L’Esprit Saint, on le croit parfois silencieux mais il peut aussi nous sembler par moments particulièrement punchy : un coup à droite, un coup à gauche, un coup dans l’estomac, un coup au cœur… Et vlan, c’est la grande bourrasque que tu te manges dans la figure sans prévenir.

 

Bien évidemment, Il ne nous frappe en général pas directement mais, au gré des circonstances, des rencontres, des paroles des uns et des autres, il arrive que tu te prennes une bonne droite bien sentie. Dans le genre qui te retournent complètement parce que les mots posés viennent juste relever la situation où tu te trouves là, maintenant, ou parce que le mot « coïncidence » s’est encore écrit « clin-Dieu », éventuellement en majuscules même. Le pire, c’est quand ça le fait plusieurs fois d’affilée : là, tu finis par te dire qu’il y a un truc à comprendre même si tu ne vois pas très bien quoi.

 

À la Pentecôte, on se rappelle plus particulièrement de ce Souffle, de ce Feu qui vient surprendre, déranger et envoyer mais on se rappelle aussi avant tout et surtout qu’Il est don.

 

Qu’Il est lumière et consolateur,

Qu’Il est fraicheur et chaleur,

Qu’Il est repos et réconfort

Qu’Il est bain et guérison,

Qu’Il est souplesse et droiture…

 

Qu’Il est secours venant dans nos sécheresses de prière, dans nos manques de confiance et d’audace ;

Qu’Il nous apprend à prier,

Qu’Il nous apprend à nous confier.

 

Le côté terriblement punchy de l’Esprit,

C’est finalement que, s’Il vient agir avec une certaine force qui n’est pas toujours très agréable, c’est pour mieux nous modeler,

Don qui se fait offrande,

Coup de poing qui se mue en coup de pouce,

Selon Lui,

Pour être envoyés vers un monde à aimer :

En énergie qui appelle la nôtre.