Jeudi matin dernier, le trimestre touchant à sa fin ;
L’inattendu de trains supprimés
Me fit avec colère un cours rater,
Avec joie une messe gagner ;
A quelques jours de Noël.
A quelques jours de Noël…
L’Avent fut pour moi cette année non difficile mais tout rugueux :
Simplement, l’Avent fut pour moi expérience de fatigue et de faiblesse.
Temps de l’Avent, temps du dépouillement : rime moins évidente qu’en apparence car rime de vie.
Mais mon Avent, mais l’Avent – comme toujours en fait, chaque année différemment – fut en réalité grandissement dans l’Espérance :
A 10 jours de Noël, j’en distinguais déjà dans les nuits les lueurs grandissantes, envisagées avec une confiance renouvelée : simples joyaux de mes simples journées, vécues en Présence, confiées, données.
Une messe donc, une simple messe ;
La chaleur humaine d’une froide église bien remplie ;
Dieu présent dans le pain de la Parole et dans Celui de la Vie ;
Et un chant de communion qui venait comme, déjà, parapher une fin d’Avent :
Tu es là présent livré pour nous
Toi le tout petit le Serviteur
Toi le Tout-Puissant, humblement Tu T’abaisses
Tu fais Ta demeure en nous Seigneur
Parapher une fin ?
Pas tout à fait…
Parapher plutôt, d’un même élan,
une Foi et une faim,
Un « déjà là », un « encore plus » et un « pas encore » :
Ô viens Seigneur Jésus.







