de me le souhaiter toute la journée et qu’après tout, cet espace est mien, hop, zou, tant pis.

 

            11 septembre 2010 : la date est synonyme d’un anniversaire catastrophe pour beaucoup, elle est aussi pour moi celle qui marque le passage d’un quart de siècle à un autre. Oh, ce n’est certes qu’un jour parmi d’autres, mais il n’empêche qu’il est doté d’une sonorité, d’une saveur toute particulière, ne serait ce que dans les réactions qu’il suscite : « oh là, ça ne te fait pas peur ? ». Oh non pas du tout.

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lundi, août 30 2010

Wouahcances

 

Les jours se suivent sans se ressembler : ces vacances auront une fois encore été placées sous le signe de la diversité. Mais une diversité peut-être plus intense que d’habitude, tout en demeurant, certes, dans les bornes limitées de ce que des vacances agrégatives permettent.

 

Alors, chaque jour apprendre à tenir un peu plus sa place, à la vivre : de découvertes en déceptions, de peines en joies, de sourires en sourires toujours plus larges. Et finir le mois d’août en apothéose avec ces amis proches (les absents étant aussi présents !), dans la joie d’un week-end champêtre partagé, à jouer, à chanter, à rire…

 

De drôles de vacances, vraiment, que celles-ci, et un non moins drôle mois de septembre qui s’annonce, entre tutorat, Camino et pré- puis vraie rentrée. Quant à l’année… elle à tendance à me faire peur tant je ne puis douter qu’elle sera lourde mais j’ose croire que nous saurons y faire éclore quelques bulles de légèreté.

 

Mais surtout, à l’issue de ces deux mois sans tempêtes mais non sans vagues, je veux tendre mes mains vers le ciel pour remercier Celui qui m’apprend à devenir chaque jour un peu plus celle que je suis au fond de moi, dans la découverte toujours plus profonde de cette filiation divine qui nous change, un peu, beaucoup, passionnément même. Dans la rugosité des jours sombres où  la lumière peine à percer les nuages, comme dans le soleil radieux de ces jours si heureux que rien ne semble pouvoir leur arriver. Thanks a lot my Lord !

 

Et, quant à vous tous, à très vite pour la reprise d’un rythme régulier de publication !

 

Zabou

 

jeudi, juin 24 2010

On dit quoi ?


Je venais de rentrer d’une de ces innombrables réunions de bilan qui rythment la fin d’année de tout chrétien dit engagé. On y cause – souvent trop – on y relit ce qui s’est vécu, on donne les pistes pour un an prochain, on boit un verre… On y tire le trait nécessaire pour tourner la page.

 

                Mais, à l’aumônerie, après 6 ans de service – que j’espère bons et loyaux mais sait-on jamais vraiment ce que l’on a semé ? – je ne serai plus l’an prochain. Choix mûrement réfléchi, choix pesé et posé mais qui me poussa, de retour chez moi, à ouvrir ce journal, carnet, que je tiens et dont ce blogue ne constitue que la partie très très émergée. Je me mis alors à le feuilleter en amont.

 

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samedi, juin 5 2010

Rouge

 

Quitter les éclats de rire, les bavardages incessants, l’espace de quelques instants.

 

Tourner la clé dans la serrure, entre chien et loup,

Pousser la vieille porte en bois : elle craque.

Avancer de deux pas,

Lever légèrement la main

Tracer, sur moi, ce signe en quatre points et trois personnes.

 

Il fait sombre, très sombre :

J’ai quelque chose à déposer rapidement, là.

Il n’y a rien, ni personne,

Je pourrais me sentir oppressée,

Mais jamais je ne me suis sentie moins seule.

 

Au fond, tout au fond de la chapelle, je vois cette lueur rouge.

Comme l’insecte attiré irrémédiablement par la lumière, il y a là un amour qui m’attire et qui m’appelle irrémédiablement : je sens que c’est ma place et, insensiblement, les commissures de mes lèvres s’écartent pour qu’un sourire se dessine.

 

L’espace d’un instant, je m’incline doucement

 

Devant la Présence dans la nuit,

Devant Celui dont le silence m’obsède

Devant l’Essentiel toujours présent, toujours donné,

Ici et dans toute notre vie.

 

mercredi, mai 19 2010

Il est midi, je vois l'Eglise ouverte...



             J’aime les messes de midi.

 

Je l’ai déjà écrit, je le dis souvent à qui veut l’entendre et le note à nouveau ici.

 

La messe de midi, c’est Dieu qui se rend présent en plein cœur de la journée, milieu, pilier de celle-ci. La messe de midi, c’est celle qui ramène notre existence à ses priorités.

 

                Ce midi, j’ai eu la chance et la joie de vivre une messe un peu exceptionnelle, dans un lieu qui ne l’était pas moins.

 

                Au cœur d’une journée de réunion, une demi-douzaine d’évêques, quelques prêtres, un diacre et même pas une poignée de nous, laïcs, dans l’assemblée. Un sourire joyeux de l’archevêque qui présidait accompagna une invitation à entourer l’autel, nous aussi : nous tous, « serviteurs de la liturgie » pour fermer, pour former un cercle.

 

                Autour de ce cercle, il y avait une multitude de vocations et de missions : il y avait des évêques, il y avait des prêtres, il y avait un diacre, il y avait des laïcs, consacrés ou non. Et, au centre de ce cercle, au milieu de cette symphonie où l’on percevait l’accord secret d’une profonde unité, Dieu se rendait présent.

 

                J’ai bien aimé, j'ai même beaucoup aimé, cette façon que nous avions tous de prier, de nous taire ou de parler, de nous placer, selon notre état de vie mais tous ensemble réunis autour d’une même table. Cette façon de dire en silence et à notre façon propre ces trois mots qui bouleversent une vie à Celui qui nous en fait don à chaque instant, ces trois mots qu’on ne peut dire qu’en balbutiant : je T’aime. 


jeudi, mai 13 2010

A travers les mers de si...

            Voilà trois fois que je recommence ce billet, sans parvenir à un résultat satisfaisant. Comment dire simplement ces derniers jours si marquants ? Et particulièrement trois moments, à la saveur unique ? Je ne puis les dire sans tomber dans un récit creux, bavardage futile qui manquerait l’essentiel.

 

            De cet enterrement de mardi matin où, alors que son petit-fils – que je n’avais jamais rencontré mais dont j’avais tellement entendu parler – venait de m’émouvoir jusqu’aux larmes « vous savez, elle vous aimait beaucoup, beaucoup », j’étais chargée exceptionnellement de dire avec toute ma foi et toute mon humanité l’espérance chrétienne. « Réconfortez-vous »… Prendre ma place de croyante, de chrétienne, pour elle, pour eux. Délicatesse, beauté, prière et, je dois l’avouer, émotion.  À Dieu, si douce madame S.

 

            De ce dialogue impromptu de mardi en fin d’après-midi, venu de nulle part et pourtant de si loin. Paroles échangées en se voussoyant, d’une jeune étudiante newbie athée à son aînée… la foi, pourquoi ? Impertinence de la question, incongruité du lieu mais véracité d’une recherche tâtonnante qui peinait à se dire : tout y était. Sourire du cœur en filigrane.

 

            De cette veillée d’action de grâce de mercredi, avec mes petits (et mes grands). Dire merci, tous tournés vers le Seigneur, prier ensemble, se retremper dans ce fabuleux pèlerinage vécu ensemble pour en vivre encore, et toujours. Et la vivre un 12 mai, date si particulière pour moi, et certaine personne qui était à ma gauche. Avec le cœur toujours plus en liesse pour cette expérience de marche ensemble si particulière qu’est le parrainage, surtout d’un ami, d’un frère ; et de tout ce qui a pu en découler depuis trois ans, pour lui, pour moi. Quelques jours après l’anniversaire de confirmation d’un autre filleul, et pas loin géographiquement d’un autre…. Le Vent soufflait bien fort, prenant des allures de Pentecôte à la veille de l’Ascension : c’était simplement fort beau.

 

 

            Tout cela, vous comprenez bien que je ne saurais le raconter avec justesse…. j’ai simplement un cœur qui chante des actions de grâce à travers la surcharge de travail, à travers les mille sollicitations surnuméraires auxquelles je sais si mal dire non et à travers ces impondérables auxquels nul n’échappe.

 

Mais dire, et redire, merci à Toi, là-haut, malgré mes yeux cernés, malgré ma lassitude, Te redire ma joie, ma confiance, Te chanter mon Alléluia, cela valait bien un billet…. « pour le porter jusqu’aux extrémités de la terre » !

 

mardi, mai 4 2010

Même si rentrer est difficile

Il est difficile de poser une parole en rentrant d’un pèlerinage tant l’on craint – et d’ailleurs l’on sait – être en-deçà de la vérité et manquer de justesse dans un récit forcément lacunaire de ce qui fut, pourtant, instant présent. 

Mots qui échappent et achoppent devant le jaillissement de la vie.

Assise et trente servants : partir fut ardu, prenant, stressant…
Mais rentrer est difficile.

Que dire de la joie qui fut, qui est encore, vôtre ?
Comment pointer ces moments de légèreté où l’univers entier semble chanter à l’unisson de cœurs aussi jeunes que joyeux de la fraîcheur de l’Evangile ?
Comment choisir un moment parmi tous ceux, grands comme petits, partagés ?

Je ne peux qu’en sourire, je ne peux que me souvenir, je ne peux que fredonner. Et puis….

Que narrer quand certains qui vous sont proches ne voient dans vos engagements ecclésiaux qu’un joujou, qu’un hochet divertissant ? Et qu’un sourire devient provocateur dans un entourage où règne le mal-être ? Oui, rentrer devient bien difficile…

Mais saint François est le saint de la joie, celui de l’apesanteur qui prend toutes les libertés, qui abolit les distances et nos limites trop humaines, osant l’audace qui, à son tour, libère en nos cœurs le principe de la louange.

Alors, sur ses traces, rentrer peut devenir sourire.
Alors, sur ses traces, rentrer peut nous apprendre à offrir notre regard, à le laisser se transformer pour qu’il devienne Celui du Christ,

Alors, sur ses traces, chanter Alléluia
Dans la pauvreté et la simplicité de la joie.

lundi, mai 3 2010

Retour d'Assise


De retour d’Assise après quelques jours magnifiques



 

Et tous vos prénoms... Tous vos visages dans le cœur...


Et moi, j’ai surtout envie de dire :

Merci à chacun d’entre vous pour votre joie de vivre, pour vos sourires rayonnants !

 

"Que le Seigneur vous bénisse et vous garde,

Que le Seigneur vous découvre sa Face et vous prenne en pitié,

Qu’Il tourne vers vous son Visage et vous donne sa paix !"

 

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