Zabou the terrible

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - fais pas ton Urs

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi, juin 20 2017

Prière pour recevoir l'Esprit

http://www.artnet.fr/WebServices/images/ll00189lldJ0SGFgUNECfDrCWvaHBOcvFJC/marc-chagall-la-colombe-avec-fleurs.jpg

"Répands en nos coeurs la ferveur de Ta charité. 

Deviens Toi-même pour nous un courant qui coule à flots, car notre propre courant ne nous porte pas jusqu'à Toi.

Sois pluie bienfaisante en notre aridité, sois fleuve à travers notre paysage, afin qu'il trouve en Toi son milieu, et la cause de son abondance et de sa fécondité. 

Et si Ton eau produit en nous fleurs et fruits, nous voulons alors ne pas les considérer comme nos propres "pousses" et nos propres productions, car ils proviennent de Toi. 

Nous voulons les mettre en dépôt près de Toi pour les joindre aux biens invisibles dont Tu peux disposer Toi-même comme Tu le veux. 

Ce sont des fruits de notre sol, mais produits par Toi, et que Tu peux utiliser pour Toi ou pour nous, ou mettre en réserve pour celui qui n'a rien." 

Hans-Urs Von Balthasar

samedi, mai 14 2016

Au coeur du monde pour une énergie nouvelle

Derniers jours du Temps Pascal...

Je me demandais hier soir en publiant l'extrait de Sagesse d'un pauvre quelle était celle de mes lectures qui m'avait le plus marquée durant ce Temps. 

Or, si je devais en choisir une, ce serait certainement Le Coeur du Monde d'Hans-Urs von Balthasar, lu grâce à mon tuteur d'études en théologie. Puisque j'ai réalisé une fiche de lecture sur ce livre, je me suis dit que j'allais vous en partager une version légèrement raccourcie : puisse-t-elle vous donner envie de découvrir ce très bel écrit ! 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/87/38/05/20150919/ob_596ad7_coeur-du-monde.jpeg

Quand on a déjà lu un autre ouvrage de Balthasar, Le Cœur du monde déroute car, alors qu’on s’attend à un ouvrage théologique érudit sur la spiritualité du Cœur de Jésus, seul vrai cœur faisant battre le monde, il s’agit essentiellement d’un immense poème méditatif aux consonances lyriques. 

 

Treize chapitres scandent cette longue méditation, organisée en trois parties : le Royaume – la Passion – la Victoire. Tantôt faisant parler Dieu, tantôt faisant parler le Christ, tantôt partageant l’expérience de l’homme croyant, Balthasar nous offre un véritable chemin pascal, commençant par le constat de notre misère humaine au sein de laquelle s’ouvre l’espérance à travers le soupirail de la prison ténébreuse où nous gisons : « Et dans tout cela une promesse : d’amour, de joie, une échappée sur des lointains indéfinis, éveillant un vertige. La délivrance du cachot insupportable de mon moi. L’aventure à laquelle j’ai toujours aspiré. Le risque total dans lequel je serai sûr de tout perdre et de tout gagner ». C’est le début d’une aventure dans laquelle Balthasar constate et rappelle, jouant de nombreuses fois sur l’ironie, combien Dieu est dangereux puisqu’Il nous laisse profondément libre, « incognito, au milieu de tout le tumulte de la foire terrestre. Il recherche la confiance, la confidence, il mendie votre amour ». C’est cette raison même qui fait que nous L’écartons alors même qu’il voudrait « transformer [s]on cœur sublime en bassin de décantation du monde ». Pourtant, tout prend sens dans le mystère de l’Incarnation : Dieu ne saurait se rendre impur en nous côtoyant, il prend tout de notre humanité pour en enlever le péché. Acte de folie divine ? Peut-être mais Balthasar poursuit : « juste à temps, je me souvins de ton cœur, Seigneur, et je me rappelai que tu as aimé les limites de tes créatures », louant, exaltant cet amour qui s’épanche infiniment. Si certaines paroles sur l’Église peuvent sembler cinglantes, il s’en dégage en réalité un grand amour, un désir de la voir pleinement vivre au rythme du cœur de Dieu, quoique constituée de pécheurs.  

 

En lisant, j’ai souvent senti des échos de saint Jean de la Croix et je me suis souvent prise à prier : « combien je te remercie, Seigneur, de pouvoir couler sans être obligé de saisir, de pouvoir m’épanouir dans ton bienheureux et insondable mystère sans être obligé de me creuser l’esprit sur des signes et des écrits. Car tout est murmure, mais c’est ton nom que les choses murmurent ». Un livre qui ordonne foi, dogme et Église au seul amour, qui a vaincu le monde.

 

-->  Hans-Urs von Balthasar, Le Cœur du monde [1956], éd. Saint-Paul, réédition 1997, 238 p. 

 

dimanche, mars 27 2016

Pâques sans comment

http://www.liturgiecatholique.fr/local/cache-vignettes/L162xH135/arton5268-70778.jpg

"Personne n'a vu l'heure de ta victoire. Personne n'est le témoin de la naissance d'un monde. Personne ne sait comment la nuit infernale du samedi s'est transformée en la lumière du matin de Pâques. C'est en dormant que nous avons été transportés sur des ailes par-dessus l'abîme, en dormant que nous avons reçu la grâce de Pâques. Et personne ne sait comment l'événement lui est arrivé. Chacun ignore quelle main a caressé sa joue de telle sorte que soudain le monde blême éclata pour lui en vives couleurs et qu'un sourire involontaire s'épanouit sur son visage à cause du miracle qui s'accomplissait en lui." 

H.-U. von Balthasar, Le Coeur du monde

mercredi, octobre 28 2015

Cette lumière qui irradie l'existence

"Ce sont ceux qui aiment qui en savent le plus long sur Dieu, 

c'est eux que le théologien doit écouter". 

H.-U. von Balthasar, avant propos de L'Amour seul est digne de foi

 

https://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xtp1/v/t1.0-9/12141601_10153712877951133_3813195538412223062_n.jpg?oh=7c575b7fd81eda69c9c0be9dab31ba28&oe=56B787A4&__gda__=1455422561_fbf22c59785188954848830ca62776ee

Y entendre comme une invitation à écouter le plus petit,

Celui qu'on repère souvent le moins,

Et qui, pourtant, aime tellement bien... 

 

Choisir, chaque jour plus, humblement, l'abandon et la confiance, 

Et, comme le plus important de tous les "discours" sur Dieu, la prière simple et tendre d'un coeur aimant.