Zabou the terrible

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - pauvreté

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche, janvier 27 2013

Jésus le Christ, notre lumière intérieure


 

Heure des Vêpres…

Tiens, il ne fait plus tout à fait nuit, les jours commencent à augmenter !

 

Entonner l’hymne au lieu de prier silencieusement,

Comme pour se donner du cœur à l’ouvrage,  

Et psalmodier de même,

En jetant de temps à autre un œil sur le ciel par la fenêtre et l’autre sur la petite croix de ma chambre.

 

Ne pouvoir se défendre de ce drôle de double sentiment d’amertume et de joie qui est en moi  quand je chante le Magnificat,

Mais me sentir tout à fait là où je devais être quand vient le moment de l’intercession,

Parce qu’elle peut venir, en écho des psaumes, exprimer toutes les prières qui m’habitent,

Qui se bousculent trop souvent en brouhaha en ce moment ;

Alors utiliser d’autres mots, pour dire autrement, pour dire mieux.

 

Et rester sur celle-ci :

« Jésus, soleil de nos vies, tandis que baisse le jour, nous te prions pour tous les hommes : qu’ils se confient toujours à Ta lumière sans déclin. »

 

Regarder le ciel devenu presque nocturne en souriant ;

Et prier encore…

 

Que le Christ soit la lumière de toutes nos vies,

Qu’Il éclaire nos obscurités multiples,

Nos zones d’ombre,

Nos coins laissés flous de tristesse,

Les miens,

Et les vôtres,

Et les leurs ;

 

Qu’Il réchauffe nos amertumes,

Qu’Il transmette la flamme chaleureuse de l’amour fraternel,

Qu’Il ranime sans cesse la joie de nos cœurs,

Qu’Il fasse grand jour ou grande nuit pour nous, 

Au brasier toujours luminescent,

Au brasier sans cesse incandescent de Son amour.

 

 

dimanche, janvier 13 2013

Bernanos, ou la joie éclatante au cœur des ténèbres


 

Mettre une simple citation de Bernanos sur Facebook éveille parfois une discussion inattendue… d’autant plus quand elle est avec un de ses oncles ! Je ne vais pas rentrer dans les détails ici mais tout a eu pour source cette citation du Journal d’un curé de campagne que je trouve magnifique et qui s’adaptait à mon état d’esprit. Je cite donc :

 

« Mais c’est du sentiment de sa propre impuissance que l’enfant tire humblement le principe même de sa joie. »

 

Mon oncle a rebondi sur différents points mais, quant à l’auteur en lui-même, il disait : « Bernanos est un romancier du ressentiment, de la culpabilité et du désespoir » alors, que pour moi, Bernanos est le romancier de la joie ! D’ailleurs, l’un de ses romans porte même ce titre et je ne crois pas que ce soit un hasard.

 

L’ambiance des romans de Bernanos est certes lourde et pesante à chaque ligne comme si la bourbe du Mal et du péché empêchait aux phrases de prendre leur envol. Y percevoir la joie semble peu aisé car il ne s’agit pas d’une joie légère ou superficielle, il ne s’agit même quasiment pas d’humour dans ses romans et dans celui-ci en particulier – quel triste sire en apparence que le pauvre curé d’Ambricourt !

 

Et pourtant, et pourtant … « l’enfer, c’est de ne plus aimer » dit-il à la comtesse lors de leur mémorable entretien ! Et que lui répond-elle dans sa dernière lettre ? « Je ne suis pas résignée, je suis heureuse. […] J’irai me confesser demain à l’abbé X… [ …] J’ai péché volontairement contre l’espérance, à chaque heure du jour. » N’est-ce donc pas le curé qui la rend à la vraie joie ? En lui montrant qu’elle peut déposer, et donc dépasser aussi bien sa douleur de mère que le poids de son péché ? Que l’espérance est plus grande, que le bonheur est plus vaste ?

 

Et le curé est-il si triste pour s’exclamer en mourant, à l’instar de la petite Thérèse : « tout est grâce » ?

 

Alors que dire de cette citation si ce n’est que je la lis comme un appel à nous tourner humblement, les mains vides vers Dieu pour qu’il nous comble de joie ?

Encore plus profondément : comme un appel à savoir que nous n’avons rien à nous pour Le laisser emplir notre existence ?

« Te ipsum tibi reddam quando te mihi reddidero » (« Je te rendrai à toi-même lorsque je t'aurai rendu à moi ») fait dire à Dieu saint Augustin.

Impuissants… mais pouvant tout en Dieu !

 

mardi, janvier 8 2013

Conduis-nous, Seigneur

 

Quelques mois maintenant que je prends la voiture tous les matins – hors vacances scolaires.

Quelques mois que je fais ce petit geste anodin de mettre, à chaque fois, la clef de la Zaboumobile dans le contact pour la démarrer.

 

Hier, c’était la rentrée, le premier jour de travail pour l’année civile 2013.

 

Pourtant, déjà, que de choses vécues pour cette nouvelle année :

Des belles joies,

Des propositions inattendues,

Des merveilles à vivre que je n’imagine pas encore,

Et cette foutue tristesse au coeur de proches extrêmement malades.

De l’humanité, de la bête humanité mais à fond, quoi.

 

En m’installant dans la Zaboumobile, je songeais à mes élèves, avec joie et je songeais à mes proches, avec peine ;

Et c’est alors qu’allumer le contact fut l’occasion d’un autre type de contact, pas du 3ème type, non, non mais simplement de Lui lancer un mot en mon cœur,

Peut-être comme des vœux que je Lui formulais en forme de supplique :

 

Seigneur,

Je ne sais pas de quoi demain sera fait mais j’y aurai besoin de Toi,

J’y ai besoin de Toi, au quotidien, :

Prends le volant des tempêtes comme des routes ensoleillées, Seigneur, pour que cela soit Toi qui y  conduises

Garde chacun et garde-moi sous Ta protection,

Et conduis nous tous à bon port, où Tu le veux, 

Et l'année sera belle. 

 

jeudi, décembre 27 2012

Aux éclats de Noël

- Messe du soir pour les familles, joyeux désordre de rires et d’enfants.

Être envoyée, au tout dernier moment, comme ministre extraordinaire de la communion. Service qui me bouleverse à chaque fois, je l’ai déjà écrit, et qui s’est retrouvé encore plus fort : de le faire à Noël, où Dieu se donne à nous dans la fragilité d’un enfant et puis de le faire pour certaines personnes. De donner ce pain que je crois Corps du Seigneur, Pain de Vie, à ces frères inconnus rarement là qui seraient surpris de savoir combien ils manquent, à ces frère paroissiens connus que je vois chaque semaine, à quelques-uns de ces jeunes dont je m’occupe, à la maman de ma future filleule avec un large sourire, à mon propre frère et puis aussi à ces membres de ma propre famille rarement là. 

Lire la suite...

samedi, octobre 13 2012

Mains tendues : les miennes, les tiennes, les Siennes

 

Parce qu’en folâtrant dans ses papiers, on finit toujours par retomber sur de vieux textes, recopiés là comme ça, sans trop savoir pourquoi, à une époque indéterminée de notre vie. On ne s’en rappelle même plus vraiment. Un jour, on les retrouve, sous une feuille, par un concours de circonstances, et il deviennent étrangement loquaces. Au coeur. 

 

 

« La grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus Christ.

Encore faut-il avoir appris ce que « tomber » veut dire, comme tombe une pierre dans la nuit de l’eau.

Ce que veut dire « craquer », comme un arbre éclate aux feux ardents du gel, sous l’éclair bleu de la cognée.

Que peuvent savoir de la miséricorde des matins, ceux dont les nuits ne furent jamais de tempêtes et d’angoisse ?

Qui n’a jamais tendu la main, en criant « au secours », ne sait pas qu’un autre main peut secourir.

Qui a tendu la main en criant « au secours », entendra le cri – silencieux – d’autres mains que la sienne.

Pour retentir à ces atteintes, il faut avoir vécu – et vivre encore – en haute mer, menacé sans doute, naufragé peut-être, mais à la crête des certitudes royales.

L’amour alors peut faire son œuvre, nous féconder, nous rajeunir, nous re-joindre.

Que nous soyons dans l’inquiétude, le doute et le chagrin ; que nous marchions, le cœur serré, dans la vallée de l’ombre et de la mort ; que nos visages n’aient d’autre éclat que ceux – épars – d’un beau miroir brisé. Un Amour nous précède, nous suit, nous enveloppe…

L’Inconnu d’Emmaüs met ses pas dans les nôtres et s’assied avec nous à la table des pauvres.

 

Malgré tous les poisons mêlés au sang du cœur, au creux de ces hivers dont on n’attend plus rien, rayonne désormais un invincible été.

Morts de fatigue, nous ne saurions rouler que dans les bras de Dieu.

Nous avons rendez-vous « sur un lac d’or » !

Le miroir est sans ride.

Du fond de toute détresse émerge un vrai Visage. […]

Du fond des terres où rayonnent ces images, le Père des Miséricordes ne cesse de s’engendrer des fils, sous le couvert annonciateur et fécondant de mains plus vastes que des ailes.

L’ombre d’un grand oiseau nous passe sur la face.

Les vrais regards d’amour sont ceux qui nous espèrent. »

 

P. Paul Baudiquey

 

 

dimanche, septembre 23 2012

Dans le rétroviseur de la semaine…

 

 

 

Journée de labeur, donnée à enseigner

Journée studieuse, passée à corriger, à lire, à étudier

Journée souriante et joyeuse, dédiée à l’amitié

Journée heureuse de voir ces liens se créer, ces deux-là un peu plus s’engager,

Journée orante, à Toi seul consacrée

Journée pluvieusement orageuse, de celui-là proche, salement amoché,

Dimanche… dimanche.

 

Chaque jour est tantôt l’un, tantôt l’autre,

Tantôt aux thèmes tous mêlés, harmonieusement ou en dysharmonie brouillonne ;

Tantôt à dominante, à coloration unique et inattendue.

 

Semaine parvenant au sommet dominical : fin et début,

Aboutissement de la semaine et force pour la commencer.

 

Et, avant dimanche, regarder la semaine passée, le samedi soir, dans la prière ;

Te rendre grâce, Te demander pardon,

Te dire qu’il y a des trucs qui se passent dans ma vie que je ne comprends pas, où j’aimerais bien que Tu m’expliques ;

T’avouer qu’il y a des domaines dans ma vie où je galère grave ;

Mais m’émerveiller de la diversité de ce que Tu me donnes de vivre ;

Et de ces moments où j’aperçois Ton éclat quand je m’y attendais le moins ;

Et Te redonner ces jours, à Toi qui me les as donnés :

Sache lier, sache relier ensemble tant d’éléments disparates, parfois un peu de guingois, qui, en Toi seul, trouvent leur unité ;

 

Et donne-leur, à ces jours, d’avoir su, un peu, de savoir, un peu plus, Te refléter, même a posteriori, dans leurs fruits, comme pour donner l’exemple, l’élan, à ceux qui viendront !

 

samedi, juillet 28 2012

Brèche de surnaturel


Tu m’as dit avec une sorte d’avidité : « Raconte-moi »…

Alors, j’ai cherché mes mots, spécialement pour toi.

 

J’ai dit des choses,

J’ai tâché de te décrire

Des lieux, une expérience, des rencontres.

 

Je t’ai montré quelques photos,

Je t’ai parlé de la fabuleuse lumière de ce champ,

Je t’ai dit mon amour de l’art roman et ce qu’il laisse toujours passer pour moi,

Je t’ai dit des visages, des discussions à n’en plus finir, des sourires qui allaient au-delà de la barrière de la langue.

 

J’ai tenté de te donner quelques fragments de ce que j’avais pu vivre, là-bas ;

Avec le plus de franchise, avec le plus de cœur possible.

 

Pourtant, malgré mon enjouement, cela ne reste bien que fragments,

D’abord parce que la parole reste toujours – et heureusement ! – en deçà de la vie

Mais aussi parce que tu ne crois pas,

Et que tu ne veux pas que j’en parle.

 

Alors, je ne t’ai pas dit mes moments de prière,

Je ne t’ai pas dit les messes quotidiennes sauf pour ces moments plus originaux qui t’ont fait sourire,

Je ne t’ai pas dit la louange qui m’emplissait le cœur quotidiennement face à la Création ;

Je ne t’ai pas dit…

 

Du coup, je n'ai su que t’indiquer d'une parole ces brèches dans lesquelles je vois Dieu,

Te sourire pour te montrer que ces brèches me font vivre.

 

Et puis, un autre truc que je ne t’ai pas dit, à toi,

Par pudeur autant que par respect de ta volonté,

C’est que dans ces jours-là,

Au détour du chemin, j’ai moi aussi cherché à ouvrir comme une brèche de surnaturel :

J’ai prié avec mes pauvres moyens, oui, et j’y ai aussi prié pour toi.


vendredi, juillet 6 2012

Chrétiens, n'hésitons pas à demander plus de transparence !


 

Il a les yeux brillants de joie.

Il n’arrive pas à la contenir cette joie, tant cette réussite lui tenait à cœur.

Il a besoin d’en parler, il ne peut pas en rester là : il en parle, longuement…

Il en parle avec emphase, il a les yeux un peu perdus au loin et l’on sent à chacun de ses mots combien cela lui a coûté, tout ce qu’il a pu mettre de lui dans cette épreuve.

La joie se transforme en confidence, en émotion.

Emerveillée et désemparée, entre balbutiement et mutisme : je me contente de prier.

 

 

On se connaît depuis peu et l’on se parle à l’occasion d’un trajet en train.

Et soudain, à la grande vitesse de l’imprévu, elle me confie la grande douleur, le grand malheur de sa vie. Elle a les yeux rouges… Et en même temps, elle témoigne d’une folle et d’une formidable Espérance.

Je suis à côté d’elle, on ne se regarde pas : je ne sais qu’oser dire.

Je me sens maladroite et, là encore, je ne peux que prier.

 

 

Des moments intenses et inattendus comme ceux-là, nous en connaissons tous.

 

Y être témoin alors, ce n’est sans doute pas simplement dire, ce n’est même peut-être pas simplement être.

 C’est sans doute aussi simplement écouter ce que la vie nous présente, moments souvent cachés dans le plus prévisible de nos vies : être attentifs et prendre ce temps-là où Dieu nous appelle, où Il nous attend, très précisément.

A chaque fois, prier, et, peu à peu, demander à Dieu la transparence pour Le révéler quand nos pauvres moyens humains se trouvent tout débordés.

 

lundi, février 20 2012

Grandeur et pauvreté de la prière


 

 C’était hier à table, les circonstances difficiles qui nous entouraient faisaient qu’on parlait de la prière.

 

Je ne sais pas si vous avez déjà essayé mais il est difficile de parler profondément de la prière en dehors de quelques personnes choisies et dans un cadre plus vaste qu’un dialogue en tête-à-tête.

Enfin, moi j’ai du mal en tout cas.

 

Dire « je prie » avec un grand sourire, oh, ça, c’est facile mais dire comment !

Dire ce qu’est ce moment si particulier, c’est difficile parce que tout se situe entre ce qui nous dépasse, cette relation de cœur à cœur avec Dieu alimentée par cet « Esprit Saint qui vient au secours de notre faiblesse car nous ne savons pas prier comme il faut », et la pudeur de notre âme.

Grandeur et force indicible de la prière…

 

Quand la situation évoquée est si absurdement terrible,

Quand les mots et gestes humains semblent si ridiculement petits,

Quand les larmes affleurent au coin des yeux des uns et des autres,

La conversation se fait aporie et glisse facilement vers la prière…

 

Seule solution ? Pourtant la prière, elle n’est pas claquement de doigts superstitieux !

Elle aussi, elle ne sait que s’avouer pauvreté face à la souffrance humaine.

Elle est confiance mais, face au monde, elle ne saurait se dire que pauvreté.

 

Dire cela, c’est s’exposer à s’entendre nous répondre : « Non, ne me dis pas que ta prière est pauvre, que c’est un désert ! Pas toi, la catholique pratiquante ! »

 

Dans la vie de prière, il y a des hauts, il y a des bas – et le pire c’est que cela ne correspond pas forcément à nos « hauts » et à nos « bas » dans notre relation avec le Seigneur.

La vie de prière, ce n’est pas un long fleuve tranquille où  tout irait bien dans le pays des bisounours, de préférence peint en rose bonbon parce que c’est plus mièvre : la vie de prière, c’est l’épreuve de la fidélité et de l’amour, au jour le jour.

Avec Dieu qui conduit la barque et par qui il faut accepter de se laisser mener même dans les coins arides, dans ces coins perdus, la nuit, où tu ne vois et ne comprends rien.

 

Oui, finalement, je n’ai pas peur de dire cela : face à la souffrance humaine, ma prière, bien que confiante, est pauvreté et désert.

Mais l’Esprit Saint m’aide à la porter à Son cœur en gémissant à l’unisson avec moi, comme pour me donner le ton ;

Et Dieu est là pour l’écouter ce gémissement, même si je ne comprends pas.

Grandeur et force indicible de la prière. 

samedi, décembre 31 2011

Comme un cerf altéré cherche l’eau vive…

 

Il s’agit là, cette fois encore, d’une marche. Non d’un pèlerinage, hein. Enfin pourtant, ... Bref. En ce dernier jour de l’année, j’aimerais vous partager quelques mots lus qui nous ramènent tout simplement à la faiblesse ainsi qu’à la beauté de notre humanité.

 

« Il n’est pas difficile de se rendre compte à quel point l’homme est hydrodépendant, drogué, prêt à tuer père et mère pour sa dose vitale ! Ici, quelques heures suffisent pour être en manque. Quelques heures pour réapprendre le sens de la vie. Sa fragilité. Notre permanente vanité.

 

Lire la suite...

vendredi, décembre 30 2011

Le 1er janvier, si on allait prier ?


Sainte Marie des Vallées

Elle, c'est sainte Marie... 

Elle, c'est la statue qui trône au fond du choeur de ma paroisse que j'aime tant regarder. 


Le 1er janvier, c'est la fête de Sainte Marie mère de Dieu ; 

Le 1er janvier, c'est le jour de la prière mondiale pour la Paix ; 

Le 1er janvier, c'est le début de l'année. 


Trois occasions si liées de venir prier, même fatigués d'un réveillon, 

Même totalement endormis, même hébétés... 

je vous en parle un peu par là, sur sacristains.fr -> "Au matin de la nouvelle année"


Alors, c'est dit ? On priera ensemble, même à distance ? 


mercredi, octobre 5 2011

Une vieille

 

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai un amour marqué pour ceux que l’on appelle parfois pudiquement les Anciens – pas seulement de l’Antiquité. J’estime leur âge, leur expérience et cette forme de sagesse qui est souvent la leur, portant un regard devenu affiné par les années sur le monde et sur la vie. J’aime ces rides et ces regards qui disent une histoire, qui révèlent un être… J’aime vraiment les regarder, emplie de respect pour ces années qu’ils ont traversées, comme ils ont pu, le mieux qu’ils ont pu.

 

J’aime les retrouver à une messe, dominicale ou de semaine, souriant à ma jeunesse leur répondant parfois avec trop d’exaltation ; ou au détour d’une rue, faisant leur marché autant que leur provisions des derniers potins du quartier. Avec amusement, avec tendresse.

 

Lire la suite...

jeudi, septembre 29 2011

Sur le Camino 2011 – Sorde l’Abbaye → Saint-Palais (part. 1 : pauvreté)

 

D’après mon journal du 6 septembre 2011

 

Quelle belle étape ! Longue, sous une chaleur assez accablante, mais pleine de beauté à couper le souffle ! Certainement une des plus belles étapes pour les paysages depuis notre départ de Paris, avec ce caractère vallonné, les montagnes des Pyrénées dans le fond…

 

 

 

Et puis, cette si belle histoire vécue... Ce midi, je n’avais rien pour déjeuner. Je voulais m’acheter quelque chose sur la route, simplement pour me sustenter. Les infos du gîte de la veille le précisaient bien : il y avait une épicerie à Arancou. Or, ce midi, tout était fermé…  Le village – à l’exception de la si belle église du XIIIème siècle ! – semblait endormi avec tous les volets fermés. Que faire ?

 

Lire la suite...

page 2 de 2 -