Zabou the terrible

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Tag - Cum Sancto Spiritu !

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dimanche, février 7 2010

Chanson de geste

Je n’ai jamais été une grande « tactile »[1].

 

Quand certains aiment se promener sans cesse aux bras les uns des autres, se prendre dans les bras à tout va, pleurer dans le giron d’un tiers, peu expressive, je marque généralement une certaine distance. Pudeur du geste… peut-être trop grande ?



[1] Et le premier qui me répond « iphone » sort immédiatement.

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mercredi, janvier 27 2010

Et c'est ainsi qu'il est grand...

 

Instants rares où tout se fait silence :

Prosternation, adoration,

Hommes et anges à genoux.

 

Tout respire l’humilité,

Tout semble vraie liberté,

Genoux pliés, tête inclinée.

 

Il n’y a rien ici sinon la nudité d’une croix.

Mais peut-être y a-t-il finalement tout,

Dans un silence d’en bas qui est concert d’en-haut,

Dans la discrétion d’un silence, si plein qu'il révèle la profondeur d’un amour.

 

dimanche, novembre 15 2009

Confirmé !


Après la confirmation de mon frère Thibault

Confirmé neuf de l’an zéro-neuf


mercredi, octobre 7 2009

Si le Seigneur ne bâtit la maison...


Tous, je les connais.

 

Un an déjà de passé ensemble… Mais notre compagnie mutuelle nous plaisait bien : on a donc ressigné de part et d’autre pour un an. Alors, ce soir, il était temps de les retrouver.

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mardi, septembre 29 2009

Comme un instrument de musique



 

                De l’extérieur, l’instrument de musique fonctionne : il sonne, résonne, et joue, tintinnabulant aux oreilles de son entourage avec force. Mais, de manière quasi-imperceptible, le temps passe sur lui, les jeux innombrables aussi et il perd peu à peu son harmonie et sa justesse : ce qui faisait sa beauté profonde. Le constant est alors simple même s’il surprend ceux qui n’y sont pas habitués et qui n’y entendent rien : il a besoin d’être réaccordé.

 

                L’être humain est un peu pareil… Il court, elle court (toute la journée et parfois plus !), animant, bossant, causant, lisant, priant (mais pas assez). Il croit aller bien, il a le smile aux lèvres mais, petit à petit, celui-ci diminue, les yeux s’emplissent de cernes et il peine à retrouver sa tonalité, la justesse et la paix. Une retraite, c’est le raccord du cœur profond à Celui qui lui donne son harmonie, divine.

 

                Alors, je pars me réaccorder et me faire réaccorder, à l’aide du diapason purifiant du silence et d’offices monastiques portant l’âme à l’élévation. À vendredi.

 


vendredi, septembre 25 2009

Qui jettera la pierre ?

croix soleil levant

                J’en ai marre de ces pseudo-débats sur le rôle de la femme… surtout en liturgie. Où les tensions théoriques sont plus présentes que l’expérience, que le vécu. Alors, puisque quelqu’un en plaisantant sur le questionnant billet « où sont les femmes ? » des sacristains en faisait la remarque : « pourquoi pas un prochain billet sur la liturgie écrit par une femme ? », je le fais, de façon un peu lointaine, et chez moi encore.  Parce que c’est brûlant comme le montrent les commentaires du pourtant beau billet du P. Emmanuel Pic, je parle, et pas dans une optique de combat mais dans celle d’un témoignage : celui d’une « fille servante d’autel ».


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lundi, août 10 2009

Un pèlerinage peut en cacher un autre

 

Cologne.

 

 

Ce soir, en levant mon regard vers le Dom illuminé, les souvenirs ont afflué.

 

Il y a quatre ans, 2005, les JMJ, la jeunesse du monde entier, la foule en délire au pied de cet édifice, les chants, les danses, le silence impressionnant de la veillée à Marienfeld...

Venimus adorare eum…

 

Il y a quatre ans… Je ne peux m’empêcher de sourire et de revoir tant de scènes.

D’un dimanche quelques mois auparavant où, agressée sur le parvis de la cathédrale de mon diocèse par un complot, j’avais dû faire face à un inopiné « veux-tu ? »… Et Zabou dit oui, et Zabou toute jeune devint responsable de doyenné et responsable de car pour ses premières JMJ : sacrée expérience.

 

Je me souviens…

De ce formidable accueil des Allemands. À Lippstadt tout d’abord, puis à Cologne… Ah cette formidable mamie-boulangère qui continuait, âgée, à servir en boutique pour aider son fils ! Quel modèle d’accueil pour trois jeunes Françaises qu’elle ne connaissait pas !

De ces moments de rencontre, de joie, de fous rires, de Laudes « quand même » à l’église paroissiale après 2h de sommeil, de cet enthousiasme le long du Rhin, de ce service au pied de la colline pour la messe finale, de cette extraordinaire sensation de partager sa Foi en ce Dieu qui nous aime follement à un million d’âmes : tant de joie !

 

Il y a quatre ans, je portais en moi l’annonce d’une décision pesée dans le silence d’une abbaye qui, je le savais, provoquerait quelques remous. Durant ces JMJ, je l’ai confiée à ce Dieu fait homme que j’étais venue, avec des milliers d’autres et le cœur en allégresse, adorer. Alors, dans cette cathédrale vertigineuse, j’ai pérégriné en quête de quelque chose - ou plutôt de Quelqu'un - et j’ai prié d’avoir ce courage qui me faisait défaut.

 

 

Ce soir, la cathédrale était ouverte. J’ai poussé la porte et suis rentrée au son du grand orgue, un peu émue, pour remercier. Mon regard a caressé les flammes des quelques âmes venues achever leur journée dans une dernière prière à la lueur des bougies. J’ai souri.

Venio adorare eum…

 

Aujourd’hui, je regarde le chemin. Des décisions, je sais bien qu’il y en aura d’autres qui, peu à peu, prennent ou prendront le temps de germer : je ne sais ni le jour, ni l’heure où, elles, à leur tour, il faudra les annoncer puis, surtout, les accomplir. Mais, par ces choix qui nous rendent pleinement humain, si Dieu veut, elles seront belles.

 

À toi, ô mon Dieu, de guider mon pas !

 

 

dimanche, août 2 2009

Jesuitenkirche

 

Heidelberg, ville de Luther.

Heidelberg, ville où le protestantisme gagna vite les cœurs.

Heidelberg : il fallait que la Contre Réforme vînt.

Elle vint : les Jésuites arrivèrent. Mais que faire quand les églises sont déjà temples ?

 

En construire une neuve, bien sûr ! Mais comment ?

 

Vous prenez deux églises protestantes (en bleu), vous trouvez le milieu et vous construisez une monumentale église au milieu sur le modèle de celle du Gesu à Rome avec le collège qui va avec : vous obtenez la Jesuitenkirche. (en rouge) /Je pense qu'on voit mal sur d'aussi petites photos mais j'ai fait ce que j'ai pu/.

 

Une église baroque jamais terminée, ça dépote sec à l’intérieur !

 

 

Monumentale église qui a oublié d’être surchargée. Belle église où le blanc est rehaussé de quelques touches dorées, de sculptures conçues assez logiquement (Pierre correspond à Paul, Augustin à Ambroise usw.)

 

 

Ce matin encore, j’y suis allée à la messe et, non simplement vêtue de blanc, je dus… lire la prière pénitentielle ! Au-delà du côté surprenant de la chose (« Aber… aber… Ich bin Franzose ! Ich spreche nicht gut ! »), je dois raconter que j’ai été accueillie d’une façon formidable depuis que je suis ici aussi bien par le clergé que par les diverses personnes engagées : sacristain, organiste, lecteurs et servants. Et même par le clergé international puisqu’un prêtre tchèque et un prêtre slovaque se trouvaient là également. D’une façon fraternelle, pas comme une étrangère, juste une sœur en Christ qu’ils se réjouissaient d’accueillir. Et pourtant, qui suis-je sinon une simple petite laïque française sans importance ?

 

Je n’aime pas trop les expressions toute faite comme « citoyen du monde » ou encore tout ce que l’on peut raconter sur l’Europe, sur le fait de se sentir européen : cela sonne à mon oreille comme autant de mots ronflants qui ne recouvrent trop souvent que du vide ou, pire, une négation de notre propre patrie.

 

Mais, ce matin encore, dans cette belle église, j’ai cru ressentir à nouveau et vivre un peu plus ce que c’était, ce que c’est qu’être catholique.

 

mardi, juin 2 2009

Quand les retraités font l'una(-anima)nimité !

 
 

Vous savez cette sensation que la vie déborde, excède, nos pauvres mots ? C’est ce qui me saisit après cette fête de Pentecôte, incapable que je suis de poser des mots sur cette Joie profonde qui m’habite. Un Beau, très beau, week-end

 

Que retenir ? Que retenir entre la joie des moments partagés, l’émotion profonde ressentie à plusieurs moments, cette prière qui nous portait sans cesse, la douceur d’être dans un lieu que j’aime, ces sourires, ces « oui » pleins de foi à la confirmation de l’automne prochain… ? Je l’ignore, tant ça fuse !

 

Ce week-end, j’ai vu des choses fabuleuses.

Du sourire éclatant de l’ado splénétique en temps normal,

Du lever (volontaire !) pour aller aux Laudes à 6h30 de celui qui se lève à 11h d’habitude, pour… eh oui, encore plus fou… prier.

Des réflexions profondes de ceux qui craignent de se livrer, car un peu serait déjà trop : une parole libre, sans crainte du regard de l’autre, donc vraie.

Des temps de prière au silence d’une densité loquace.

Des conversations en marchant avec un tel ou une telle, belles, justes, étonnamment profondes.

 

Pépites de vie que j’ai admirées ; douceur des regards et des rires.

 

Une demande bouleversante. Un « veux-tu… », certes, encore une fois, mais où le lien du sang se mêle au spirituel. Quand le frère deviendra filleul. Puis, quand on sait… c’est d’une Beauté à en chialer. Touchée. (Non, je ne veux pas de mouchoirs, merci)

 

Puis, après le départ de tous ces jeunes, « mes » petiots, mes schtroumpfs préférés, prendre le temps.

Prendre le temps de la prière, et communautaire, et solitaire,

Prendre le temps de l’aération neuronale en bords de Loire,

Prendre le temps de l’admiration,

Prendre ce temps, si essentiel, de l’accompagnement pour toujours remettre Dieu au centre, pour mieux aimer, dans la Joie.

 

Parler dans l’action de grâce commune.

Par des paroles fortes : « c’est vrai ? » Ouch, fou !

Pour aller plus loin, cum Sancto Spiritu !

 

lundi, juin 1 2009

Télégr-âme

 
Suis bien rentrée - stop
Tout s'est très bien passé - stop
Sourire aux lèvres bien accroché pour les schtroumpfs - stop
Sur moi aussi - stop
 
Vais me coucher, suis crevée : c'est qu'le vent souffle parfois trop fort
Alors, marcher avec lui ! - go (to bed notamment)
 
 

samedi, mai 30 2009

Retraite de conf' 2009

 
St Benoît sur Loire
 
Parce que je n'en ai pas le temps du tout,
J'emmène 15 schtroumpfs en retraite de confirmation ce week-end.
 
Pour découvrir l'Inconnu d'la Trinité,
Pour prier, pour rire, pour chanter,
Pour découvrir que la prière de l'Eglise, même la méga-belle complexe des moines, rejoint la nôtre,
Pour vivre ensemble trois jours, en chrétiens, tout simplement.
 
Et ce, avec une grande joie !
 
Belle fête de Pentecôte à chacun,
Et à lundi soir !
 

mardi, mai 12 2009

Animaversaire

 
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Où les mots se font bien petit.
 
Ensemble, quelques pas en hauteur
Et, surtout, un immense Merci.
 

samedi, mai 9 2009

Verba : Veni Sancte Spiritus !

 
 

Quelques mots à la plume jetés sur le papier

Rien de bien ambitieux, juste quelques mots priés

Quelques mots d’engagement, quelques mots face au Verbe

Pour celui qui, dans quelques heures, deviendra mon filleul

 

Ecrire bien différemment de ce que je peux faire en ce moment : stylo plume et liberté débridée de celui-ci, pour courir plus loin, ensemble ! L’un à côté du Rhône, l’autre à côté de la Seine, mais qu’importe ?

 

A dimanche, tous !

 
 
Primatiale St Jean de Lyon
 

dimanche, mai 3 2009

+ Dimanche des vocations 2009

 
Un appel à servir ? ;)
 

J’ai souvent entendu qu’il fallait « prier pour » les vocations, que, tous, nous étions concernés par cette prière. Je crois que c’est vrai et même très important.

Mais, à l’occasion, on peut oublier d’être tous concernés par les vocations même et non pas seulement par la « prière pour ».

 

Tous. Quelque soit notre état de vie.

 

Pfiou, regain d’adrénaline soudain, moi, moi, moi ?

Oui, toi, toi, toi.

 

J’aime à penser que le dimanche des vocations est celui de l’ouverture du cœur.

 

Que chacun, au fond de celui-ci, a un appel, un appel à être, un appel à aimer plus fort, plus loin. Et qui redit : « Mon enfant, je veux ton pauvre cœur. […] Aime-moi tel que tu es. N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu n’aimeras jamais ! »

 

Et que ce jour, nous devons particulièrement prendre le temps de l’écouter cet appel, justement, dans toute leur diversité, le temps d’enlever les grésillements causés par la vie bruyante par une écoute vraie : pas une prière miraculeuse, mais une prière qui engage notre être.

 

Les vocations, pas à distance, mais en nous, pour nous, chacun étant appelé.

Et appelé à répondre dans cette fameuse Confiance !

Pour grandir, dans cette belle folie de l’Amour.  

 

mercredi, avril 29 2009

Y a de ces jours quand même !

 
 NoteAlléluia, alléluia Note
 
Heureux qui entend la voix du Seigneur, et lui ouvre sa porte :
il a trouvé son bonheur et sa joie.
 
 NoteAlléluia. Note
 
Parce qu'aujourd'hui fut une action de grâce ! Sourire
 

vendredi, avril 3 2009

Vraiment

 
"Vraiment, il est juste et bon de Te rendre gloire, de T’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu"
 
 
Oui, vraiment.
 
 

vendredi, février 27 2009

En partance...

 
Il est tard et le réveil sonne dans quelques heures.
 
Passer de quelques jours de calme dans la silencieuse beauté chantante d'une abbaye à l'agitation d'une veille de sortie puis à l'encadrement de mes petits monstres préférés : la transition est rude et pourtant, au plus profond, se trouve un lien. Un lien intense et vivant.
 
Avance au large... le thème de notre pèlerinage, comme un fait exprès ?
 
Seul, au plus profond, Dieu, toujours, qui nous fait nous mettre en marche. Quoi de mieux en ce temps de Carême ?
 
C'est parti pour un beau week-end à marcher ensemble, parfois à contre-courant mais qu'importe du moment que le chemin est en avant ? Certains de cette belle route sur laquelle nous "ne craignons aucun mal" car Il est avec nous. Et c'est par Lui, avec Lui et en Lui que nous tâcherons de vivre ces prochains jours.
 
A dimanche.
 
 

jeudi, février 26 2009

Mets mon coeur au large

  
 
"C'est la présence de Dieu qui crée le large, et dans le large, c'est-à-dire dans nos coeurs, est déversé l'amour par l'Esprit Saint qui habite en nous"
 
Saint Augustin
 

mercredi, décembre 10 2008

Encore, encore, toujours

 
 

La fin de semestre arrive. Le ciel est gris. Il fait froid, très froid. Aujourd’hui, il a même neigé. Mon cerveau lui aussi est embrumé, accaparé par les travaux dans divers domaines, par des préparations multiples aussi dans l’extra-universitaire.

 

Oui, je cours, je suis un peu partout, un peu nulle part et surtout fatiguée, je l’admets : les vacances feront du bien.

 

Et là, au cœur du froid, des discussions sans fin, de méditations complexes sur le sexe des anges ou sujets approchants, une demande de là où je ne l’attendais pas. Mail inattendu pour une demande complètement inattendue. Touchée.

 

Se laisser surprendre, encore et toujours. C’qu’on appelle l’inattendu de Dieu, c’est ça ?

 

Alors Antoine, puisque tu me le demandes, c’est d’accord. 

Je serai à tes côtés non comme proche mais bien comme marraine en mai prochain à Lyon. Pour un bout d’chemin ensemble.

 

dimanche, novembre 30 2008

Le gentilhomme de Dieu

 

                Samedi, 13h. Je venais de manger un morceau, vite fait, le cerveau encore embrumé par cette belle matinée de séminaire XIXémiste où je m’étais encore une fois sentie si ignorante. J’étais seule, perdue dans la foule nombreuse qui se pressait déjà pour les achats de Noël. Songeuse, rêveuse, admiratrice des nuages et de la Seine, je me promenais nez au vent.

 

                Les églises parisiennes se prêtent volontiers au flâneur qui aime venir y re-poser son attention sur plus grand que lui. Alors, parcourant la nef d’un pas décidé, admirant au passage le jeu de lumières des vitraux, je me posai dans une petite chapelle que j’aime bien, sac plein de bouquins et de notes éparses à mes pieds, le regard se fermant alors pour s’ouvrir autrement. Pourquoi, comment, paroles ? Qu’importe, c’est une histoire de cœur à cœur et de logoi à Logos.

 

Alors que je m’acheminais vers la sortie tranquillement, on m’appela. Je me retournai et vis un homme, sale et pouilleux, visiblement très malheureux. Je vins m’asseoir près de lui. Premières paroles rudes, frustres, basses, où le désir d’une chair féminine, qui lui manquait, avait sa place… que je remis à la place qui devait être la sienne, calmement mais fermement. Alors, il se mit à parler, d’une voix d’abord geignarde, hachée, accusant le monde de ses maux, en quelques mots. La malchance, la fatalité, un complot ? La voix devenait de plus en plus assurée, cherchant simplement à dire son désespoir, à l’exprimer dans une parole qu’on lui refusait généralement. Je ne faisais qu’être là et écouter, témoin de ce petit logos qui grandissait, se dilatait et éclatait maintenant en des phrases qui ne s’arrêtaient plus. Touchée, profondément remuée, je lui parlai peu : c’était l’écoute qu’il attendait. Pas un jugement, pas un conseil.

 

                Je lui abandonnai ma main quand nous nous quittâmes. Il y déposa, à ma grande surprise, un baisemain digne du plus parfait gentleman.

 

               Comme si accéder à la Parole permettait de faire grandir son Humanité.

 

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