Zabou the terrible

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Mot-clé - Misericordias Domini in aeternum cantabo

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mercredi, juin 15 2016

Simply the best

http://www.paroissetresses.fr/tous-au-service-de-tous/s.e.malades/le-sacrement-de-la-reconciliation/image_mini 

Se mettre sous le signe de la croix,
Sous le regard de Ta croix,
Et laisser Son ombre illuminer mes ténèbres.

 

Se mettre à l’écoute de Ta Parole, qui va jusque là,
Parole vivante qui se donne jusqu’au bout,
Et laisser Sa lumière irradier les coins les plus obscurs de mon existence.

 

Dans la lumière de Ton Amour,
Repérer les taches qui résistent,
Et discerner ces coins salis qui empêchent Ton amour de rayonner à travers moi. 

 

Venir, tout simplement, confesser Ton amour,
Te confier mes ratages, mes efforts et mes chutes,
Et me laisser, tendrement, réconcilier…

 

T’entendre me dire Ton Amour,
Ton pardon qui est de toujours,
Et laisser ces occasions de faiblesse,
Et laisser ces envers de laideurs,
Devenir chaque fois plus l’occasion d’un rendez-vous, un peu secret parce que complètement amoureux, avec Toi.

 

lundi, juin 13 2016

Les personnes ennuyeuses et la charité assise

Dans les oeuvres de miséricorde que cette année de la miséricorde nous invite tout spécialement à découvrir ou à redécouvrir, il y en a une qui prête souvent à sourire : "supporter patiemment les personnes ennnuyeuses". A ce sujet, j'ai trouvé très beau l'éditorial de la revue Christus d'avril 2016 que je me permets de reproduire ici, qui en donne, me semble-t-il, toute la profondeur et le sens. 

http://jesuites.com/compagnons/rupnik/images/fondi.jpg

         "Les oeuvres de miséricorde décrivent un mouvement de sortie de soi pour aller au devant de l'autre "abîmé". Or, une curieuse injonction à "supporter patiemment les personnes ennuyeyses" se glisse un peu comme par erreur dans ce paysage de la bonté. On pourrait objecter qu'il n'y a pas de commune mesure entre la noblesse du service aux démunis et l'insignifiance du simple fait de supporter. En outre, quelle idée curieuse de mettre sur un même plan, les pauvres, les pécheurs... et les raseurs ! Le voisin de table qui monopolise la parole, nous abreuve de ses histoires et parle sans jamais rendre la politesse de son écoute, serait-il, à sa façon, un pauvre qui appelle notre charité ? Mais de quelle charité parle-t-on s'il ne s'agit pas de sortir de nous-mêmes pour porter nourritures et consolations ? 

            Non, il ne nous est pas demandé ici de sortir mais de rentrer. Tenir notre poste et voir s'il y a en nous la place pour un autre ; ne pas quitter notre fauteuil mais au contraire nous y installer pour accueillir celui que nous voudrions fuir. Il est temps maintenant de retenir les pensées malveillantes et, après coup, la parole assassine qui, croit-on, panse l'irritation. 

            Cette modeste "charité assise" coûte tant que nous serions tentés de l'ignorer, elle a cependant bien sa place. C'est une visite sans bouger et un don sans cadeau ; une prière dénuée de paroles. L'humble présence que nous devons à l'autre ne nous apporte pas de récompense. Goûtant la joie d'être reçu, le raseur le restera ; il ne sera peut-être pas transformé par notre présence intérieure. Nous le serons à coup sûr." 

In M.-C. Bustarret, édito "La Charité assise", Christus, avril 2016. 

dimanche, juin 12 2016

Si ton coeur te condamne

 

Le pharisien de l'évangile qui se dit en lui-même face à la pécheresse qui baigne de larmes, de parfums et de baisers les pieds du Christ : "non mais franchement Jésus, si tu étais vraiment Dieu, tu saurais quelle est cette pécheresse qui t'approche ! Ne la laisse pas faire, Tu vaux mieux que ça Seigneur !", c'est bien souvent moi. 

Moi vis-à-vis des autres ?
Peut-être. 
Moi vis-à-vis de moi-même ?
Sûrement. 

Le regarder et se trouver pécheresse. 
S'approcher et se trouver indigne
Pleurer à Ses pieds, parfois, sans oser Le regarder yeux dans D'yeux.

C'est, qu'à la brûlure de Son amour,  
Parfois, le coeur-à-coeur fait peur tant on sait que notre petit coeur ne sera pas à la hauteur du Sien...

L'Evangile du jour, c'est justement nous rappeler que cette pensée, c'est bip-bip-wrong-way !
C'est justement nous rappeler non notre coeur mais Son coeur à Lui, tendre, miséricordieux, infiniment ouvert,
C'est justement nous rappeler cette si belle et juste phrase de saint Jean "si ton coeur te condamne, Dieu est plus grand que ton coeur". 

Parce qu'Il sait bien tout ce qui habite notre coeur : ce qui l'habite de grand et de beau, et ce qui l'habite de petit et de misérable, 
Parce qu'Il n'attend qu'un plongeon de notre part dans l'océan infini de Sa miséricorde : qui sait si nos larmes ne sont pas déjà comme les premières gouttes de celle-ci qui veut simplement déborder et habiter entièrement nos coeurs  ? 

 

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jeudi, mars 31 2016

Du père teubé à la folie d'un Dieu aimant

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Dans le cadre d'un projet transdisciplinaire en 6ème, me voici amenée à lire chaque matin pendant une semaine un ou deux texte(s), mythe(s) ou conte(s) fondateur(s) ou à claire portée philosophique, sur le thème de la fraternité et de l'altérité. 

 

Hier, ce fut, après Caïn et Abel, la parabole du Fils prodigue : "Mais Madame, il est trop teubé le père de faire la fête après tout ce que son fils lui a fait !". 

Ce matin, un conte africain dans lequel plusieurs animaux meurent à la fin pour n'avoir pas aidé un autre ou pour ne pas avoir accompli leur mission, les réactions sont unanimes : "c'est bien fait pour eux !". 

Au moins, c'était franc et clair. 

 

Sourire en mon coeur de chrétienne plongée en plein jubilé de la Miséricorde et m'interroger : 

Et si, vivre le jubilé de la Miséricorde en tout lieu, c'était aussi débuter et instiller, à notre mesure, ce retournement ou tout au moins la possibilité d'un retournement des coeurs ? Ce petit espace, même infinitésimal, où la vengeance s'efface pour ouvrir à un pardon, à une espérance vécue les bras ouverts, à une confiance toujours tendue vers l'autre ?