Les toilettes de la Sorbonne sont encore sans doute les seuls relents visibles d’un vieil esprit qui y agitait les esprits estudiantins en 1968. Leurs murs se trouvent en effet bien souvent chargés d’affiches, de citations et de slogans qui dégénèrent en débats où l’art de la fine réplique y côtoie de manière trop discrète les combats en lettres grasseyantes où l’on s’avance avec la lourdeur d’un pachyderme. Comme si la force de conviction dépendait de la taille des caractères.

 

A côté des débats politico-syndicaux, un thème est récurrent : celui de l’avortement. Je lis ces murs, m’amusant des répliques où l’on ne voit que deux idéologies s’affronter de manière caricaturale et les insultes vite pleuvoir. Parfois avec un certain brio, il faut bien l’avouer. Toutefois, le jeu de mots est facile mais réel : il y règne une vraie atmosphère de chiottes…