Zabou the terrible

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Mot-clé - lectio divina

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dimanche, septembre 3 2017

Comme une invitation d’invitatoire

 

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Normalement, le premier office de la journée commence par le psaume invitatoire, le ps. 94. Je dis bien « normalement » : dans les faits, c’est quelque chose que j’ai toujours eu du mal à mettre en place.

 

Lors de mon pèlerinage biblique en Terre Sainte, tous les jours s’ouvraient par ce psaume lors de notre prière matinale juste avant le petit-déjeuner. Et pourtant, il ne s’agissait pas d’un office liturgique… alors pourquoi ce psaume repris sempiternellement et sans variation ?

 

J’ai mis quelques matinées à en comprendre la pédagogie. Pour nous qui faisions une session de « Bible sur le Terrain », quoi de plus naturel que de prier notamment avec ces versets : « Aujourd’hui, écouterez-vous sa Parole ? ‘Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi’ ». C’était là l’enjeu de notre pèlerinage.

 

Mais finalement, n’est-ce pas plus largement l’enjeu de notre vie chrétienne, chaque jour, chaque matin : aujourd’hui, écouterons-nous Sa Parole ?

 

Aujourd’hui, écouterons-nous le texte biblique dans la prière mais aussi ce qu’Il nous dit à travers nos frères et à travers les événements ? Aujourd’hui, écouterons-nous à fond, et non en surface, jusqu’à nous laisser changer et convertir ?

 

Alors j’ai découvert combien ils étaient beaux ces mots et combien il était bon de prier ce psaume dès le matin ! L’invitatoire ou une invitation à l’orientation entière de notre journée vers l’écoute profonde, nous ouvrant aussi dès les premiers versets à l’action de grâce qui en résulte.

 

« Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre Salut !

Allons jusqu’à Lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête, acclamons-Le ! »

 

dimanche, septembre 4 2016

Jamais en solde, toujours gratuit

"Si j'avais eu à prêcher ce dimanche, j'aurais prêché sur la gratuité ! Et toi, tu aurais dit quoi sur ce thème-là avec l'évangile ?" m'a demandé un ami prêtre. Je n'ai pas dit, évidemment, j'ai écrit (du coup, je n'ai même pas encore écrit sur cette riche et belle rentrée !). C'est complètement décousu, écrit d'une traite au fil du clavier, mais voici donc quelques lignes de méditation sur la gratuité, bref, sur l'amour jamais en soldes. 

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G. Rouault

Choc. Un des summums de l'Evangile en matière de propos intolérables ! Et pourtant si, en logique humaine, c'est insupportable, en logique d'amour, c'est-à-dire en logique de Dieu, c'est l'inverse... Un amour de préférence est-il blâmable ? 

L'amour serait-il calcul rationnel des conséquences selon une fine prospective ? Non, l'amour est gratuit. D'ailleurs, l'amour qui se monnaie, cela ne s'appelle pas de l'amour mais de la prostitution et l'amour qui calculerait serait un amour prostitué, un amour déchu, un amour au rabais... Et, quand on ajoute un qualificatif à l'amour, ce n'est plus de l'amour. L'amour soldé, ça ferait doucement rigoler : il n'est jamais bon marché... Il est cher mais il est gratuit. 

L'amour est gratuit. Quel serait cet ami qui comparerait sans cesse avec un autre qui offre et reçoit plus dans leurs relations ? Qui propose les meilleurs apéros, les meilleures bières (d'abbaye, cela va sans dire) ou les repas les plus fins ? Avec un ami, on n'entre pas dans des comptes d'apothicaire, on rentre dans une relation humaine inédite, attirés un peu mystérieusement, où il ne s'agit pas de compter ou de comparer, où il ne s'agit pas d'attendre quelque chose de l'autre, mais d'apprendre à se rencontrer, à s'aimer, avec toute notre fragilité humaine. Plus l'amitié grandit, plus elle se purifie et plus elle est alors gratuite : l'ami, c'est celui qui nous connaît de plus en plus tout entier jusque dans nos pires faiblesses mais qui nous aime quand même ! Quoi de plus gratuit ? Personnellement, j'aime voir dans l'amitié un des plus grands cadeaux de Dieu sur cette terre : c'est une relation à Son image, gratuite. 

L'amour est gratuit. On le voit bien dans chaque vocation, ce à quoi d'ailleurs l'évangile semble nous renvoyer plus directement. L'amour dans le mariage n'est pas calcul du style "je ne serai plus tout seul, ouf", ni un mariage d'argent ou de convenance ou encore un quelconque calcul sur le rendement en enfants ! L'amour entre l'homme et la femme, c'est une étincelle, c'est une invitation, c'est un cadeau, c'est un don... Et une réponse gratuite d'un oui que l'un fait à l'autre, dans l'unique don de Dieu, signe de Son amour. De même, on ne s'engage pas dans une forme de vie radicale à la suite du Seigneur en calculant sur l'avenir, en espérant être quelqu'un de mieux considéré ou de différent. C'est que l'appel de Dieu est aussi mystérieux que gratuit : Il continue de ne pas choisir les gens sur CV comme Il le faisait déjà pour ses apôtres. Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? Bien malin qui saurait y répondre... Amour gratuit du Seigneur, amour bouleversant, auquel on répond gratuitement. D'un oui balbutiant au oui engageant, en passant par tous les oui quotidiens. Gratuité d'une réponse, de laquelle on sent pourtant bien qu'elle est imparfaite... Le célibat, si souvent décrié, est la réponse qu'on y fait avec notre corps, parce qu'on sent bien qu'on ne peut répondre à cet Amour-là qu'avec tout notre être, qu'avec toute notre vie... On ne peut y répondre autrement. Mais, au loin, l'horizon de la croix nous fait percevoir dans le même temps combien nous sommes loin du don parfait, loin du don gratuit. 

Où, chacun dans notre vocation, en sommes-nous en termes non de comptabilité de nos actes d'amour mais bien en termes de gratuité de notre amour ? Où en sommes-nous de la reconnaissance première, foncière, essentielle de l'amour de Dieu dans notre vie ? 

L'amour est gratuit... Et il a fini sur une croix. "Avant que ses bras étendus dessinent entre ciel et terre le signe indélébile de Ton Alliance" dit une prière eucharisitique ; le groupe Glorious l'a dit autrement en popularisant cette formule † = ♥. 

Pas de plus grand signe d'amour que la croix ; 

Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. 

Comme une invitation à retrouver la saveur du don qui nous est fait, à savourer la vie, don de Dieu, à savourer tous les cadeaux de Dieu, gratuits, en chacune de nos vies. 

 

samedi, avril 2 2016

Thomas selon Jean selon Pierre

 

Parce que je me suis prêtée à un petit exercice priant… L’Évangile de demain imaginé d’un autre point de vue !

 

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                 C’était le premier jour de la semaine. J’étais troublé. Il y avait eu la mort de Jésus, cet homme exceptionnel que je suivais et que j’aimais de tout mon cœur, cet homme qui était mon ami, mon frère et mon maître : j’en ai été bouleversé de tristesse. Mais depuis peu, j’étais encore plus troublé car, moi, Pierre, j’étais entré dans le tombeau du Seigneur et je n’avais vu que des bandelettes et des linges… Alors, bien sûr, Jean, lui s’est mis tout de suite à croire parce que c’était écrit quelque part dans la Bible selon lui, et puis Marie de Magdala a dit L’avoir vu mais que croire ? Ce n’est qu’une pauvre femme, en plus complètement amoureuse du Seigneur : elle serait capable d’en avoir des hallucinations liées à sa tristesse ! Je suis troublé… j’aimerais tellement croire qu’il est ressuscité, qu’Il n’est plus mort… Mais enfin, cela ne semble pas très possible. Et puis, les Juifs nous recherchent, nous ses disciples les plus proches. On se réunit entre nous mais nous avons peur d’eux, nous sommes tristes de sa mort. A quoi bon tout cela ? Ne faudrait-il pas mieux nous disperser, reprendre nos métiers et garder de Lui le souvenir d’un homme bon et doux, d’un ami et d’un vrai prophète du Seigneur ? Nous doutions ensemble, nous pleurions ensemble. 

 

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samedi, janvier 16 2016

Conter Cana

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Raconter, conter Cana ?

Je l’ai fait assez récemment, à l’école de prière… Je n’aurais pas très envie de le refaire de suite, sinon ce serait un peu une redite. Ou il faudrait que, au lieu de me mettre dans la peau de la très jeune cousine des mariés de la noce qui observe tout à moitié planquée comme je l’avais fait (avec force nattes sur la tête… !), je me trouve un autre personnage. Je n’ai pas très envie de le réimaginer tout de suite et pourtant, je dois avouer que c’est un exercice spirituel extrêmement enrichissant que s’entraîner à « vivre » pour « dire » une scène de l’Évangile.

 

Ce qui serait vraiment fabuleux, ce serait d’avoir un récit polyphonique d’une de ces scènes, Cana ou autre. Un peu comme un exercice de style, où toutes les voix viennent se superposer pour raconter une même histoire d’un point de vue différent. Là, ce ne serait pas un exercice de style, ce serait une actualisation de la scène : la laisser se jouer devant nous, dans toute son épaisseur.

Ce qui serait intéressant, ce serait de se glisser tour à tour dans la posture de tous les personnages, sans en oublier un seul. De nous laisser surprendre, interroger par ce qui se passe…

 

Le seul dont nous n’aurions pas le point de vue, ce serait le Christ.

Qui oserait prétendre connaître Ses pensées ?

Il y aurait presque quelque chose de blasphématoire à oser Lui prêter une pensée qui ne serait que partielle, incomplète, trop humaine.

 

Mais, à avoir les pensées des autres personnes, Il n’en ressortirait alors que plus fortement : dans Son attitude, dans Ses gestes, dans Son attention, dans Ses Paroles…

Chacun des convives de la noce nous dévoilerait un peu plus Son mystère : ce serait beau. Nous serions éveillés à Sa dimension par les regards qui se croisent, tous convergents autour de Lui.

 

Une manière comme une autre de mieux Le regarder.

Et peut-être surtout à la fin, en n’oubliant pas le regard que le Christ aura forcément posé sur nous lors de ce repas. Ce regard premier.

Car Il a fait un miracle, mais un geste somme toute dérisoire : si le vin, et encore plus le bon vin, est un élément d’un bon repas, est-il vraiment si central ?

Mais le Christ veut participer à nos soucis même les plus triviaux pour y faire résider Sa joie, une ivresse bien plus vivifiante que celle de l’alcool.

Et je crois ainsi que, quel que soit le personnage dont j’aurais cette fois choisi d’adopter le point de vue, je n’aurais vraiment pas quitté le conte sans m’être laissée regarder par Lui.

La robe de rubis du vin, c’est le prétexte de Sa tendresse dont Il nous enveloppe ;

Je ne peux que L’imaginer regardant avec un infini amour chacun des convives de ce repas où Il aura voulu rendre la joie, et nous dire que notre joie n’est jamais étrangère à la Sienne.

 

mercredi, juin 24 2015

En archē ēn ho Lógos

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Verbe, Parole, Voix :

Mots de la Bible, mots de Dieu…

Parfois, on a l’impression que Dieu est le plus grand des littéraires !

 

Et qu’Il nous invite à l’être à Sa suite.

Parvenir à dire, parvenir à écrire : 

Dire, agir, proclamer !

 

La Parole est risque : elle peut n’être pas reçue.

La Parole est promesse : elle engage, parfois, souvent, bien plus loin que nous-mêmes.

Car si les paroles s’envolent, la Parole, elle, reste, plantée au cœur, prête à germer.

 

La Parole se lit, se médite, s’écoute, se travaille…

Puis la Parole peut agir et nous travaille.

La Parole est murmure fragile et force aimante,

Le tout dans le même temps.

 

Au cœur, elle se susurre dans le dialogue intime de la prière pour pouvoir, en grandissant, un jour être dite, lancée plus loin que nous-mêmes :

Pour que nous soyons Sa voix.

 

J’aime que saint Jean-Baptiste fêté ce jour soit « la voix de celui qui crie dans le désert » :

il nous invite à oser être prophètes comme lui puisque Dieu « nous a façonnés dès le sein de notre mère », pour que « son salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre »,

Pas forcément en allant à ces extrémités lointaines,

Mais en laissant Dieu écrire en notre vie,

Puisqu’Il y fait entrer l'Être (lettre(s) ?) et l'Esprit !

 

vendredi, octobre 17 2014

Le 10/10 divin

 

Lisant, relisant, méditant ce passage de Luc 17 où dix lépreux crient vers le Seigneur, je m’aperçois que, plus je marche sur mon chemin, plus je découvre le Pardon et pourtant plus j’ai de mal à en parler.

 

Pourtant… Pourtant comment ne pas admirer cette dive proportion qui est disproportion ? 10/10 de pardonnés, 10/10 totale réussite : mes élèves rêveraient de cela !

 

Il n’y a pourtant qu’un acte de confiance, un tout petit acte de confiance à faire, à oser, à exercer, à réviser sans cesse : crier vers Lui, s’ouvrir à Lui. Et cela suffit : 10/10. La classe totale, la classe divine je dirais.

 

Si l’on compare à la proportion humaine, cela devient disproportionné : 1/10 revient rendre grâce ; 9/10 poursuivent leur chemin, pourtant guéris. Cela pourrait sembler doigt accusateur mais n’y a-t-il pas du vrai dans cette proportion bien humaine ?

 

1/10 : le temps où je rends grâce par rapport au temps où je m’occupe de mon nombril et de mes plaintes ?

1/10 : ces moments où je m’ouvre vraiment à l’Amour du Seigneur plutôt que de me cantonner dans mon indifférence ?

1/10 : comme une myopie sévère où je ne sais voir l’Autre…

 

J’aime quand même bien cette idée que Dieu, malgré nos sales notes à nous, reste toujours très mauvais en maths et ne connaisse autre chose que la totalité, le « à fond », le don total… à donner envie d’être aussi nul(le) – à moins que ce ne soit excellent(e) ? – que Lui !

 

 

dimanche, octobre 12 2014

Pour qu’Il nous taille un costard

 

 

Revêts mon cœur du vêtement de noces, Seigneur,

Revêts mon cœur du vêtement de mon baptême,

Revêts mon cœur pour qu’il n’oublie jamais d’en vivre.

 

Revêts mon cœur du vêtement de noces, Seigneur,

Pour qu’il soit toujours en joie avec, pour et en Toi,

Et pour que ma joie dise Ta joie au monde.

 

Revêts mon cœur du vêtement de noces, Seigneur,

Pour qu’il dise Ton amour au monde,

Qui s’écrit en universel et en particulier.

 

Revêts surtout mon cœur de Toi, Seigneur,

Non pour qu’il se prenne pour Toi,

Mais pour qu’Il se convertisse, dans l’humilité,

Et, que, tourné vers Toi,

Il apprenne à aimer ainsi que Toi.

 

 

  

jeudi, août 28 2014

S’Il te donne la grâce de Le rencontrer, sois son prophète par ta vie, sans crainte !

 

Regarder dès à présent sur la suggestion du futur prédicateur la 1ère lecture de dimanche prochain sur aelf.org ;

Et voir ce sous-titre donné à la lecture : « Le prophète doit souffrir pour son Dieu » peu engageant au prime abord ;

Et lire, et finalement sourire : c’est d’un texte particulièrement aimé qu’il s’agit là !

 

Un texte qui ne présente pas la vie en rose, certes, qui parle de « raillerie », d’« injure » même et de la violence dont le prophète doit faire preuve pour parler en Son nom.

Mais ce texte, il dit l’essentiel, il dit la vérité d’un feu brûlant, d’une séduction qui n’est pas captatrice : alors, en réalité, ce n’est pas de « séduction » dont il s’agit mais d’amour.

La séduction, ça rime avec tentation : avec Sa grâce, on peut y résister ;

La seule « séduction » que puisse faire le Seigneur, elle a nom Amour : et on ne peut que s’y sentir enflammé, brûlé sans que cela s’éteigne, à tel point de ne pouvoir résister.

Oh, on pourrait, bien sûr, c’est la liberté… mais qui a envie de dire non à l’amour ?

 

J’entends en écho St Augustin que nous fêtons ce jour :

Je t'ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t'ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j'étais au-dehors, et c'est dehors que je te cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n'étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n'existeraient pas si elles n'existaient en toi. Tu m'as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement ; tu as répandu ton parfum, je l'ai respiré et je soupire maintenant pour toi ; je t'ai goûtée, et j'ai faim et soif de toi ; tu m'as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi.

 

Et ces paroles de Jérémie, donc, si souvent lues, entendues, écoutées, méditées :

« Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais il y avait en moi comme un feu dévorant, au plus profond de mon être. Je m'épuisais à le maîtriser, sans y réussir. »

 

Je les aime ces paroles, parce que, souvent, ces paroles, comme Jérémie, je me les suis dites : il y a des jours où, sachant l’antagonisme rencontré ici ou encore là, je n’ai pas envie de parler de Lui, je n’ai pas envie de vivre de Lui…

Il y a des jours, oui, trop nombreux ces jours, où j’ai peur…

Mais qui ne saurait vivre quand l’amour l’anime ? L’anime au sens étymologique du terme : quand l’amour fait vivre son âme et, donc, alimente sa vie ? 

 

J’entends encore en écho Isaïe dans le chant du Serviteur souffrant « j’ai rendu mon visage dur comme pierre » mais… mais la raillerie le transperce, même si nous sommes sûrs de ne « pas être confondus ». 

Parce que Le rencontrer, c’est apprendre à aimer ;

Parce que Le rencontrer, c’est devenir plus vulnérable : comment aimer si l’on n’a pas abaissé ses barrières, si l’on ne choisit pas de devenir chaque jour plus « désarmé » ?

On ne peut aimer, barricadé derrière des protections : pas d’amour vrai sans risque.

Un disciple n’est pas plus grand que son maître : et Lui, Il est mort sur la croix ;

Oui, le prophète – c’est-à-dire nous aussi par notre baptême – devra souffrir pour son Dieu, le sous-titre donné par le site a raison…

Mais est-ce vraiment l’essentiel à titrer ?

 

En nous laissant rencontrer par Lui, il y aura toujours ce feu brûlant

Ce feu d’un « je t’aime » qui parle au plus profond de ton cœur ;

Ce feu d’un Dieu qui change ta vie, en profondeur,  

Ce feu qui déborde car tu ne saurais le maîtriser,

Ce feu qui te donne l’envie, que dis-je, le désir d’en faire un titre de ta vie, un « Il t’aime, tu sais ? » à la face du monde,

Qui que tu sois, quoi que tu fasses, où que tu sois,

Car, ô enflammé par Lui, tu sais qu’Il est avec toi.

 

 

 

vendredi, août 22 2014

Et maintenant notre page de psaume

 

Certains erraient dans le désert sur des chemins perdus,

Sans trouver de ville où s’établir :

Ils souffraient la faim et la soif,

Ils sentaient leur âme défaillir.

 

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,

Et lui les a tirés de la détresse :

Il les conduit sur le bon chemin,

Les mène vers une ville où s’établir.

 

Extrait du psaume 106 offert par la liturgie en cette fête de Marie Reine

 

 

 

 

Certains jours, les psaumes – celui de la messe ou ceux des offices – sonnent comme un J.T.,

Mais un J.T. sans voyeurisme, un J.T. du simple fait :

La souffrance, l’errance et, en même temps, parce qu’ils sont d’un peuple croyant, une incroyable, une invincible confiance.

Parce que la liturgie ne nous met en réalité pas à part mais nous plonge toujours dans l’actualité, dans celle qui a nom éternité, on a le cœur peut-être plus à même d’écouter, d’entendre résonner ce qui bat au cœur du monde, et, sans doute, alors, de prier…

 

Comment, en priant ce psaume, n’avoir pas à l’esprit ces intentions ?

Pour tous les persécutés, notamment nos frères d’Irak ;

Pour que, criant leur détresse, ils gardent confiance ;

Cette confiance en Lui pour laquelle ils sont persécutés et qui, en même temps, est leur Salut ;

Pour que nous sachions être les instruments du Seigneur, pour les aider dans tout ce qui est en notre pouvoir ;

Et surtout, pour que nous ne passions pas à autre chose, laissant l’actualité toujours mouvante, celle des J.T., nous submerger mais qu’au contraire, nous sachions toujours plus nous plonger dans l’actualité éternelle du Seigneur ;

Alors, en méditant Sa Parole, nous garderons toutes les pauvretés du monde en nos cœurs,

Comme un apprentissage en vérité du « Tu aimeras » de l’Évangile.

 

 

jeudi, août 21 2014

Lire l’été ? Quelle drôle d’idée ?

 

Dans le silence profond de la campagne où même le chant des oiseaux se fait murmure atténué,

Il y ce livre, et puis moi qui le tiens,

Des heures durant, solitude de la lecture.

Il y a la lecture sur papier, profonde, d’un ouvrage, généralement d’un bout à l’autre, parfois de tel ou tel papier transmis ou d’Écriture ; 

Il y a la lecture numérique, souvent plus légère, parfois plus profonde, de tel ou tel article que l’on n’a pas le temps de lire en temps ordinaire.

 

Temps de l’été, propice à cette activité de l’esprit,

Lecture qui nécessite le silence, ce silence profond,

Comme celui d’une bulle où se place le lecteur :

Non pour buller mais pour écouter, pour regarder, pour sentir,

Pour vibrer, pour goûter, pour s’instruire, pour ruminer ;

Pour savourer.

 

Lire, cueillir, se recueillir :

Il y a comme des racines communes,

Car il est question de butiner, de glaner,

De sélectionner pour prendre ce qui est bon,

Il est question de concentration pour recueillir le suc ;

Celui-là même qui nourrit en chemin.

 

Lire, cueillir, se recueillir,

Les trois activités s’exercent dans le silence,

Comme le silence des germinations même en dehors de la saison,

Quand le soleil commence à prendre sa teinte de rentrée,

Il y est question de reprendre souffle,

Il y est question de mieux capter Son Souffle,

Pour, substantiellement nourri, être mieux envoyé(e), vivant de Lui.

 

 

 

 

(Un peu comme ce panda la bulle du lecteur… mais pas avec les mêmes effets dans la vie !)

  

samedi, mai 3 2014

Laisse-toi attirer par la Parole qui te transforme en l’image du Fils de Dieu sans que tu saches comment


 


Quelques beaux et bons mots d'Enzo Bianchi. 


"Médite !

La lecture doit devenir réflexion attentive et profonde. Cela demande une fatigue, un effort.

 

Les moyens exégétiques, patristiques, spirituels sont utiles, mais le plus important est l’effort personnel, ce qui ne veut pas dire « privé ». La communauté, la fraternité, le groupe sont les vrais lieux de l’écoute de la Parole.

 

Cherche la pointe spirituelle du texte, le message qui se rapporte le plus à l’événement mort-résurrection du Seigneur. Cherche ce que te dit le Seigneur. Ne pense pas y trouver ce que tu sais déjà : cela est présomption ; ni ce dont tu as le plus besoin : cela est de la consommation ; ni ce qu’il te plairait d’y trouver pour ta situation : ce serait le règne de la subjectivité, du « Je me sens ».

 

Aie l’humilité de reconnaître parfois que tu as peu ou rien compris. Tu le comprendras plus tard (1 Cor 3, 2 ; Hébreux 5, 12).

 

Rumine les paroles dans ton cœur, applique-les à ta situation sans introspection. C’est Dieu qui parle, contemple-le.

 

Certes, la Parole est merveille : elle scrute ton cœur, elle te convainc de péché, mais rappelle-toi que Dieu est plus grand que ton cœur et que cette blessure dans ton cœur qui te vient de Dieu, il la fait toujours avec vérité et miséricorde.

 

Laisse-toi attirer par la Parole qui te transforme en l’image du Fils de Dieu sans que tu saches comment. La Parole que tu as reçue est pour toi vie, joie, paix, salut.

 

Dieu se révèle à toi. Accueille son nom ineffable, son visage d’amant. Dieu t’enseigne : modèle ta vie sur celle de son Fils. Dieu se donne à toi : accueille-le comme un enfant qui entre en communion avec lui. Célèbre son amour, accepte d’être engendré pour devenir le fils même de Dieu. La méditation doit te conduire à cela : être la demeure du Père, du Fils, de l’Esprit."

 

mercredi, avril 30 2014

Pas le droit de toucher son Père ?


La résurrection ? Comment la palper ?

 

Tom’ le voudrait : condition sine qua non pour lui, et pourtant… Et pourtant sans ?

Il voit, il croit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Et il ne touche pas.

 

Marie-Mad’ est bouleversée. Mais elle entend son nom, le sien propre, prononcé comme jamais personne d’autre ne le lui a dit.

Elle voit, elle croit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Elle voudrait bien, elle, non pas mettre sa main dans la marque de Ses clous mais Le prendre dans ses bras. Une réponse « ne me touche pas ! ».

Et elle ne touche pas.

 

Christ fait tout pour montrer qu’Il est bien vivant : Il mange, Il boit, Il parle, Il écoute…

Et, pourtant, jamais, Il ne se laisse toucher ;

Jamais, même par Ses amis.

Cela me laisse perplexe : pourquoi Seigneur ?

Tu te sers de tes cinq sens et tu bloques l’accès dans ta résurrection à l’un d’entre eux ?

 

Peut-être est-ce parce que, quand nous touchons, nous avons tendance à agripper ou, tout au moins, à fermer la main, même légèrement, même pour une caresse… Ce n’est jamais la main tendue, ouverte, que nous avançons pour toucher mais c’est toujours l’inverse.

Comme si, toucher, c’était pour nous aussi et que cela ne pouvait jamais être uniquement de l’ouverture à l’autre pleine.

Et qu’est-ce que la Résurrection sinon la vie entière dans le Tout Autre parce que passée par le Don total ?

Et puis même simplement, qu’est-ce qu’une résurrection que l’on serait capable de saisir, d’agripper ne serait-ce qu’un peu ?

 

J’aime la force du désir de saint Thomas et de sainte Marie-Madeleine : moi aussi, j’aimerais qu’un pareil amour du Seigneur m’habite !

Mais c’est chouette aussi de savoir qu’on aura beau se prendre la tête, qu’on aura beau continuer à se poser des tonnes de questions, il y a aussi des moments où il n’y a plus qu’à se poser et à contempler pour apprendre à étendre notre main dans le bon sens : vers Lui, vers les autres.

Béni sois-Tu Seigneur pour Tes énigmes,

Béni sois-Tu Seigneur de nous donner de Te contempler, parfois, ainsi, dans la simplicité aimante d’un « mon Seigneur et mon Dieu ».

 

dimanche, février 23 2014

Twitthomélies, what else ?


(Achat(s) de retraite !) 


 

Si vous ne le savez pas encore, allez vite le « follower » : @mgrgiraud twitte chaque jour quelques mots en guise de twitthomélie sur une phrase de l’Évangile du jour. C’est bon, doux, ça fait du bien et colle même parfois une bonne baffe là où il faut, attirant l’attention sur un aspect dérangeant de la Parole de Dieu. Qui, comme on sait, n’est jamais si confortable qu’on le croit… mais, en même temps, il nous faut bien apprendre à aimer et, en bonne bande de boulets (ou, en tout cas, si vous ne vous sentez pas concernés, sachez que je me considère moi-même comme un bon cas de « boulette » mais une boulette aimée, ça sauve ! :-) ), ce n’est pas tous les jours facile.

 

Au-delà de tout ce long bavardage, je voulais attirer simplement votre attention sur le livre Twitthomélies, paru il y a un mois chez « Parole et silence » qui reprend justement ces méditations-là depuis 2011. Loin des bavardages à n’en plus finir ou d’une loooooooongue homélie, on y a une phrase d’Évangile et, en dessous, la méditation correspondante. C’est (très) court mais, justement, ça fait du bien, ça concentre juste sur l’Essentiel en laissant sa place au silence. Simple écho méditatif de la Parole : pour qu’Elle rentre mieux et plus à fond en nous, comme en stéréo, pour qu’Elle agisse ensuite !

 

mardi, octobre 29 2013

Pour une pastorale du gâteau bien dodu

"Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »"

J.-C. alias le Fils de Dieu en St Luc

Sans doute parce que nous sommes catholiques ET Français, ce qui donne deux bonnes (ou mauvaises) raisons d'aimer râler, on critique souvent la dite "pastorale de l'enfouissement" datée d'il y a quelques dizaines d'années.


En écoutant l'Evangile ce matin à la messe, je me disais que ce qui comptait, ce n'était finalement pas la place où l'on mettait les choses. Parlons en termes de gâteau pour être plus clair et parce que c'est meilleur : finalement, qu'on mette un truc tout en dessous ou tout au dessus du gâteau, ça ne change pas grand-chose. 


Parce que sincèrement, un machin enfoui, bah il reste enfoui et on ne le voit pas ou il se mélange et se dénature, mais la pastorale du saupoudrage façon sucre glace ne vaut pas mieux : juste un machin légèrement sucré qui fait joli mais qui ne va pas en profondeur et ne change rien au gâteau à la fin ! 


Bref, si on lit le texte, on voit bien que ce n'est ni une pastorale de l'enfouissement ni une pastorale du saupoudrage que le Christ nous demande mais bien une pastorale du Levain. 


Preuve de l'importance du levain, une mienne amie a même donné un nom à son levain (Dobby pour ceux que ça intéresse) parce qu'il lui sert pour tout, ou presque.  Parce que c'est triste un plat sans levain, tout plat et sans relief ! 


Et Christ nous demande d'être ainsi comme du levain dans le monde : pour que notre présence ôte toute platitude, change les choses, les fasse gonfler, les rende belles et joyeuses… comme un gâteau qui a été agi par du levain et qui est bien plus appétissant ainsi. 


Parce qu'il y a un chrétien quelque part, le monde doit être rendu plus beau, plus haut, plus tourné vers le Bien et vers le Seigneur. 


Mais toutefois pour cela, ce n'est pas sur nos propres forces qu'il faut compter, sinon on en viendrait justement rapidement à la question du "comment mettre le levain quelque part ?" ou au "où est-ce le mieux ?" alors que le Seigneur nous demande juste d'être ainsi… Et le pape François, dans son homélie de ce matin, donnait bien la clef : "L’Esprit travaille comme la levure." (Cf. http://www.news.va/fr/news/le-pape-francois-et-lesperance-chretienne )


A nous d'apprendre plus à Le laisser agir où nous sommes, dans les profondeurs du gâteau, à son milieu ou à sa surface ! 



samedi, octobre 19 2013

Durant une semaine mais pour que ce soit pour la vie


"Mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de coeur" (Matt. 11, 29) 


samedi, mai 11 2013

Dans un même élan de prière pour apprendre à aimer

 

Quand le Seigneur prie :

 

« Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.

 

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »

 

Quand le Seigneur nous porte dans Sa prière,

Il n’y a plus qu’à se laisser porter,

Dans Ses mains, dans Sa voix,

Il n’y a plus qu’à Le suivre.

 

Emportés dans cette prière aux inflexions de tendresse et d’absolu,

Il n’y a plus qu’à nous tourner vers Lui pour nous glisser nous aussi dans la prière :

 

 

 

Seigneur Jésus,

Apprends-nous le nom du Père,

Apprends-nous ce que veut dire Amour,

ce mot qui ne peut s’expliquer qu’en se vivant,

Toi qui priais ainsi avant de le vivre au plus haut point,

Avant de Te livrer,

Avant de ressusciter.

 

 

Seigneur Jésus,

Fais-nous vivre en Ton amour,

Garde-nous en Lui, dans une inlassable découverte,

Que l’Amour vive et s’avive chaque jour plus en nous,

Sans peur, dans le don renouvelé de nous-mêmes,

Pour que Tu vives en nous,

Pour que, tous, nous soyons un.

 

 

dimanche, avril 7 2013

Clef de Vie !

 

« Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. »

 

 

 

Malgré nos fermetures, réelles comme de cœur,

Malgré nos craintes diverses et si fortes,

Malgré nos replis sur nous-mêmes, nos si frileux « entre-nous », 

Le Christ se rend présent.

 

Il ne s’impose pas,

On peut ne pas Le voir mais Il est là ;

Invitation à Le contempler,

A Le toucher, même ;

Car Il est là. 

 

Il ne brise pas les verrous en venant,

Mais, par l’invitation à la Foi, Il nous donne de les briser,

Il est la Clef pour nous exclamer, encore et toujours

« Mon Seigneur et mon Dieu » !

 

Et cette reconnaissance du Seigneur ouvre d’un coup la porte,

Elle nous fait vivre,

Elle nous envoie :

D’abord, balbutiante, au seuil,

Puis plus loin, encore plus loin,

Portés par ce courant d’air ou plutôt ce courant de Souffle.

 

Parce que, en tout lieu, nous sommes alors en Lui,

Fils vivants de Lui et donc immensément libres,

Aptes à proposer à nos frères de Le reconnaître,

Pour dire, pour vivre ensemble « mon Seigneur et mon Dieu »,

Hommes et femmes sortis de chez eux mais en Lui,

Hommes et femmes de plein vent.

 

lundi, février 25 2013

écoute et vis !

 

 

 

J’ai retenu de l’évangile de ce w-e une phrase. Ou non, finalement, encore moins, deux mots, deux simples mots parce que je suis prof et donc feignasse comme chacun sait[1]. Deux mots donc : « écoutez-Le »

 

J’aime bien l’entendre en écho de l’acclamation à la fin de l’Evangile : « Acclamons la Parole de Dieu »  « Louange à Toi Seigneur Jésus ».

 

Parce que, sincèrement quel est mon degré d’écoute en dehors des mouches qui volent ?

Est-ce que je considère bien toujours que c’est Dieu qui me parle à travers ce qui est lu, à travers ce qui est proclamé ?

Qu’Il a un mot pour moi, là, maintenant, tout de suite ?

Chez moi, ce n’est pas gagné.

 

Je crois que, bien souvent, j’oublie que ces mots me sont adressés ;

Je crois que, trop souvent, j’oublie cet essentiel :

Que l’Evangile n’est pas fait pour être lu 

Mais qu’il est fait pour être vécu.

 

Ecouter ne saurait alors se limiter à une écoute partielle et passive[2]

Ecouter devient accueillir, laisser agir pour réagir ;

Ecouter devient alors non plus limite mais apprentissage pour L’imiter, ouverture d’un espace non pas simplement typographique mais d’un espace de vie.

 

Et donc invitation à une écoute encore plus large, plus vaste, celle du frère connu ou inconnu par qui Sa parole pourra encore me rejoindre, dans l’improviste de la vie :

Que me dis-Tu, Seigneur ?

 

Ca m’a rappelé aussi le si beau prologue de la Règle de saint Benoît :

« écoute, ô mon fils, les préceptes du maître et prête l’oreille de ton cœur ! »[3]

 

Ecoute du Silence où Sa parole saura s’égrener en quelques décibels inaudibles mais tombés au plus profond du cœur ;

Invitation à la disponibilité de notre cœur, de notre âme, à chaque instant ;

Pour transformer – parce qu’Il est là – d’une majuscule nos rencontres, en autant de transfigurations.

 

 



[1] #autotroll.

[2] comme celle de mes élèves de 16h30 à 17h30 par exemple.

[3] 1ère phrase du prologue de la RB : « Obsculta, o fili, praecepta magistri, et inclina aurem cordis tui »

jeudi, décembre 27 2012

Saint Jean divers

 

 

 

Aujourd’hui, il n’y a qu’un bond entre 1ère lecture et évangile.

 

« Ce que nous avons vu et ce que nos mains ont touché »

Témoignage de l’apôtre qui vécut avec le Christ, qui a vu le Christ, qui a touché le Christ :

Ce que nous sommes, parfois.

« Il vit et il crut » :

Admirable Foi de saint Jean qui ne voit que les traces de l’absence d’un corps, qui n’aperçoit que l’absence et qui croit :

Ce que nous sommes, parfois.

 

Tension entre le visible et l’invisible ;

Entre les reliefs éminents de nos vies qui semblent signes de la présence de Dieu et les creux en dépression qui semblent signer Son absence dans chaque existence ;

Faire le lien,

Être le lien

Parce que, dans les deux cas, c’est le même saut de la Foi qu’il y a à faire

Pour apprendre à regarder, car présence et absence ne sont jamais irrémédiables évidences ;

 

Pour apprendre à vivre de la Foi,

Apprendre à se laisser désigner à l’instar de ce saint Jean comme « ce disciple que Jésus aimait »,

Pour puiser en Son amour,

Sur Son cœur,

L'amoureuse audace d’écrire et d’inscrire un Évangile dans nos jours.

 

 

mercredi, octobre 31 2012

Une nouvelle appli : retraite 3.1 !

 

Lors de mes trois jours de retraite, j’ai découvert une nouvelle appli.

En bonne cathogeek, je vous en fais part dès mon retour, la voici !

 

 

Photo à peu près contractuelle

 

Nos points forts :

- Une écoute de la Parole de Dieu qu’est le Christ. Ce dernier étant aussi Lumière du monde comme le rappelle l’icône servant de pied à la lampe de bureau.

- Une mise à jour permanente… même si vous ne la voyez pas ! Elle a en effet lieu directement en vous, au plus profond de votre être ! Les effets apparaissent en surface suivant une durée variable qui dépend de l’importance de la mise à jour (on parle aussi, en jargon technique, de « conversion »).

- 2 écouteurs mais seulement un micro, pour se rappeler qu’on doit écouter deux fois plus que parler mais qu’on peut aussi tout Lui dire ! Même crier au secours !

- Silence intégré.

 

Et, surtout, surtout, une compatibilité garantie avec iOS 5+ tous les systèmes d’exploitation !

 

Alors, elle est pas belle la vie ? Qu’attendez-vous pour la télécharger ?

 

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