Zabou the terrible

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vendredi, août 22 2014

Et maintenant notre page de psaume

 

Certains erraient dans le désert sur des chemins perdus,

Sans trouver de ville où s’établir :

Ils souffraient la faim et la soif,

Ils sentaient leur âme défaillir.

 

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,

Et lui les a tirés de la détresse :

Il les conduit sur le bon chemin,

Les mène vers une ville où s’établir.

 

Extrait du psaume 106 offert par la liturgie en cette fête de Marie Reine

 

 

 

 

Certains jours, les psaumes – celui de la messe ou ceux des offices – sonnent comme un J.T.,

Mais un J.T. sans voyeurisme, un J.T. du simple fait :

La souffrance, l’errance et, en même temps, parce qu’ils sont d’un peuple croyant, une incroyable, une invincible confiance.

Parce que la liturgie ne nous met en réalité pas à part mais nous plonge toujours dans l’actualité, dans celle qui a nom éternité, on a le cœur peut-être plus à même d’écouter, d’entendre résonner ce qui bat au cœur du monde, et, sans doute, alors, de prier…

 

Comment, en priant ce psaume, n’avoir pas à l’esprit ces intentions ?

Pour tous les persécutés, notamment nos frères d’Irak ;

Pour que, criant leur détresse, ils gardent confiance ;

Cette confiance en Lui pour laquelle ils sont persécutés et qui, en même temps, est leur Salut ;

Pour que nous sachions être les instruments du Seigneur, pour les aider dans tout ce qui est en notre pouvoir ;

Et surtout, pour que nous ne passions pas à autre chose, laissant l’actualité toujours mouvante, celle des J.T., nous submerger mais qu’au contraire, nous sachions toujours plus nous plonger dans l’actualité éternelle du Seigneur ;

Alors, en méditant Sa Parole, nous garderons toutes les pauvretés du monde en nos cœurs,

Comme un apprentissage en vérité du « Tu aimeras » de l’Évangile.

 

 

lundi, mai 26 2014

Réciter, être acteur : les psaumes (P. Beauchamp)

 

 

 

 

« Comment désigner les chrétiens quand ils tiennent en main le livre des Psaumes ? « Lecteurs » des psaumes ? Cela ne satisfait pas entièrement, parce que, quand on adresse à Dieu le texte d’une prière, on fait autre chose et plus que le lire. Il arrive d’ailleurs qu’on la chante, cette prière.

 

Ne ferait-on même que la réciter, c’est déjà plus que la lire. « Réciter », je conviens que ce mot est peu attrayant : il fait penser aux leçons de l’école. Si pourtant nous cachons un moment cette ombre, comme on le fait en posant sa main sur une partie d’un tableau pour mieux voir les autres, nous découvrirons peut-être que le mot « réciter » a quelques avantages. Il signifie une absence et une présence.

 

Une absence : quand je récite un poème, j’exprime qu’il n’est pas de moi et je lui rends hommage. (S’il était de moi, je le réciterais pour dire qu’il n’est plus à moi, j’en ferais hommage, je m’en détacherais : ce serait pareil.). Mais réciter, c’est aussi faire « acte de présence », parce que c’est faire sien le texte intérieurement, en y adhérant avec sincérité. Je conclus de ces deux aspects que la « récitation » des Psaumes est un acte de tradition, dans le sens vrai (vivant) du terme : être soi-même l’actualité d’un message qui n’a pas en nous son origine. La récitation, la tradition est un acte, assumé par des « acteurs ». Des personnes qui jouent le rôle d’un autre. Saint Paul dit qu’il faut « revêtir le Christ », comme un vêtement qui n’est pas nous-mêmes. Ce vêtement, c’est le cadeau par excellence que Dieu nous fait. Et, quand on a reçu un beau vêtement, on le porte : il n’était pas à nous, il fait partie de nous. C’est la même chose pour les paroles de l’Écriture : nous entrons en elles et elles entrent en nous, qui sommes « acteurs ». »

 

in Paul Beauchamp, Psaumes nuit et jour, chap. 4 « Les psaumes du Christ et les nôtres » 


mercredi, juin 15 2011

Psalm d'exam'

 

Apprendre, dis-tu ?

Apprendre toujours plus,

Ou peut-être apprendre toujours mieux ?

Lire, relire, ingurgiter ;

Oublier, stresser, devoir restituer ;

Se sentir, souvent, tellement souvent, ignorant…


 Mais il est pourtant un savoir exponentiel,

Une Sagesse qui dépasse tous les âges,

Qui transcende nos actualités brûlantes et toutes nos modes :

« Savoir prodigieux qui me dépasse,

Hauteur que je ne puis atteindre » ! 


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