Zabou the terrible

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dimanche, mai 15 2011

Dimanche des vocations, dimanche de la confiance, dimanche du oui.

 

En ce jour où nous prions pour les vocations, quoi de mieux qu’un texte biblique plein de réalisme et de bons conseils ?



 « Mon fils, si tu t’offres à servir le Seigneur,

Prépare-toi à l’épreuve.

Fais-toi un cœur droit, arme-toi de courage,

Ne t’effraie pas de l’adversité.

Attache-toi à Lui, ne t’éloigne pas,

Afin d’être exalté à ton dernier jour.

Tout ce qui t’advient, accepte-le,

Et, dans les vicissitudes qui t’humilient, montre-toi patient.

Car l’or est éprouvé dans le feu,

Et les élus dans la fournaise de l’humiliation.

Dans la maladie et l’indigence, garde-lui ta confiance.

 

Mets en Dieu ta confiance et il te viendra en aide,

Suis droit ton chemin et espère en Lui. »

Ecclésiastique II, 1-6 (traduction de la Bible de Jérusalem)

 

Car Il t’aime, et infiniment…

 

Quelle que soit ta voie,

Quelle que soit ta vie,

N’attendant simplement que chacun de nos « oui ».


samedi, mai 7 2011

Contemplatio in praesentia

 

« C’est moi, soyez sans crainte » (Jn 6, 20)

Evangile pour commencer sa drôle de journée,

Parole de Dieu, Parole de Vie !

 

Dans la foule passante d’un marché, ces êtres humains pressés, oppressés par le stress… serait-ce Toi ?

Ces visages douloureusement ravinés par les malheurs accumulés, c’est Toi ?

Ces regards fuyants, peureux, incertains… c’est Toi ?

 

Mais ces gens qui sourient, ces gens qui se saluent joyeusement, ces gens qui incarnent le bonheur d’être avec une telle légèreté, c’est aussi Toi ?

Ceux-là même qui se proclament mécréants ou encore ceux-ci qui s’interloquent devant des jeunes catholiques « ça existe encore ? »…

Oui, je le crois : c’est bien Toi !

 

Tous ces gens qui (se) donnent, tous ces gens qui refusent, tous ces gens qui s’interrogent : toute cette humanité rencontrée, Tu n’en es pas absent, quand bien même je ne sais pas toujours T’y reconnaître.

 

Puisque, même quand mes yeux sont aveuglés, Tu marches avec moi,

Puisqu’en chacun, c’est Toi qui es là,

Donne-moi cette confiance nécessaire

Pour T’annoncer d’un sourire,

Te dire d’un geste,

Te proclamer surtout d’un regard.

 

Rends mon cœur si brûlant

Qu’il apprenne à Te voir pour de vrai, pour de bon,

A te voir dans chacun de ces gens-là qui sont Tes et donc mes frères.

 

jeudi, avril 28 2011

Un apophtegme, c'est pas qu'un mot compliqué, ce peut être merveille de simplicité !

Un frère demanda au bienheureux Macaire comment prier. Il lui répondit : les paroles superflues ne sont pas nécessaires, mais il suffit d'étendre les mains et de dire : "Dieu, comme tu veux ; Seigneur, comme il te plaît." Si un combat vient sur toi, il faut dire : "Dieu, viens à mon secours." Lui-même en effet sait ce qui nous est utile et il nous fait miséricorde. 

In Apophtegmes des Pères du désert

mardi, avril 12 2011

Un reste de surcroît qui fait beaucoup mais pas trop

 

Il est des jours où l’on devrait se reposer et où, pourtant, tout se bouscule.

Et l’on se retrouve pris, entrainés, débordés par une foultitude d’événements qui nous dépassent vite, très vite, trop vite.

 

Et parce que l’on a le cœur trop (sur)chargé, on se prend à râler, à fulminer intérieurement contre soi, contre les autres, puis contre le Seigneur là-haut aussi :

Non mais, franchement, qu’est-ce qu’il fait Celui là, parfois on se demande !

Un coup de pouce divin serait plus que le bienvenu dans ce bazar !

 

Mais il n’y a pas de solution magique,

Il y a, simplement, Lui…  

Lui qui est toujours là :

Là où je ne l’entends et ne l’attends pas.

 

Alors, je viens m’abreuver à la Source, parfois trop machinalement.

Je tente d’y affiner l’ouïe mais elle ne retrouve pas toujours, dans ce brouhaha, un juste unisson avec le cœur.

 

Il n’en faut alors pas moins d’une machine à café pour me rappeler le message :

 

« Cherchez d’abord le royaume des Cieux et sa justice, et tout le reste vous sera donné de surcroît »

  

Un Amour qui ne m’est pas dû, mais entièrement donné.

Si donné qu’il y a même du rab !

 

Un Amour apte donc à m’abreuver, jusque dans les inattendus des plus rudes montées.  

 

lundi, mars 28 2011

Des petites mains

 

Mains qui disent, presque malgré nous, nos attitudes intérieures.

 

Mains qui bougent, occupées en permanence au service,

Mains plus calmes, (é)levées pour louer,

Mains fermées de nos jours de peurs,

Mains simplement ouvertes et tendues, confiantes, dans l’attente ou le don.

 

Mains tendues pour te saluer toi, l’hôte, l’ami ou l’Inconnu qui arrive

D’un sourire chaleureux, d’un regard franc, d’une poignée de mains cordiale.

 

Mains tendues, encore, l’une sur l’autre, pour recueillir l’eau le moins mal possible

Pour la puiser, quand l’on n’a rien d’autre et que l’on est tenaillé par la soif 

Pauvres mains qui n’en sauraient retenir que quelques gouttelettes 

Mais mains qui s’avancent aussi humblement qu’assurément vers le Puits :

C’est qu’il fait soif aujourd’hui.

 

Mains légèrement tremblantes de ce prêtre malade qui, hier encore, levait la patène depuis son fauteuil roulant en action de grâce : « Par Lui, avec Lui et en Lui » ;

Mains de ce même prêtre qui aujourd’hui se tendent  pour recueillir des miennes ce fragment de pain.

 

Mains qui viennent ainsi chercher leur unique force ;

Mains qui suffisent alors à recueillir cette eau très vive

De ce Puits pour soifs inextinguibles.

 

Mains de la vraie confiance dans la sombre épreuve :

« Au torrent, il s’abreuve en chemin

C’est pourquoi il redresse la tête. »

 

Mains d’humains ; mains par lesquelles passent le Divin.

Mains des hommes ; mains de Dieu.

 

jeudi, mars 24 2011

Comme un enfantement


   

Les mois filent, ou défilent, je ne sais.

Le présent est brumeux et stressant,

Et l’avenir forcément quelque peu angoissant.

 

J’ai pourtant aux commissures des lèvres un improbable sourire,

Une joie née et grandie insensiblement dans les recoins de mon cœur,

Qui affleure au fil des mois, si curieusement profonde,

Qu’elle produit, au-delà de moi, un chant qui bourgeonne à la naissance du printemps.

 

Car ces mois sont tout de même beaux et grandissants…

 

Parce qu’ils dessinent, chaque jour, malgré tout, un peu plus l’empreinte de l’être ;

Qu’ils marquent des chemins pris,

Parcourus alerte ou hésitante selon l’heure,

Mais orientant un peu plus à chaque instant mon pas vers ma vie propre.

 

Mois de croissance, mois qui blessent et font grandir tout ensemble...

 

Pour eux comme pour le reste,

Reçois, Seigneur, en ce jour, ma prière et mes mercis : 

Qu’ils « s’élèvent devant Toi comme l’encens »

Et mes mains aussi, pour l’offrande,

Non seulement du soir mais, avec, de chaque aurore.

 

mardi, mars 22 2011

Croix de nos frères

La souffrance d’un autre,

Ecrire, Dire, Parler,

J’ose à peine,

J’ai peur de l’impudicité.

 

Oscillation entre un devoir dire et la crainte de l’impudeur :

Mes mots me semblent soudain trop grands ou trop petits,

Insipides et manquants de justesse.

 

Pendant ce Carême, j’ai l’impression qu’elle vient de partout, la souffrance ;

Omniprésente comme je l’écrivais il y a quelques jours :

Au lointain des grandes catastrophes,

Au médian des intentions confiées,

Au proche de nos amis souffrants.  

Tellement de souffrance.

 

Et je ne sais que faire, ni comment…

 

Je ne saurais écrire.

Je ne saurais même aider : trop compliqué.

Je me contente d’être là, pas trop loin,

Je prie, discrètement, mais dès que j’ai un instant. 

Je tente de faire rire, d’amuser,

Je transmets les nouvelles des uns aux autres,

Et réciproquement : pas plus. Rien de plus.

 

Je n’ai que ma pauvre prière, je n’ai que mon amour impuissant face à la souffrance.

Armes ô combien indigentes…

Je les donne comme je peux, mais parfois – et encore plus quand c’est un proche, je l’admets – les larmes un peu aux yeux.


lundi, mars 7 2011

Que ma prière devant toi s'élève...

 

C’était encore un soir où il était tard, trop tard.

 

Ce soir-là, il n’était pas brûlant de colère…

Ce soir-là, il n’avait pas non plus le rayonnement de ces jours particuliers où la joie surabonde,

Mais il n’avait pas plus l’âpreté de ces jours d’aridité,

Passés sans avoir eu l’impression de progresser.

 

C’était un soir qui, simplement, fleurait bon le devoir accompli et les moments dérobés malicieusement au trop-plein du quotidien, du temps-là-pour-travailler-seulement :

 

un temps pour prier en communauté,

un temps pour l’amitié,

un temps de silence « cœur à cœur », volé dans une église enténébrée…

 

Secondes minuscules, minutes insignifiantes…

 

Rien d’extraordinaire mais simplement cette joie de se sentir vivre, de se sentir soi.

 

Se coucher en paix, les yeux posés sur le doux regard de l’icône.

Tendre les mains en offrande, pour un dernier « je t’aime ».

 

dimanche, février 13 2011

Surtout ces soirs-là…

 

Soirs de colère, où même la douceur native ne parvient plus à calmer cette rage qui nous étreint, ne parvient même plus à l’éteindre de son sourire.

 

Soirs de tristesse, où même la confiance régnante en prend un coup, où le regard habituellement émerveillé se voile d’amertume, comme malgré nous.

 

Soirs où l’on rumine au lieu de chanter ;

Soirs où, en son cœur, l’on soliloque au lieu de dialoguer.

 

Et même ces soirs si difficiles à porter,

Et surtout, en fait, ces soirs qui semblent nous lester,

Les lancer en Toi, dans le brasier de ton Amour.

 

Parce qu’ils sont aussi dignes que les autres,

- ces autres soirs, ceux-là rayonnants et légers -

De s’élever vers Toi et en Toi,

En autant d’alléluias.

 

vendredi, février 11 2011

Re :

D’un Retour ;  D’une Retraite ;

D’un Repos ;  D’une Recréation ;

             D’un Regard ;



 

"Avant que les étoiles ne parlent de Ta gloire,

Quand il n’était point d’homme pour scruter les cieux,

Ta Parole, Seigneur Dieu,

S’élança vers les abîmes

Vers l’océan sans rives

Où la nuit n’aborde qu’à la nuit.

 

Avant que tu n’habites la brise ou la tempête,

Quand ton souffle en silence tournoyait sur l’eau,

Par ton Verbe, Dieu très haut,

Tu bénis les jours du monde,

Jours de lumière et d’ombre

Dont l’Esprit veut faire sa maison.

 

Quand fut couvert d’un voile l’éclat de Ta présence

Vers le couchant des âges, couronnant Tes dons,

Ta Sagesse, Dieu très bon,

Fit paraître son aurore,

Parmi les fils des hommes,

En donnant visage à Ta beauté."

 

Texte : abbaye d’En-Calcat

(pioché avec bonheur dans l'hymnaire de l’abbaye de Fleury)

mardi, janvier 18 2011

J’ai fait le rêve d’un monde…

  

La paix. La paix, on en fait à l’envi un mot ou un étendard, un idéal de gens forts ou une basse niaiserie convenant aux seuls faibles esprits. D’aucuns disent que la paix, elle est simplement l’affaire de tous autour de nous et en nous, selon qui nous sommes.

 

Et, déjà, à l’époque de Charles d’Orléans…

 

Je copie ce texte d’une de ses ballades, prière pour la paix, à la fois profonde et légère. Je la copie parce que les récents événements mondiaux m’y invitent tout autant que ceux plus proches qui m’entourent.

 

Seigneur, donne-nous la paix et fais de moi, regard trop naïf, un instrument de Ta paix.

 

 

Ballade LXXVI

 

Priés pour paix, doulce Vierge Marie,

Royne des cieulx, et du monde maistresse,

Faictes prier, par vostre cortoisie,

Saints et saintes, et prenés vostre adresse

Vers vostre filz, requérant sa haultesse

Qu’il lui plaise son peuple regarder,

Que de son sang a voulu racheter,

En déboutant guerre qui tout desvoye ;

De prières ne vous vueilliez lasser :

Priez pour paix, le vray tresor de joye !

 

Priez, prelas et gens de sainte vie,

Religieux ne dormez en peresse,

Priez, maistres et tous suivans clergie,

Car par guerre fault que l’estude cesse ;

Moustiers destruis sans qu’on les redresse,

Le service de Dieu vous fault laissier.

Quant ne povez en repos demourer,

Priez si fort que briefment Dieu vous oye :

Priez pour paix, le vray trésor de joye !


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mardi, janvier 11 2011

Bon soir

 

Seigneur, la nuit vient et je vais me coucher.

 

Ce soir, je n’ai pas grand-chose à t’offrir.

Je n’ai, en plus, quasiment rien à te dire, tant je ne fais déjà que bavasser.

 

Tu le sais,

Mes journées se passent à noter,

Mes journées se passent à écouter,

Mes journées se passent à parler,

Mes journées se passent à travailler.

 

Rien de spécialement beau, rien de spécialement mauvais non plus : uniformité des jours studieux qui tendent à se ressembler.

 

C’est qu’il paraît qu’il faut se préparer ;

Moins de fantaisie, plus de rigueur.

Et puis des mots, beaucoup.

Beaucoup de mots, sans doute trop.

 

Journées verbeuses où Ton Horizon, celui du Verbe, semble souvent gommé par nos mots abscons, ou même effacé de mes mots qui, gagnant en brillant, perdent leur sapidité, ce sel que Tu donnes.

 

Silence du soir.

 

Silence.

En réalité, je n’ai que cela à Te donner : ce petit silence de rien.

 

Je me tais, m’avance, ouvre mes mains devant cette bougie allumée

Et t’offre ce silence, trop absent de mes journées,

Pour que ce soit Ta Parole, et elle seule, qui y sonne.

 

samedi, janvier 8 2011

La prière, c'est un murmure rugissant


Il n’est pas impossible que tout ressemblance avec… avec, soit tout à fait exclue ;-)

 

« - Je trouve que quelqu’un aurait dû nous préparer un repas, ajouta Digory.

- Je suis sûr qu’Aslan l’aurait fait si vous le lui aviez demandé, dit Fledge.  

- Il ne pouvait pas deviner tout seul ? demanda Polly.

- Si, sûrement, répondit le cheval (la bouche toujours pleine). Mais à mon avis il préfère qu’on le lui demande. »

C.S. LEWIS, Le Neveu du magicien

(t. 1 du Monde de Narnia)

 

 

 

samedi, janvier 1 2011

2011, dans Ta joie et dans Ta lumière

   

Parce qu’il m’est impossible cette année de faire un classique bilan sans toucher à du trop personnel, mais que 2010, sans être exempte de difficultés et d'opacités fut si grandissante, si riche, si lumineuse ! C'est pourquoi tout simplement, en ce premier jour de l’année, je vous propose de prier avec moi par cette hymne, en action de grâce pour l’année écoulée.

 

Bonne année donc ! Avec et pour vous tous, amis lecteurs, habitués ou de passage aujourd’hui au gré des liens, avec une petite dédicace spéciale pour mon lecteur eudiste à qui je sais cette hymne particulièrement chère :

 

A toi, Dieu, notre louange !

Nous t’acclamons : tu es Seigneur !

A toi, Père éternel,

L’hymne de l’univers.

 

Devant toi se prosternent les archanges,

Les anges et les esprits des ceux ;

Ils te rendent grâce ;

Ils adorent et ils chantent :

 

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,

Dieu de l’univers ;

Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

 

C’est toi que les Apôtres glorifient,

Toi que proclament les prophètes,

Toi dont témoignent les martyrs ;

C’est toi que par le monde entier

L’Eglise annonce et reconnaît.

 

Dieu, nous t’adorons :

Père infiniment saint,

Fils éternel et bien-aimé,

Esprit de puissance et de paix.

 

Christ, le Fils du Dieu vivant,

Le Seigneur de la gloire,

Tu n’as pas craint de prendre chair

Dans le corps d’une vierge

Pour libérer l’humanité captive.

 

Par ta victoire sur la mort,

Tu as ouvert à tout croyant

Les portes du Royaume ;

Tu règnes à la droite du Père ;

Tu viendras pour le jugement.

 

Montre-toi le défenseur et l’ami

Des hommes sauvés par ton sang :

Prends-les avec tous les saints

Dans ta joie et dans ta lumière.

 

samedi, décembre 18 2010

Je crèche, tu crèches... il crèchera ?


Causerie sur une histoire de crèche : quelques mots sur sacristains.fr pour aujourd'hui ! 



Cliquez sur : Ou va-t-il crécher ? 

dimanche, décembre 12 2010

Marchez en avent avec joie !

Ce jour, je serai avec 43 servants d'autel du groupe que j'ai l'immense bonheur d'encadrer en pèlerinage à Reims. Nous marcherons aux sources historiques de la France chrétienne en allant nous recueillir sur le tombeau de saint Rémi et en profiterons aussi pour contempler tout particulièrement en ce dimanche de Gaudete un ange au si fameux sourire. 

Pour cette occasion, certains servants furent chargés d'écrire des intentions pour la messe que nous célébrerons dans la basilique. Elles sont toutes simples mais je les aime vraiment bien parce que je sens combien elles furent écrites avec leur coeur. C'est pourquoi je vous les partage ici, comme un lien de prière : 

 

Pour ceux qui sont persécutés à cause de leur foi, comme en Irak, où certains ont laissé jusqu’à leur vie. 

 

Pour ceux dont le quotidien a été bouleversé par un événement inattendu et qui doivent se reconstruire face à celui-ci, Seigneur, nous te prions.

 

Donne-nous la patience nécessaire pour te suivre et persévérer sur le chemin de la foi. 

 

Pour notre groupe si soudé : aide-nous à renforcer les liens qui nous unissent. 

 

Bon dimanche ! Avec vous tous, in gaudio et dans la poursuite de notre thème "Le jour est tout proche, revêtons-nous pour le combat de la lumière !"

Zabou

mercredi, décembre 8 2010

Je lève les yeux vers les hauteurs

 

Quand un prépare un concours, on a tendance à avoir la tête dans le guidon : littérature française, grammaire, littérature comparée, latin, stylistique, allemand, ancien français… autant de mots qui deviennent la litanie scandant nos journées, dans un rythme rugueux, harassant, étouffant.

 

On a beau avoir choisi ce parcours, on a beau être passionnée par sa matière, on a beau savoir qu’après les difficultés devrait venir  un avenir peut-être plus serein, il est parfois dur de rayonner, de retrouver ses perspectives ou, pire, son désir, sa motivation initiale qui traîne, enfouie sous quelques kilogrammes de bouquins abscons.

 

C’est qu’à force de regarder le guidon, on oublie parfois qu’il convient de regarder un poil plus haut, à quelques dizaines de centimètres au-dessus : la hauteur fait un peu peur, prend un peu plus de temps pour l’accommoder mais elle rouvre nos yeux à la beauté. Elle redonne sa luminosité au paysage tout en évitant la chute, probable, de celui qui ne saurait regarder au-delà.

 

C’était il y a deux semaines, je traînais en réunion pour un futur grand événement catholique. Une réunion vraiment utile pour une fois, l’une de celles où l’on sort content d’avoir avancé, mais la tête en surchauffe après avoir épluché et réglé dix mille détails pratiques. Fin de journée. Une proposition, un acquiescement commun sans se consulter. Dix personnes se lèvent : un simple « Je vous salue Marie » doucement prononcé par ces voix d’hommes et de femmes qui se mêlent… Rien d’autre qu’une perspective regagnée, dans les échos imprévisibles de ma vie.  


mardi, novembre 9 2010

Juste un instant, pendant que tout s'arrête

"Chaque atome de silence 
Est la chance d'un fruit mûr"
 

Paul Valéry

jeudi, octobre 14 2010

Un arbre va grandir


  

« Vivre seul et libre comme un arbre

et fraternellement comme une forêt. »

 

Nazim Hikmet

 

vendredi, septembre 17 2010

Puiser au plus profond - en marge(lle du puits)

Depuis qu'un jour il m'a demandé, tout à fait à l'improviste, de lui apprendre à prier, Mohammed a pris l'habitude de s'entretenir avec moi. C'est un voisin. Nous avons ainsi une longue histoire de partage. Un jour, il trouva la formule pour solliciter un rendez-vous : ''Creusez notre puits !''

 

Une fois, par mode de plaisanterie, je lui posai la question : « Qu'est-ce que nous allons trouver au fond du puits ? De l'eau musulmane ou de l'eau chrétienne ? » Il m'a regardé, mi-rieur, mi-chagriné : « nous marchons ensemble, et tu me poses cette question... tu sais, au fond de ce puits-là, ce que je trouve : c'est l'eau de Dieu ! »

 

Fr. Christian de Chergé

 

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