Zabou the terrible

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - Evénements cathos

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi, janvier 20 2015

Une semaine pas si inutile, pas si dérisoire

 


 

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens,

Elle semble peut-être dérisoire au vu des récents événements.

L’unité entre chrétiens, combat secondaire tant il semble dépassé et bien pacifique, portant sur des éléments que d’aucuns qualifieraient de points de détail ?

Non, parce que ce sont des points importants pour les uns comme pour les autres,

Non parce que la division des chrétiens est et demeure un scandale,

Non, parce que prier pour l’unité des chrétiens est un vibrant appel à prier pour l’unité, à agir pour que l’unité se fasse, en tout et en tous.

 

Mais l’unité reste un vœu pieu, certes beau, si elle ne nous touche pas.

Voir la violence du monde,

Remarquer les divisions,

Déplorer les désunions…

…. Et, dans un unique mouvement de lamentation, oublier de se regarder soi-même comme ferment de violence, de division, de désunion ?

 

Comme chrétienne, l’unité est à bâtir d’abord dans ma vie personnelle.

Autour de quoi ? Ou surtout autour de Qui ?

La réponse est évidente, la réalisation l’est moins :

Ma vie est-elle cohérente avec ma foi, toujours et partout ?

Suis-je vraiment « une » ?

Et est-ce que je cherche à bâtir à partir de là avec mes frères chrétiens et/ou humains fraternité et unité ?

 

L’« unité des chrétiens », elle commence là, dans cette unité intérieure que Lui seul saurait donner ;

Là, où, seuls, nous ne saurions rien faire.

 

Une semaine donc, où, particulièrement  

Demander au Seigneur la grâce de la conversion,

Celle de la cohérence de vie,

Et Lui demander de l’instiller dans tous les cœurs,

Afin qu’ensemble, nous soyons vraiment artisans d’unité, promoteurs de paix par des vies qui respirent et transpirent de Lui.

 

samedi, octobre 19 2013

Durant une semaine mais pour que ce soit pour la vie


"Mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de coeur" (Matt. 11, 29) 


dimanche, octobre 13 2013

Alors que Lui agit sans trompette ni peut-être

Peut-être que, si nous nous considérions vraiment comme des lépreux, nous chercherions plus souvent à venir à la rencontre du Seigneur ; 


Peut-être que, si nous apprenions à voir notre misère, notre péché, nous apprendrions à crier de tout notre coeur vers Lui pour qu'Il nous sauve ; 


Peut-être que, si nous savions contempler les merveilles qu'Il fait dans notre vie, nous viendrions plus souvent Le remercier, voulant Le glorifier à pleine vie. 


dimanche, septembre 22 2013

Les JMJ, histoire de coeur

Puisque j'ai écrit un petit quelque chose sur les JMJ pour le bulletin paroissial de chez moi, je vous le partage ici aussi car j'en ai finalement peu parlé. Alors voici une simple histoire de coeur…  ;-) 

Des JMJ au cœur 

« Ma maison est petite mais mon cœur est immense ! » : c’est par ces mots que ma famille d’accueil m’a saluée dans la favela des Alagados à Salvador de Bahia. Là-bas, nous, Français, avons dû apprendre à nous laisser faire, à nous laisser accueillir par des personnes d’une extrême pauvreté : le ton était donné et c’était grand. 

« Pour avoir accès au peuple brésilien, il faut entrer par la porte de son cœur immense » disait le pape François et nous avons pu comprendre un peu mieux pourquoi c’est la statue du Christ Rédempteur qui domine Rio : ces JMJ étaient placées sous le signe du Cœur, offert à chacun d’entre nous. 

Car le Brésil, c’est la chaleur, c’est la joie si grande qu’elle éclate de partout jusque dans les églises où nous, Européens timides, demeurons si surpris de les voir applaudir le Christ, dans Sa Parole et dans Son Eucharistie : idée folle et pourtant tellement signifiante ! On applaudit le discours de quelqu’un qu’on aime et, eux, ils applaudissent l’Amour. 

Il y aurait tant à dire : des cœur à cœur personnels avec le Christ, des sourires, des baignades et des chants qui en disaient long sur les cœurs de plus en plus ouverts et heureux des jeunes de notre diocèse et puis, bien sûr tous ces moments de communion si intenses lors des célébrations sur Copacabana. La joie de la Foi, donnée, vécue, prête à être transmise. 

« Allez, sans peur, pour servir ! » tels étaient les points de l’homélie finale du pape François. Comme si, plongés un peu mieux dans Son Amour, nous pouvions repartir, envoyés avec cœur, c’est-à-dire avec courage et amour. 

jeudi, avril 11 2013

Message de service, message de prière


Il ne s'agit pas de faire du misérabilisme ou de la culpabilisation à mauvais escient, type "regardez combien ils souffrent là-bas et combien nous on a de la chance alors qu'on se plaint" car cela n'est ni juste, ni porteur de fruits. 

En revanche, que des hommes et des femmes ne puissent pas vivre librement leur Foi, 

Que des hommes et des femmes soient persécutés pour leur adhésion au Christ, 

Là, nous sommes tous concernés, chrétiens ou non car c'est proprement un scandale. 

C'est pourquoi je me très volontiers fais le relais de l'AED, de l'Aide à l'Eglise en détresse


Pour leur nuit des témoins,  qui a lieu demain soir à Notre Dame (les infos par là)
Il y a aussi un flash mob de prévu demain avec rdv à 17h pour tous les jeunes qui le peuvent (les infos par ici cette fois).  

Et, dans tous les cas, c'est une bonne occasion qui nous est offerte pour penser à prier pour tous ceux qui souffrent pour leur foi et qui en vivent quand même,  
Témoins du Christ vivant en leur vie ! 

dimanche, mars 31 2013

Qu’Il vous rappelle toujours à cette joie !

Au cœur de la nuit froide, la chaleur d'un feu à l'assemblée se groupant, se blottissant autour contre le froid ; 
Au cœur d'une nuit, une folle joie naissante qui se lit sur les visages à la lueur des cierges ; 
Au cœur de la nuit, une liturgie riche en signes pour parler à nos sens comme à notre intelligence afin de nourrir notre Foi ; 
Au cœur de la nuit du tombeau, rien de moins qu'une résurrection. 
Au cœur de la nuit, un silence qui n'est plus de mise pour chanter Alléluia à plein cœur : 
Telle est notre Foi, telle est notre Joie ! 
Parce qu'il y aura eu l'événement renversant tout ;
Parce que la pauvreté de l'Amour aura triomphé de la force ; 
Parce que l'Amour a vaincu la mort,  
Rien ne sera plus comme avant 
Dans la mesure où nous Le laissons, 
Dans la démesure où nous Le laisserons nous renverser, nous bouleverser nous-mêmes ; 
Chemin de Pâques, chemin de Vie ! 
Belle fête de Pâques à vous, frères et sœurs lecteurs, à la suite du Ressuscité ! 

vendredi, mars 29 2013

Tout est accompli - Vendredi Saint


"Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : « J'ai soif. »

Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit. "
 


Il est terrible de proclamer la mort du Christ... 

Mais "tout est accompli" ; 
Il faut accepter de rester là, 
Devant la souffrance, à ne pas comprendre ; 

Parce que tout est déjà accompli, 
Laisser sa Foi se frotter à la Croix,
Laisser son Espérance se heurter à la pierre du tombeau, 
Laisser sa Charité grandir dans l'aspiration du Don ; 

Et laisser place au silence, 
Pour que l'Ecriture s'accomplisse en nous.  
 

mardi, mars 26 2013

C’est la famille, mon frère !


 

Il faut dire que, depuis l’élection du pape François, on n’arrête pas d’essayer de la classifier, de la reclassifier cette Église, son pape, toussa toussa

 

J’aimerais bien que ceux qui s’y essaient avec grandiloquence viennent participer à cet événement Facebook dont, pour une fois, on peut bien dire qu’il s’agit d’une grand-messe annuelle.

 

Y a plein de gens, là, réunis, à la même heure, à un même lieu, de tout un département…

Un ou des évêque(s), des prêtres, des diacres, des laïcs et des consacrés en tous genres ;

Des enfants, des jeunes, des adultes dans la force de l’âge, des gens mûrs, des personnes âgées ;

Des gens qui bossent, des retraités et des chômeurs aussi bien que des étudiants ;

Ça, vous voyez, ce n’était pas exceptionnel, c’était un échantillon d’Église dans toute sa surprenante et si riche variété, réunie à l’occasion de la messe chrismale pour prier ensemble.

C’est l’Église que j’aime,

C’est mon Église, c’est l’Église.

 

Car l’Église que j’aime qui est tout simplement l'Église, elle n’est ni à gauche, ni à droite ;

L’Église que j’aime, l’Église à laquelle j’appartiens, l’Église au sein de laquelle je vis, elle trace un espace d’un geste :

« Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit »

Et tout est dit d’une même voix, traçant cet espace en Lui où l’on se réunit,

En famille.

 

samedi, mars 23 2013

Hos… armes

 

J’ai l’esprit si bizarrement fait que, depuis mon enfance et, sans doute, certaines mélodies de Sanctus hasardeuses, il m’arrive d’entendre lors du chant d’un HOSANNA un vigoureux « aux armes » ! Et, même quand la mélodie ne s’y prête pas, il m’arrive bien souvent d’y songer[1].

 

Je ne vous dis pas ce que je pense alors durant la procession des Rameaux… Transformation d’un cri de joie en cri guerrier ! Si quelqu’un pouvait lire dans mes pensées, j’aurais grave la honte[2]… ! Du buis à l’épée ! Mais après tout, l’on brandit bien les deux !

 

J’y pensais tout à l’heure en remontant l’allée centrale lors de la messe des Rameaux... mais je me disais finalement que ce n’était pas si grave car le Christ venait tout inverser :

 

Il laissait passer nos cris de joie sans s’y attarder, pour s’avancer vers sa Passion, pour aller à la croix, suprême pauvreté ;

Il laissait passer nos cris guerriers comme celui de Pierre défonçant coupant l’oreille du garde pour arriver au plus grand des abandons et à la nudité désarmée ;

Il laissait passer nos cris accusateurs pour ne jamais se départir de Son Amour et de son regard posé sur chacun, même sur celui qui vient de le renier ;

Il laissait passer l’instrument de torture, la croix, pour en faire, pour y dessiner le signe de Son Amour ;

 

Rameaux,

Ouverture d’un temps privilégie, d’une semaine sainte

Pour aller de l’hosanna douteux, mal assuré de nos joies passagères, au cri de victoire suprême, incontestable, né dans la pauvreté mais à la joie éternelle, celui de l’All***ia !

 



[1] On ne se moque pas, svp !

[2] Oui, je sais, je suis justement en train de me donner le bâton pour me faire battre. 

samedi, mars 16 2013

Conclave monastique

 

 

 

J’avais fixé les dates de ma retraite bien avant de savoir qu’il y aurait un conclave à cette période.

Mais, après tout, profiter de cinq jours pleins chez les bénédictins pour prier pour l’Église, pourquoi pas : au contraire, c’était finalement peut-être la manière la plus profonde de m’associer à ce conclave.

 

Prière d’intercession pour les cardinaux lors des offices ;

Messe votive au Saint Esprit le mardi midi pour l’entrée en conclave ;

Un peu à l’écart du monde, nous en vivions finalement au plein diapason.

 

Lire la suite...

samedi, mars 2 2013

De la catholicité viscérale en vacance(s)

 

 

 

En 2005, j’étais tout entière à ma tristesse de perdre celui que je considérais comme un véritable homme de Dieu. Quand j’ai appris son décès, il me semble que j’ai ensuite pleuré, et beaucoup, en regardant les reportages qui se succédaient à la télé.

 

Dans la pensée, dans la prière pour le bienheureux Jean-Paul II, je n’avais pas réellement prêté attention à la période de vacance pontificale. Si ce n’est pour m’intéresser aux cardinaux électeurs.

 

La décision de Benoît XVI – qui, sans me coûter des torrents de larmes, me fit un petit gros pincement au cœur mercredi et jeudi lors de ses dernières apparitions publiques et je crois bien une petite larme d’émotion du coin de l’œil – a permis de nous préparer à une vacance plus organisée, moins impromptue.

 

Mais une vacance, mais une béance quand même, qui s’entend à la messe quand on entend uniquement le prénom de son évêque et non plus celui du pape.

 

Cela fait 24h que les catholiques n’ont plus de pape et je crois bien que je ne me suis jamais sentie si catholique.

 

Oh bien sûr, en temps normal je pourrais vous donner 10 000 bonnes raisons d’être catholique : mais ce serait les miennes, elles seraient en deçà de la réalité et ce ne serait sans doute pas celles que Dieu souhaite pour vous puisque l’essentiel réside dans ce lien intime et vivant que chacun entretenons avec Lui.

 

Mais là, il ne s’agit pas de discussions, il s’agit d’un constat et même d’un constat viscéral : c’est une des forces de l’Église catholique que d’avoir un pape pour l’aider à s’orienter vers le Christ. Il ne se substitue pas à Lui, bien sûr, comme il n’est pas maître des inspirations et des charismes que l’Esprit Saint dépose au cœur de la vie de chacun mais il est là pour nous aider, par ses prises de parole et par sa prière, à rendre toujours plus vrai notre attachement au Christ en Église, c’est-à-dire en communauté.

 

Ce n’est pas « moi seul(e) », c’est « mes frères avec moi » : le ministère pétrinien est un service pour guider la communion d’une immense communauté de plus d’un milliard de personnes, recouvrant des réalités extrêmement différentes, vraie pierre qui doit être solide, sur laquelle se bâtit cette Église diverse mais devant être une.

 

Catholique donc dans cette vacance, viscéralement catholique, unie par la prière avec mes frères pour que les cardinaux discernent celui dont l’Église a besoin dans les années qui viennent ; priant déjà pour celui qui, parmi eux, recevra la lourde tâche de nautonier dans « la barque du Seigneur »

 

mercredi, février 27 2013

Ultime audience du pontificat de Benoît XVI

 

A jour particulier, billet particulier !

Et auteur particulier !

 

Voici la traduction du texte italien (traduction : VIS) de l’audience papale de ce matin, mercredi 27 février 2013, dernière audience du pape Benoît XVI.

 

Le texte est un peu long, certes, mais il comprend de belles et nombreuses pépites !

 

 

 

« Merci d'être venus si nombreux à ce dernier rendez-vous. Merci de tout coeur. Je suis profondément ému ! En vous je reconnais l'Eglise vivante. Et puis remercions le Créateur pour ce beau soleil d'hiver.

 

Comme l'apôtre Paul dans le texte biblique que nous avons entendu, je sens d'avoir à remercier tout particulièrement Dieu qui guide et édifie l'Eglise, qui sème sa Parole et nourrit ainsi la foi de son peuple. En ce moment, mon cœur s'élargit et embrasse toute l'Eglise à travers le monde, et je remercie Dieu pour les signes que durant mes années de ministère pétrinien j'ai reçu quant à la foi dans le Seigneur, sur l'amour qui circule vraiment dans le corps de l'Eglise et la fait vivre dans l'amour, sur l'espérance qui nous tend vers la plénitude de la vie, vers la patrie céleste. Je vous porte tous dans la prière, dans un présent de Dieu que je trouve à chaque réunion, à chaque voyage, à chaque visite pastorale. Je rassemble tout et tous dans ma prière et vous confie au Seigneur, parce que nous savons sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle, et parce que nous nous comportons d'une manière digne de lui et de son amour, en apportant du fruit en toute bonne œuvre. Il y a en moi une grande confiance parce que je sais que la parole de vérité de l'Evangile est la force de l'Eglise, sa vie même. L'Evangile purifie et renouvelle, porte des fruits partout où la communauté des croyants l'écoute et reçoit la grâce de Dieu dans la vérité et vit dans la charité. C'est ma conviction, c'est là ma joie.

 

Lire la suite...

jeudi, février 14 2013

Entrée en Carême

Ce qui compte, c'est ce que tu mettras à l'intérieur. 


mercredi, juillet 18 2012

Back and pray


 

Ouvrir un œil et trouver tout silencieux, étrangement silencieux ;

Ah oui, tiens c’est vrai, je n’y suis plus, ils ne sont plus là.

Il n’y a plus ces pépiements caractéristiques du matin,

Il n’y a plus tous ces gens aussi supers qu’édifiants autour de moi,

Il n’y a plus ces sourires malicieux croisés tout au long de la journée.

 

Curieuse impression et de vide et de sérénité retrouvée, le tout à la fois.

Aaaah, pouvoir à nouveau plonger le nez dans son café sans être dérangée !

 

Pourtant, pourtant… je ne peux pas tirer tout à fait un trait sur cette semaine.

Pas encore, ou pas du tout, je ne sais pas.

 

Troisième édition en tant qu’animatrice pour moi de cette drôle d’école qu’est l’école de prière et, encore une fois, je me suis laissée surprendre et j’ai été touchée là où je ne m’y attendais pas.

 

Il y a tant d’actions de grâce à dire qu’on ne sait même plus par où commencer…

 

Il n’y a finalement, suite à cette semaine, qu’à reprendre tout paisiblement ce sur quoi cette semaine était fondée : ce lien profond avec le Christ dans la prière qui se déclinait et se vivait dans tous ses aspects.

 

Cette édification mutuelle qui n’était pas faite d’exemples flamboyants ou juste bien-comme-il-faut mais qui était réellement construction mutuelle entre tous et par chacun, dans l’Amour parce qu’en Christ.

 

Et se tourner vers Lui au matin, comme nous le faisions chaque matin avec les autres animateurs par les laudes ou la messe ;

Et continuer à se tourner vers Lui mais non seule, aussi avec eux, dans cette communion unique de la prière ;

Et continuer à Le laisser donner son sens et sa sapidité à nos journées,

Dans cette école de joie !

 

jeudi, avril 5 2012

Temps de Dieu fait pour l'homme

 

Il y a quelque chose de très particulier avec le temps durant la Semaine Sainte. Pas le temps météorologique – quoique toutes les personnes s’occupant de liturgie surveillent avec angoisse le ciel pour le feu de la vigile pascale – mais ce temps chronologique qui semble toujours s’écouler différemment.

 

Ces jours prennent leur temps, semblent s’étirer pour nous faire entrer dans le mystère dont ils sont porteurs.

 

Quand on s’occupe d’un groupe de servants d’autel, il faut encourager les jeunes à venir aux différentes célébrations… Et là, on se heurte souvent à l’incompréhension de certains jeunes mais, aussi, de certains parents, pas forcément très au fait de la signification de ces jours. Venir autant à l'église ? Mais pourquoi donc ? Même moi, encore hier, je me suis entendue dire par un proche « Ah oui, en fait, tu passes toute sa semaine à la messe, quoi ! ». Hmm…

 

Pour certains, le devoir est accompli quand on est venu qui le jeudi, qui le vendredi, qui le samedi, qui le dimanche… Mais là, il n’est pas question du tout de devoir ! C’est parfois difficile à faire entendre mais, pendant la Semaine Sainte, il est question d’apprentissage.

 

Le triduum, c’est la pédagogie divine en actes.

 

Si l’on me demandait quand il est préférable de venir lors du Triduum pascal, je répondrais : « à tout ! » et je nous pourrais pas faire autrement.

 

Parce que chaque moment nous aide à marcher vers la joie de Pâques ;

Parce que chaque jour, si différent, nous est offert comme pédagogie divine pour nous apprendre à entrer plus avant dans un mystère qui nous dépasse.

 

Chaque moment importait fait l’objet d’une célébration dans ces trois jours : la Semaine Sainte se fait alors anamnèse de ce sur quoi repose notre foi.

 

Dans un monde qui brille souvent par sa vitesse tourbillonnante, j’aime que ces jours me donnent de prendre enfin le temps, de m’arrêter sur ces instantanés de la Passion du Christ qui ne sont pas détails mais conduisent pas à pas à la joie ineffable de la Résurrection.

 

Le Triduum, ou le temps de Dieu fait pour l’homme !

 

Heureux Triduum pascal à vous, chers lecteurs !


 

 

mercredi, avril 4 2012

Chrême solaire

 

Je suis une vraie gamine du diocèse.

Quand je dis une gamine du diocèse, de « mon » diocèse, ce n’est pas pour de faux, c’est pour de vrai, je lui suis profondément attachée : j’y suis née, j’y ai grandi et ma vie va profondément de pair avec la naissance et la croissance de ma foi, au service d’une des paroisses de celui-ci.

 

Prenant de l’âge, j’ai participé aux événements diocésains proposés, un peu, puis toujours plus, découvrant la beauté de cette dimension qui pourrait sembler géographiquement purement arbitraire et qui, pourtant, nous apprend à élargir un peu plus l’horizon de notre foi aux « juste proches » que, autrement nous ne verrions pas forcément.

 

Donc, j’ai participé, j’ai donné quelques humbles coups de mains ici ou là, j’ai découvert des gens formidables avec lesquels j’ai vécu de non moins formidables événements de ma vie de foi : beaucoup m’ont apporté au-delà de ce qu’ils peuvent imaginer et restent pour moi, qu’ils soient prêtres ou laïcs, des exemples de foi pleinement vécue.

 

Bien sûr, aujourd’hui, jeune adulte, je connais plein de gens du diocèse, de mon diocèse. Alors, réussir à venir pour la première fois de ma vie à la messe chrismale (car oui, honte à moi, je fus toujours empêchée d’y aller jusque là !), c’était être sûre par avance que je croiserais des visages connus à chaque pilier, à chaque rang ou presque, dans les rangs des laïcs, comme dans ceux des diacres et des prêtres.

Oh, pendant la procession d’entrée – et même avant, en saluant les uns et les autres croisés – , ça m’a un peu beaucoup fait l’effet dont parle le beau billet de David. Beaucoup tout court, même. 

Se signer en guise d’accueil.

Puis, prier, ensemble, dans la joie.

Dans et par la joie de ces prêtres jubilaires notamment : vies données qui se célèbrent en années mais qu'on se doute être "oui" de chaque instant. 

Et plus tard encore, c’était beau, c’était très beau, d’entendre tous ces prêtres dire, ou plutôt redire, leurs « je le veux » ; c’était émouvant même…

 

Et c’était magnifique aussi, à côté mais pas du tout en marge, de sentir que nous étions un dans ce (trop) petit vaisseau de pierre(s) qu’est la cathédrale.

 

Hier, dans la cathédrale de Nanterre, il y avait un seul peuple qui priait dans toute sa diversité d’états de vie, de sensibilités, de niveau social et que sais-je encore. Un peuple dont certains membres seraient marqués prochainement d’ailleurs de ces huiles bénies (ou consacrée) ; un peuple aux membres différents, des plus bien-portants aux plus souffrants, mais un. 

C’était un peuple se réjouissant ensemble, à côté de ses pasteurs qu’il remerciait ; 

Se réjouissant, mais profondément, intensément, non pas à côté mais avec eux : d’une manière qui m’a semblé plus profondément unie encore que lors des ordinations tant il y avait là un peu de tout le diocèse de présent. 

Ca peut sembler bête mais il y a des jours comme ça où je suis fière et où j’aime, au plus profond de moi, être de ce beau diocèse. 


... Et je suis pourtant sûre que, dans les vôtres, c'est tout pareil ! :-) 


mercredi, mars 21 2012

Ecrire avec une craie d'eau

 

On les reconnaît de loin : ils sont endimanchés, un peu mal à l’aise, tant dans leurs habits peu portés, que dans ce lieu où ils entrent peu.

 

On les reconnaît à leur air presque outré quand, entrant dans l’église et les apercevant, on les salue avec un grand sourire. Non, non, pas trop fort, pas trop voyant… « chuuut ! M’enfin, pas ce sourire trop large ! ». Le sacré, faut le respecter, si possible en étant un brin compassé !

 

Dimanche, c’était jour de profession de foi par chez moi.

 

Assemblée bigarrée, quinzaine de jeunes entourés de leur famille représentant toute la gamme de la pratique religieuse du « pas du tout » au « très » avec, sans doute, toutes les variantes possibles et imaginables dans le relief des sensibilités. En plus, il y a ici, souvent au-delà de la famille proche, les « très éloignés », les « pas concernés » – c’est eux qui le disent -, les « de toute façon, ça va être emmerd***, vivement l’apéro, tiens regardons les vitraux » et autres apparentés : les professions de foi, c’est l’occasion de se réunir en famille, même si c’est compliqué, même si l’on ne croit pas. Et tant mieux !

 

Ca ne doit toutefois vraiment pas être facile de prêcher ce jour-là, de dire des mots audibles par tous, qui porteront un peu plus loin cette assemblée si disparate du premier au dernier rang et, surtout, qui aviveront en eux ce désir. Des mots qui nous concernent tous, puisque le Christ est venu pour nous tous.

 

Puis, au premier rang de l’assemblée, il y a surtout ces jeunes…

 

A eux non plus, leur tâche n’est pas facile. Bien sûr, personne n’est au fond de leurs cœurs adolescents, mais ils disent des mots qui engagent, et vraiment.

Ils clament, ils proclament une foi qui n’a jamais été facile à dire, même si elle s’énonce en quelques termes clairs : pas facile à dire, parce qu’elle engage à vivre.

 

Je n’y peux rien, je ne m’y habitue jamais à cette profession de foi :

Elle est toujours belle, qu’elle vienne d’un enfant ou d’un vieillard ;

Elle est le cri de la foi, elle est cette réponse balbutiante donnée à l’Amour donné.

 

Après ce credo, ils allument ce petit cierge de rien au cierge pascal.

Et ils repartent ainsi que des étincelles encore crépitantes : lumineuses et incertaines à la fois, prêtes à grandir et encore toutes fragiles.

Ils repartent au sein de cette assemblée si disparate, de ces familles si diverses, parfois si cassées, de ce monde étonnant… Et on a tellement envie de leur souhaiter bonne route, de leur dire de ne jamais laisser cette petite étincelle s’étouffer !

 

Ils auront à donner à leur tour et ils auront encore à recevoir de leurs frères :

Mais aujourd’hui, ils choisissent de promettre, de promettre de vivre un peu plus ce baptême qu’ils ont reçu.

 

Professions de foi…

Petits ruisseaux d’eau vive qui, je l’espère, ne s’étioleront pas en minuscules rus ou ne s’endormiront pas en longs fleuves tranquilles, mais plutôt qui iront s’élargissant en ces grands et vivifiants torrents !

 

 

mercredi, décembre 21 2011

Santons mais pas sans teint


La crèche, c’est toujours un joyeux bazar, surtout quand c'est moi qui l'organise ! 

 

 

 

Elle est grande, bizarrement installée pour éviter les atteintes d’un roux félidé mais, surtout, constituée de toute une humanité « santonnée ».

Lire la suite...

mercredi, novembre 2 2011

Sur 
le chemin raboteux du salut, s'avance...

 

Qui ne connaît pas au moins de nom « la petite fille Espérance », si chère à Péguy ? Mais qui l’a lu(e) ? Qui est allé la quérir pour de bon dans ce livre au nom si étrange, presque rebutant de Porche du mystère de la seconde vertu ? Puis, qui a osé l’écouter pour apprendre à marcher avec elle ?

 

Au soir, quand les cierges sont allumés pour nos défunts, quand les êtres vacillent parfois au souvenir de chers disparus, quand la nuit se fait lourde et pesante alentour, lire quelques mots de Péguy. Ces mots pesants, répétés, martelés. Pour nous dire et faire entrer dans nos crânes tout hautains ce mot qui rime avec enfance : « Espérance ».


L'espérance, dit Dieu, voilà ce qui m'étonne.


Moi-même.


Ça c'est étonnant.


 

Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se
 passe et qu'ils croient que demain ça ira mieux.


Qu’ils voient comme ça se passe aujourd'hui et qu'ils
 croient qua ça ira mieux demain matin.


Ça c'est étonnant et c'est bien la plus grande merveille de notre grâce.


Et j'en suis étonné moi-même.
 

Lire la suite...

dimanche, octobre 9 2011

Hé, dis To(to), c'était comment les JMJ ?


A la demande d'un prêtre de ma paroisse, je me suis frottée au si délicat exercice de l'édito de feuille paroissiale... pour y causer JMJ, bien sûr ! J'ai déjà pas mal parlé de ces dernières ici même alors je ne vous apprendrai rien de neuf mais, vu qu'il commence à faire froid et que l'on reste moins longtemps dehors, je me suis dit que cela vous ferait un peu de lecture pour votre dimanche après-midi. Je vous le copie-colle donc ici : eh oui, Zabou, elle pense à vous ! ;-) 

Les JMJ aux Quatre Vents de l’Esprit

 

C’était une fête, un rendez-vous aussi joyeux que coloré de jeunes du monde entier venus proclamer ensemble une même Foi, à la source de leur Joie.

 

C’était une soif, une soif ardente sous le soleil madrilène : celle des corps, mais aussi celle des âmes, cherchant à s’abreuver d’Eau vive.

 

C’était une catéchèse, une catéchèse vivante : tant par les enseignements reçus que par ceux du quotidien, dans la vie fraternelle avec des amis, des frères, avec qui les échanges se faisaient incroyablement profonds, confiants.

 

C’étaient un peuple et une terre qui devenaient pour nous terre d’accueil, pour nous qui n’avions d’autre privilège que celui de partager avec eux ce si beau nom de chrétien.

 

C’était un week-end final à plus d’un million de jeunes ;

C’était une tempête sur le si bien nommé aéroport de Cuatro vientos, venue tout perturber pour finalement nous marquer durablement ;

C’était une explosion de joie sous la pire des pluies qui se mua soudain en silence le plus profond, le plus dense, le plus amoureux : tous tournés vers le Seigneur dans l’Eucharistie.

 

C’était, simplement, une Rencontre au goût ineffable…

 

Alors raconter les JMJ se transforme en exercice périlleux, tant le récit de vacances insipide est impossible pour ce qui est avant tout expérience savoureuse de vie en Christ.

 

Quant aux fruits de celles-ci, ils seront sans doute difficiles à discerner, ne tenant pas au bruit d’une foule en liesse, mais à ces regards ouverts, à ces sourires rayonnants du retour laissant transparaître un travail en profondeur, un modelage discret du cœur, une ouverture à un Autre que nous sommes partis chercher et que nous n’aurons jamais fini de découvrir.

 

Isabelle

 

(P.S. : pour découvrir quelques images de ces 10 jours vécus sous le soleil d’Espagne et du Christ et rendre grâce ensemble, les JMJistes vous convient à les rejoindre à la paroisse le vendredi 4 novembre prochain à 20h !) 

P.S. 2 : le calembour en titre de ce billet est absolument catastrophique, non ? 

- page 1 de 6