Zabou the terrible

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Tag - La Sorbonne c est plus fort que toi

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vendredi, mars 5 2010

Mes vacances à Arcueil – 3

Dernier volet de notre saga trinitaire, dernier jour de vacances : o tempora ! o mores ! Enfin, non, je passais l’allemand moi, pas le latin : ne pas se tromper au début de l’épreuve surtout.

 

            C’est alourdie que je parvins à Arcueil, traînant un lourd dictionnaire unilingue allemand plus un dictionnaire unilingue anglais pour ma collègue : un peu d’exercice physique dans ce monde intello-cruel (CAPES, ton univers impitoyaaaaable) où non contents de rester assis des heures à conchier la blancheur initiale immaculée des feuilles d’examens, nous nous gorgeons de sucreries diverses afin d’alimenter le cerveau en énergie. Hop. Hello. Quelle langue pour les uns et les autres ? On y va, là-Haut ?

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mardi, mars 2 2010

Mes vacances à Arcueil – 2

 

            Argh saleté de réveil. Non mais l’on n’a pas idée de faire des épreuves à l’autre bout de la région si tôt. Allez, train, métro, RER… Arcueil, acte II.

 

            Encore un café tôt matin avec ma chère collègue Maggy, à qui je fais découvrir les joies de certains passages d’Erec et Enide (l’œuvre au programme d’ancien français) qui lui avaient échappées : faut dire que là où je joue ma pseudo-touriste parisienne, elle se la joue carrément touriste balnéaire ! Admiration. Je garde mes feuilles en main, les bougeant en tout sens, non pour leur donner un semblant d’ordre mais pour me donner l’impression de réviser – en fait, il s’agit juste de me rassurer.

 

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lundi, mars 1 2010

Mes vacances à Arcueil – 1

 

            Désolée, ce blogue change de ton l’espace de trois billets car je passe trois supers jours de vacances à Arcueil (trois billets, trois jours : vous remarquerez combien c’est astucieux) et, après la superbe narration de Sophie pour raisons quasi-similaires, je ne puis qu’en parler.

 

            Café du coin, plein de gens avec des bouquins qui ne sont pas ceux que l’on peut voir dans les mains des gens le matin : tiens, une Princesse de Clèves ! Oooh, ici des Affinités électives, vous faites dans le select cher ami ! Retrouvailles entre copains sorbonnards : parler de tout, de rien, de ce stress qui, même quand on ne vient qu’en touriste voir ce qui se passe, vous étreint. Rire.

 

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mercredi, février 17 2010

(S)pires espoirs ?

             Il va falloir s’y faire : le 2ème semestre prend peu à peu ses droits, forçant à s’éloigner des habitudes ronronnantes déjà prises. Nouveaux séminaires, nouvelles découvertes dans son mémoire à travers mes de mirifiques notes de bas de page par milliers, nouvelles figures rencontrées dans le cadre du tutorat.

 

            Elles étaient quelques-unes hier et j’étais heureuse de les accueillir, même si la salle fournie est sans doute la plus inconfortable du Centre, petit bureau perdu où l’on ne peut se réunir qu’en table ronde. Chevaliers de l’orthographe, pourfendeurs de l’erreur syntaxique, à vous !

 

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dimanche, février 7 2010

Mauvais esprit grand tout vert

Journée portes ouvertes dans mon université bien-aimée. Au prestige de son nom, les lycéens futurs étudiants affluent, se questionnant sur leur avenir : et si, par hasard, c’était ici ?

 

Et, bien qu’étant passée de l’autre côté, je ne puis m’empêcher de sourire en pensant particulièrement à Éliette lorsque je m’installe au stand de littérature.

 

Tuteurs, professeurs et administratifs : drôle de mélange…  mais ce qui importe seulement aujourd’hui, ce sont ces lycéens, venus découvrir et questionner.

 

Des timides aux assurés, de ceux qui savent à ceux qui n’ont aucune idée, des solitaires à ceux venus avec papa-maman, il s’agit d’être là pour chacun, d’écouter ce qui se dit, écouter au-delà de la question elle-même le plus souvent. Présenter la brochure. Dire notre expérience ! Répondre le plus adroitement possible (« ce n’est pas simple de choisir ! Vous êtes tous motivés par votre matière ! » « Ben, c’est que nous sommes passionnés. Un peu fous aussi, peut-être… »), expliquer 30 fois la différence entre LM et LMA, et sourire.

 

Puis donner, quand aucune triste oreille cherchant à faire du chiffre ne traîne alentour, mon conseil préféré : « Ne le répétez pas mais l’essentiel, c’est de faire ce qui vous plaît vraiment : ici ou ailleurs. »

Mais chut n'est-ce pas... 

 

jeudi, janvier 14 2010

D'un regard placé sous Son regard.



Dans un coin reculé de la Sorbonne, un portrait.

Dans un local de la Sorbonne profonde, siège d’une certaine Société, un chapelet, sans doute le dernier à s’exposer ainsi  librement au regard de qui passe dans ce sanctuaire.

 

Et, en écho, un texte, un poème qui ne brille pas par ses qualités littéraires mais qui éclaire, un peu, ce qui fait de cet écrivain préféré un être si particulier.

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samedi, janvier 2 2010

Peut-être ?


Les lendemains de réveillon comportent parfois des surprises, surtout quand on a laissé son fidèle pc traîner toute la soirée aux mains des invités...


Un clin d'œil bien visible (voir le lexique du masterand sorbonnard), quasi signé par une amie lectrice de ce blogue.

Mais "peut-être", n'est-ce finalement pas, aussi, sans doute, un bon mot pour commencer cette année et lui laisser le temps de s'épanouir dans toutes ses dimensions ?

Mihi placet.

jeudi, décembre 17 2009

O Sapientia

Thermes et jardin de Cluny

O Sapientia quæ ex ore Altissimi prodisti, attingens a fine usque ad finem, fortiter suaviter disponensque omnia: veni ad docendum nos viam prudentiæ

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mardi, décembre 8 2009

Cochon qui s’en dédit ! Scions dans le lard !



 

Je ne sais pas comment j’en suis arrivée là mais cette année, j’apprends à éditer des textes. Et surtout, j’en ai un que j’édite, moi, Zabou, tout au long de l’année. Même que c’est un manuscrit et que c’est tout de même super émouvant (et j’assume !) de travailler sur le texte d’un auteur qu’on aime.

 

À quoi ça sert ? La question est toujours la même et je m’use à n’y jamais répondre : l’(in)utilité, la beauté, le « mieux marcher », tout ça, tout ça… c’est la question que l’on pose sans cesse à la littérature elle-même. Mais le « pourquoi ? », le pourquoi je fais ça, c’est ce que j’apprends, jour après jour, à travers les aridités inhérentes à l’édition de texte à découvrir.

 

Éditer, c’est se constituer en héritier.

Éditer, c’est aussi donner à son tour un texte à lire : c’est donc apprendre à lire pour mieux faire lire.

Éditer, c’est tenter la fidélité au texte venu du passé tout en lui donnant vie dans le présent. C’est une grosse responsabilité, jamais gagnée.

 

Et l’on se dit, petit à petit, en découvrant toute cette richesse de l’édition qui s'offre à qui songe à ce qu'il fait, que c’est grâce à tous ces gens un peu fous mais souvent géniaux qui ont fait des éditions dans le passé que l’on peut lire, aujourd'hui, tant de textes. Et l’on est fier de participer à cette multitude anonyme, à sa micro-mesure de petit étudiant pas vraiment savant, un peu tâche, mais drôlement content.

samedi, novembre 28 2009

Préventivement...

Colles

Attraper le virus de la littérature ?

mardi, novembre 10 2009

Mini-mémoire

Y a des jours quand même où je suis super fière de mon travail...


Hum.

jeudi, octobre 29 2009

Laisser les coeurs chanter dans leur propre langage

amphi Richelieu

Délice du jour : une cavalcade d’enfants entendue depuis l’amphi Richelieu en Sorbonne où l’on glosait fort sérieusement. Indignation : le long de celui-ci, en plus ! Mais que faisaient-ils donc là, ces jeunes gens ?

Cataclop, cataclop, une course, quelques cris, des rires.

 

La surprise passée, un souffle passa : transfiguration.

 

Moment si bref, si doux et pourtant si étrange. L’espace d’un instant, le cours cessa : les yeux se levèrent, le digne professeur toujours si résolument stoïque perdit sa contenance.

 

Fugacité des sourires de ceux qui apprennent, parfois, à ne pas se prendre trop au sérieux.

Et Dieu sait si cela fait du bien !  


dimanche, octobre 25 2009

Petit lexique du masterant sorbonnard - la suite

 
 
On pourra lire la première partie de ce lexique en suivant le lien ici.

Administration : la simple mention de ce mot fait désormais éclater de rire le masterant enfin inscrit en M2. Essayez pour voir !

Agrégatif : Ancien masterant s’étant engagé dans la voie de la perdition. Tout bon masterant en connaît quelques-uns et contemple avec peur leurs cernes grandissants, tout en essayant de les ramener vers un chemin plus paisible (i.e. le master 2 pour ceux qui ne l’ont pas). Jusqu’à ce qu’il réalise que, lui aussi, l’an prochain… ARGHHHH !

Agrégation : mot interdit. Voir aussi « thèse ».

ARGH : réaction du masterant quand on prononce devant lui l’un ou l’autre des mots interdits.

Bibliographie : Sacro-sainte. Aimée, ou pas. Détestée et préférée. Combien de pages, au fait ?

CAPES : circulez, y a rien à voir, j’vous dis.

Peut-être, n. f. : solution pour contourner le mot-qu-on-ne-doit-pas-prononcer-qui-commence-par-un-t. Ex : Zabou pense peut-être à faire une peut-être et pousse Maggy à faire peut-être une peut-être.

Primo-masterant / Vétéro-masterant : appellations d’origine incontrôlée entre jeunots effectuant un M1 et vieillards en cours de M2. L’étudiant en M2 aimera bien impressionner le jeune M1 en lui racontant ses aventures : « Alors là, tu vois, petit, c’est le cal qui s’est formé le jour où j’ai tapé 20 pages de mon mémoire dans la même journée… ». Un vrai dur quoi.

Séminaire : <rajout M2> Toujours des moments conceptuels mais le masterant y va avec joie… ça lui évite de se retrouver en tête-à-tête avec son **mémoire** qui n’avance pas, puis de voir les copains. Parfois, aussi, de trouver de bonnes idées tout en se cultivant et, aussi, naturellement d’augmenter son culte à telle ou telle divinité sorbonnarde.

Thèse : mot interdit. Voir aussi « agrégation ». Voir également « peut-être ».

lundi, octobre 19 2009

Un homme



Préparant mes séances de tutorat de la semaine, je relis la sacro-sainte fiche que j’ai demandé à chacun de remplir, histoire d’un peu mieux les connaître que sous leur simple « matricule d’étudiant » dont ils paraphent la feuille d’assiduité et que j’abhorre cordialement.


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lundi, octobre 5 2009

Il faudra leur dire...

 

Quand il sera midi, j’allumerai le micro, me pencherai et prendrai la parole devant cet amphithéâtre plein : le premier des premières années. Je leur dirai quelques mots pour leur présenter ces séances conçues pour les aider.

 

Que dire d’autre ? J’aimerais leur dire d’aimer ce qu’ils vont étudier, que la littérature, ce n’est pas seulement aller en cours, gratter, apprendre à faire des plans (en 3 parties et en 3 sous-parties), qu'il ne suffit pas de citer Genette n'importe comment, que ce n’est pas simplement disserter sur des sujets conceptuels… Que c’est avant tout apprendre à lire, à lire vraiment, c’est-à-dire aussi à se laisser toucher par un texte.

 

             Mais je ne pourrai leur dire tout ça. Pourtant, il faudrait leur dire…

 

Allez, on y va. Bonne rentrée.

 

dimanche, septembre 27 2009

Admission ?

Formulaire

A priori... Je dis bien a priori, j'y suis inscrite.

mercredi, septembre 23 2009

S'en laisser conter

Sorbonne

         Il était une fois (et même plusieurs), dans une immense ville d’une contrée pas si lointaine, une ancienne université qui, chaque année, tentait de ramener en son sein ses petits étudiants dispersés. Elle aimait retrouver ces petits-là, pas toujours très sérieux, pas toujours respectueux de son vieil âge mais elle les aimait car, même dans leurs révoltes, ils l’aimaient.

 

         Seulement, voilà, depuis des dizaines d’années, elle accueillait chez elle de sombres sbires : impuissante à les repousser, elle faisait avec mais ils l’envahissaient de plus en plus, tant de leur présence que d’innombrables papiers qu’elle avait peine à digérer. Et, son grief principal était le châtiment qu’ils faisaient subir aux étudiants.

 

         Quand ceux-ci étaient déjà des habitués, que cela faisait déjà 4 ans qu’ils tétaient le lait de la sainte Connaissance dans sa belle maison, ces tristes sires manipulaient dans leurs laboratoires secrets les pires méthodes pour les décourager et les en chasser. Et Dame Sorbonne pleurait, pleurait encore, pleurait beaucoup : ces petits-là, elle les avait formés !

 

         Cette année encore, les larmes emplissaient ses yeux quand elle regardait ce qu’ils avaient inventé pour complexifier l’accès aux inscriptions et particulièrement l’inscription en 5ème année chez elle, sous prétexte que c’était sérieux. Un formulaire, couleur soleil et en 3 exemplaires, à retirer seulement une fois que tout le jury s’était réuni pour dire qu’ils avaient bien obtenu leur 4ème année avec plus de 13 de moyenne et ce de manière officielle. Là, encore cela allait : il suffisait ensuite de le faire remplir par le Maître que chacun s’était choisi pour progresser un peu plus dans ses études.

 

Seulement ? Non, l’étudiant qui poursuivait sa route s’apercevait, après avoir passé quelques matinées en quête de ses bulletins de notes dans un service où l’informatique était en panne (même si le service de littérature possédait les notes mais ne pouvait s’en servir) qu’il y avait d’autres pièges. Une fois son formulaire jaune rempli et ses bulletins de notes en main (3 tout de même : semestre 1, semestre 2 et délibération), fringuant, pensant enfin y arriver, il arrive au service des « masters » qui lui dit qu’il faut d’abord retirer un dossier de réinscription à la scolarité. L’étudiant perd de sa bonne humeur d’un coup.

 

         N’oubliez pas que toutes ces étapes se font avec un temps d’attente important où le jeune étudiant est appelé à attendre longtemps bloqué le long d’un mur. Bien sûr, à la scolarité, c’est particulièrement le cas. Une fois qu’il a attendu, il arrive devant un guichet où, plein d’espoir, il tend son formulaire citron et ses bulletins de notes :

- Non, mais je n’en ai rien à faire moi de vos bulletins de notes ! 

- Je voudrais simplement avoir enfin mon dossier de réinscription.

Un rapide regard sur le formulaire jaune fit sourire d’une manière narquoise le préposé au bureau :

- Ah, non, ce n’est pas possible, il faut aussi la signature du responsable de la mention, son avis, et le tampon de l’UFR avant d’obtenir votre dossier de réinscription. 

- Mais c’est absurde ! Puisque l’on vérifiera mes différentes pièces avec mon dossier d’inscription et que ce formulaire m’a déjà été délivré par l’UFR qui avait vérifié que j’avais bien obtenu mon année précédente avec les notes suffisantes.

- Ce n’est pas mon problème.

 

L’étudiant devient rageur et n’a personne contre qui se retourner. Seule moi, Sorbonne maternelle, je le prends en pitié mais le pauvre petit n’en sait rien et se dirige, passablement énervé, vers un autre service de l’université qui, logiquement, vient de fermer. Le lendemain matin, la nuit ayant porté conseil, c’est plus ser(e)in qu’il arrive et se positionne dans la queue. Il tend son formulaire et on lui dit : « Bon, vous devriez pouvoir venir le prendre à partir d’après-demain. J’espère ».

 

Et moi, la Sorbonne, rageuse, je pleure en regardant ces petits si fatigués, pas encore inscrits, tremblants alors qu’ils s’inscrivent à ce qui était autrefois le début d’un troisième cycle universitaire.

 

lundi, septembre 21 2009

Brève brève


Et voilà, la loose dans un cyber du quartier. Ploum, ploum.

J'ai bataillé une matinée contre les bureaux fermés, contre ceux qui fermeront-dans-10-minutes-alors-non-on-peut-pas-vous-accueillir, contre ceux qui ouvriront-demain-peut-être, contre les portes-de-bureaux-réelles-ou-humaines à qui j'ai osé sourire : ouh, malédiction, que n'as-tu osé faire là, jeune Zabou ! Une réussite pour plusieurs échecs : j'attends le round de l'après-midi désormais qui devrait être musclé, avant celui de demain matin pour lequel il me faudra être en forme. Être sorbonnard, c'est boxer tout son mois de septembre.

Bon, pour être honnête... j'ai causé de Compostelle avec une prof rencontrée, j'ai rigolé (un peu jaune) avec des petits camarades croisés. Et là, j'attends avec mon café, tranquille, la vue sur le Panthéon.

En fait, y a pire quand même !

mercredi, août 26 2009

Magie de l'instant

 
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            Il était tard quand le soleil se coucha. Accoudée à sa fenêtre, elle songeait. Comment dire cela ? Comment dire ce plaisir d’un instant, cette étincelle qui surgit alors même qu’il est question d’aride méthodologie littéraire, de normes qui, souvent – trop souvent –, ne recouvrent plus rien ?

 

            Elle se rappela le matin, quand, au détour d’un rappel sur les attentes d’un exercice si canonique, l’exemple se mua en discussion passionnée et inattendue sur Faust, Dieu, Goethe et Méphistophélès. Et pas avec elle, avant tout entre eux. La tutrice ne pouvait que sourire, heureuse de s’effacer derrière un texte, derrière le texte.  

 

            Elle rangea ses affaires, ravie de l’aventure, quand une étudiante étrangère vint la voir pour lui demander conseil. Comment se préparer ? « Lisez, lisez, et lisez ! Mais, avant tout, ajouta la tutrice décidément pendable, faites-vous plaisir ! Un texte, cela se déguste ! »

 

            Il serait blasphématoire d’affirmer que la littérature peut sauver l’humanité de sa détresse ontologique ; il n’est pas tout à fait inconcevable de l’offrir en remède, en jeunesse, en fraîcheur, en sel contre le marasme abscons de notre milieu universitaire. Et j’ose le croire.

samedi, août 8 2009

Hab' ich mein Herz in Heidelberg verloren ?

 
 
Un poil de vague à l'âme.
Un nouveau 'plome en poche, certes.
Mais un poil de vague à l'âme.
 
En leur faisant à tous la bise hier soir, j'ai su :
"Dass ich mein Herz in Heidelberg [ein bisschen] verloren habe.
Mein Herz, es schlägt am Neckarstrand. "
 
 
 
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News rapides :
 
- Pour répondre à plein de gens : OUI, j'ai eu mon ZD [= Zertifikat Deutsch]. Avec la note de 261 points/300. On s'amusera à constater sur le détail des notes mon 75/75 en "Leseverstehen", i.e. en compréhension de textes écrits. Moi un Leserate (rat de bibliothèque) ? Noooooooon voyons.
- Ai déniché hier soir, enfin, alors que la fête battait son plein une autre personne du groupe connaissant Huysmans ! Un Italien ! Alléluia ! Faut dire qu'il est prof de latin. Comme quoi, les gens qui font du latin, c'sont vraiment des gens bien.
- Je reste en Allemagne pour quelques jours encore. Parce que l'Allemagne, c'est le Bien.
 
Sur ce, bis bald la compagnie !
 

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