Zabou the terrible

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Mot-clé - Cum Sancto Spiritu !

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jeudi, juillet 14 2016

C'était comme une relecture d'annonce

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C'était comme un murmure,
Le murmure un peu sourd, un peu caché, de l'onde se frayant un chemin capricant... L'onde vive, qui va, à chaque ressac, plus loin, qui creuse plus profondément la pierre à chaque passage.
Sillons d'eau comme sillons de vie cherchant à irriguer la profondeur. 

 

C'était comme un murmure qui d'un coup était passé à plein volume sonore : des écailles de mes yeux et de mon coeur étaient tombées.
Pas assez, mais suffisamment pour entendre clairement, du murmure, émerger une Parole. 

 

C'était comme un murmure toujours présent dans ma vie, qui sourdait, toujours plus fort, jusqu'à faire éclater tous les barrages bien construits, faits de sécurité et de certitudes. 

 

C'était devenu en réalité comme un torrent,
Le torrent du murmure de Sa joie,
Parole qui murmure en nos vies, n'attendant qu'accueil,
Parole qui n'attend chaque jour plus que notre "oui", comme adhésion à Son amoureux imprévu,
Pour se déverser à plein régime,
Pour offrir au monde comme un ru supplémentaire d'eau vive, où transparaît malgré les pierres le reflet irrisé de Sa joie. 

 

mercredi, juin 1 2016

Pour un apostolat de l’apocalypse ou l’aubaine d'une petite lecture vivifiante pour jours de pluie

 

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Issu d’une conférence donnée à Rome, L’Aubaine d’être né en ce temps – Pour un apostolat de l’apocalypse conserve la fraîcheur enlevée du style oratoire et c’est une jubilation que lire ce petit ouvrage savoureux et efficace.

 

Deux parties constituent le discours, également bien pesées et envoyées :

« De la mission catholique et de son opposition à toute propagande idéologique » qui nous rappelle que nous n’adhérons pas à un parti où l’on s’encarte pour encarter d’autres mais bien que le catholicisme s’organise tout entier avant tout à partir d’une Rencontre avec Quelqu’un… qui ne peut qu’avoir des conséquences !

 

Quand vous vous tournez vers un artiste en tant qu’artiste, vous êtes bien obligés de vous tourner du même coup vers ses œuvres d’art. Quand vous vous tournez vers Dieu en tant que Créateur, vous êtes obligés de vous tourner du même coup vers les créatures. Et quand vous vous tournez vers Dieu en tant que Rédempteur, vous êtes obligés de vous tourner du même coup vers les pécheurs. Et, dans ce dernier cas, ce n’est pas seulement aux belles statues qu’on doit s’intéresser, c’est aussi et surtout aux blocs mal dégrossis, aux tas de cailloux, aux sables mouvants… (p. 18)

 

« Signes des temps : pour  un apostolat de l’apocalypse »…. En « ces temps qui sont les derniers » ? J’aime assez croire qu’il s’agit de notre possible apostolat en temps non de fin mais bien de dévoilement, ancré dans la Parole de Dieu et dans la chair.

 

L’espérance du face-à-face avec Dieu ne se transmet vraiment qu’à travers le face-à-face avec l’autre. La foi en l’Incarnation ne s’accomplit que dans une incarnation. Enfin, la grâce ne se manifeste que dans une présence gratuite, et même inutile, qui ne vous livre aucune information : dans le côte-à-côte, on ne voit même pas son ami ; on est là, comme ça, avec lui, ce qui atteste la joie d’être là, comme ça, avec l’autre (p. 42)

 

62 pages à lire pour le plaisir de l’esprit tant elles sont bien écrites mais surtout pour laisser grandir la joie de l’Esprit à l’œuvre en ce monde et en nous,

Afin d'être d'être vivifiés en notre être de disciples-missionnaires par des pistes fécondantes qui font mouche :
N'hésitez pas ! :-) 

 

P.S. : Et puis accessoirement, je trouve le titre avec son sous-titre super ! ... ... ... ... Ne vous moquez pas : je ne compte pas le nombre de fois où j’ai acheté un livre à cause de son seul titre… ! 

lundi, mai 16 2016

Lundi de Pentecôte ou le pincement de poursuite

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Le lundi de Pentecôte, avoir un petit pincement au coeur de ranger le volume 2 de la liturgie des heures pour prendre le volume 3 ; 

Comprendre : avoir un petit pincement au coeur de passer du Temps pascal au Temps ordinaire.

C'est bête, hein ? D'autant plus qu'il y a toujours de nombreuses solennités qui émaillent ce retour au temps ordinaire jusqu'aux grandes vacances, il y aurait suffisamment de quoi se réjouir. Il n'empêche : cela reste le temps ordinaire. 

On aimerait que l'ivresse du temps pascal demeure, assez bêtement, ou plutôt assez humainement... et pourtant, il ne tient qu'à nous qu'elle demeure intacte : ou tout au moins, il ne tient qu'à nous à travers Celui qui nous a été donné, dont nous rappelons la venue à chaque Pentecôte. 

" Il a envoyé d'auprès de Toi, comme premier don fait aux croyants, l'Esprit qui poursuit son oeuvre dans le monde et achève toute sanctification" affirme ainsi la si belle prière eucharistique IV qui me semble si en résonnance avec le lundi de Pentecôte. 

Le temps ordinaire prend alors sa vraie dimension : aujourd'hui, ce n'est pas le retour à l'ordinaire, c'est le temps de la poursuite en nous, par nous et pour nous tous de l'oeuvre de l'Esprit. Rien de plan-plan, rien de si ordinaire ! 

Cela ne tient qu'à nous de L'accueillir, de Lui prêter attention, de L'écouter, de Le laisser nous envoyer. 

Il faudrait donc que le petit pincement soit un pincement de ceux qui donnent envie d'aller plus loin :

Pour que l'Esprit Saint, le don de Dieu, heureusement reçu, soit accueilli en Son dynamisme, 

Pour que le volume 3 de la liturgie des heures soit autant attention à la 3ème personne de la Trinité qu'au Père et au Fils, 

Et pour que le temps ordinaire devienne pleinement le temps irrigué par l'Esprit. 

 

Illustration : Marc Chagall, illustration pour le Cantique des Cantiques

lundi, novembre 9 2015

Diffracter plutôt que filtrer

 

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- Nan mais madame, en quoi l’altruisme, ce serait mieux que l’égoïsme ? Moi j’pense à moi d’abord ! »

 

Et bim. Voilà comment, d’un simple cours sur la figure du héros dans le roman d’aventures et ses qualités morales, tu passes d’un coup à une question à la limite de l’existentiel.

 

Altruisme donc. Un mot dont je venais de leur expliquer le sens en ajoutant combien c’était beau que le héros risque sa peau pour les autres.

 

Des réactions diverses :

- M’dame dans la vraie vie, c’est chacun pour soi, ça se voit qu’c’est inventé !

- J’vois pas en quoi c’est mieux, ça apporte rien ! »

Et puis, cette question susmentionnée.

 

Et c’est là que tu te rends compte que tu as un filtre chrétien devant tes yeux… Que l’altruisme, que l’amour de l’autre, la philanthropie, c’est une évidence pour toi, mais une évidence que tu as fondée avant tout sur ta foi.

Oh, je sais bien qu’il est des êtres formidables qui font preuve d’un superbe altruisme sans avoir la foi et je pourrais citer de nombreux collègues – coucou à vous si vous me lisez les copains ! – mais il n’empêche : j’ai ce « filtre » chrétien car pour moi, l'altruisme, c’est intimement lié à ma foi…

« Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » : on pourrait se bercer de cette phrase alors qu’elle est parole exigeante, nous appelant à viser toujours plus haut.

 

Alors se retrouver en quelques secondes à devoir improviser une explication…

Lancer un grand appel intérieur à l’Esprit Saint, improviser, hésiter, chercher ses mots et, surtout, à contrer le poids de l’évidence par quelque chose d’accessible à qui ne partage pas les mêmes valeurs que les miennes ;

Finir par bafouiller un discours sur le fait qu’on ne pouvait pas être heureux tout seul,

Que la relation nous rendait heureux,

Et même comme exemple que, s’ils vivaient une grande joie, ils n’avaient pas de plus grande hâte qu’en parler à leurs amis !

 

Ce n’était pas terrible et j’y reviendrai à l’occasion avec eux. Mais ce fut pour moi une expérience marquante, pas tant celle d’un égoïsme affiché comme bon, mais celle d’un devoir de dépasser les racines de mon être pour transposer leur fruit à un être ne partageant pas les mêmes que moi. Pas simple.

 

En rentrant, j’ai prié.

J’ai demandé au Seigneur la grâce qu’Il transforme mon filtre chrétien en prisme chrétien :

Pour diffracter Sa lumière en autant de coloris qu’Il le jugera bon, pour La transmettre à chacun dans les fréquences de réception qui sont les siennes,

En autant de reflets de Son unique Lumière.

 

mardi, septembre 29 2015

D'un même Souffle

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J'y pense souvent quand je prie l'office avec quelqu'un, 

Ou même quand on prie à plusieurs seulement cette prière toute seule, sans aucun autre cadre liturgique, celle-là qui nous fut enseignée par le Christ lui-même :

« Notre Père »... 

Oh, trop souvent, je ne prête pas assez attention au sens de ces mots, si forts,

Trop souvent, je m’y habitue,

Mais, souvent, j’aime remarquer comme je les prie ces mots d’un même élan avec ceux qui m’entourent, au même rythme, pauses et reprises.

 

Quand c’est dans une assemblée – il suffit d’une petite dizaine de personnes pour que cette observation se confirme –, j’aime aussi cette voix qui dissone, qui dit la prière plus vite ou plus lentement que les autres : elle nous rappelle que la prière n’est pas juste une récitation,

Que le Notre Père n’est pas une fable que nous réciterions mains derrière le dos au tableau,

Que le Notre Père, c’est pleinement avec ce « nous » qui t’inclut, qui m’inclut, dès les premiers mots.

 

Mais je remarque aussi et encore ce même rythme, surtout quand on prie à quelques-uns :

Ce n’est pas l’unisson de voix, chacune conserve son timbre propre, non, mais c’est l’unisson de la respiration, des souffles et j’aime me dire que ce n’est pas anodin ;

J’aime me dire qu’il faut bien un même Souffle pour oser prier le Notre Père,

Le Sien.

 

lundi, juillet 13 2015

Parce que la vie est là

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Soir d’été dans un hôpital de banlieue : l’air est doux, le jardin charmant, les anciens hospitalisés nombreux.

Échanger avec ce soignant au réalisme douloureux mais profondément humain, puis monter à l’étage, même si l’on n’est pas au bon horaire.

Te saluer ;

Entendre ta respiration sifflante ;

Tes mots embarrassés, pas tout à fait logiques ;

Ton regard ayant du mal à nous fixer ;

En quelques jours, beaucoup de fonctions se sont dégradées et c’est vrai que je peine à voir en toi celui que tu es, étendu que tu es sur cette couche sordide d’hôpital.

Mais il importe peu : je sais qui tu es.  

Échanger quelques mots avant de te souhaiter une nuit la plus paisible possible.

 

Et entendre encore ta respiration sifflante au traves de tes balbutiements de réponses,

L’entendre me rappeler l’essentiel en réalité :

Penser au souffle de l’Esprit, Celui qui fait vivre, Celui qui mène toujours au-delà,

Penser à ce souffle de vie de Dieu, donné à l’homme.  

Et rendre grâce, même dans ces terribles faiblesses, du don incommensurable de la vie.

 

lundi, juin 1 2015

Comme des pelotes

 

Il paraît que plus on vit, plus on fait des liens,

Ainsi de l’homme sage à l’expérience pondérée par les années…

Je me sens encore trop jeune pour en parler.

 

Mais je crois aussi que, plus on lit, plus on fait des liens…

On le ressent particulièrement dans ces périodes-là dont je parlais, riches en lectures, en événements : les liens fusent à l’esprit ;

Fulgurances drôlatiques ou rapprochements inattendus ouvrant la voie à des pensées nouvelles…

Jubilation de l’esprit.

 

Et je suis certaine aussi que plus on prie, plus on fait des liens…

Liens inattendus de la prière ancrée dans les tours et détours de la vie :

Ceux pour qui l’on prie, rapprochés au creux de nos pauvres mains et de notre cœur maladroit ;

Ceux avec qui l’on prie, consciemment ou inconsciemment, en communion spirituelle ;

Liens qui se forment non pas ainsi que des nœuds tendus pleins de tension, mais plutôt ainsi que des liens rapprochés en un faisceau divers qui se resserre, s’unit, toujours plus,

Dans une même direction, resserrés, tressés, communiés : ut unum sint.  

Jubilation de l’Esprit.

 

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dimanche, mai 24 2015

C’est de saison les colombes

 

Sans titre

 

En temps scolaire, je porte une croix de Taizé autour du cou, sous ma chemise en cours, parfois volant au vent en dehors. En temps extra-scolaire, je lui préfère une croix en bois. Je fais ce choix plus par discrétion en milieu professionnel plutôt que par fan-attitude pour la communauté de Taizé : pourtant, ce choix est également signifiant.

 

La colombe, c’est le symbole de Esprit Saint, dont nous rappelons spécialement le don en ce jour de Pentecôte. Le souffle de vie, le dynamisme de nos vies !

 

La colombe, c’est le symbole de l’Esprit Saint et j’aimais tout particulièrement sentir cette petite croix battre de son poids mon cou le 21 mai dernier, alors en voyage scolaire à l’étranger, jour qui marquait l’anniversaire de mes 15 ans de confirmation… Trop d’joie, trop d’la balle ces 15 ans ! Action de grâce au cœur !

 

La colombe ainsi portée en croix, c’est donc aussi le signe distinctif de la communauté de Taizé, ce très bel endroit où je me suis rendue plusieurs fois : il est beau de s’en rappeler en ce mois où les frères célèbrent les 100 ans de la naissance de leur fondateur, frère Roger. Il y a eu de nombreuses veillées de prière autour du 12 mai d’ailleurs. Je me rappelle encore, la première fois que j’y suis allée, avec l’aumônerie du lycée, nous avions été bénies par lui avec une amie : j’avais eu la sensation d’un homme d’une grande foi et d’une profonde douceur. Et j’étais aux JMJ de Cologne lors de son assassinat en août 2005 : nous avions tous été marqués par cet événement. A chaque fois que je suis retournée là-bas, une grande sensation de paix m’a envahie. Cette communauté est prophétique par la vie de prière qu’elle propose, ensemble, entre toutes les confessions de chrétiens : au lieu de chercher les torts et les raisons, il s’agit de prier ensemble. Rappel de vie essentiel : il est bon de s’en souvenir en portant cette croix.

 

La colombe, elle est de saison, elle est toujours de saison car c’est le symbole universel de la paix. Est-il besoin de dire qu’elle est urgente ?

 

De l’intime de moi-même et de mes contradictions,

Jusqu'au trop vaste monde ensanglanté des guerres,

En passant par l’unité des chrétiens,

Et les chrétiens que l’on persécute pour leur foi…

… Viens, Esprit de paix !

 

lundi, mars 9 2015

L’Explicite de l’Implicite et l’Implicite de l’Explicite

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Toujours ces questions quand on évolue en « milieu non catho » :

Ces questions non pas forcément qui te viennent directement des autres, ces questions que les autres font naître à l’intérieur de toi, ma foi… ma foi : 

Que dire, que faire ? Ici ? Et là ?

Que dire et que taire ? Ici ? Et là ?

 

Il ne s’agit pas de se planquer façon « je ne suis pas là, vous ne me voyez pas, d’ailleurs je n’existe même pas »

Il ne s’agit pas de se la jouer prédicateur enflammé sur une chaise : ce n’est pas le lieu.

 

Il s’agit d’être chrétien, vraiment, assurément : dans les actes, oui, comme dans les paroles, aussi.

Et c’est peut-être là le moins facile : difficulté de la parole.

Quel espace ? Quelle justesse pour elle ?

 

Il ne s’agit pas d’être un mur,

Il ne s’agit pas d’être un contre témoignage,

Il ne s’agit pas d’arborer une face de carême,

Il ne s’agit pas d’être une caricature de ce que l’autre pense savoir déjà sur le catholicisme,

Il ne s’agit pas de vouloir imposer sa foi aux autres…

Et en même temps, cette foi, elle est intrinsèque à ma personne, indissociable de moi-même ;

Je crois que c’est un peu comme mon propre cœur : si on me l’arrachait, je crois que j’en mourrais.

 

Alors, ce n’est pas si facile… car, quand on a rencontré le Christ, on est habité par une grande joie, aussi immense qu’intime, aussi personnelle qu’à dimension universelle.

Et on se sent loin, très loin de tous les conflits de « laïcité à la française »… on s’en ficherait en réalité si nous n’étions pas plongés dedans au quotidien.  

En fait, on est chrétien, tout simplement et très profondément.

 

Je me rends compte au fil du temps, avec l’expérience, que je merdouille souvent, très souvent dans mes propos : taisant trop ou a contrario parlant trop.

Parfois, j’avance, un peu, heureusement.

 

Mais toujours je prie :

Parce que, qu’on prenne la voie de l’implicite ou celle de l’explicite pour parler aux autres de ce qui nous anime, de Celui qui nous fait vivre, selon les circonstances, Lui, toujours, Il est toujours là, en contrepoint et en sens ultime.

Il est l’Implicite de notre annonce explicite ;

Comme il est le seul vrai Explicite de tous nos implicites.

 

jeudi, février 12 2015

L'enseignant est sorti ou est resté pour semer ?

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Il est 20h30 quand le professeur rentre, un peu harassé(e) de sa journée. 

Avoir enseigné,
avoir corrigé des copies,
avoir parlé,
avoir crié,
avoir puni,
avoir écouté,
avoir partagé,
avoir échangé,
avoir rencontré (ou pas) les parents des élèves sa classe. 

Des heures, les bêtes et simples heures de travail d'une journée...
Des heures parfois en apparence arides, malgré ici ou là, ces petites lueurs d'espoir...
Que bâtit-on ? Bâtit-on ? 

Bâtir ? Semer, plus probablement. 

Des heures à semer, à travers nous, malgré nous parfois,
Il est difficile d'évaluer le résultat :
En fait, c'est carrément impossible.
Mais semer, inlassablement, sempiternellement,
Dans l'espérance, dans la confiance,
Cette inextinguible confiance du semeur en ce qu'il ne maîtrise pas,
Sous et dans le doux regard du Semeur divin. 

mercredi, septembre 24 2014

Au cénacle, entre-deux

 

C’est avec amusement que je remarquai en arrivant à destination que le vélo du prêtre avec qui je me rendais à cette rencontre et le mien étaient de la même marque : btwin[1].

 

C’était amusant non pas parce que je voue un amour particulier à cette marque mais parce que, cette rencontre, elle était justement particulière : elle était un peu à l’image de ces vélos. Chrétiens dans l’Enseignement public (CdEP)… Des « betweens » ? Des infiltrés ces chrétiens, un peu dans les deux camps, à moins qu’ils n’aient une jambe dans l’Église et une jambe dans l’enseignement et qu’ils ne soient un peu perdus ? C’est vrai qu’ils ne sont pas si nombreux et qu’ils se sentent parfois minoritaires d’un côté comme de l’autre, c’est-à-dire dans leur paroisse comme dans leur établissement scolaire. Pourtant, comme ces vélos b'twins, ils sont en réalité de vrais passe-partout, dans les rues comme dans les chemins de traverse ! Mais bien sûr, un vélo, ça s’entretient.

 

Alors, comme entretien, j’ai découvert une soirée de la vie de cette équipe de CdEP : un temps fraternel, d’échange(s) autour d’une bonne table et de lectio. Importante la lectio 

 

Parole qui doit guider nos paroles, surtout quand il s’agit des Actes des Apôtres, ce vaste temps de l’Esprit Saint qui se donne en réalité, qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui, dans notre « temps ordinaire » liturgique mais pas que.

Parole qui forme nos mots pour prier, pour louer, pour confier…

Parole qui fait finalement de nous non pas des ‘entre-deux’ mais des êtres pleins d’e/Esprit, au choix, avec une option préférentielle pour la version avec majuscule qui n’empêche pas non plus la première… et donc doublement la joie !

 



[1] Poke le fondateur des DiMails ! 

mardi, septembre 9 2014

Si, parfois, tu crois ne voir que de la fumée, n’oublie pas

 

 

« Dieu se dit à Moïse par le buisson en feu. Et Jésus : ‘Je suis venu mettre le feu et ce que je veux c’est qu’il flambe’.

 

A part la terre et les astres éteints, l’univers n’est que feu, dit-on. Dieu travaille comme le feu jusqu’à ce qu’il soit tout en tous. A la Pentecôte la foi commence par une mise à feu.

 

Certes, au long de l’histoire, il arrive qu’on ne voie que de la fumée. Mais il n’y a pas de fumée sans feu. »

 

 

Jean Sulivan, L’Exode, p. 206

 

jeudi, août 28 2014

S’Il te donne la grâce de Le rencontrer, sois son prophète par ta vie, sans crainte !

 

Regarder dès à présent sur la suggestion du futur prédicateur la 1ère lecture de dimanche prochain sur aelf.org ;

Et voir ce sous-titre donné à la lecture : « Le prophète doit souffrir pour son Dieu » peu engageant au prime abord ;

Et lire, et finalement sourire : c’est d’un texte particulièrement aimé qu’il s’agit là !

 

Un texte qui ne présente pas la vie en rose, certes, qui parle de « raillerie », d’« injure » même et de la violence dont le prophète doit faire preuve pour parler en Son nom.

Mais ce texte, il dit l’essentiel, il dit la vérité d’un feu brûlant, d’une séduction qui n’est pas captatrice : alors, en réalité, ce n’est pas de « séduction » dont il s’agit mais d’amour.

La séduction, ça rime avec tentation : avec Sa grâce, on peut y résister ;

La seule « séduction » que puisse faire le Seigneur, elle a nom Amour : et on ne peut que s’y sentir enflammé, brûlé sans que cela s’éteigne, à tel point de ne pouvoir résister.

Oh, on pourrait, bien sûr, c’est la liberté… mais qui a envie de dire non à l’amour ?

 

J’entends en écho St Augustin que nous fêtons ce jour :

Je t'ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t'ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j'étais au-dehors, et c'est dehors que je te cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n'étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n'existeraient pas si elles n'existaient en toi. Tu m'as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement ; tu as répandu ton parfum, je l'ai respiré et je soupire maintenant pour toi ; je t'ai goûtée, et j'ai faim et soif de toi ; tu m'as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi.

 

Et ces paroles de Jérémie, donc, si souvent lues, entendues, écoutées, méditées :

« Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais il y avait en moi comme un feu dévorant, au plus profond de mon être. Je m'épuisais à le maîtriser, sans y réussir. »

 

Je les aime ces paroles, parce que, souvent, ces paroles, comme Jérémie, je me les suis dites : il y a des jours où, sachant l’antagonisme rencontré ici ou encore là, je n’ai pas envie de parler de Lui, je n’ai pas envie de vivre de Lui…

Il y a des jours, oui, trop nombreux ces jours, où j’ai peur…

Mais qui ne saurait vivre quand l’amour l’anime ? L’anime au sens étymologique du terme : quand l’amour fait vivre son âme et, donc, alimente sa vie ? 

 

J’entends encore en écho Isaïe dans le chant du Serviteur souffrant « j’ai rendu mon visage dur comme pierre » mais… mais la raillerie le transperce, même si nous sommes sûrs de ne « pas être confondus ». 

Parce que Le rencontrer, c’est apprendre à aimer ;

Parce que Le rencontrer, c’est devenir plus vulnérable : comment aimer si l’on n’a pas abaissé ses barrières, si l’on ne choisit pas de devenir chaque jour plus « désarmé » ?

On ne peut aimer, barricadé derrière des protections : pas d’amour vrai sans risque.

Un disciple n’est pas plus grand que son maître : et Lui, Il est mort sur la croix ;

Oui, le prophète – c’est-à-dire nous aussi par notre baptême – devra souffrir pour son Dieu, le sous-titre donné par le site a raison…

Mais est-ce vraiment l’essentiel à titrer ?

 

En nous laissant rencontrer par Lui, il y aura toujours ce feu brûlant

Ce feu d’un « je t’aime » qui parle au plus profond de ton cœur ;

Ce feu d’un Dieu qui change ta vie, en profondeur,  

Ce feu qui déborde car tu ne saurais le maîtriser,

Ce feu qui te donne l’envie, que dis-je, le désir d’en faire un titre de ta vie, un « Il t’aime, tu sais ? » à la face du monde,

Qui que tu sois, quoi que tu fasses, où que tu sois,

Car, ô enflammé par Lui, tu sais qu’Il est avec toi.

 

 

 

jeudi, juillet 31 2014

Angelus du 27 juillet - Lire l’Évangile, c’est trouver Jésus et avoir cette joie chrétienne, qui est un don du Saint-Esprit

 

A défaut de partir en Terre Sainte, je suis allée à Rome avec trois autres futurs ex-pèlerins pour prier pour la paix. Dimanche dernier, nous avons participé à la prière de l’Angelus sur la place Saint Pierre.

 

 

 

C’était très beau et l’enseignement du Saint Père particulièrement fort et touchant.

 

Lire la suite...

jeudi, juin 19 2014

You've Got/d a mess@ge

 

[Message de service]

  

 

 

Seigneur, je sais,

je suis parfois rarement souvent un peu dure très dure de la feuille à Ton égard,

Et je ne T’entends pas trop.

 

Puis, en plus, je Te l’avoue même si Tu le sais bien, parfois, j’ai pas franchement envie de T’écouter alors je reste les oreilles bien tournées vers les bruits de la surface au lieu de les laisser tournées vers les profondeurs.

 

Mais, Seigneur, Tu sais, c’est pas non plus la peine de m’écrire certains trucs

en majuscules taille 20 gras souligné surligné en jaune

le tout répété plein de fois.

 

… enfin, remarque, peut-être si…

… sans doute, même…

Ouais, bon.

 

… mais bon, quand même, hein, Tu sais, quand Tu nous balances 5 fois la même phrase dans la même journée, on se dit que c’est un peu Toi derrière quand même…

Alors, à la partie de cache-cache, T’as un peu perdu sur ce coup-là.

Voilà, je Tenais à Te le dire.

 

Puis, merci, hein, quand même :

Message tendre bien reçu... 

Et ça fait sacrément du bien :-) 

 

[/fin du message de service]

 

samedi, juin 7 2014

Pour que tout feu tout flamme

 

 

 

La question était systématique et finalement très légitime ; depuis ces derniers mois, elle s’est malheureusement souvent muée en incompréhension ou en plainte douloureuse me concernant.

- Comment ? Toi ! Toi, catholique si à fond, tu travailles dans l’enseignement public ? »

Horreur, enfer, damnation et toutes les vieilles chaussures de Satan !

 

En général, cela finit par passer en expliquant que oui, que c’est un choix, un vrai. Mais là, récemment, j’ai eu droit à un complément : « Mais tu es en ZEP en plus !!!! Tu es une vraie martyre ! »

 

Dans le fond, c’était gentil et plein d’inquiétude pour ma personne. Mais c’était utilisé dans le sens de celui qui meurt : or, quitte à utiliser ce terme, j’aimerais que ce soit avant tout dans le sens étymologique de celui qui témoigne (ce qui peut aller jusqu’à ce genre d’extrémités, certes).

 

Le christianisme, rappelons-le, ce n’est pas le masochisme. Le christianisme, c’est avant tout une fabuleuse histoire d’Amour entre Dieu et l’humanité, histoire d’amour dans laquelle nous avons chaque jour plus à entrer, hommes tournés vers Lui.

 

Là encore, cela fait poncif éculé mais pourtant c’est vrai. Cette fabuleuse histoire, elle est contée dans l’Évangile. Et l’Évangile, ce n’est pas le pays des bisounours, cela passe par la croix, par l’exigence : parce que l’amour vrai – comme la vie - n’est pas un long fleuve tranquille comme dirait un fameux film.

 

La Parole est belle, elle enchante mais elle est aussi « tranchante comme un glaive », l’Évangile ne se contente pas de demi-mesures : c’est l’Amour, c’est la Vie, à l’état brut, à l’état de croix. Or, chrétiens, nous sommes appelés à être contemporains de l’Évangile, c’est-à-dire à être du même temps que ces paroles, c’est-à-dire à les vivre et à être au même tempo aussi, ce qui peut parfois déranger.

 

La radicalité évangélique, je postule, je suis sûre qu’elle est la même qu’on soit prof en ZEP ou dans l’enseignement catholique, qu’on soit moine dans un monastère, qu’on soit pape au Vatican.

La radicalité évangile, elle se vit dans la conversion du quotidien pour chacun là où il est, là où il est appelé : pas dans un ensemble de lieux, bien précis, bien délimités, bien fermés.

 

Prof catholique en ZEP, je suis toujours comme entre deux. Le week-end, dans mes temps libres, dans mes engagements, je côtoie mes frères chrétiens ; en semaine, au travail, je côtoie mes collègues que j’aime tout aussi profondément souvent athées ou agnostiques. Je côtoie d’un côté – même s’il y a plein d’exceptions – des gens plutôt très à droite, de l’autre – même s’il y a aussi des exceptions – des gens plutôt très à gauche. Il y aurait parfois de quoi devenir fou à entendre des discours si différents.

 

Je n’ai pourtant pas deux vies. Ma conversion, elle est aussi de me laisser recentrer, partout, sur l’Évangile. De laisser mes frères chrétiens m’appeler à un christianisme plus brûlant ; de laisser mes frères collègues me faire découvrir toujours plus la palette variée de l’humanité. Et, moi, d’être cohérente, partout. Dans un catholicisme ni triomphal, ni triomphant mais un christianisme se laissant toujours déplacer vers plus de justesse.

 

Cette grâce de la conversion pour vivre la radicalité évangélique là où je me trouve, je ne peux que la demander dans la prière, mon ancre de stabilité profonde dans le Seigneur.

 

… je n’ai donc rien d’une triste martyre, souffrant de la situation ! Je trouve le challenge beau et humain, afin que le Seigneur transparaisse dans ma vie, en ZEP, comme ce doit tout autant être le cas dans l’enseignement privé : il n’y a pas de différence, sinon, simplement, dans les circonstances.

 

Justement, la Pentecôte peut aussi être l’occasion de tendre nos mains nues vers le Seigneur et de Lui demander, et de laisser Son Esprit inonder nos vies.

 

jeudi, mai 29 2014

Ascension (et le reste)

 

Douleur d’une disparition sensible,

Arrachement des entrailles quand il va partir,

Celui qui vous a annoncé la Vie.

 

Tristesse d’un cœur chaviré à cette idée,

Et pourtant, promesse du Seigneur :

« Je ne vous laisserai pas orphelins ».

 

Même dans le malheur, choisir d’être disciples,

Ne plus regarder vers ce qui ne sera bientôt plus

Mais rester tout l’être tourné vers cette grande aspiration au Ciel ;

 

Pour écouter la Parole résonner dans le silence,

Pour recevoir l’Esprit Saint venant au secours de notre faiblesse,

Pour entendre l’Invisible te murmurer : « allez »,

Pour se laisser, même là, envoyer.

 

samedi, mai 3 2014

Laisse-toi attirer par la Parole qui te transforme en l’image du Fils de Dieu sans que tu saches comment


 


Quelques beaux et bons mots d'Enzo Bianchi. 


"Médite !

La lecture doit devenir réflexion attentive et profonde. Cela demande une fatigue, un effort.

 

Les moyens exégétiques, patristiques, spirituels sont utiles, mais le plus important est l’effort personnel, ce qui ne veut pas dire « privé ». La communauté, la fraternité, le groupe sont les vrais lieux de l’écoute de la Parole.

 

Cherche la pointe spirituelle du texte, le message qui se rapporte le plus à l’événement mort-résurrection du Seigneur. Cherche ce que te dit le Seigneur. Ne pense pas y trouver ce que tu sais déjà : cela est présomption ; ni ce dont tu as le plus besoin : cela est de la consommation ; ni ce qu’il te plairait d’y trouver pour ta situation : ce serait le règne de la subjectivité, du « Je me sens ».

 

Aie l’humilité de reconnaître parfois que tu as peu ou rien compris. Tu le comprendras plus tard (1 Cor 3, 2 ; Hébreux 5, 12).

 

Rumine les paroles dans ton cœur, applique-les à ta situation sans introspection. C’est Dieu qui parle, contemple-le.

 

Certes, la Parole est merveille : elle scrute ton cœur, elle te convainc de péché, mais rappelle-toi que Dieu est plus grand que ton cœur et que cette blessure dans ton cœur qui te vient de Dieu, il la fait toujours avec vérité et miséricorde.

 

Laisse-toi attirer par la Parole qui te transforme en l’image du Fils de Dieu sans que tu saches comment. La Parole que tu as reçue est pour toi vie, joie, paix, salut.

 

Dieu se révèle à toi. Accueille son nom ineffable, son visage d’amant. Dieu t’enseigne : modèle ta vie sur celle de son Fils. Dieu se donne à toi : accueille-le comme un enfant qui entre en communion avec lui. Célèbre son amour, accepte d’être engendré pour devenir le fils même de Dieu. La méditation doit te conduire à cela : être la demeure du Père, du Fils, de l’Esprit."

 

jeudi, avril 17 2014

Tous cramés !

 

 

 

Si la messe chrismale me touche toujours énormément notamment par son côté profondément diocésain et encore plus en cette année où nous disions un grand « merci » à celui qui fut notre évêque durant 12 ans, j’ai été témoin d’une petite suite à celle-ci cette année.

 

Témoin de la purification, du « cramage », du feu de joie des saintes huiles de l’année passée.

 

Je savais que l’huile, cela brûlait mais jamais encore je n’avais vu de l’huile brûler : cela prend, cela consume et la flamme est belle.

 

Durant le gros quart d’heure qu’il a fallu pour que tout soit consumé, j’ai pensé au Saint Chrême qui, un jour de juillet 1986 puis à nouveau un jour de mai 2000 a oint mon front.

 

Qui a sans doute brûlé aussi bien que celui-là. Qui sentait sans doute aussi bon que celui-là.

 

J’ai pensé au cadeau que j’avais alors reçu : celui de mon baptême, celui de ma confirmation.

 

Mais ai-je brûlé moi aussi ? Est-ce que j’en brûle encore ? Surtout : est-ce que je suis capable, comme ces huiles, de brûler du don qui m’a été fait ?

 

Saurai-je me consumer, pas un quart d’heure mais toute ma vie, de cet Amour reçu ?

 

dimanche, novembre 17 2013

D'une icône à l'universel


Au quotidien troublé des jours de détresse, 

Il y a toujours ce contrepoint dense de l'oraison, 

Plongée en Lui, plongée dans Sa paix, 

Paix qui irrigue ce coeur profond où Il nous attend. 


Et quand nos mots dérapent, on peut s'aider d'une icône, 

D'un regard confiant : 

de Jésus vers sa mère, comme confiance de Dieu en l'homme ; 

De Marie vers Jésus, comme exemple de confiance pleine de l'homme en Dieu. 


Et ainsi, prier : 

Pour eux, là…  là-bas : 

Pour ceux qui sont privés de liberté, 

Pour ceux qui privent de liberté ;  

Pour ceux que la maladie prive de liberté ; 

Pour ceux qui osent poser des actes de liberté ; 

Pour ceux qui ouvrent le coeur des autres à la liberté. 


Mais aussi parce que cela transite ici, par moi : 

Pour quand mes paroles ou mes actes privent un frère de liberté ; 

Pour quand ma liberté se trouve limitée, que je trouve courage de continuer ; 

Pour trouver toujours plus notre liberté dans le fait de nous donner ; 


Et finalement : 

Pour, en Lui et comme Lui, aimer. 



Et se rappeler toujours davantage que catholique veut dire universel ; 

Et que cet "universel" commence dès ici, comme me l'indiquent plus particulièrement en ce moments les événement de mon diocèse : 

par le service du frère le plus proche, oui, 

Et, aussi, de manière essentielle, par la prière qui ouvre le coeur, à l'exemple de ce proche géographiquement parti pour le lointain, 

Appel à la prière qui ouvre le coeur, oui, du plus proche au plus lointain. 



Blogue uni dans la prière pour le p. Georges

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