Zabou the terrible

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mardi, juillet 31 2012

D’une plume (d’oiseau), une nouvelle épître à Diognète ?

 

Les vacances sont propices aux lectures différentes. Et l’esprit rêveur a tendance à constituer des liens étranges avec des lectures déjà connues et la pensée comme l’âme en font alors leur miel : je n’ai pu m’empêcher de trouver, à peine grimé dans ce texte de Chamoiseau, le peuple de Dieu dans la légèreté d’un colibri. La faute à l’épître à Diognète, sans doute.

 

Oui je sais, ce n est pas un colibri mais une cigogne : c est presque pareil, non ;-) 

 

« Ces inconsistances dépensaient l’énergie d’un volcan pour une existence qui ne changeait rien à l’ordre du monde et qui se maintenait ainsi : totalement dérisoire, tout à fait inutile, et dans une intensité vaine…

 

Un autre phénomène me sidérait : elles étaient faites de scintillements. Ce qui couvrait leur corps microscopique était une complexité de structures qui captaient les luminosités pour les diffracter dans les des irisations. Ce sortilège transformait leur dérisoire volume en … Hinnk…. Une splendeur absurde qui parcourait en mille instantanés tout le spectre concevable de l’ombre et de la lumière. […]

 

Son intensité et sa fréquence étaient insolites mais, plus que tout, c’était sa manière d’être toujours à contretemps qui aiguisait mon attention. Son vol disséminait une onde, claudicante mais vibratile à l’infini au cœur de tout ce qui existait. Et, par ce vibratile, tout ce qui existait au fond de mon esprit s’éveillait, se troublait, commençait à changer… »

 

in Patrick Chamoiseau, Les Neuf Consciences du Malfini

 

vendredi, juillet 27 2012

Pour se tourner vers Lui

 

 

Le pèlerinage ? Un champnt de tournesols-Dieu

 

mercredi, juillet 18 2012

Boucler son sac et partir, partir encore

"Oh maintenant,  tu sais ce qu'il faut prendre" me disait-on hier. 

Peut-être mais ce sac-là, j'ai toujours du mal à le préparer. J'y passe des heures. 
Pourtant, il n'y a vraiment pas grand-chose à y mettre dans celui-là,  juste l'essentiel, exit le superflu ! 

Je crois que, dans le fond, c'est justement cela qui me retient, qui me fait hésiter : pour ce sac-là, il faut à chaque fois accepter de me détacher, de quitter mon confort, de ne même pas emporter trop de livres... (ça peut vous sembler idiot mais pour moi c'est très dur !). Exercice de chaque fois qui ne saurait être habitude. 

Il faut partir léger, et même, dirais-je, enlever dans son esprit ce que l'on ne met pas dans son sac. Cela demande du temps et tout cela appartient au processus de départ, au processus du pèlerinage. 

Partir est difficile, même si l'on piaffe d'impatience de le continuer ce Camino entamé en 2006 ! Même si l'on sait par avance que le tronçon sera beau ! 

Fermer son sac, le sachant encore trop lourd, en ayant forcément oublié des choses, le trouver informe et insipide d'ailleurs, mais le boucler et fermer la porte ; 
Enclencher ce premier pas qui en appelle d'autres, résolument.  

En avant ! E ultreia e suseia, amis lecteurs ! 

Avec vous et les intentions qui m'ont êté confiées pour ce bout de chemin, au rythme de mon pas, tâchant de le mettre toujours davantage dans ceux du Seigneur. 

Back and pray


 

Ouvrir un œil et trouver tout silencieux, étrangement silencieux ;

Ah oui, tiens c’est vrai, je n’y suis plus, ils ne sont plus là.

Il n’y a plus ces pépiements caractéristiques du matin,

Il n’y a plus tous ces gens aussi supers qu’édifiants autour de moi,

Il n’y a plus ces sourires malicieux croisés tout au long de la journée.

 

Curieuse impression et de vide et de sérénité retrouvée, le tout à la fois.

Aaaah, pouvoir à nouveau plonger le nez dans son café sans être dérangée !

 

Pourtant, pourtant… je ne peux pas tirer tout à fait un trait sur cette semaine.

Pas encore, ou pas du tout, je ne sais pas.

 

Troisième édition en tant qu’animatrice pour moi de cette drôle d’école qu’est l’école de prière et, encore une fois, je me suis laissée surprendre et j’ai été touchée là où je ne m’y attendais pas.

 

Il y a tant d’actions de grâce à dire qu’on ne sait même plus par où commencer…

 

Il n’y a finalement, suite à cette semaine, qu’à reprendre tout paisiblement ce sur quoi cette semaine était fondée : ce lien profond avec le Christ dans la prière qui se déclinait et se vivait dans tous ses aspects.

 

Cette édification mutuelle qui n’était pas faite d’exemples flamboyants ou juste bien-comme-il-faut mais qui était réellement construction mutuelle entre tous et par chacun, dans l’Amour parce qu’en Christ.

 

Et se tourner vers Lui au matin, comme nous le faisions chaque matin avec les autres animateurs par les laudes ou la messe ;

Et continuer à se tourner vers Lui mais non seule, aussi avec eux, dans cette communion unique de la prière ;

Et continuer à Le laisser donner son sens et sa sapidité à nos journées,

Dans cette école de joie !

 

jeudi, mars 1 2012

Slalom ? Shalom !


En région parisienne, ce sont actuellement les vacances d'hiver pour beaucoup (pas pour les agrégatifs... soupir !) et cela se ressent rien qu'en se promenant dans les rues : 

(Slalom spécial parisien ?)

Hier, moi qui vous parle, j'ai même surpris les poubelles de ma fac en train de chercher à se faire la malle : 

(prise en flag' !) 

Au-delà du sourire provoqué, les vacances questionnent notre désir d'ailleurs, notre désir d'autre chose, surtout en Carême. 


Comment est-ce que j'aime ce quotidien souvent grisâtre ? 

Comment est-ce que je vis ce quotidien bizarre, tourmenté, qui m'est donné ? 

Ce quotidien laborieux, ce quotidien pénible - de la révision forcée de mon côté, d'autre chose qui l'est très certainement aussi de votre côté, 

Ce quotidien des peines et des joies, des sourires et des larmes, ce quotidien de ceux qui m'entourent, de ceux qui me sont chers, que je ne comprends pas, voire que je ne comprendrai jamais. 


Je me dis que ces jours, justement, ne sont peut-être pas là pour les diluer dans un désir d'ailleurs et de fuite quand on reste chez soi, mais qu'ils nous sont donnés pour les illuminer de l'intérieur ;


Dans le slalom des rues parcourues et des personnes rencontrées, 

Dans la descente parfois effrénée de nos vies qui comprend quelques bosses, 

Dans le tremplin des amitiés - y compris ce grand tremplin de celle avec le Christ ! - 



Jours à accueillir ici et maintenant, 

Dans leur incommunicable rugosité, 

Mais dans cette grâce de Dieu chaque jour donnée, 

Pour participer à y mettre, à y vivre, Sa paix. 

jeudi, décembre 29 2011

Christe Lux mundi qui sequitur Te…

 

Ne trouvez-vous pas qu’il est beau que Noël et sa joie qui se décline en octave tombent en cette période hivernale ?

 

Dans les soleils rasants des hivers ;

Dans ces brumes matinales si épaisses qu’elles peinent à se lever ;

Dans ces crépuscules si étrangement flamboyants…

 

La Parole s’accueille différemment ;

Et la Lumière « qui éclaire les nations » se reçoit avec gratitude en nos nuits.

 

 

 

« Mes bien aimés, ce que je vous écris n'est pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien que vous aviez dès le début. Ce commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue.

Et pourtant, ce commandement que je vous écris est nouveau, il l'est vraiment en Jésus et en vous, puisque les ténèbres sont en train de disparaître, et que déjà brille la vraie lumière. 

Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est encore maintenant dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n'y a pour lui aucune occasion de chute.

Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres l'ont rendu aveugle. »

 

Extrait de la 1ère lecture de ce 5ème jour en l’octave de la Nativité, I Jn II, 7-11

 

mardi, décembre 20 2011

Qui loue en tout ? Ut in omnibus...


 

(vu en la cathédrale de Saint-Malo)

 

Version moderne du « ravi » de nos crèches ?

Optimisme béat new age ?

 

Nécessaire conversion du « qui loue tout » à « qui loue en tout », oui…

 

Mais nouvel instrument de louange au service de nos églises et surtout de nous-mêmes ?

 

Car rappel, même dans le numéro « indigo » de l’Avent,

que la Joie, bien que don, peut être tâcheronne

mais qu’elle est tellement, tellement porteuse.

 

dimanche, octobre 9 2011

Hé, dis To(to), c'était comment les JMJ ?


A la demande d'un prêtre de ma paroisse, je me suis frottée au si délicat exercice de l'édito de feuille paroissiale... pour y causer JMJ, bien sûr ! J'ai déjà pas mal parlé de ces dernières ici même alors je ne vous apprendrai rien de neuf mais, vu qu'il commence à faire froid et que l'on reste moins longtemps dehors, je me suis dit que cela vous ferait un peu de lecture pour votre dimanche après-midi. Je vous le copie-colle donc ici : eh oui, Zabou, elle pense à vous ! ;-) 

Les JMJ aux Quatre Vents de l’Esprit

 

C’était une fête, un rendez-vous aussi joyeux que coloré de jeunes du monde entier venus proclamer ensemble une même Foi, à la source de leur Joie.

 

C’était une soif, une soif ardente sous le soleil madrilène : celle des corps, mais aussi celle des âmes, cherchant à s’abreuver d’Eau vive.

 

C’était une catéchèse, une catéchèse vivante : tant par les enseignements reçus que par ceux du quotidien, dans la vie fraternelle avec des amis, des frères, avec qui les échanges se faisaient incroyablement profonds, confiants.

 

C’étaient un peuple et une terre qui devenaient pour nous terre d’accueil, pour nous qui n’avions d’autre privilège que celui de partager avec eux ce si beau nom de chrétien.

 

C’était un week-end final à plus d’un million de jeunes ;

C’était une tempête sur le si bien nommé aéroport de Cuatro vientos, venue tout perturber pour finalement nous marquer durablement ;

C’était une explosion de joie sous la pire des pluies qui se mua soudain en silence le plus profond, le plus dense, le plus amoureux : tous tournés vers le Seigneur dans l’Eucharistie.

 

C’était, simplement, une Rencontre au goût ineffable…

 

Alors raconter les JMJ se transforme en exercice périlleux, tant le récit de vacances insipide est impossible pour ce qui est avant tout expérience savoureuse de vie en Christ.

 

Quant aux fruits de celles-ci, ils seront sans doute difficiles à discerner, ne tenant pas au bruit d’une foule en liesse, mais à ces regards ouverts, à ces sourires rayonnants du retour laissant transparaître un travail en profondeur, un modelage discret du cœur, une ouverture à un Autre que nous sommes partis chercher et que nous n’aurons jamais fini de découvrir.

 

Isabelle

 

(P.S. : pour découvrir quelques images de ces 10 jours vécus sous le soleil d’Espagne et du Christ et rendre grâce ensemble, les JMJistes vous convient à les rejoindre à la paroisse le vendredi 4 novembre prochain à 20h !) 

P.S. 2 : le calembour en titre de ce billet est absolument catastrophique, non ? 

dimanche, septembre 18 2011

Sur le Camino 2011 : Dax → Sorde l’Abbaye

 

D’après mes griffonnages du 5 septembre 2011

 

Ouvrir l’Evangile selon St Jean.

Lire « Au commencement » et sourire…

 

 

 

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vendredi, septembre 16 2011

Bloguilles et fioretti du Camino 2011 – Retour à Dax !

 

Notules à partir mon carnet de notes perso du 4 septembre

 

Arrivée à Dax, après la messe paroissiale de ce matin qui fut suivie de la bénédiction des pèlerins reçue entourée de quelques amis : cela était bien doux. 

Pour la 1ère fois depuis que j’ai commencé le Camino, je marcherai seule… mais pas vraiment, en réalité. 

Je sais que nombreux sont les pèlerins dans le sud de la France, que j’en rencontrerai plusieurs et, surtout, je sais que ce chemin est vraiment un chemin où l’on ne se sent pas, où l’on n’est pas, seule mais où l’on a au contraire la fabuleuse sensation d’être partie prenante de la foule de pèlerins à l’avoir parcouru depuis des siècles et de celle qui le parcourra encore ensuite. 

Nous sommes membres d’une histoire de foi où chacun effectue pourtant son propre chemin, dans celui façonné par les autres et par Dieu.

 

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Installée, je ressors chercher de quoi dîner dans un kebab repéré en arrivant. Je ne vous dis pas le kebab : dans une galette pas industrielle, avec de la viande qui n’était pas l’ordinaire toute grasse non plus et, outre le classique « salade-tomate-oignon »[1], avec des olives et du piment ! Un kebab méridional quoi… Mais ce qui était encore plus remarquable, ce fut cet échange inattendu avec le tenancier, pourtant aussi clairement musulman que j'étais visiblement catholique :

- Je vous ai vue tout à l’heure avec votre sac : vous êtes pèlerine. Vous êtes la bienvenue, venez prendre le thé avec nous.

Hospitalité offerte, fraternité toute simple du pèlerin.

 

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Chapelle de la maison dio. Tabernacle illuminé d’une bien curieuse façon mais, dans le silence de la nuit qui tombe doucement, c’est très beau…

Comme une lueur brûlante d’amour, comme un cœur, seul éclairé, seul battant dans cette vaste maison qui s’endort.

 

 

 

Te rendre grâce et Te confier ce pèlerinage,

Tous ceux que je porte dans ma prière,

Ainsi que moi-même, humble pèlerine sur le Chemin.

 

Paix du cœur profond, Joie du Christ :

Que je sache Le vivre pour Le transmettre,

Amen, e ultreïa !

 

 


[1] Que celui qui pense qu’un autre ordre est possible soit déclaré anathème !

vendredi, septembre 9 2011

Le Camino pour les nuls

..., ou, plutôt, le Camino en quelques panneaux 

ESSENTIELS-ON-VOUS-DIT ! 

On notera : 

  • Que Jésus et Marie n'ont pas de pieds : le must pour éviter les ampoules !!!! 
  • que, si Jésus est en pantalon, Marie est en jupe... Et on s'identifie spirituellement à qui quand on marche en short, hein, je vous le demande ? 
  • Que Marie ne porte pas de sac (l'avantage d'être conçue sans péchés : trop forte !) mais que Jésus porte quant à lui un bon gros sac de pèlerin (tout le poids de nos péchés ?)
  • Que marcher est une attitude spirituelle cautionnée par la plus haute sphère : bref, on peut continuer... et on a même le droit de s'en amuser ! ;-)  

On notera... 

euh... 

hum... les vaches... 

les oiseaux qui font cui cui cui, l'Amour tout ça... 

Ben, c'est aussi cela le Chemin de St Jacques ! 

mercredi, août 24 2011

JMJ – Et si je devais rapporter un souvenir…

 

Si je devais rapporter un souvenir des JMJ… ? Question impossible : ma malle est pleine et je rentre tout juste, sans avoir eu le temps de trier le superflu de l’essentiel, et réciproquement.

 

Je peux vous narrer de folles journées, rire de moments épiques, m’émerveiller de l’amitié en toute vérité, ou de la joie partagée à des milliers et milliers de personnes… Je peux sourire si fort encore en repensant à la richesse des moments vécus et aux germes qu’ils constituent pour la suite. Je peux réfléchir aux paroles reçues, si marquantes, et au « comment » les incarner dans ma propre vie.

 

Tout cela est juste, tout cela est beau et vrai.  Mais il y a, avant tout pour moi, ce silence goûté et regoûté qui fut l’assaisonnement des ces JMJ.

 

Vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse en tant que responsable de groupe, c’est inévitablement s’exposer à les vivre mal, ou à moitié, tête baissée sur son groupe, ses soucis (ses maladies, ses engueulades), sa course contre le temps… Bref, encore plus mal que n’importe quel autre jeune, déjà pris et surpris devant la multitude des propositions.

 

Difficile de se poser, on court, on est fatigué… Et c’est peut-être pour cela que, de ces JMJ, je retiens avant tout (mais pas seulement, hein…) un silence essentiel, parlant.

Petits silences pendant les messes, après des paroles fortes ou après l’Eucharistie.

Silence de l’adoration eucharistique dans une église du centre ville de Madrid le vendredi, en plein cœur de la journée.

Silence d’une autre adoration samedi soir, entre deux rafales de tempête à Cuatro vientos. Avec un Ave verum corpus qui me donna le frisson par sa beauté et ce silence qui suivit, si dense, à plus d’un million de personnes.

 

Ce qui se vivait dans ces silences, c’était le contrepoint nécessaire pour goûter à tout le reste ; les « blancs » qui permettaient d’écouter la partition puis de la jouer ; les « espaces » qui permettaient aux mots de se distinguer, de se vivre.

 

Ce qui se disait dans ces silences, c’était le Christ : ce qui me donnait de Le voir ensuite dans mon frère, quel qu’il soit, et dans ce moment joyeux plein de cris où Il était aussi présent.

C’était l’Essentiel, Celui qui nous réunissait tous ici…

 

Mardi matin, je suis allée à la messe de semaine dans ma paroisse. Passer d’une messe à 1.5 millions de personnes à une messe à 10 personnes fait un drôle d’effet…

 

Mais j’avais un immense sourire aux lèvres qui n’était pas seulement du aux questions enthousiastes des Anciens de ma paroisse sur les JMJ : c’était simplement qu’il y avait le même Essentiel qui se donnait, qui se vivait…

Le Christ, présent, toujours agissant, au cœur le plus profond de nos vies, pour vivre de Lui. 

Alegria !  

mercredi, août 3 2011

« La France, pays de mission » : pour nous tous, ici comme là !

croisement inattendu de vies à la rencontre du Christ

 

Je n’aime pas le jeunisme, particulièrement dans l’Eglise catholique. Si je trouve bon que chaque tranche d’âge puisse se retrouver périodiquement pour grandir et vivre leur Foi avec les problématiques propres au moment de leur vie, je trouve important que tout le monde soit réuni pour prier ensemble, surtout pour la messe. Par définition, je ne vais donc pas là où « c’est cool parce qu’il y a des jeunes », je vais simplement à la messe paroissiale tant je trouve belle et tellement importante cette diversité du peuple de Dieu. Richesse infinie que nos pauvretés et nos dons partagés !


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vendredi, juillet 29 2011

Pause suggérée ou imposée ?


une pause s'impose ?

jeudi, juillet 28 2011

Reprendre bon pied bon œil

 


Sais-tu marcher ?

Je ne te dis pas marcher simplement, poser un pied devant l’autre, ni même recommencer mais marcher devant soi, loin, un peu plus loin, encore plus loin…

 

Marcher parce qu’on le souhaite,

Marcher sans vraie raison,

Marcher en respirant vraiment,  

Marcher en admirant,

Marcher en priant.

 

Seule dans la nature mayennaise,

Pas scandé par le rythme des ave, donné par le dizainier qui tourne doucement, comme pour orienter le sens profond de la marche en son commencement.

 

Marcher : prière du regard, de l’odorat, de l’ouïe…

Marcher, c’est vraiment prier avec tout son corps,

C’est se replacer dans la Création, en son cœur, à sa juste place, ni plus, ni moins ;

Et prier les heures avec le jour qui avance, c’est se replacer dans l’Eglise, en son cœur, en sa communion de priants. 

 

Marcher ainsi au terme d’une année, c’est aussi prendre le temps du recul par rapport aux moments où nous avons failli vaciller, par rapport à toutes les difficultés rencontrées, par rapport à toutes nos peurs pour l’avenir.

Marcher pour mieux ajuster, marcher pour vraiment reprendre pied.

 

Marcher, c’est également reprendre le goût du vrai voyage,

De celui qui n’est pas pays si lointain mais plutôt terre toute proche ;

Découverte un peu plus vraie de cette fabuleuse terra incognita que nous sommes, dans nos limites physiques avec en même temps un appel à nous surpasser : à lutter quand vient l’envie d’abandonner, à nous élever.

 

Et puis, découverte toujours plus de cet Autre plus intime à nous que nous... 

En sourire en contemplant la nature resplendissante,

A en chantonner avec un tel sourire aux lèvres qu’une rare voiture croisée vous demande ce que vous faites !

Et, pas si curieusement que cela, avoir dans la tête en arrivant à bon port cette hymne de st François : Laudato si, o mi signore…

 

abbaye N.-D. de Port du Salut à Entrammes

samedi, juillet 23 2011

Lectures d'été : Murakami


Temps des vacances, temps où le temps se fait plus lent, comme fait exprès pour y placer des lectures de toutes sortes. Le temps – météorologique cette fois – se met aussi de la partie tant les intempéries nous poussent à rester dans nos demeures estivales, au chaud, à regarder la pluie tomber tout en dégustant thé, café, chocolat chaud et digestifs : autre manière d’habiter le temps, plus doucement, plus lentement.

 

Je ne vous ferai pas l’ennuyeux affront de vous parler de toutes mes lectures d’été mais j’en choisirai certaines pour figurer ici : pas toutes cathos, pas toutes agrégatives (euh, en fait, non, je crois même qu’il y aura un tabou pudique sur ces dernières).

 

Des livres piochés au hasard des titres non-lus, juste pour partager plus souvent qu’à l’ordinaire quelques plaisirs de lecture – ou, à défaut, quelques éventuelles critiques négatives – parce que tout s’y prête.

 

Ces prolégomènes étant posés, ma 1ère découverte de cet été fut asiatique et plus spécifiquement japonaise.

 

Un nom : Haruki Murakami.

Deux titres : Kafka sur le rivage, offert par une amie en septembre dernier et La Course au mouton sauvage, acheté parce que j’avais énormément apprécié le précédent !

 

Des livres… barrés. Enfin, quand j’écris barrés, je pense « fous » mais non pas dans le sens de « n’importe quoi ».

 

Si l’on s’amusait à raconter l’intrigue de ces livres – et encore, est-ce vraiment possible ? – on serait abasourdi par l’apparente absurdité, sans queue ni tête, de celles-ci. C’est que Murakami sait entremêler banale réalité quotidienne et idées folles : on se laisse prendre après un début plutôt ardu à suivre – mais qu’est-ce qu’il nous raconte donc ? Il est fou cet auteur ! – et l’on tourne les pages, de plus en plus vite… Vers la fin des quêtes de ces deux ouvrages : des fins surprenantes, plutôt déceptives, qui nous laissent même assez sur notre faim. Avec en bouche toutefois, une saveur vraiment nouvelle.

 

Ce qui se dégage des livres de Murakami, de sa prose, c’est en réalité une tendre poésie… Un regard fort désenchanté sur le monde et pourtant porteur d’une élévation, d’une indicible beauté. Une beauté qui n’exclut pas l’humour. Oh, pas un humour pour rire à gorge déployée mais pareillement, un humour à dessiner sur nos visages de lecteurs un sourire légèrement désabusé et tendre, humain.

 

J’ai tout simplement beaucoup aimé, surtout Kafka, (… et je crois que l’été ne se terminera pas sans que j’en lise un 3ème !)

       

mercredi, juillet 20 2011

Cathogeekophilie : n.f. maladie... ?

L'été pousse à la farniente et au ralentissement de l'activité de nos blogues respectifs. (Bon, souvent, il y a aussi la connexion internet qui ne suit pas tous nos déplacements et c'est peut-être heureux ?). Mais nous n'en demeurons pas moins connected people et il faut bien alimenter nos passages sur le net, non ? 

Humblement, je vous partage deux propositions : 

- La 1ère, une application pour les heureux possesseurs d'iPhone : Carpe Deum ! 

Nouvelle application qui, une fois pleinement développée, devrait en remplacer pas mal d'existantes en vous proposant : textes du jour, textes spis divers, carnet de prière... 

... mais aussi - et cela c'est une grande nouveauté ! - géolocalisation indiquant les emplacements des églises les plus proches et, surtout, les horaires des messes de celles-ci !!! 

Bon, j'ai pu tester que cette dernière fonction a encore ses limites car tout n'est pas répertorié dedans mais l'on peut justement y participer en indiquant les horaires des paroisses de nos vacances. Raison supplémentaire pour la télécharger dès maintenant, d'autant plus qu'elle est gratuite. 

A terme, cela promet d'être chouette et bien pratique ! 

Cerise-gadget sur le gâteau : une fonction contacts et messages qui permet presque de chatter avec les personnes online. 

Site de l'appli par ici : Carpe Deum
 A télécharger sur l'appstore par là : télécharger

- La 2nde, beaucoup moins générale mais parce que vous m'y trouverez sans doute un peu plus qu'ici au mois d'août : le blogue du groupe local avec lequel je pars aux JMJ cet été. 
Ca se passe par là : "Vamos aux JMJ 2011 avec les Vallées et St Urbain" 

Actuellement, ce sont les présentations des membres de notre groupe qui s'étoffent mais avant et pendant les JMJ, vous aurez quelques infos sur ce qui s'y passe : adresse à conserver donc !


mardi, juillet 19 2011

Catéchèse au gré du vent estival [ou d'un w-e entre Bec-Hellouin et Lisieux]

Il est des circonstances où la vie nous apparaît telle une paroi raide, lisse, sans prises - assez effrayante, il faut bien le dire : quelle voie emprunter pour atteindre le sommet ? Ou, tout au moins, pour avancer, un peu ? 

Troublé dans ses rêves de hauteur, à apercevoir des ouvertures trop lointaines pour ses pauvres moyens, le regard se perd, se trouble et apprend à redescendre. 

En bas ? Non, redescendre à sa hauteur, juste, certainement, avec plus de profondeur. 


A défaut de parvenir à appréhender les prises pour monter, apprendre le lâcher-prise de la confiance ? 
"Et nous avons cru"... 
Et demeurer, maintenant et à jamais !  
Demeurer non pour s'arrêter mais pour progresser dans cette seule hauteur qui soit vraie ; 
Cette hauteur au nom si galvaudé et pourtant synonyme tant de vérité que d'éternité : l'Amour. 
  

mardi, avril 19 2011

Vacances sanctifiantes

Choisir son lieu de villégiature pour le début de la Semaine Sainte relève de tout un art... 

- Trouvé et lu en descendant de la cathédrale du Puy - 

mardi, septembre 28 2010

Au rapport !

 

A mes compagnons d’infortune

 

Il n’aura échappé à aucun de mes lecteurs attentifs que je me lance cette année dans une folle aventure (outre celle de la foi, mais c’est une autre histoire), celle qui a nom agrégation. Agrégation de lettres modernes, cela va de soi. Bien sûr, il faut lire. Et même lire beaucoup. Il y a ces livres, tous ces livres au programme que l’on déguste, dévore ou dont on se délecte en première lecture pour occuper nos vacances qui seraient par trop oisives sans agrégation.

 

Mais, dans la vie d’une agrégative, il y également un autre type de lecture. Celle dont on vous bassine  dès la rentrée (i.e. hier pour ceux qui ne suivent pas) à chaque CM, à chaque TD : « lisez les rapports de jurys mes petits ! Vous y trouverez la Voie ! ». Alors l’agrégatif ouvre le site de son ministère de tutelle (béni soit-il dans les siècles !) et se dit qu’il va lire avec plus d’attention ce qu’il ne faisait jusque là que parcourir : cette méta-littérature créée pour lui, rien que pour lui, juste pour la grandeur de son âme et la noblesse de son coeur parcours.


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