Zabou the terrible

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Mot-clé - Voyages

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lundi, février 19 2018

Au désert - 1

Deux fois, j'ai eu l'occasion de vivre un temps au désert : une fois dans le sud du Maroc, en juillet 2008, le temps d'un week-end de pause découverte dans notre temps de volontariat et d'amitié ; une fois trois jours dans le désert du Néguev, en Terre Sainte, en août dernier. J'aurai certainement une belle occasion d'aller découvrir un autre désert l'été prochain mais, en attendant ce futur voyage, ces deux expériences furent uniques en leur genre. Et nous, chrétiens, nous pensons souvent au désert lors du Carême car le Christ y fut 40 jours ! Voici ce qui était proposé dans l'évangile d'hier, 1er dimanche du Carême année B : 

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.

Quarante jours de désert... Je n'aurai pas autant à en dire mais, pour méditer, je vous proposerai au long de ce Carême quelques billets de et du désert, parce qu'en Carême, nous n'en sommes jamais privés ! (Oui, bon d'accord, c'est très mauvais comme blague). 

 

Août dernier. Nous venions d'arriver en Terre Sainte et nous, groupe de "Bible sur le Terrain", nous ne nous connaissions pas encore. Mais voilà qu'à peine arrivés, nous avons été emmenés au désert pour y dormir, pour y prier, pour y vivre en y lisant la Bible. Il s'agissait durant ce premier jour de méditer sur les Commencements. 

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samedi, janvier 13 2018

Portes grandes ouvertes au Christ

 

http://largente.eu/wp-content/uploads/2017/01/portes-ouvertes.jpg

 

Ordinairement, le réveillon du jour de l’an est pour moi l’occasion d’une belle soirée entre amis où les mets fins côtoient les mots d’esprit et les grandes rigolades dans la chaleur simple et douce de l’amitié.

 

De ce moment si apprécié, cette année, point ! Car, à l’heure où en France vous franchissiez le pas de 2018, j’étais encore six heures plus tôt en 2017, de l’autre côté de l’océan Atlantique, dans un petit pays qui est comme le pont entre les Amériques du Nord et du Sud : le Panama. Formidable pays que j’ai eu la joie d’arpenter et de découvrir durant huit jours afin de préparer pour mon beau diocèse les JMJ de Panama en janvier 2019 : j’en suis rentrée cœur et yeux pleins et il me tarde d’en parler pour inviter chacun !

 

Que faire quand on est loin de chez soi le 31 ? Avec l’équipe, nous avons été invités dans la famille d’un responsable JMJ d’un diocèse panaméen. A quoi nous attendre ? Nous connaissions en partant le sens de la fête des Panaméens, nous étions loin de deviner leur formidable sens de l’accueil.

 

C’est dans une semi-campagne de province que nous nous sommes vites retrouvés, humble quartier aux petites maisons proprettes mais petites. La demeure de notre hôte était d’une immense simplicité mais elle avait sa porte grande ouverte : pour nous, pour tous les voisins qui se rendent des visites ce soir-là. Chacun va rencontrer les autres, simplement. 

 

Cette famille n’avait pas grand-chose et, pourtant nous avons été reçus mieux que des rois : nous avons vraiment été reçus comme si nous étions le Christ. Tant sur la forme que sur le contenu : plats locaux de fête confectionnés essentiellement à partir de leur propre jardin – que nous avons visité comme il se doit : il faut dire que nous n’avons pas de cacaotier, de palmier et de perroquets dans les nôtres – et du propre cochon qu’ils avaient élevé et, surtout, un accueil simplement en frères vraiment bouleversant. De belles discussions, une volonté de nous faire tout goûter de leur pays, de leur région, de leur culture… Quel beau réveillon ! Quelle joie que embrasser ces frères donnés au bout du monde à minuit !

 

Ils nous ont écrit après cette soirée, notamment ces beaux mots : « Nous avons ouvert les portes de notre humilité. Et nous avons été honorés. »

 

Quelle meilleure leçon ? C’est nous qui avons été honorés ! Et c’est nous qui avons reçu d’apprendre bien mieux, grâce à des frères, ce que le mot « accueil » signifiait.

Puisse tous les futurs JMJistes faire pareille expérience dans un an !

dimanche, novembre 2 2014

Gaminerie de rentrée


Spotted : les sacristains de la cathédrale de Barcelone jouent au puissance 4 grandeur nature. 


Nan mais ils croyaient vraiment qu'on n'allait pas repérer leur petit manège ? ;) 


vendredi, juillet 27 2012

Pour se tourner vers Lui

 

 

Le pèlerinage ? Un champnt de tournesols-Dieu

 

mercredi, juillet 18 2012

Boucler son sac et partir, partir encore

"Oh maintenant,  tu sais ce qu'il faut prendre" me disait-on hier. 

Peut-être mais ce sac-là, j'ai toujours du mal à le préparer. J'y passe des heures. 
Pourtant, il n'y a vraiment pas grand-chose à y mettre dans celui-là,  juste l'essentiel, exit le superflu ! 

Je crois que, dans le fond, c'est justement cela qui me retient, qui me fait hésiter : pour ce sac-là, il faut à chaque fois accepter de me détacher, de quitter mon confort, de ne même pas emporter trop de livres... (ça peut vous sembler idiot mais pour moi c'est très dur !). Exercice de chaque fois qui ne saurait être habitude. 

Il faut partir léger, et même, dirais-je, enlever dans son esprit ce que l'on ne met pas dans son sac. Cela demande du temps et tout cela appartient au processus de départ, au processus du pèlerinage. 

Partir est difficile, même si l'on piaffe d'impatience de le continuer ce Camino entamé en 2006 ! Même si l'on sait par avance que le tronçon sera beau ! 

Fermer son sac, le sachant encore trop lourd, en ayant forcément oublié des choses, le trouver informe et insipide d'ailleurs, mais le boucler et fermer la porte ; 
Enclencher ce premier pas qui en appelle d'autres, résolument.  

En avant ! E ultreia e suseia, amis lecteurs ! 

Avec vous et les intentions qui m'ont êté confiées pour ce bout de chemin, au rythme de mon pas, tâchant de le mettre toujours davantage dans ceux du Seigneur. 

samedi, novembre 12 2011

Déchristianisation massive...


... ou simple problème d'onomastique belge ? 

A un coin de rue discret

Vu à Bruxelles

dimanche, septembre 18 2011

Sur le Camino 2011 : Dax → Sorde l’Abbaye

 

D’après mes griffonnages du 5 septembre 2011

 

Ouvrir l’Evangile selon St Jean.

Lire « Au commencement » et sourire…

 

 

 

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vendredi, septembre 16 2011

Bloguilles et fioretti du Camino 2011 – Retour à Dax !

 

Notules à partir mon carnet de notes perso du 4 septembre

 

Arrivée à Dax, après la messe paroissiale de ce matin qui fut suivie de la bénédiction des pèlerins reçue entourée de quelques amis : cela était bien doux. 

Pour la 1ère fois depuis que j’ai commencé le Camino, je marcherai seule… mais pas vraiment, en réalité. 

Je sais que nombreux sont les pèlerins dans le sud de la France, que j’en rencontrerai plusieurs et, surtout, je sais que ce chemin est vraiment un chemin où l’on ne se sent pas, où l’on n’est pas, seule mais où l’on a au contraire la fabuleuse sensation d’être partie prenante de la foule de pèlerins à l’avoir parcouru depuis des siècles et de celle qui le parcourra encore ensuite. 

Nous sommes membres d’une histoire de foi où chacun effectue pourtant son propre chemin, dans celui façonné par les autres et par Dieu.

 

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Installée, je ressors chercher de quoi dîner dans un kebab repéré en arrivant. Je ne vous dis pas le kebab : dans une galette pas industrielle, avec de la viande qui n’était pas l’ordinaire toute grasse non plus et, outre le classique « salade-tomate-oignon »[1], avec des olives et du piment ! Un kebab méridional quoi… Mais ce qui était encore plus remarquable, ce fut cet échange inattendu avec le tenancier, pourtant aussi clairement musulman que j'étais visiblement catholique :

- Je vous ai vue tout à l’heure avec votre sac : vous êtes pèlerine. Vous êtes la bienvenue, venez prendre le thé avec nous.

Hospitalité offerte, fraternité toute simple du pèlerin.

 

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Chapelle de la maison dio. Tabernacle illuminé d’une bien curieuse façon mais, dans le silence de la nuit qui tombe doucement, c’est très beau…

Comme une lueur brûlante d’amour, comme un cœur, seul éclairé, seul battant dans cette vaste maison qui s’endort.

 

 

 

Te rendre grâce et Te confier ce pèlerinage,

Tous ceux que je porte dans ma prière,

Ainsi que moi-même, humble pèlerine sur le Chemin.

 

Paix du cœur profond, Joie du Christ :

Que je sache Le vivre pour Le transmettre,

Amen, e ultreïa !

 

 


[1] Que celui qui pense qu’un autre ordre est possible soit déclaré anathème !

mercredi, août 24 2011

JMJ – Et si je devais rapporter un souvenir…

 

Si je devais rapporter un souvenir des JMJ… ? Question impossible : ma malle est pleine et je rentre tout juste, sans avoir eu le temps de trier le superflu de l’essentiel, et réciproquement.

 

Je peux vous narrer de folles journées, rire de moments épiques, m’émerveiller de l’amitié en toute vérité, ou de la joie partagée à des milliers et milliers de personnes… Je peux sourire si fort encore en repensant à la richesse des moments vécus et aux germes qu’ils constituent pour la suite. Je peux réfléchir aux paroles reçues, si marquantes, et au « comment » les incarner dans ma propre vie.

 

Tout cela est juste, tout cela est beau et vrai.  Mais il y a, avant tout pour moi, ce silence goûté et regoûté qui fut l’assaisonnement des ces JMJ.

 

Vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse en tant que responsable de groupe, c’est inévitablement s’exposer à les vivre mal, ou à moitié, tête baissée sur son groupe, ses soucis (ses maladies, ses engueulades), sa course contre le temps… Bref, encore plus mal que n’importe quel autre jeune, déjà pris et surpris devant la multitude des propositions.

 

Difficile de se poser, on court, on est fatigué… Et c’est peut-être pour cela que, de ces JMJ, je retiens avant tout (mais pas seulement, hein…) un silence essentiel, parlant.

Petits silences pendant les messes, après des paroles fortes ou après l’Eucharistie.

Silence de l’adoration eucharistique dans une église du centre ville de Madrid le vendredi, en plein cœur de la journée.

Silence d’une autre adoration samedi soir, entre deux rafales de tempête à Cuatro vientos. Avec un Ave verum corpus qui me donna le frisson par sa beauté et ce silence qui suivit, si dense, à plus d’un million de personnes.

 

Ce qui se vivait dans ces silences, c’était le contrepoint nécessaire pour goûter à tout le reste ; les « blancs » qui permettaient d’écouter la partition puis de la jouer ; les « espaces » qui permettaient aux mots de se distinguer, de se vivre.

 

Ce qui se disait dans ces silences, c’était le Christ : ce qui me donnait de Le voir ensuite dans mon frère, quel qu’il soit, et dans ce moment joyeux plein de cris où Il était aussi présent.

C’était l’Essentiel, Celui qui nous réunissait tous ici…

 

Mardi matin, je suis allée à la messe de semaine dans ma paroisse. Passer d’une messe à 1.5 millions de personnes à une messe à 10 personnes fait un drôle d’effet…

 

Mais j’avais un immense sourire aux lèvres qui n’était pas seulement du aux questions enthousiastes des Anciens de ma paroisse sur les JMJ : c’était simplement qu’il y avait le même Essentiel qui se donnait, qui se vivait…

Le Christ, présent, toujours agissant, au cœur le plus profond de nos vies, pour vivre de Lui. 

Alegria !  

samedi, juillet 17 2010

Donne-moi à boire de cette eau...

     Je crois ne surprendre personne si je dis que j’aime beaucoup les églises. Dès que j’en vois une, il m’est difficile de n’en pas franchir le seuil pour aller l’admirer. (Bon, d’accord, sauf quand il n’y a pas la clef). Je dois dire qu’en Allemagne, je suis particulièrement gâtée : il y en a pour tous les goûts, de mes églises romanes bien-aimées à la rigueur protestante (qui a clairement marqué le territoire), en passant par les belles folies baroques bavaroises. Bref.

 

                Cette année, il faisait chaud. Et peut-être mes yeux ont-ils été sujets aux mirages mais, dans les églises, j’ai vu de drôles de façons d’étancher notre soif d’eau vive... dans les bénitiers.

 

 

Serait-ce une façon de nous dire « à la soupe » (spirituelle, certes) ?

Ou « gare, ça brûle » ?

 


 

Là, je n’ai toujours pas compris…

Boire à la source ?

Laver ses pieds et ôter ses sandales « car le lieu que tu foules est sacré » ?

Ou les Dominicains sont-ils passés par là pour faire de chacun de nous les "chiens" du Seigneur ?


D’autres propositions ?

 

vendredi, juillet 16 2010

Et même en Allemagne




mardi, mai 25 2010

Au-delà ma fenêtre




Le ciel est, par-dessus le toit,
Si beau, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte,
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit,
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

- Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

in Paul Verlaine, Sagesse

lundi, août 10 2009

Un pèlerinage peut en cacher un autre

 

Cologne.

 

 

Ce soir, en levant mon regard vers le Dom illuminé, les souvenirs ont afflué.

 

Il y a quatre ans, 2005, les JMJ, la jeunesse du monde entier, la foule en délire au pied de cet édifice, les chants, les danses, le silence impressionnant de la veillée à Marienfeld...

Venimus adorare eum…

 

Il y a quatre ans… Je ne peux m’empêcher de sourire et de revoir tant de scènes.

D’un dimanche quelques mois auparavant où, agressée sur le parvis de la cathédrale de mon diocèse par un complot, j’avais dû faire face à un inopiné « veux-tu ? »… Et Zabou dit oui, et Zabou toute jeune devint responsable de doyenné et responsable de car pour ses premières JMJ : sacrée expérience.

 

Je me souviens…

De ce formidable accueil des Allemands. À Lippstadt tout d’abord, puis à Cologne… Ah cette formidable mamie-boulangère qui continuait, âgée, à servir en boutique pour aider son fils ! Quel modèle d’accueil pour trois jeunes Françaises qu’elle ne connaissait pas !

De ces moments de rencontre, de joie, de fous rires, de Laudes « quand même » à l’église paroissiale après 2h de sommeil, de cet enthousiasme le long du Rhin, de ce service au pied de la colline pour la messe finale, de cette extraordinaire sensation de partager sa Foi en ce Dieu qui nous aime follement à un million d’âmes : tant de joie !

 

Il y a quatre ans, je portais en moi l’annonce d’une décision pesée dans le silence d’une abbaye qui, je le savais, provoquerait quelques remous. Durant ces JMJ, je l’ai confiée à ce Dieu fait homme que j’étais venue, avec des milliers d’autres et le cœur en allégresse, adorer. Alors, dans cette cathédrale vertigineuse, j’ai pérégriné en quête de quelque chose - ou plutôt de Quelqu'un - et j’ai prié d’avoir ce courage qui me faisait défaut.

 

 

Ce soir, la cathédrale était ouverte. J’ai poussé la porte et suis rentrée au son du grand orgue, un peu émue, pour remercier. Mon regard a caressé les flammes des quelques âmes venues achever leur journée dans une dernière prière à la lueur des bougies. J’ai souri.

Venio adorare eum…

 

Aujourd’hui, je regarde le chemin. Des décisions, je sais bien qu’il y en aura d’autres qui, peu à peu, prennent ou prendront le temps de germer : je ne sais ni le jour, ni l’heure où, elles, à leur tour, il faudra les annoncer puis, surtout, les accomplir. Mais, par ces choix qui nous rendent pleinement humain, si Dieu veut, elles seront belles.

 

À toi, ô mon Dieu, de guider mon pas !

 

 

samedi, août 8 2009

Hab' ich mein Herz in Heidelberg verloren ?

 
 
Un poil de vague à l'âme.
Un nouveau 'plome en poche, certes.
Mais un poil de vague à l'âme.
 
En leur faisant à tous la bise hier soir, j'ai su :
"Dass ich mein Herz in Heidelberg [ein bisschen] verloren habe.
Mein Herz, es schlägt am Neckarstrand. "
 
 
 
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News rapides :
 
- Pour répondre à plein de gens : OUI, j'ai eu mon ZD [= Zertifikat Deutsch]. Avec la note de 261 points/300. On s'amusera à constater sur le détail des notes mon 75/75 en "Leseverstehen", i.e. en compréhension de textes écrits. Moi un Leserate (rat de bibliothèque) ? Noooooooon voyons.
- Ai déniché hier soir, enfin, alors que la fête battait son plein une autre personne du groupe connaissant Huysmans ! Un Italien ! Alléluia ! Faut dire qu'il est prof de latin. Comme quoi, les gens qui font du latin, c'sont vraiment des gens bien.
- Je reste en Allemagne pour quelques jours encore. Parce que l'Allemagne, c'est le Bien.
 
Sur ce, bis bald la compagnie !
 

mercredi, août 5 2009

Vous avez l'heure s'il vous plaît ?

 
"Vigilate et orate"
 
 
"Nescitis qua hora Dominus veniet"
 
Ce fut une belle Trèves samedi dernier.
 

lundi, août 3 2009

La phrase du jour (2 Aout 2009)

 
"On dit souvent que les Allemands n'ont aucune fantaisie. C'est faux !
Ils l'ont simplement mise dans leur grammaire."
 
Herr W. P., mon professeur d'allemand à Heidelberg
(en version traduite, bien sur)
 

dimanche, août 2 2009

Jesuitenkirche

 

Heidelberg, ville de Luther.

Heidelberg, ville où le protestantisme gagna vite les cœurs.

Heidelberg : il fallait que la Contre Réforme vînt.

Elle vint : les Jésuites arrivèrent. Mais que faire quand les églises sont déjà temples ?

 

En construire une neuve, bien sûr ! Mais comment ?

 

Vous prenez deux églises protestantes (en bleu), vous trouvez le milieu et vous construisez une monumentale église au milieu sur le modèle de celle du Gesu à Rome avec le collège qui va avec : vous obtenez la Jesuitenkirche. (en rouge) /Je pense qu'on voit mal sur d'aussi petites photos mais j'ai fait ce que j'ai pu/.

 

Une église baroque jamais terminée, ça dépote sec à l’intérieur !

 

 

Monumentale église qui a oublié d’être surchargée. Belle église où le blanc est rehaussé de quelques touches dorées, de sculptures conçues assez logiquement (Pierre correspond à Paul, Augustin à Ambroise usw.)

 

 

Ce matin encore, j’y suis allée à la messe et, non simplement vêtue de blanc, je dus… lire la prière pénitentielle ! Au-delà du côté surprenant de la chose (« Aber… aber… Ich bin Franzose ! Ich spreche nicht gut ! »), je dois raconter que j’ai été accueillie d’une façon formidable depuis que je suis ici aussi bien par le clergé que par les diverses personnes engagées : sacristain, organiste, lecteurs et servants. Et même par le clergé international puisqu’un prêtre tchèque et un prêtre slovaque se trouvaient là également. D’une façon fraternelle, pas comme une étrangère, juste une sœur en Christ qu’ils se réjouissaient d’accueillir. Et pourtant, qui suis-je sinon une simple petite laïque française sans importance ?

 

Je n’aime pas trop les expressions toute faite comme « citoyen du monde » ou encore tout ce que l’on peut raconter sur l’Europe, sur le fait de se sentir européen : cela sonne à mon oreille comme autant de mots ronflants qui ne recouvrent trop souvent que du vide ou, pire, une négation de notre propre patrie.

 

Mais, ce matin encore, dans cette belle église, j’ai cru ressentir à nouveau et vivre un peu plus ce que c’était, ce que c’est qu’être catholique.

 

vendredi, juillet 31 2009

Au soir

 
- coucher de soleil au château d'Heidelberg -
 
Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.
Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore, attends le Seigneur, Israël.
 
Ps. 129 [130]
 

ZD une bonne idée

 
Jeudi prochain, je passe un examen qui montrera, peut-être, mon niveau d'allemand. Mais ce n'est pas tout !
Voilà en effet tout ce que je pourrai faire APRES une éventuelle réussite selon la brochure.
 
  • Après avoir réussi cet examen, vous pouvez par exemple

    • être en mesure de comprendre les informations essentielles des conversations, des annonces publiques et des messages radio, même dans les détails,
    • comprendre précisément les principales informations des articles de journaux, des statistiques et des descriptions se rapportant à la vie quotidienne,
    • rédiger des messages cohérents, privés ou informels, comme des lettres ou des e-mails,
    • participer à une simple conversation sur un sujet qui vous intéresse personnellement, donner votre avis en quelques mots et réagir de manière appropriée à l’opinion de votre interlocuteur,
    • faire le récit d’une situation de la vie quotidienne, soumettre une proposition ou convenir de quelque chose.

Ah ben quelle chance ! Je me demandais bien ce que j'allais pouvoir faire après...
 

mercredi, juillet 29 2009

Université libérée ?

 
         Puisque j'ai trouvé un cybercafé avant de me rendre à une prière de Taizé, j'en profite pour partager une page culturelle. En effet, ici, j'ai pu découvrir que ma chère collègue n'avait rien inventé en gravant pour la postérité de médiévales histoires sur les tables d'une certaine université. (Voui, je cafte). A Heidelberg se trouve une curiosité locale très importante : une prison pour étudiants !
 
 L'entrée.
 
Pourquoi donc ? Car les étudiants d'ici avaient trouvé moyen d'avoir leur propre juridiction ! Et il fut de bon ton durant tout le XIXème siècle - et ce jusqu'en 1914, date de fermeture de la prison - d'avoir fait un tour par le cachot pendant ses études. On pouvait y jouer aux cartes, y manger... et y boire, assister aux cours en passant par une porte menant à l'université et, surtout, décorer tous les murs !!!
 
 
Comment s'y rendre ? Il suffisait d'un peu d'imagination : tapage nocturne, jouer avec le képi d'un policier ou, le grand jeu de l'époque, libérer porcs et porcinets dans les rues de la ville ! Que d'amusement ! Sur les murs, on peut lire des détournements de poèmes, de chansons, des signatures, des dessins ou encore des indications très importantes.
 
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Quel luxe en ces lieux !!!
 
 
 
 Tout cela parce que les étudiants furent toujours des anges ! Non ?
 

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